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Un mot sur les mots et les sons que produisent les chocs de culture 



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Une page avec l'image. Déracinements, interdiction du tam-tam, et la violence que nous nous infligeons, comment l'art se forme, en réaction,
lisez plutôt (ou Mickey) :

Si vous pensez, que la langue française, est la plus adaptée à l'expression littéraire des sentiments, à la beauté du dire, lisez Shakespeare, au pire, la King James,
Bible en anglais, tellement plus émouvante, que si l'on traduit, par exemple le passage cité dans Pulp fiction (si je parle de Torah je perd les deux qui restent) par le tueur joué par Samuel L. Jackson, c'est plat.
Les Anglais ont "inventé" une belle langue, populaire et vulgaire (les princes parlaient français),
qui fut sublimée par leurs colonisés, comme dans le rap français vous m'direz, que sont les Irlandais (et les Jamaïcains pour la musique), qui ont rendu la langue anglaise poétique comme du perse.
Ou de l'arabe ou langue sémitique, connue pour sa prouesse poétique, l'hébreu, aux sonorités douces et harmonieuses, sens profonds et sacrés que le français (lisez la Traduction Oecuménique de la Bible...) peine à rendre accessible.
Sans oublier le magnifique français d'Afrique.

Le cadeau du diable, celui que laisse le viol d'une terre.

L'enfant arraché à sa mère, les airs,
Ceux qu'ils chantèrent, jusqu'à ce qu'épuisés on les enterre,
ou sur le trajet, soient jetés à la mer.

Bam, bah, boom...

La culture tribale, que trimbale,
touche terre, dans le roulis et le bruit,
le choc, les corps obscurs, enchaînés en quinconce, dans la nuit,
la coque contre le roc, le choc la haine et le rôle.
Ca flotte. Drôle de rock'n'roll.

Le blues naît dans le chaos, pour donner une cosmogonie simple et précise, un ordre musical, qui est un langage international.

Le rythme des cultures mélangées des déracinés, dans la caisse de résonance de la cale,
les fers, cognant sur la coque du navire, transportant, saccadé, décalé, créant, en un mouvement houleux, atlantique, notre musique rythmique, électronique, mondiale, noire, croche, blanche, accords et souffrance des corps, comme herse, horse,
commence, romance, par le commerce
triangulaire.
Au sein duquel perce un nouveau né, abreuvé d'un mélange de Nations africaines, esclaves et reines, l'Universel dans ces prisons flottantes de Babel, où l'on attachait un guérisseur avec le tueur de son frère...

Qui sait quels remèdes ils avaient?

Cela donna le blues, et ces noirs du Royaume Uni et de son Empire, qui, d'une petite île caraïbe, la Jamaïque, firent le premier producteur de disques mondial, après les anglophones dominants, que sont les Américains.

Avec, pour unique bagage musical original, celui transporté dans la cale,
corporel, environnement instrumental, et chant, imposant la cadence du travail.
De la balle,
..de coton à la canne à rhum, à balle de sexe and drogue and rock'n'roll,
Bambaata, lion de Judah, du Bronx, était déjà là, en gestation, dans le ventre, du monstre flottant, des Blancs, et de leur coton, ou caillou blanc, qui pique les flancs jusqu'au sang,
et maudit en tragédie, un fils pour une goutte dans son sang d'ancre... on en fit par ce que Jah sauve, par le récit, de l'encre.
Pour seule lecture, dont il firent leur, l'histoire originelle, des enfants d'Israël de Pharaon des gospels et de Babylone,
Jah est le nom de Dieu, dans nos livres.

A côté, de leurs arrogants voisins, envahissants naïfs blancs, qui, je l'ai entendu, se demandent, souvent, sans honte, si "they do speak OUR language in England?" le plus souvent ils disent le vieux continent, ignorant l'insularité.


Ils le parlent, le chantent, et le lisent, mieux que le seul chef d'Etat de la planète, à ne s'adresser qu'en anglais à tous, y compris au président français.

Contrairement aux Russes, et aux autres qui utilisent "la langue" (même s'ils ne la parlent pas), diplomates, et pour ce cas, diplomatique.


LANGUAGE IS POWER!


CQFD,
par ceux dont les frères cocgneys (et coke-niais) ainsi que créoles-pays sont souvent (vus comme et vraiment aussi) des illettrés.
Dans ce domaine on a le premier président de la première puissance (seule) mondiale, incapable de lire une page...voir vidéo sur le net, où la cour somme Trump de lire un paragraphe et de dire de quoi ça parle, après avoir esquivé 20 minutes, il s'en montre incapable! Ce gars pense les noirs inférieurs et le changement climatique inexistant, mais possède le bouton nucléaire, et le complexe de virilité mal placé, demandé, pour l'utiliser! Ca fait flipper, plus si hard-core que ça nos voyous des ghettos jamaïcains de Londres...

Merci,
(Au départ j'écoutais Fredo en fumant un "joko" marrant ce mot! Et voilà...)

Catégorie : Expérimental - 23 décembre 2019 à  18:33

#sexe #rock'n'roll #prose #musique noire #Jamaïque #Histoire



Commentaires
#1 Posté par : Tropisme 10 février 2020 à  20:20
bel hommage à la langue anglaise et aux langue en général
encore un très beau texte super

Posté par : Tropisme | 10 février 2020 à  20:20

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