Un coup de déprime

Catégorie : Carnet de bord
Aujourd'hui à 00:28

Bonjour à tous,
Je savais pas trop où m'exprimer alors, je le fais sur mon blog car ce soir j'ai besoin de parler.
Voilà 2 ans que je consomme des prods, mes conso, vous les connaissez.
Au début de l'année, j'ai perdu le contrôle avant de le reprendre, j'en ait parlé dans "Le craving et la solitude". Et aujourd'hui je traverse malgré moi une dépression. Assez seul, complètement perdu. - Je reviendrai sur les prods.
J'ai bien mis des choses en place pour aller mieux : des sorties, des amis, du travail, un rythme régulier ect...
Je ne peux pas nier que ça m'a aidé dans mon sevrage de benzo mais je n'arrive plus à vivre comme avant : profiter de l'instant présent, réfléchir, ressentir du plaisir. Je vis dans l'anhédonie pure et dure. Je rigole mécaniquement, j'essaye d'entretenir tant que faire ce peu les conversations mais j'en ai marre de faire semblant, que rien ne me touche. Je n'ai plus envie d'aller vers les gens, je n'ai plus envie de gagner de l'argent, je n'ai plus envie de rien.
Beaucoup de changements importants se sont produits dans mon adolescence à partir de mes 11/12 ans avec une période d'accalmie puis un retour au bordel à partir de mes 15 ans. Je pense que ça a structurellement changé qui je suis aujourd'hui.
J'ai manqué de présence, d'affection durant cette période, de définition des normes sociales. J'ai appris à me protéger, à vivre dans mon monde mais arrive un moment où l'on doit se construire seul, avancer.
J'ai même pas des moments ou je pleure ou je suis triste c'est juste de la douleur/de la colère/du rien.
J'ai pleuré 1 nuit en rêvant que j'avais un frère dont je devais m'occuper et c'était enfin ma raison de vivre : une cause plus noble que ma vie, une chose "pure" dont je devais prendre soin, quelqu'un avec qui je créerais un lien solide et profond.

Après ma perte de confiance en moi majeure et ma perte de contrôle sur les stups, j'ai fait une TS - il fallait un coupable alors tout le monde blâme les prods : mes parents, le doc, moi même je l'ait fait en pensant à une descente ayant provoqué cette crise précise. Mais en relisant mes écrits, ça ne date pas d'hier l'envisagement du S. La dépression est installée depuis début 2024 au moins ! Et encore j'y étais bien profond déjà. Les prods ça été qu'un morceau sur le chemin.
Seul l'été 2025 à été fantastique mais : obtention du BAC, 18 ans, découverte des substances, premier couple auquel je croyais : (une raison de vivre aimer comme on aurait aimé l'être)...
Aujourd'hui après les substances, les séances de psy, le CSAPA, les benzos puis leur arrêt je ne sais plus quoi faire - je n'envisage plus de solution.
J'en ait marre des médocs qui engendrent un sevrage, une addiction, un effet rebond et des effets secondaires long comme le bras.
Prendre des substances dans l'espoir de guérrir et de façon régulière j'ai testé et je ne pense pas que ça soit une bonne raison a part les psyché de temps en temps pour un soulagement temporaire.
Une adolescence à mal me sentir, a ne pas profiter pleinement, à ne pas être dans l'instant même quand je me laisse aller a quoi bon ? Et de façon invisible ou presque : très entouré, pas considéré comme "bizarre" ou dépressif (au contraire) mais quand même un peu à l'écart : éternel deuxième.
J'ai l'impression que mes capacités intellectuelles s'amenuisent à vue d'oeil, de passer à côté de ma vie, je me sens mal physiquement et mentalement comme si mon cerveau fondait lentement.
J'ai toutes les raisons de me retrouver pourtant : je me constitue un meilleur entourage, je peux reprendre les études, j'ai du travail...j'essaye de voir le verre à moitié plein mais le bouton plaisir/motivation/bonheur est bloqué.
J'ai beau accomplir des choses, faire des trucs satisfaisant, c'est le plat intersidéral.

La médiation, la respiration tout ce que vous voudrez je n'y suis pas hostile, j'ai essayé. Alors je veux bien attendre mais jusqu'a quand ? Es-ce que ça revient un jour ? J'en ai vraiment marre
Puis ok en théorie j'ai plus de benzos ou presque plus mais en pratique l'anxiété ne s'est pas évaporée : 30 min de tachycardie gratuite par jour + mon environnement oppressant que je fuis tant que possible mais qui reviens souvent à moi.

Bref, je lutte, j'attends mais jusqu'a quand ?
Je suis désolé de poser ça ici, j'ai personne à qui le partager : ni ma famille, ni mes amis qui a part 1 sont plus des "potes" que des amis même si j'en ai bcp.

Remonter

Psychoactif
Psychoactif est une communauté dédiée à l'information, l'entraide, l'échange d'expériences et la construction de savoirs sur les drogues, dans une démarche de réduction des risques.

 
logo Don Soutenez PsychoACTIF

Droit d'auteur : les textes de Psychoactif de https://www.psychoactif.org sont sous licence CC by NC SA 3.0 sauf mention contraire.


Affichage Bureau - A propos de Psychoactif - Politique de confidentialité - CGU - Contact - flux rss Flux RSS