Trois journées de chemsex / Les Blogs de PsychoACTIF

Trois journées de chemsex 



Ce qui suit est mon témoignage personnel sur le chemsex.

Instruit e par vos nombreuses critiques constructives‘, je me suis efforcé e que ce propos s’adresse à toutes et tous, avec des registres différents : parfois trash, parfois romantique. Mais le chemsex c’est la porte ouverte à tout… Les sections les plus dégueulasses, les plus intimes, j’ai longtemps hésité à les publier, mais il faut bien se lancer un jour. Tout ce qui suit est vrai. Mais par égard pour mes partenaires, et pour ne pas paraître provocant, j’ai atténué certains détails, d’où quelques incohérences mineures, qui dans la réalité crue et sensuelle, sont inexistantes.
Il y aura trois actes : le premier sur l’hexen comprend deux tableaux, le second sur la cocaïne est un bref intermède, le troisième sur le crack s’interroge sur les relations interpersonnelles des deux amants.
J’ai essayé d’éviter l’eau de rose que me reproche souvent mon impitoyable Eau-delà smile , et pour ne pas non plus la choquer, elle qui ne supporte pas la sexualité des "vieux", j’ai mis en spoiler  les passages trash.
Ce sera un blog assez long que je publierai par épisodes afin de ne pas lasser la lectrice ni le lecteur.
Gérard de Nerval nous fournit prophétiquement le résumé de ce qui suivra:
« La connais-tu, p’tit chat, cette antique romance ?
Sous la morphine, la coke, ou les RC, tremblants
Sur nos godes, nos plugs, nos shoots, nos cailloux blancs ?
Cette chanson d’amour, qui, toujours, recommence ?

Reconnais-tu l’alcôve au péristyle immense,
Les tubes en plastoc où s’imprimaient nos dents,
Et le squat fatal aux hôtes imprudents,
Où, par les cendres en feu, coulait l’antique semence ?

Elle reviendra, la sobriété que tu pleures toujours !
Le temps va rétablir le sevrage des anciens jours,
Nos cœurs ont tressailli, tendresse prophétique.

Cependant, ma sibylle, angélique putain,
T'es endormie encore sous les coups de nos reins,
Et tout a dérangé mon sévère steri-kit.
»

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Photo: (C) Bootspoppers

Lecteur pressé, si cela ne te sied, passe ton chemin, ne t’arrête pas sur ce blog où l’infini du néant nous aspire, et vagabonde ta vie vers d’autres horizons moins lumineusement glauques. 

A suivre

attention ce qui suit concerne l'hexedrone et pas l'hexen...cf les détails chimiques sur le post #14 ci dessous

Catégorie : Tranche de vie - 24 mars 2019 à  22:24

#redescente #rdr #freebase #cocaïne #base #trip report #sexualité #cathinone #chemsex #hexedrone #plug



Commentaires
#1 Posté par : Morning Glory 24 mars 2019 à  23:08
Non pas à suivre, pourquoiiiiiiiiiii
Tu allies toujours aussi bien langage doux et cru. Le mélange détonne. J'adore tes textes je te l'ai déjà dit? thinking

Posté par : Morning Glory | 24 mars 2019 à  23:08

 
#2 Posté par : Bootspoppers 25 mars 2019 à  00:23

Morning Glory a écrit

Non pas à suivre, pourquoiiiiiiiiiii
Tu allies toujours aussi bien langage doux et cru. Le mélange détonne. J'adore tes textes je te l'ai déjà dit? thinking

Merci pour ton mot ... moi aussi je te lis avec plaisir!


Posté par : Bootspoppers | 25 mars 2019 à  00:23

 
#3 Posté par : bloodistory 25 mars 2019 à  02:07
Beau texte comme dab.

Posté par : bloodistory | 25 mars 2019 à  02:07

 
#4 Posté par : roya 25 mars 2019 à  23:56
Merci pour larticle, je suis une ancienne du chemsex

Posté par : roya | 25 mars 2019 à  23:56

 
#5 Posté par : Bootspoppers 29 mars 2019 à  21:51
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Première journée: Chemsex à l’hexedrone 1/2

Prologue

Elle faisait partie de cette catégorie, assez nombreuse, des jeunes filles qui réussissent à se souiller sans s’avilir.

Plus tard, si elle survivait à cette double vie intense qu’elle menait, elle serait sans doute toujours propre et d’apparence froide, dissimulant son feu intérieur. En attendant, elle promenait son intelligence comme on ballade une lampe torche dans les catacombes, éclairant pour elle les détours de l’âme des gens qu’elle rencontrait et libérant parfois en eux leurs aspirations secrètes.

Elle le rejoignit ce soir après le sport, avec des papillons dans le ventre et le projet de bien s'amuser. Elle lui sourit avec douceur en songeant que plus tard elle serait amenée à le frapper. Avec tendresse. Il n’était pas de ceux qui lui demanderait de le mutiler ou de le tuer, c’était trop fatiguant, ces gens-là. Cette perspective douce lui causait une sorte de sérénité paisible.

Il lui apportait l’expérience des drogues et elle aimait cette confiance avec laquelle il la faisait culbuter dans l’infini du néant. Il avait préparé un gramme d’hexédrone, sur les 5 g qu'il avait shoppés et qu'il avait soigneusement cachés car il était extrêmement addict à ce stimulant. Et 5 grammes les auraient probablement tués.

Elle était brune, elle avait de longs dread locks, un piercing au nez, des yeux bleus vifs et elle avait gardé encore une petite voix d’enfant. Après le baiser d’accueil elle ouvrit la braguette de son jean sur son short Reebok encore trempé et elle se mit gaiement à quatre pattes, Spoiler plaisanta-t-elle, avec le rire cristallin qu’il lui inspirait tout le temps. C'était du second degré, elle était plutôt bcbg de nature, mais pour lui elle se changeait. Il était un peu son clown savant, le vieux fou un peu rêveur sans qui franchir la frontière ne lui était pas encore possible, celui qu’elle ne dominait pas encore totalement et qu’elle n’avait donc pas encore rangé définitivement dans l’ordre minutieux de ses souvenirs anciens.

Ça y était, elle avait oublié l’ennui des cours de l’école et des camarades débiles, ses parents ternes mais dévoués, et tous les salopards à qui elle en voulait et qui ne perdaient rien pour attendre des vengeances qu’elle peaufinait dans ses insomnies. Elle n’avait pas mangé depuis trente-six heures, rien à voir cette fois-ci, et elle attendait avec impatience de se nourrir le ventre, une faim tenaillait ses entrailles et lui avait la nourriture que ses hormones affamées réclamaient maintenant avec une insistance humide.

Acte un : préparatifs

La jeune toute menue était tout excitée à la perspective de cette expérience qui était pour elle la suite de son initiation. Elle avait déjà goûté le produit, car il savait qu'il fallait entraîner ses partenaires, afin d'éviter à la fois les Bad Trip et en même temps leur permettre de mieux maîtriser les effets personnels que les substances pouvaient procurer sur eux. Il savait qu'elle réagissait un peu comme lui au produit. Il la sentit comme un chien puis commença par lui proposer de la sodomiser avec la drogue. Ils en avaient déjà parlé, tout avait déjà été calé entre eux, mais autant s’assurer; au dernier moment de lucidité, que tout est encore d’accord. Après il serait trop tard. Elle acquiesça avec grâce en s’attachant les cheveux, elle allait beaucoup transpirer. Une fois la culotte déshabillée, elle avait son petit sourire coquin qui flottait souvent sur ses lèvres, lorsqu'elle allait faire une grosse bêtise, et qu'elle se donnait entière satisfaction. Il l’entraîna dans la douche italienne, afin de lui laver soigneusement le rectum. Il aimait beaucoup pouvoir le faire lui-même dans ce petit espace de débauche qui était si intime, lui mettre le tuyau avec l'embout noir dans l'anus et ensuite la voir pousser sur le flux qui en sortait. Il était assez fier d'avoir réussi à la convaincre de se livrer à ce genre de pratique. D'ordinaire il réussissait (certes parfois avec difficulté) à convaincre ses partenaires d'uriner. Mais aller au-delà était pratiquement impossible. Avec elle, il y était arrivé, elle n’était pas comme les autres, tant était grande sa curiosité, sa licence, et en même temps, son désir. Elle avait réussi à se faire tatouer un grand cœur au-dessus de la raie des fesses, symbole de dépravation et d’innocence en même temps.

Une fois qu'iels furent tous les deux soigneusement nettoyé e s, iels prirent un moment de repos avant de repartir dans la chambre. Il fallait en effet se détendre et finir de vider le rectum de l'eau qui pouvait rester dedans. La tentation du joint de cannabis fut écartée à ce stade, il fallait rester lucide et le cœur en forme. Juste un peu d'humidité serait suffisant pour dissoudre la poudre blanche. Ensuite, impatiente, il la fit gagner le tapis de sol qu’il avait déposé sur la moquette de la chambre. Un drap d’orgie en vinyle noir, qui pouvait supporter un peu près tous les types de bave et de sécrétion, du vomi jusqu'à l'urine, en passant par les selles et le sang.
Elle s'occupa de gérer la playlist sur l'enceinte, Lana del Rey, Fauve, Alt J, cigarettes after sex, Grand Blanc, Fischbach, XXX tentacion, Hyphen Hyphen, XX, Massive Attack , Vendredi sur Mer... Sa tâche à lui était de préparer le produit. L’hexédrone (N éthyl héxedrone) était dans un modeste pochon de plastique transparent, du genre à contenir un petit bijou miniature. Une minuscule étiquette soigneusement calligraphiée en marquait le contenu, c’était une de ses valeurs ajoutées artistiques, et il ne fallait pas la confondre avec l’héroïne ou la cocaïne qu’il avait également dans ses cachettes mais qui n’avaient pas les mêmes modes d’administration. 1,2 gramme. 1200 mg. Il a planifié les prises sur un papier, et il soustrait 300 mg qu’il dissout dans une cup avec 1.5 ml d’eau purifiée ( merci SAFE) et aspire 1/3 2/3 dans deux  seringues à insuline non sertie (taille 1,2 ml). Il met les deux seringues sur un plateau et pèse à l’avance 9 doses de 100 mg environ, disposées dans autant de petits pkateaux à sauce de sushi noirs (cf photo), qu’il range également sur le plateau. Donc ils voient sur le plateau : 9 mini-plateaux noirs d’une centaine de mg et 2 seringues de 100 mg l’une (0.5 ml) et 200 mg l’autre (1 ml).

Ils relisent ensemble un petit papier qu'il avait imprimé après leurs échanges de mails et valident le protocole de la soirée:
   
Protocole N methyl hehedrone   
Elle (mg,)   
22h00    2x100 anal   
23h30    2x100 vaginal   
01h45    100 anal   
03h00 (injection anale sans aiguille)    100    
Lui (mg)
01h00    200 anal
01h45   200 anal
03h00  (injection anale sans aiguille)     200   
total    600+ 600 = 1200 mg

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Il range la balance au mg, il la met en sécurité. On sort une demi-douzaine d’emballages de préservatifs. Pas pour lutter contre les MST, non. Ils font régulièrement leurs tests HIV. Mais parce qu’il a l’habitude d'enfoncer les produits en plug assez loin dans l’anus afin de ne pas avoir d’anesthésie immédiate de l’orifice anal, et qu’il utilise un préservatif replié à cet effet.

Acte deux : mg 200

Il commença par prélever avec le doigt  le caillou du premier pochon de papier , avec donc une centaine de mg. Il ne s’embarrasse pas, il va le réduire brutalement en poudre blanche, comme du sucre cristal, en l'écrasant de l'ongle dans le repli d’un préservatif qu'il a enfilé sur un godemichet d’une taille assortie au gabarit de son petit anus à elle.

A ce point la dose n'est pas suffisante pour la faire décoller, il le savait, ce serait à la seconde voire la 3e opération qu'elle partirait vraiment. Mais il fallait déjà qu'elle ait un peu dans son sang du produit pour pouvoir planer au plus vite, c’est du moins ce qu’il avait constaté en essayant sur lui au cours de ses nuits blanches en solitaire.

Elle se mit en position, elle avait remis ses baskets sales, des Lacoste originellement blanches, à moins de cent euros, qu'il avait réussi à lui faire apporter chaque fois qu'ils avaient une pratique sexuelle. C’est aussi pour ça qu’il appréciait les très jeunes car à la différence des personnes de son âge, ces grunges n’ont aucune honte à s’habiller dégueulassement, sans doute parce qu’ils savent que leur éclat excuse à peu près tout. Elle était par ailleurs nue à l'exception d'un soutien-gorge noir et rouge, comme le roman de Stendhal, qu'elle avait remis sur son énorme et presque ridicule poitrine, afin de la masquer – il préférait les androgynes filiformes. Elle portait également un petit collier qui lui permettrait de la tenir ensuite par le cou si besoin, lui-même d'ailleurs s’était fixé le même.

Allongée sur le dos les yeux mi-clos, détendue, les jambes repliées, il voyait bien la semelle de ses baskets et son tout petit trou pas encore ravagé par ses orgies ni sa prostitution et il introduisit sans trop de difficultés le godemiché recouvert du préservatif sur lequel il avait donc disposé les 100 mg de poudre finement écrasée avec un peu de lubrifiant mais pas trop. L'introduction se fit sans difficulté, avec délicatesse et très doucement, aussi elle soupira d’aise lorsque l'objet réussit sa pénétration dans l'anus. Lui il commençait à avoir une érection. Il savait que le produit lui était interdit tant qu'il ne l'aurait pas prise. Le drame du chem sex c’est l’absence de simultanéité, souvent. Ce ne serait que dans une deuxième partie de la nuit qu'il y aurait droit à son tour et qu'ils pourraient tous deux communier dans la même extase de défonce partagée. Pour l'instant il n'était que le maître du jeu, sous peine de perdre tous ses pouvoirs, il lui serait impossible de toucher à la substance. C'était elle qui jouirait.

Et elle s’enroula autour de lui sans pudeur ni retenue, comme une chatonne confiante qui joue avec une balle de chiffon presque grosse comme elle.

. Il lui fit un Spoiler ses fesses encore humides du lavement qui dissolvait la poudre quasiment instantanément et qui répartissait celle-ci sur une très grande surface d'absorption, lui procurant à elle un quasi flash à chaque mouvement, chaque introduction du gode. Celui-ci comportait d'ailleurs des aspérités nombreuses, dans lequel la poudre se recelait, ce qui permet une libération à la fois rapide et en même temps continue du produit pour une satisfaction plus longue. Quelle bonne idée d'avoir un gode avec des petites bosses et des petits reliefs qui permettent d'abriter les substances pendant les introductions anales...

A suivre
Reputation de ce commentaire
 
Très bel écrit. StuPanda
 
Waow ~MG
 
J'adore, je ne saurais dire mieux en quelques mots ! Lena.

Posté par : Bootspoppers | 29 mars 2019 à  21:51

 
#6 Posté par : zozo17 30 mars 2019 à  00:03
j'adore smile

Posté par : zozo17 | 30 mars 2019 à  00:03

 
#7 Posté par : janis 30 mars 2019 à  08:51
Aussi sexy que technique, une prouesse de l écriture ! Merci Boots.
J adore

Posté par : janis | 30 mars 2019 à  08:51

 
#8 Posté par : CoachMigui 30 mars 2019 à  10:52
Incroyable le texte, le premier paragraphe est incroyable je trouve d'écriture stylistique:

"Elle faisait partie de cette catégorie, assez nombreuse, des jeunes filles qui réussissent à se souiller sans s’avilir.

Plus tard, si elle survivait à cette double vie intense qu’elle menait, elle serait sans doute toujours propre et d’apparence froide, dissimulant son feu intérieur. En attendant, elle promenait son intelligence comme on ballade une lampe torche dans les catacombes, éclairant pour elle les détours de l’âme des gens qu’elle rencontrait et libérant parfois en eux leurs aspirations secrètes. "

Je l'ai lu plusieurs fois ce paragraphe, vraiment je le trouve incroyable ! Merci de ce texte boots et j'me réjouis de lire la suite ! drogue-peace

Posté par : CoachMigui | 30 mars 2019 à  10:52

 
#9 Posté par : janis 30 mars 2019 à  12:23
Je te rejoins coachmigui,
Cet extrait est incroyable !
Apres ce qui m'a impressionne Boots c est aussi ta capacité à être très précis techniquement tout en restant sexy.

Posté par : janis | 30 mars 2019 à  12:23

 
#10 Posté par : Bootspoppers 30 mars 2019 à  14:10

CoachMigui a écrit

Incroyable le texte, le premier paragraphe est incroyable je trouve d'écriture stylistique:

"Elle faisait partie de cette catégorie, assez nombreuse, des jeunes filles qui réussissent à se souiller sans

Je l'ai lu plusieurs fois ce paragraphe, vraiment je le trouve incroyable ! Merci de ce texte boots et j'me réjouis de lire la suite ! drogue-peace

janis a écrit

Je te rejoins coachmigui,
Cet extrait est incroyable !
Apres ce qui m'a impressionne Boots c est aussi ta capacité à être très précis techniquement tout en restant sexy.

Merci les amis, je ne fais que décrire les personnages incroyables que j'ai pu rencontrer dans ce domaine....
Les gens sont d'une beauté fascinante. Et pour ma part, c'est la drogue qui m'a révélé ça...
Merci à tous et à toutes pour cette libération!


Posté par : Bootspoppers | 30 mars 2019 à  14:10

 
#11 Posté par : Bootspoppers 31 mars 2019 à  19:25
Acte trois : mg 400

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Alors, il se mit lui-même un préservatif sur sa queue qui était assez tendue. Certes à son âge, sa queue n'était ni redoutable, ni énorme, ni très dure, mais la petite avait un sexe encore suffisamment étroit, de plus l'effet vasoconstricteur était important, et il arriverait finalement assez bien à la prendre, après l'avoir soigneusement caressée. Le préservatif pour eux deux, il ne le mettait pas d’habitude, mais là il en a besoin pour le saupoudrer de poudre, encore 100 mg, et sa peau à lui ne pouvait le toucher sous peine de débander aussitôt.

Elle était encore complètement pliée, les genoux plaqués sur son ventre, le Spoiler Elle attendait de souffrir également, l'anesthésie du produit  la gagnait partout, et bientôt elle pourrait supporter les pinces crocodiles à la fois sur les lèvres Spoiler et sur ses tétons, voire sur sa bouche, sa langue et son nez. A lui-même de prendre ces éléments de plaisir supplémentaire lorsqu'il serait sous produit à son tour, c'était prématuré pour ce qui le concernait. Ils étaient convenus de ne se frapper éventuellement, que lorsqu'ils seraient tous deux sous-produits afin de ne pas avoir trop de dissymétrie dans la relation. Aussi pour l'instant il se contentait de la caresser en l'embrassant et en lui manipulant les seins, amplifiant son orgasme qui lui parcourait l’ensemble du corps de l'extrémité des orteils à la pointe des cheveux.
Elle respirait lentement et profondément, comme essoufflée en montant un escalier. Il est vrai que le produit tire sur le cœur quand il est pris de la sorte. Elle transpirait à grosse gouttes, autre effet secondaire du produit. Le tapis en était déjà trempé.
Elle adorait le coup de rein subtil qu’il lui suffisait de se donner pour faire évoluer son orgasme à elle. Elle gérait elle-même son orgasme comme on surfe sur une vague, elle souriait car il lui semblait qu'elle en était maîtresse. Bizarre sentiment de contrôle et de plénitude.
Il se retire pour prendre du recul. Il lui remet un nouveau gode avec à nouveau 100 mg dans le Spoiler Il lui biberonne la bouteille d'eau , elle tête. Têter la bouteille la fais encore jouir. Elle n’arrête plus de jouir, elle jouit de partout.

Alors pendant plusieurs dizaines de minutes, soit elle bouge imperceptiblement, soit au contraire elle expulse Spoiler

Lui est patient, il attend, il la regarde, goûte ses éjaculats, la prend en photo, filme des vidéos. Ces moments assez incroyables, on aime les revivre après en s’étonnant de ce qu’ils ont duré si longtemps, un orgasme de plus d’une heure, vous y croyiez, vous ? Elle a toujours ses baskets, et lui attend.

Il aime fortement que ses amantes lui offrent ce plaisir dégradant, qu'il croit très pervers, une sorte de domination à rebours où l'on ne sait plus très bien qui est le dominant ou le dominé, ce qui au fond pour des switches est la même chose. Il aime tellement cette ambiguïté de la relation sadomaso, où les rôles sont totalement équilibrés où il est impossible de déterminer le maître de l’esclave.

A ce moment-là,  on attend qu’elle redescende un peu, car là elle est incapable de se concentrer. Il hésite évidemment sur sa façon Spoiler C'est finalement ce qu'ils décident de faire : ne pas jouir comme un cis, mais uniquement passivement.. Il a en effet de trop peur de perdre son désir s’il éjacule au milieu de la nuit. C'était une expérience à tenter pour une autre fois, de savoir s'il serait capable de maintenir son désir après une éjaculation au milieu du "circuit".

Acte quatre : mg 600

Enfin, une bonne heure après environ, (ils ont fini de noter les temps, on sent que l’attention se relâche...) c’est son tour à elle de préparer le godemiché pour lui. Il prit tout de suite la taille intermédiaire, 25 cm de long,  avec 200 mg. Il est habitué aux produits et sait l'effet qu'ils font, et il aime la première introduction avec l'effet puissant du piston qui pénètre en lui en envoyant tout l'ensemble de son corps dans les étoiles, jamais il n’a ressenti cela autrement que sous produit. Et il sait que l'effet est toujours amplifié lorsqu'ils sont deux et que l'amour ou l'amitié  - ce qui pour lui est la même chose, le mec est limité  - s'en mêle. Sa queue débanda instantanément, preuve de l'efficacité du produit.

Il compta péniblement :Spoiler seules quelques petites caresses permettent de les faire bouger et transporter les ondes de plaisir dans l'ensemble de leur corps. Un jour, il utiliserait un seul gode de lesbienne, à double extrémité, qui leur permettra de gérer leur anus avec le même instrument, et seul un godemiché supplémentaire suffirait pour elle dans son vagin.  Ils passent alors à la compète des pinces crocodiles. Ils s’en mettent partout sur le corps et commencent à se caresser, décuplant l'effet du plaisir que procurent et le produit et la souffrance transformée en jouissance sur l'ensemble de leurs corps.

Acte 5 : mg 1200.

On redroppe analement, 200 mg pour lui,  puis encore 100 mg, pour elle. Puis, comme elle veut un flash, il lui injecte dans le rectum 100 mg par une seringue de 1,2 ml. Flash.. A son tour aussi, injection anale, 200 mg, flash.

Ils ne sentent plus leurs corps. Ils ont quitté la Terre.

Il hésite à utiliser des aiguilles et à faire couler le sang, parce qu'avec les pratiques anales, cela n'est pas très hygiénique, pas très RDR. Sans doute une autre fois on arrivera à de telles extrémités, mais il faut qu'il s'imagine auparavant comment cela sera possible afin de réduire les risques sanitaires au maximum.

Leurs cheveux sont trempés parce qu'ils déploient en fait une énergie folle pour comprimer leurs muscles autour des godes, et cela les fait suer de toutes leurs pores. Elle dégage une odeur puissante dont il est complètement dingue, il la lèche et promène son nez dans ses cheveux, il sait que lorsqu'elle sera sèche, elle dégagera encore une odeur plus forte et plus propre, plus nette, une espèce d'odeur naturelle de sauvagerie bienfaisante, une sorte d'air frais de montagne ou de cave, auprès de laquelle l'air marin ferait pâle figure .

Le « gramme deux »  de produit est fini maintenant, ils ont finalement leurs godes bien en place. Ils s'imaginent différentes positions sans se parler, comme intuitivement, des mouvements tout petits, besoin d'aucune musique, en silence, et en hésitant à commenter leurs différentes sensations. Il regrettera ensuite (et il le savait) de ne pas écrire au fur et à mesure les péripéties de leur aventure, car il sait qu'ils vivent un moment précieux et unique, que peu d'autres êtres humains peuvent connaître. C'est divin à ce moment-là en effet, leur plaisir et leur amour semblait être à une forme d'apogée que sans doute l'humanité n'avait pas connu depuis l'Antiquité pensent-ils. Cela projette dans les cordes ses cours de philo à elle. En songeant à Platon et Epictète... elle y réfléchissait parfois dans les amphis; elle comprenait leurs messages secrets, mais évidemment elle ne pouvait pas commenter sans qu’on pût lui faire du mal en retour.

Oui, ils regrettent : le produit est totalement consommé à présent. Leurs anus commencent à se rétracter complètement et l’introduction des godes devient malaisée. Ils s’en foutent, c’est dangereux sans doute ( risque de perforation) mais ils sont anesthésiés totalement et pourtant ils continueront de jouir comme des extraterrestres jusqu’au petit matin.

Acte six: impact play

Alors vient l’intermède des coups. Ce n’est pas qu’ils soient sadiques, non, pour elle encore, les coups ne sont qu’affectueux, afin de cogner un plaisir immédiat, pas une douleur plus élaborée que seule une initiation prolongée aurait pu faire germer. Il affectionne de lui rougir puis bleuir les fesses. Il apprécie en retour les coups sur les testicules, au premier degré, car ils ne lui causent que du plaisir et aucune douleur, et elle s’y livre en souriant avec des claques ou des lifts avec ses baskets. Bizarre que cette zone si douloureuse puisse sous prod réserver autant de plaisir. Elle donne les coups allongée sur le dos car elle est si foncedée, son équilibre debout aurait probablement été vacillant. Avec lui, elle ferait attention, il ne faudrait pas aller jusqu’au sang.

A suivre pour l'épilogue
Reputation de ce commentaire
 
Sexy, la tof ;) Cub3000

Posté par : Bootspoppers | 31 mars 2019 à  19:25

 
#12 Posté par : zozo17 31 mars 2019 à  21:14
super

Posté par : zozo17 | 31 mars 2019 à  21:14

 
#13 Posté par : Morning Glory 31 mars 2019 à  21:16
Ouaou c'est super hard x) Enfin, pour la sainte-nitouche que je suis^^ Mais ouai c'est ouf, et vraiment vraiment bien écrit en effet!

Par contre oua 600mg chacun.e?! Mais avec quelle tolérance?

Non je demande quand même parce que:

Threshold
    5 mg
Light
    15 - 30 mg
Common
    30 - 40 mg
Strong
    40 - 50 mg
Heavy
    50 mg +

https://psychonautwiki.org/wiki/Hexen
eek
Vous êtes vraiment super hardcores respect-2 Faites attention à vous quand même!

D'ailleurs je crois que jamais je n'ai vu des pupilles aussi dilatées, même à mes débuts avec le LSA j'arrivais pas à ça, c'est impressionnant!

Les gens sont d'une beauté fascinante. Et pour ma part, c'est la drogue qui m'a révélé ça...

Quelle sorte, et de quelle façon exactement? (si tu as envie de le dire, ça pourrait peut-être m'intéresser)


Posté par : Morning Glory | 31 mars 2019 à  21:16

 
#14 Posté par : Bootspoppers 31 mars 2019 à  22:23
Merci MG pour la référence. Et effectivement il y a une confusion sur le produit. Meci pour ta vigilance.

Bon je confirme les dosages. Mais attention au produit. On confond toutes et tous hexen et hexedrone.  Hexen non, hexedrone oui,  N_éthylhexedrone, non, mais N methyl hexedrone. Ici il s'agit d'hexedrone.
En clair: 2-(methylamino)-1-phenylhexan-1-one . et non pas : 2-(ethylamino)-1-phenylhexan-1-one

https://psychonautwiki.org/wiki/Hexedrone
Voici la formule chimique sur le site vendeur (qui appelle le produit éthyl hexedrone, au lieu de hexedrone, ce qui introduit une confusion):

/forum/uploads/images/1554/ethyl-hexedrone.jpg


Il y a un radical carbone de moins par rapport au N ethyl hexedrone. Les dosages sont plus cools.
Rassurez vous, je crois qu'on ne trouve pas sur l'open web d'hexen.

Pour en revneir au produit.. Le truc est addictif de ouf pour moi. Je l ai planqué chez un tiers car incapable de gérer mon stock. Je bande rien qu à imaginer une trace de ce prod dans mon cul....

Mes orgasmes les plus fous...

Certain e s détestent ce produit. Il faut le tester avant à petite dose en sniff. Il n y a pas de secret.


a écrit

Quelle sorte, et de quelle façon exactement? (si tu as envie de le dire, ça pourrait peut-être m'intéresser)

Poourquoi la drogue m a aidé à percevoir la beauté des gens? Il faut que je travaille ma réponse...  a suivre alors...


Posté par : Bootspoppers | 31 mars 2019 à  22:23

 
#15 Posté par : janis 31 mars 2019 à  22:41
Merci Boots, c est.....je n ai pas vraiment les bons mots...ton texte est assez indescriptible...en tout cas quel partage

Bisous
Janis

Posté par : janis | 31 mars 2019 à  22:41

 
#16 Posté par : Bootspoppers 31 mars 2019 à  23:05

janis a écrit

...ton texte est assez indescriptible...en tout cas quel partage

J'ai longtemps hésité à le publier. Mais rassurez-vous, on en a bientôt fini avec le trash. Je vais repasser dans le romantique.

Le chemsex  pour moi, c'est avant tout romantique en effet. Une forme d'amour.


Posté par : Bootspoppers | 31 mars 2019 à  23:05

 
#17 Posté par : CoachMigui 01 avril 2019 à  12:23
Super la suite ! J'ai beaucoup apprécié et je me réjouis de voir la suite qui a pu se passer après cette séance de chemsex ^^

Posté par : CoachMigui | 01 avril 2019 à  12:23

 
#18 Posté par : Ocram 01 avril 2019 à  16:30

a écrit

Super la suite ! J'ai beaucoup apprécié et je me réjouis de voir la suite qui a pu se passer après cette séance de chemsex ^^

Convalescence big_smile

Boots, plaisanteries mises à part, c est très impressionnant et bien écrit. J'aime.

Ocram


Posté par : Ocram | 01 avril 2019 à  16:30

 
#19 Posté par : Sufenta 01 avril 2019 à  17:23
Ben perso je suis souvent dans le chem sex forcément je suis constamment sous opi au minimum, voire plus et perso je trouve que je suis plus dans la douceur et la tendresse que ds le hard après parfois ça peu un peu être plus lâché mais bon ça reste cool

Et j’ai souvent eu des retours complimentent ma douceur et mon attention pour la fille enfin voilà pour moi le sex sous prod n’est pas du hard rien à voir au contraire ça fait juste durer les bonnes choses en pouvant en profiter des heures et des heures .. ce qui n’est pas possible hors prod ..

Posté par : Sufenta | 01 avril 2019 à  17:23

 
#20 Posté par : Bootspoppers 02 avril 2019 à  21:08

CoachMigui a écrit

Super la suite ! J'ai beaucoup apprécié et je me réjouis de voir la suite qui a pu se passer après cette séance de chemsex ^^



Voilà CoachMigui l'Acte 7 : Gestion de la descente


Il est prévu de ne pas fumer du cannabis en même temps, parce que ils ne sont pas certains que cela ne produirait pas un effet très négatif sur leurs cœurs. De plus il a des problèmes cardiaques vu son âge, et le cannabis potentialise la substance mais aussi leurs effets cardiaques .

Sufenta a écrit

Et j’ai souvent eu des retours complimentant ma douceur et mon attention pour la fille enfin voilà pour moi le sex sous prod n’est pas du hard rien à voir au contraire ça fait juste durer les bonnes choses en pouvant en profiter des heures et des heures .. ce qui n’est pas possible hors prod ..

C’est l’aube maintenant, et en effet, Sufenta, ils baisent à leur façon depuis près de dix heures déjà. Alors tout retombe dans un calme le plus profond. Ils rangent le théâtre orgiaque. Douche et lavement pour sortir ce qui peut rester du produit.

Dormir est encore impossible. Ils ont prudemment annulé leurs engagements. Lui, ses réunions du matin. Elle, elle séchera ses cours. Une session dure 18 heures environ hors descente. De 18h00 à midi, il valait mieux anticiper, et sans doute encore l’après-midi pour se reposer..

Ils bavardent en écoutant leur play list de descente, ils s'embrassent, ils écrivent ensemble quelques lignes sur leur expérience de la nuit, et s'endorment tranquillement, à même le tapis d’orgie, en début d'après-midi. Ils s'étirent parfois, leurs corps sont tout fripés de prod, et ils se  sentent bien. Il lui rappelle que leurs vessies étant à présent totalement anesthésiées, il leur faut uriner de façon consciente, et aussitôt elle le surprit en se levant Spoiler,  en le regardant au fond des yeux, avec son cou gracile et son regard de voyou innocente, aux pupilles immenses.

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Photo: Mathilde Biron, sur pellicule argentique périmée, "Deux amants", collection BP. Ce cliché illustre bien la douceur de la redescente à deux, et l'intimité des deux personnes


La descente à deux, c’est un moment privilégié du chemsex aussi.


Rappel des mesures de RDR mises en œuvre durant cette session
produits    Test allergique, test préalable,  pas de mélanges, produits pesé et préparé à l’avance en quantité suffisante et stock mis à l’écart (pour éviter le redrop), trip report
ROA (mode d’administration)         Embout de lavement individuel, préservatifs, sur godes, seringues individuelles (pas de filtrage toupie)
Aspects sexuels et sanitaires       Préservatif (exception, rare en chemsex), test HIV et hépatite C préalables et réguliers
Risque set and setting    Vérification du bon état psychologique, appartement privé avec tout le matériel préparé à l’avance, musique, tapis de sol, désinfectant, gel antiseptique, eau à boire,  séparation de la zone des produits et de la zone de sexe
Risque de sécurité    Protocole d’administration écrit, coordonnées du lieu pour prévenir les secours
Clarté du consentement    Acquis préalablement par de nombreux échanges de mails et validé en début de session par oral, validation commune du protocole d’administration
Compétence       Produit et ROA testé unilatéralement au préalable
Respect           Les deux partenaires se connaissent et se font confiance, ont des relations épistolaires hors sessions, alternance des prises pour pouvoir veiller sur l’autre, gestion commune de la descente

Antilogue pour répondre à Morning Glory

Il voyait des dizaines de gens, il avait beaucoup de correspondants. Mais des partenaires comme elle, brillante, dévergondée, désinhibée, il en avait très rarement, un par an au maximum. Un mec périphérique comme lui, il rencontrait rarement des « âmes sœurs ».

Et pourtant… quand la jeune fille, une fois descendue, repartit le soir, son cœur à lui ne se serra pas.

Il avait trop souffert lors de sa première rencontre, avec l'Innomée, il continuait de porter en lui cette blessure guérie comme un tatouage intérieur. Depuis, il était devenu lucide. Ne rien attendre d’elle. Il savait qu’elle ne reviendrait pas, un jour ou l’autre, sans même prévenir. Il n’était qu’une expérience dans sa vie. Le vieux prof des débuts. Quelqu’un qui marque, certes, mais celui qu’on peut oublier tranquillement, parce qu’il est trop fort, qu’il paraît très naturel, très géologique. Une sorte de roc : il a toujours été là, il sera toujours là… Et puis il sait tout, pourquoi lui donner des nouvelles ? Mais elle continuera de penser à lui, en silence, comme à une évidence, un élément minéral dans son paysage mental. Il mourra, sans qu’elle puisse imaginer cette mort. Puis, un jour, plus tard, avant qu’elle-même ne meure, dans ses écrits, elle le mentionnera. Plusieurs paragraphes, c’est sûr, peut-être même un chapitre entier. Dès le début du livre, et encore à la fin. Comme Duras ou de Vigan l’ont fait avant elle. Vous savez… elles font toutes ça.

Tout ça, il le savait, et il y pensa, quand il la vit au coin de la porte de l’appartement se détourner de l’escalier, pour lui envoyer un dernier baiser des lèvres qu’elle avait soigneusement repeintes de rouge, après leurs excès de 24 heures, pour affronter l’extérieur.

Il referma donc la porte sans chagrin. Cette gamine, elle ne lui écrirait sans doute plus, il le devinait, ils étaient allés au bout de ce qu’il pouvait lui apporter. L’oublierait–il ? non, assurément. Il lui était infiniment reconnaissant du cadeau qu’elle lui avait fait. D’abord il lui écrirait. Et puis il s’écrirait à lui, à propos d’elle, comme ici. Il rédigerait son portrait, elle peuplerait ses mots dans le village de ses écrits. Il lui trouvait un caractère de personnage de roman, là il pensait du XIXe siècle, du Victor Hugo peut être ?

Il revint dans sa chambre. Avant de se préparer pour le yoga, il se regarda dans la glace : nez cassé, cheveux ébouriffés, gueule dissymétrique, visage fatigué... Il se rappela l’étrange pertinence consolatrice de ce que lui écrivait cet hiver une de ses correspondantes sur Insta, une adolescente, à l’étranger, loin de Paris, sans rien savoir de lui pourtant, autre que son portrait : « Un visage rentre alors dans ma vision. Je ne le connais pas, ses grands yeux marrons sont inquiets, sa bouche entourée de petites rides aux coins ne cesse de bouger, peut-être me parle-t-il. Je me fais le commentaire que les cheveux poivre-sel lui vont à merveille. Alors je me laisse succomber à cet évanouissement, écoutant les battements de mon cœur qui semble étrangement plus lent et irrégulier… boum boum… une voix me parvient finalement… boum… celle de l’homme aux beaux yeux noisettes… boum il me demande… boum boum… de tenir le coup… boum boum… mais il y a déjà un moment que j’ai abandonné… boum boum… j’écoute sa voix jusqu’au dernier de mes battements…. boum… avant de disparaître boum… ». C’était ce qu’il venait de vivre avec la fille…

La fille de la session lui avait fait tant penser à Elle : le soir, il rêva d’Elle, de l’Innomée. Comme si Elle répondait à son appel, le lendemain il découvrit avec surprise chez lui une lettre. Comme si Elle avait assisté à la scène de la veille et à ses questionnements. Comme si leur lien était demeuré, invisible, secret, et muet. C’était une simple photo qu’Elle avait jadis prise de lui. Jadis… enfin, quelques mois auparavant. Un portait atroce. Encore plus affreux que ce qu’il avait vu dans la glace. Lui, tout cabossé, tout bizarre, inquiétant, un clown, c’est ça… un Fernandel. Une drôle de photo, très vaguement floue. Il n’y avait qu’Elle pour oser lui faire ça, rien à voir avec les shootings esthétisants qu’il faisait régulièrement depuis les mini-partouzes de cet hiver, pour se rassurer.

Au dos de la photo, il y avait six lignes manuscrites. Au crayon de papier, c’était un code entre eux. Un poème, un message. Très ambigu, polysémique. Comme d’habitude. Une sorte de prophétie, un oracle confus, une douce claque, ou une caresse brutale. Il apprit le bref texte par cœur, et ne sut pas très bien où le ranger.

Morning Glory lui avait demandé un jour comment la drogue pouvait lui révéler la beauté des gens. Il ramassa ses pensées, toujours plus claires après une session, ça le rendait plus concentré. Il avait compris que la désinhibition totale apportée par les prods lui avait permis de franchir les frontières, celles du genre, de la condition sociale, ou de l’âge. A chaque fois, dans leurs écrits, dans leurs étreintes, dans leurs délires, au travers d’un corps, d’une intelligence et d’un cœur, les trois ensemble, il lui semblait avoir atteint la proximité de l’âme. Dorénavant à ses yeux, il n’y avait plus de loosers, plus de stars, plus de proie, plus de rivaux, plus de prédateurs. Il n’y avait plus de punks, plus de préfets, de ministres, d’hyper riches, de gilets jaunes, de sdf, de squatteurs, de beaux, de moches, d’adolescents, de vieux, de putes…. Oui, il ne pouvait plus voir les gens comme avant, avoir peur. Lui qui était un handicapé psychologique, compensé en micro-tyran social, maintenant il sentait que de cette impasse s’ouvrait comme une brèche dans la falaise, et qu’au fond s’y trouvait une vive lumière. Il sourit, de ce sourire qui faisait rire ses quelques amantes. La drogue avait illuminé sa vision des autres. Ou alors étaient-ce ces autres qui lui avaient ouvert leurs bras et qui l’avaient rassuré ? Maintenant, les autres, il les voyait autrement que des chiffres.

« Une relation n’est profonde que si elle me change. Les relations humaines ont une bizarre beauté quand je m’y intéresse. J’aime croiser vos regards dans la rue, je crois que je vois vos âmes. »

A suivre: Métaphysique du cracksex
Reputation de ce commentaire
 
J'ai beaucoup aimé ce billet !! - Pory
 
Merci pour la suite ! Au top comme toujours /coach
 
J’ai vraiment adoré !!
 
J’ai attendu pour tout dévorer d’un coup et putain je regrette pas GinGon
 
c'est vraiment trop beau Boots/Janis
 
Boots, tu as fait fort dans ce blog, rien à redire. Bravo !!! Cusco

Posté par : Bootspoppers | 02 avril 2019 à  21:08

 
#21 Posté par : SHAPEOFYOU 03 avril 2019 à  22:29
Magnifique ... j’ai adoré te lire! Merci !!!

Posté par : SHAPEOFYOU | 03 avril 2019 à  22:29

 
#22 Posté par : alpha17 04 avril 2019 à  03:26

Pour en revneir au produit.. Le truc est addictif de ouf pour moi. Je l ai planqué chez un tiers car incapable de gérer mon stock.

Tu fais bien, ça rassure.

Certain e s détestent ce produit.

En effet. wink


Posté par : alpha17 | 04 avril 2019 à  03:26

 
#23 Posté par : marvin rouge 04 avril 2019 à  10:54
On se rend compte que, plus on avance ds l'age, et plus on a une sexualite debribee..

On est plus les saintes-nitouche de nos 20 ans..
Envoyer du cul bordel!

Posté par : marvin rouge | 04 avril 2019 à  10:54

 
#24 Posté par : VIsioman 04 avril 2019 à  12:13
Salut !

Je connaissait pas le produit employé et les effets ma foi assez fou !!
Au delà de l’expérience relaté, ce qui fait que je suis encore la après trois "épisodes" au delà du sexe sous came,
c'est le talent épistolaire dont tu fait preuve !
Perso j'ai été happé !
Il y a trois jours je me disait ,cette histoire mériterais un livre!
Pour adultes certes.
Voilà,j'attend encore la suite avec "appréhension" et une grande curiosité !
Bye

Posté par : VIsioman | 04 avril 2019 à  12:13

 
#25 Posté par : Bootspoppers 04 avril 2019 à  13:59

VIsioman a écrit

j’attends encore la suite avec "appréhension"

juste après , voilà !

a écrit

On se rend compte que, plus on avance dans l'age, et plus on a une sexualité débridée..

c'est vrai ... l'expérience? Nous, on a manqué d'initiateurs à nos vingt ans ...


Posté par : Bootspoppers | 04 avril 2019 à  13:59

 
#26 Posté par : Bootspoppers 04 avril 2019 à  14:06
Métaphysique du cracksex

Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer, se connaître, encore moins s’apprécier. Impossible à tous points de vue. Leur relation est inacceptable par les bien-pensants de tous bords, quelques soient leurs points de vue. Ils seraient condamnés de toute part, Saints Sébastiens du crack . Mais leur histoire m’a semblé assez belle pour vous l’esquisser, et j’espère que l’histoire retiendra leurs noms après leurs morts, quand les secrets seront dévoilés.

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Voilà donc leur (notre) contribution à une métaphysique du cracksex.

I e lles sont partenaires de fume et de sexe depuis un an maintenant, à raison d’une session de trois jours ensemble tous les six mois.

Au début c’est une alliance de raison. Son kiff à elle c’est le crack, extrêmement ritualisé. Lui, c’est le sexe, ou plutôt, le rapport physique. Il lui apporte à elle le cadre, le calme, et la compréhension dont elle a besoin pour servir ses fumes. Elle lui prête son corps pour amplifier et prolonger l’effet du crack sur lui. Ils se sont connus comme ça, et puis ça a accroché, ils partagent une forme de tendresse. On peut dire qu’ils sont devenus amants.

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On ne va pas raconter ici leur rituel de fume, ça serait une sorte de psychowki du crack,. ou, si ça vouss parle davantage, la description d’une liturgie complexe et minutieuse, où chacune de la trentaine d’opérations différentes qui constituent une session de crack s’enchainent avec dextérité et à un rythme effréné. Car avec le crack, tout va vite, très vite. Juste dire que tout est minutieusement scénarisé. En fait, toute son intelligence à elle, tous ses calculs, toute sa beauté, toute sa gentillesse, tous ses sourires, tout est mis au service de sa relation avec la cocaïne. Elle en est la grande prêtresse et l’esclave. Lui est son serviteur, il sert cette femme mais pas le produit. Une sorte de secte, où tous les deux se connaissent parfaitement, au fil des intenses journées passées ensemble H24 sans manger ni dormir tous les deux, toute s seul e s., nu e s l’une contre l’autre. Pas de détails intimes ici. Sachez simplement que le crack vasoconstricte. Leurs pratiques sont donc des caresses qui prennent avec le produit une intensité inouïes :  cuni, anu, sodomies avec gode entrainant des éjaculations rapides, pratiques bdsm : coups et des pincements délicieux, bave, vomi, pisse... Quant à la baise cis, hétéro, elle intervient dans les intersessions, lors des redescentes ( non, i elles ne craquent pas nuit et jour pendant 72 heures d’affilée, il y a des pauses, environ 1 /3 de pause pour 2 /3 de fume). Mais la baise est secondaire par rapport au câlins lors du flash. Ah ! le flash du crack« Ah les oarystes ! Ah les premières maîtresses… » (Verlaine)

Donc pas de trash ici, intimité oblige. Mais quand même on va vous dire les leçons à tirer de leur expérience.

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Tout d’abord leur approche produit est extrêmement différente.

Elle enchaîne les fumes (« pailles ») qui produisent un effet de quelques dizaines de secondes., Elle les enchaîne tous les quarts d’heure lorsque ça va mal et lorsqu’elle est apaisée et sereine, elle peut laisser une ou deux heures entre chaque. Ces sessions sont relativement fréquentes, pratiquées en solitaire. Elles peuvent durer de deux à quatre jours selon une fréquence mensuelle ou même bimensuelle. Elle fume entre 40 et 100 milligrammes de produit par paille selon la qualité. Lui espace les fumes (elles lui créent des irrégularités cardiaques). C’est plutôt une fume par jour. Les sessions qu’il pratique sont rares puisqu’il doit absolument les pratiquer, selon son rituel à lui, avec un e partenaire. Il fume entre 50 et 80 milligrammes selon la qualité. L’idéal étant de fumer la dose maximum possible. Les effets durent typiquement une demi-heure à condition qu’il y ait une stimulation et donc une relation sexuelle ( caresses données ou reçues) immédiatement après la fume.

Tous deux se rejoignent sur le fait que le set and Setting et la gestion du temps  leur sont extrêmement importants. Elle a besoin d’énormément de calme pour fumer sinon l’effet est désastreux. C’est-à-dire qu’elle Bade. Son partenaire éventuel de fume doit être très discret, il sert d’assistant pour gérer le rituel : préparer les cendres de tabac, aider à gérer la musique, gèrer le test hiv, faire le secrétariat de la session. C’est elle qui gère le basage, le rinçage, le pesage. Elle aime bien avoir un air de rap français pendant le moment où elle respire la fumée, quelques mesures, puis un autre pendant le moment où elle la conserve dans les poumons, et elle demande que cela s’arrête dès qu’elle expire (elle dit «  recracher la fumée »). Elle demande également à son partenaire d’écarter la bouteille pour qu’elle soit renversée par d’éventuels mouvements brusques, si elle convulse ou vomit par exemple. Lui a besoin d’intimité, de la complicité parfaite de son partenaire sexuel, car le temps presse. Le trip étant bref, il est important d’optimiser chaque seconde. Le matelas est à un mètre de la table basse qui sert à la fume.

La qualité de la cocaïne joue (malheureusement) un rôle très important.

On aimerait bien considérer qu’un produit basé est un produit standard, dont les effets sont comparables dans le temps… il n’en est rien. C’est à la fois évident mais très regrettable. Là elle a testé les deux qualités de cocaïne qu’ils avaient en stock : la cocaïne locale très blanche, et la cocaïne parisienne, dont le crack était gris et sentait le kérosène.

Le crack gris a causé à la jeune femme des troubles physiques et psychiques : saignement, douleur abdominale, frustration, colère, renfermement sur elle. Son rythme cardiaque après la fumée montait à 154 pulsations par minute. Avec l’autre cocaïne, son cœur n’est monté qu’à 120 pulsations par minute. C’était d’ailleurs le cas aussi pour son partenaire. Rythme cardiaque de 120 pulsations par minute avec le produit local.

Ils ont commis une erreur d’interprétation des symptômes lié à la cocaïne au crack gris, en pensant à un épuisement. Ils ont pensé qu’elle était en limite d’overdose. Mais lorsqu’elle a recommencé à prendre de la base issue de la cocaïne locale, les choses se sont infiniment mieux passées. Donc ce n’était pas une overdose, mais juste une qualité médiocre d’un produit qui a produit ces effets négatifs.

Quels sont les aspects intéressants en matière de chemsex pour ce produit ?

Je rappelle que seul le partenaire masculin a pratiqué le chemsex, le partenaire féminin étant plutôt un complice qu’un associé dans le jeu.

Tout d’abord, l’intérêt du produit est de créer des sensations exacerbées. Ainsi, les caresses, les baisers, les anu et cunnilingus pratiqués sur autrui, la sodomie, prennent une dimension démultipliée par rapport à la situation de sobriété. Démultiplié… le mot est faible. Des années lumières, on est dans l’intersidéral. Une explosion cérébrale et sensuelle.

Ensuite, la prise de produits rend possible des scénarios très difficiles à imaginer autrement, pour des personnes hors milieux extrêmement sexualisés. En effet le scénario doit être écrit à l’avance car il n’y a que quelques dizaines de minutes sur une session de 48 heures qui peuvent être utilisées pour le chemsex. L’accord des partenaires doit être évidemment obtenu à l’avance , ce qui rend d’autant plus nécessaire la construction du scénario. En revanche, l’avantage c’est que les scénarios les plus débridés peuvent être envisagés. Des pratiques sexuelles qui ne seraient pas mises en œuvre par un couple « vanille » «  normal ».

A la lumière de leur expérience, quelles sont les règles à pratiquer pour une session à deux ?

Tout d’abord il est clair qu’une session à deux relève de l’intime. Si les partenaires se connaissent bien, c’est beaucoup plus facile à piloter.

Il est important de bien connaître les attentes de l’autre pour pouvoir les accompagner. La volonté de faire une session à deux doit également être présente.

Le respect est également un des éléments considérables pour rester en permanence attentifs à l’autre pour l’accompagner. Il est évident qu’ils s’estiment en dépit de la différence de leur vie, où chacun serait classé dans le décile extrême de la société française à l’opposé l’une de l’autre.  Difficile à expliquer ? mais leur union a été lavée et scellé dans le sang du crack, si vous voyez l’image. C’est vrai que quand on manque de crever dans les bras l’un de l’autre ces notions sociologiques n’ont plus de sens à court terme. Et leur horizon à deux se réduit à leur présent.  Mais le respect ne vient pas pour autant, il est « en plus ». Et il est nécessaire. On peut dire qu’ils s’admirent secrètement l’un l’autre, d’âme à âme. Concrètement, en particulier, lui, il doit apprendre à ne pas manifester trop bruyamment son plaisir et son indépendance par rapport au produit car cela la frustre, elle qui a une relation de dépendance au produit. Et il doit savoir respecter son craving sans l’emmerder, tout en sachant discerner la surdose quand elle commence à trembler et à baver le sang. Cache-cache à trois, la mort, elle, lui.

Le consentement est toujours un sujet difficile dans le chemsex. Il est clair qu’on perd totalement les pédales dans ce genre de session, tout doit être calibré au préalable, depuis les dosages et le s&s, y compris le consentement. Ce n’est pas lorsque le flash vous fait passer le rythme cardiaque à 160 pulsations par minute qu’il peut être question de changer d’avis, ni même d’être capable de l’exprimer. Le consentement est obtenu AVANT la session, et renouvelé en début de session, lorsqu'on calcule et établit le protocole de prise.

Ces règles de relation dépassent évidemment les règles de sécurité qui peuvent s’appliquer à tout sitter.

Ce couple éphémère et clandestin a pris l’habitude dès leurs débuts de rédiger un rapport de session à deux. C’est une pratique qui les rapproche. Ils y attachent de l’importance et  plaisir. Ça leur permet aussi de construire leur relation. Cela suppose de prendre des notes, ce qui est souvent malaisé, ou alors de prendre des photos, ce qui permet de retenir les moments les plus importants et d’en avoir l’horaire. Cela suppose aussi que les deux accordent du pouvoir à l’écrit. C’est d’ailleurs peut-être pour cela qu’ils se sont choisis comme partenaires de prédilection. C’est vraiment devenu une affaire à deux. Même si pour lui c’est une affaire exclusive, pas de crack sans elle.

Ils sont totalement responsables l’une de l’autre, à défaut de l’être de soi-même.

Il l’adore, elle l’aime bien, ils ne sont pas amoureux, leur relation est saine, tout est dans la beauté de l’ordre.

Et ils espèrent que c’est par leur relation qu’elle se sèvrera. On lui laisse à elle le mot de la fin : « Tu sais, quand j’en aurais fini avec elle (la cocaïne), on se verra encore, et ce sera aussi bien sinon mieux que maintenant »

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Reputation de ce commentaire
 
Continue a nous régaler de tes écrits. RandallFlag

Posté par : Bootspoppers | 04 avril 2019 à  14:06

 
#27 Posté par : RandallFlag 04 avril 2019 à  23:29

marvin rouge a écrit

On se rend compte que, plus on avance ds l'age, et plus on a une sexualite debribee..

On est plus les saintes-nitouche de nos 20 ans..
Envoyer du cul bordel!

Ça dépend des gens ça je pense.

Perso a 20ans moi c'était boites libertines, et plans a x personnes régulièrement, le tout arrosé de coke a outrance.

A 40 je suis sur le mode mono partenaire et le sexe avec ton meilleur pote qui est aussi ta femme, ton associé de défonce, et ton binôme en tout....ben c'est over the top.

Après ça dépend des vécus.
Et je comprends que ceux qui ont été bridés niveau cul en étant jeune se libèrent quand c'est possible a un moment de leur vie.
(Je ferai pareil si c'était mon cas)

Mais faut éviter les généralités.
On est pas moins "sainte nitouche" en vieillissant.

Ça dépend du vécu....


Posté par : RandallFlag | 04 avril 2019 à  23:29

 
#28 Posté par : Bootspoppers 05 avril 2019 à  02:39

RandallFlag a écrit

Perso a 20ans moi c'était boites libertines, et plans a x personnes régulièrement, le tout arrosé de coke a outrance.

A 40 je suis sur le mode mono partenaire et le sexe avec ton meilleur pote qui est aussi ta femme, ton associé de défonce, et ton binôme en tout....ben c'est over the top

Merci pour ta précision ... d abord c est une histoire merveilleuse que tu racontes... tu me fais rêver....
Ensuite oui tu as raison . Oui ça dépend. Et de fait moi...  J'ai  beaucoup de retard à rattraper... la vraie  partouze en effet (bien pensée, sous prod mais rdr!)
Love


Posté par : Bootspoppers | 05 avril 2019 à  02:39

 
#29 Posté par : Cusco 05 avril 2019 à  05:13

marvin rouge a écrit

On se rend compte que, plus on avance ds l'age, et plus on a une sexualite debribee..

On est plus les saintes-nitouche de nos 20 ans..
Envoyer du cul bordel!

J approuve !!!! Les corps se lâchent plus facilement et dans mon cas, avec ou sans prods.
C'est très bon aussi de retrouver les joies sexuelles "À  l état pur" cool


Posté par : Cusco | 05 avril 2019 à  05:13

 
#30 Posté par : janis 05 avril 2019 à  09:08
Mouais moi la quarantaine après une sexualité plutôt débridée m'a apporté le calme, en gros j'en ai plus rien à faire….c est même un souci dans mon couple tellement ça m'intéresse plus, comme quoi tous les parcours sont singuliers et il n'y a vraiment pas de règle pré-établie.

Sinon Boots, quels textes merveilleux!!!!

bisous
Janis

Posté par : janis | 05 avril 2019 à  09:08

 
#31 Posté par : RandallFlag 05 avril 2019 à  09:32

janis a écrit

comme quoi tous les parcours sont singuliers et il n'y a vraiment pas de règle pré-établie

C'est exactement ce que je pense.

Et oui j'avais oublié, bravo Boots pour ces textes si bien écrits.
Tu es une vraie plume de grand talent.


Posté par : RandallFlag | 05 avril 2019 à  09:32

 
#32 Posté par : Rick 05 avril 2019 à  16:25
petit détail Il vaut mieux éviter de fumer avec une bouteille en plastique car en présence de chaleur celui ci se dégrade et on peut en absorber involontairement ce qui est (très rarement mortel - je crois qu'il y a déjà eu un décès avec du plastique de merde qui avait bien chauffé..) mais au moins toxique ; alors qu'il est possible d'obtenir du matériel de fume dans le bureau de tabac du coin smile

très sympa à lire comme d'hab, merci du partage

Posté par : Rick | 05 avril 2019 à  16:25

 
#33 Posté par : Bootspoppers 05 avril 2019 à  18:39

Rick a écrit

petit détail Il vaut mieux éviter de fumer avec une bouteille en plastique car en présence de chaleur celui ci se dégrade et on peut en absorber involontairement ce qui est (très rarement mortel - je crois qu'il y a déjà eu un décès avec du plastique de merde qui avait bien chauffé..) mais au moins toxique ; alors qu'il est possible d'obtenir du matériel de fume dans le bureau de tabac du coin smile

Oui inhaler du plastique ce n'est pas bon, mais hélas le crack est sans doute pire ?
En l’occurrence mon amie tient à confectionner elle même ses bouteilles...
En principe on ne doit pas brûler la bouteille, il y a le tapis de cendre entre le produit et le col de la bouteille, et on chauffe au milieu du goulot. L'idée est de vaporiser la galette de crack, pas de la brûler, il ne faut donc à mon avis pas chauffer trop près.
Le matériel de fume dont tu parles dans le bureau de tabac.. tu penses à quoi ?


Posté par : Bootspoppers | 05 avril 2019 à  18:39

 
#34 Posté par : RandallFlag 05 avril 2019 à  20:29

Bootspoppers a écrit

En principe on ne doit pas brûler la bouteille, il y a le tapis de cendre entre le produit et le col de la bouteille, et on chauffe au milieu du goulot. L'idée est de vaporiser la galette de crack, pas de la brûler, il ne faut donc à mon avis pas chauffer trop près.
Le matériel de fume dont tu parles dans le bureau de tabac.. tu penses à quoi ?

En fait ce que veux te dire Ricky-Boy c'est que le simple flux d'air chaud passant dans la bouteille en plastique dégage des merdouilles bien nocives.

D'ailleurs, les mêmes bouteilles de type "eau minérale" ne doivent pas être exposées au soleil, car leur plastique finit par polluer l'eau qu'elles contiennent. (Même scellées et neuves)

Les bang en PVC et autres plastoucs vendus a pas cher dans les tabacs dégagent aussi plein de saloperies.

Le mieux reste le verre ou le pyrex.
Et une pipe a eau en ce genre de matière coûte a peine 30€ sur internet.
Spoiler

Ça vaut pas le coup de se niquer la santé pour si peu.

Je rajouterai que l'aluminium de type alimentaire ne doit pas être utilisé pour fumer non plus.
Ça dégage des saloperies aussi.

Il existe des carrés d'aluminium spécial fumette.

Voilà voilà.
Prends soin de toi.... et de tes ami(e)s.
wink


Posté par : RandallFlag | 05 avril 2019 à  20:29

 
#35 Posté par : OrgaWZ 05 avril 2019 à  23:52
Très beau textes, à la fois crus, durs parfois, mais toujours empreints d'humanité...
Par contre, vous arrivez à faire quelque chose après le crack ??!?!!!? Perso ça me semble impossible, vu la durée ultra super courte des effets et le craving qui suit je risque pas ne serait-ce que de baser devant une nana !!!!!

Posté par : OrgaWZ | 05 avril 2019 à  23:52

 
#36 Posté par : Bootspoppers 06 avril 2019 à  00:51

OrgaWZ a écrit

Très beau textes, à la fois crus, durs parfois, mais toujours empreints d'humanité...
Par contre, vous arrivez à faire quelque chose après le crack ??!?!!!? Perso ça me semble impossible, vu la durée ultra super courte des effets et le craving qui suit je risque pas ne serait-ce que de baser devant une nana !!!!!

Ben nous on bouffe un gramme ou deux disons sur une nuit et une demi journée. Moi je reçois des câlins après chaque fume. Là je suis passif.  Après on se pose une demi journée et c est là qu on peut baiser.
Puis on recommence une 2e session.


Posté par : Bootspoppers | 06 avril 2019 à  00:51

 
#37 Posté par : Monsieurouge 08 avril 2019 à  07:37
Yeah,

Jsuis choqué...
C'est tellement animal.
Très bien écrit au passage.

Jaime le sexe hard mais ici c'est beaucoup beaucoup trop pour moi^^
Enfin chacun ses kiffes, je respecte cela.

Peace

Posté par : Monsieurouge | 08 avril 2019 à  07:37

 
#38 Posté par : Bootspoppers 13 avril 2019 à  16:03

Monsieurouge a écrit

Yeah,

Jsuis choqué...
C'est tellement animal.
Très bien écrit au passage.

Jaime le sexe hard mais ici c'est beaucoup beaucoup trop pour moi^^
Enfin chacun ses kiffes, je respecte cela.

Peace

C'est bien vrai... merci pour ton ressenti.
*
Récapitulons.
Nous avons déjâ vu:
Première journée en plusieurs actes: hexedrone.
Deuxième journée: cocaine base (crack)
Reste à venir la 3e journée qui sera consacrée ... aux opiacés (morphine)  .
A suivre !


Posté par : Bootspoppers | 13 avril 2019 à  16:03

 
#39 Posté par : morphe07120 16 avril 2019 à  17:24
Bonjour !  C'est presque du Gaspar Noé Enter the Void (magnifique)-Irréversible-Climax avec un soupçon de Virgine Despentes que j'apprécie beaucoup, Vernon Subutex, Apocalypse bébé Baise-moi, King kong théorie  lol 

Belle écriture, froide et salle qui dégage une beauté et une chaleur que je ne saurais décrire ... Superbement bien écris .
Même si je trouve que ça reste prude comme lecture par rapport au contexte !
Etant nouveau je n'ai pas encore lu tes autres blogs et autres mais ce que j'ai lu ici est fort !! D'autant plus que je sais profondément de quoi tu parles. Slam, sexe sous drogues etc... et sa fait du bien de lire des expériences de personnes hétéros sur le sujet.


Les pratiques hard est expérimentales BDSM sans drogues sont bien plus transcendantes pour certains et pour d'autres c'est le contraire ... l'amour, le sexe est parfois tout aussi destructeur que la drogue (à mes yeux).

Posté par : morphe07120 | 16 avril 2019 à  17:24

 
#40 Posté par : métine 23 avril 2019 à  15:01
Je découvre ton blog avec délectation, chaque situation se vit comme elle se lit.
Tes mots tournent en boule le bas ventre et amènent à une réflexion décomplexée, Merci à toi et vivement la suite hein,
Love

Posté par : métine | 23 avril 2019 à  15:01

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