loin des yeux, loins du coeur ? trouver une issue. / Les Blogs de PsychoACTIF
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loin des yeux, loins du coeur ? trouver une issue. 



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je marche sous les porches. dans une ville inconnue, encombrée d'histoire.

le ciel est gris et pleure des grosses gouttes. malgré les harcèlements des vendeurs au coin des rues, je ne veux pas de umbrella. en quête d'autre chose qui pourrait me protéger des larmes des nuages et de mon visage.

mon regard insiste dans les recoins les plus sombres où s'abritent zonards et teufeurs percés, au son percutant de ghettos-blasters Bluetooth. Les graffs sur les murs assombris par les moisissures des siècles défilent sous mes yeux. Je m'attarde à déchiffrer des affiches décollées par le temps et les désaccords politiques.

dans l'air humide et froid, plane l'incertitude des rencontres possibles et de mes hésitations.

qu'est-ce que je veux ? qu'est-ce que je recherche ?

je suis partie la valise (enfin, le sac à dos) légère, ma tête alourdie d'une envie que je n'arrive pas à abandonner. encore enveloppée par une petite douceur chaude sur le train, je n'ai plus de boulette à gober pour le reste de la route. benzo planante sur les ailes d'un avion, juste ce qu'il faut pour ne pas sursauter à chaque appel des hôtesses de l'air, maquillées en low-cost comme les sièges inconfortables d'une compagnie qui vend le rêve des kilomètres à porté de portefeuille (vide).

peu importe le continent, j'ai l'impression que l'alcool est bien la porte de sortie de la lucidité la plus facile à trouver. j'ai commencé à boire des bières dans la poussière rouge d'Asie il y a quelques années, je me retrouve maintenant sur un banc en bois avec une bouteille d'une pinte à la main. J'aurais préféré du vin, mais la gentrification m'en a privé. Hors de ma porté ces terrasses, trop chères pour moi et ces habitants d'antan désormais virés en périphérie. Je bois du jus d'houblon fermenté et j'attends.

J'ai rendez-vous.
Je ne connais que la voix de celle qui n'arrive pas.

J'entame encore une bouteille, le bouchon résonne sur le marbre du sol. Je sonde de l’œil un cocon urbain éventuel, avec aucune envie de passer la nuit sous les embruns. Mais, comme dans toutes les belles histoires, elle finit par m'appeler, me confier adresse et interphone, je rentre au chaud.

Sur la table de la cuisine, on boit, enfin, des verres de rouge. Je sens l'ivresse légère d'être arrivée à bon port.

mais ça ne durera pas.
le lendemain, je marche encore. il pleut toujours.

qu'est-ce que je veux ? qu'est-ce que je recherche ?

je ne m'avoue pas mon envie. je n'ose pas franchir le pas. je me vois commencer une conversation improbable dans une autre langue, demander un plan quelconque. mais pas si quelconque, je l'aurais fait pour du shit, je ne me décide pas pour de la came. je ne connais pas les prix, j'ignore la qualité dans ce pays sur la route du trafic, j'en sais rien des habitudes locales. je regarde sous les porches. j’espère presque que, comme dans les contes prohibitionnistes, quelqu'un me force pour en acheter, qu'on fasse un guet-apens pour m'en donner. ça n'arrive pas dans la vraie vie, pas là que je l'attend en tout cas. mais je ne fais rien pour. un pied après l'autre, j'avance, je trace. je ne me décide pas. je stagne dans l'hésitation. je m'étais dit qu'une pause s'imposait, pour pouvoir garder ce rapport insouciant que j'entretiens depuis des années avec cette substance. et que cette ballade en serait l'heureuse occasion. j'ai décidé, malgré tout .

je rentre, je reverse mon besoin d’altération de dopamine dans un gâteaux au chocolat pour mes hôtes.

un autre jour encore. je finis mes petits cachets de codé. je sens quelques symptômes me gêner (rien de grave, rien que je n'ai pas déjà vécu, mais toujours mieux quand ça s'arrête). je vois une croix verte briller au dessous d'une pharmacie et "illumination" ! Blouse blanche et dealer, ce n'est pas la même profession, mais les deux brassent des molécules qui peuvent me soulager. Alors, je glane frénétiquement des renseignements.

Non, aucune illusion, je le savais d'avance qu'il n'y a pas d'opiacés en vente libre. Mais je découvre qu'on peut trouver du dxm sous forme de dragées.

Ça tombe bien, je n'ai jamais essayé. L'idée de gober des comprimés colorées me suffit pour ne pas suivre le conseil d'un pote improvisé qui dit que, dans les chiottes du parc, on peut faire pipi et trouver de l’héroïne. Je n'ai pas envie de pisser de toute façon.

Ça me rappelle le bon vieux temps, de demander un remède contre la toux au comptoir. Naturellement, le générique n'est pas disponible, je réussis à avoir une boîte de pastilles aux miel avec une dizaine de milligrammes de dxm. Je les regardes, elles ont l'air énormes et impossibles à avaler. Je retente ma chance dans une autre pharmacie. Je vais finir par en avoir plus cher qu'un gramme de meuh, peu importe (enfin, comme j'ignore le prix ici...). Là encore, une jeune jolie pharmacienne aux lunettes de tortue me donne des grosses pastilles balsamiques aux huiles essentielles et au dxm. Selon elle, je peux les gober, même si elle ne sont pas prévues à l'effet, histoire de soulager la gorge. On dirait des bonbons pour l'angine. Ça en est, mais joliment agrémentés. Je n'insiste pas auprès d'une troisième pharmacie, je me décide à faire les calcules et m'immerger dans la découverte. D'autant plus que je ne recherche pas une expérience dissociative de ouf, je veux juste m'évader doucement de ma tête, avec une sensation la plus proche possible des opis. Pour une fois je sais qu'est ce que je veux.

Pays étranger, ville à découvrir, j'ai rencontré des nouveaux potes qui m'hébergent. Elles sont plutôt du genre MD en soirée (pourquoi pas une trace de C) et "j'ai arrêté les joins il y a bien longtemps". On carbure à la vie le reste du temps.
J'ai un petit lit d'appoint pour moi dans une chambre que je partage, pas d’espaces réservés où pouvoir éventuellement me réfugier (chaque fois que je bouge le lit grince et j'ai peur de réveiller la pote). L'appart est clean, malgré le chien en mauvais état, j'essaye constamment de ne pas faire de dégâts.
J'ai un avion à prendre le lendemain.
Pas de sitter en vue, juste moi et, en plus, faut que j'assure la discute...

Peut-être la rdr conseillerait d'éviter toute expérimentation dans des telles conditions, mais ça fait longtemps que je suis prête à courir des (petits) risques pour savourer quelques gouttes de plaisir en plus. Je me sens rassurée malgré tout  et ça me suffit. Et puis j'ai tellement envie d'arrêter de voir le ciel en gris...Grâce au wiki, je vise à un plateau 1. J'ai la prétention de pouvoir le gérer tranquillement dans cette situation.

Effet léger. Présence d’une stimulation et d’une euphorie. Sensation d’être légèrement ivre ou défoncé. Les couleurs et les sons peuvent sembler différents (plus riches, plus profonds) Pas d'hallucinations. Légère altération motrice. Les effets sont comparables au mélange alcool/cannabis tout en ayant un "petit plus" indescriptible qui rend le DXM si particulier.

La description correspond parfaitement aux effets que je souhaite...si, par bonus, la biochimie opiacé de la molécule pourrait faire cesser le peu de chiasse et le nez qui coule serait vraiment parfait.

Calculette à la main, je m'assois sur un muret à la lisière d'un petit parc urbain. Ce qui reste d'un bâtiment de briques anciennes est grillagé, des chiens et leurs maîtres tournent autour du monument en déposant des souvenirs chauds. La légèreté de la pluie a laissé place à une humidité ambiante, percée par cette lumière métallique qui resplendit au printemps.

La ruelle est étroite, les promeneurs --  laisse à la main -- me regardent bizarrement quand je sors de mon sac toutes les courses pour mettre la main sur la boîte de pastilles restée coincée au fin fond de la poche. J'avais déjà lu le "mode d'emploi" du premier médoc (je me fais plaisir dans cette lecture instructive qui est  la notice des médicaments) au bar, en buvant un café avec alcool (au passage, servie par une patronne ivre), je néglige donc de jeter un coup d’œil au deuxième. Je regarde juste les excipients, pour m'assurer qu'il n'y a pas de bizarreries dangereuses.

Pas de test allergique, j'avais déjà pris du dxm en thérapeutique, je n'ai pas le temps et la patience d'attendre. Encore une fois, c'est pas bien, mais c'est la vie. Compromis constant entre le mieux et le faire.

Selon mes calcules, il me faut quand même une bonne quantité de gommes aromatisées. J'essaye de les caler toutes dans ma bouche. Il n'y a plus beaucoup d'espace, mes dents sont engloutis par ces pastilles qu'y restent collées. J'essaye de mâchouiller plus vite, mais les bouts de pastilles se collent entre elles en donnant un boule de plus en plus dure et gluante. Je prends le mal en patience, en essayant de saliver pour qu'elles fondent plus vite. Ils m'en restent encore trois à consommer pour atteindre la dose recherchée. Je me sers dans l'autre boîte. Les bonbons durs, c'est encore pire. Trop géants pour les avaler, trop durs pour les mâcher. Je ne vois quoi faire d'autre que les laisser fondre doucement, en gobant dès que possible. Je découvrirais pendant la nuit que cet exercice m'a cramé les muqueuses de la bouche...

Je me rends compte maintenant que ça fait un sacrée bout de temps que je n'avais pas essayé de nouvelle molécule. Mis à part le kratom, la surprise des premières fois ne fait plus partie de mes consos depuis belle lurette. Il reste toujours la surprise de chaque prise, mais je redécouvre là le plongeon de l'attente de l'inconnu. Toutefois, comme dirait un chanteur espagnol, "je n'ai plus le visage de mon premier hashish", le temps n'est pas passé pour rien et aucune peur ne m'affecte.

Je rentre à l'appart, je partage une bière (pas bien, hein, le mélange ; sur le moment je m'en fous). Je commence à préparer à manger. Je commence à peine à sentir le flux de mes paroles augmenter, ça prend une sorte d'écho particulière. Je me sens contente, je fais des blagues en n'arrêtant pas de bouger. Je n'arrive pas à maîtriser parfaitement mes gestes. Un oignon rebondit sur le sol, alors que le couteau m'échappe des mains. Enfin le froid s'en va des os, les gris luisant se transforme petit à petit en éclat de couleurs qui brillent. Les gaz est bleu, les briquet a une flamme éclatante, la nappe brille. Les phares des voitures et les feux en bas se réfléchissent sur le goudron. J'enlève mon pull, je sens mon visage se chauffer agréablement.

J'ai un rdv téléphonique. Un ami dont la voix me surprends, c'est inhabituel de l'écouter. Je n'arrive pas trop à me concentrer. Il s'en aperçoit. Il met ça sur le compte de mon attention pour la bouffe. Entre temps, il y a une pote qui débarque, je me sens joyeusement débordée en l'accueillant tout étant au téléphone et tout en surveillant la gamelle sur le feux.

Le coup de fil se termine. C'est maintenant que je m'aperçois d'être quand même défoncée, d'être délicieusement à l'ouest. Je scotche sur les trucs, mais je maîtrise quand même. Je me demande si  les autres captent mon état. Ça n'a pas une grande importance finalement. La douceur des effets me convient parfaitement. L'appétit ne disparaît pas, je mange mon assiette tout en discutant sur des sujets divers. Je me souviens des carottes oranges qui flottent dans le bol, un halo de lumière redessine le contours des choses.

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On me propose de regarder un film au lit. Je me perds dans le salon vide pendant que la pote choisit quoi regarder sous les couvertures. J'ai l'impression que le temps se dilate légèrement. Je n'ai pas du tout envie de la rejoindre, je traîne en fumant l’énième clope en faisant des tours autour de la table. J'ai l'impression que les quelques effets commencent à se dissiper. Je suce encore quelques bonbons supplémentaires (ça je l'avais oublié, je m'en rend compte le lendemain, en comptant les cachets).

On commence à regarder le film, dans lequel je me plonge jusqu'à que mon téléphone sonne pour que j'aille ouvrir la porte. Je saute comme un ressort du lit, j'embrasse les potes éméchés qui rentrent une bière à la main. On se dit au revoir, je pars demain.

L'histoire sur l'écran continue. Elle se termine et la pote veut se dormir pour se préparer à la journée de travail qui va suivre. Je fume encore une clope à la fenêtre, frénétique. Je me décide aussi à aller me coucher, je dois rentrer le jours suivant.

Sur le matelas, je n'arrive pas à trouver une position pour dormir. Les leds bleu du chauffage en panne ne cessent de colorer la pièce avec un clignotement azur. J'envoie des textos, les notifications, également bleutées, scintillent dans la pièce. L'horloge tourne. Heure après heure, je ne trouve pas le sommeil. J'essaye mes solutions habituelles pour m'endormir, inefficaces cette fois-ci.

Je vois l'avion partir sans moi, trop fatiguée pour me lever après ne pas avoir dormi.

J'avais sous-estimé ce que "stimulant" voulait dire.

Quatre heures. Quatre heures et quart. Et demie. Cinq heures. Et dix, et demie. Six heures.

Toujours réveillée. Je ne me sens plus défoncée.
Juste vidée, fatiguée, énervée de ne pas réussir à dormir.

Je sens une petite angoisse qui frappe aux portes de mon crâne.
Je lutte pour ne pas la faire entrer.

Je n'aurais pas oublié d'écraser ma clope avant de la jeter à la poubelle ?
L'incendie ne va pas tarder à se déclarer, c'est sûr.

Le plus silencieusement possible, en ayant l'impression de faire autant de bruit qu'un camion poubelle, j'arrive à mettre la main sur un petit benzo, comme on m'a conseillé par texto.

J'avale sans eau. Je sens la forme du cachet dans la gorge. C'est tout petit heureusement.

Six heures et demie. J'entrevois le ciel s'éclaircir derrière les rideaux métalliques.
Je ne dors pas encore.

Puis, le cachet fait effet, les angoisses naissantes disparaissent et enfin je tombe endormie.

La route du retour se fait dans une bulle agréable, malgré le manque de sommeil. Je réitère un autre prazépam avant le vol, j'atterris à nouveau dans la pluie. J'enchaîne le bus et le train en somnolant doucement. Rarement le retour a coulé si facilement.

On m'attend à la gare d'arrivée, dans la rouille et le cambouis habituels.

C'est tout doux, d'une tendresse passionnée et violente, enveloppante et libre.

On se regarde.

Qu'est-ce qu'on veut ? qu'est-ce qu'on recherche ?

je finis défoncée par l'ocytocine et les endorphines, bercée par la morphine et la codéine.
Je dors paisiblement et je me réveille sous le même ciel que toujours.

Est-ce que je suis bien partie ou bien j'ai rêvé de rester quinze jours sans came ?


Les photos ne sont pas de moi.
La première est de Adriano1281 (https://www.flickr.com/photos/adriano1281/) et la deuxième s'appelle "Strange Totem" de Deviantglow (https://www.deviantart.com/deviantglow/ … 05123928).

Le copyright indiqué ne paraît pas empêcher de les linker, si toutefois cela pose problème, contactez moi pour que je les enlève

Catégorie : Road trip - 15 avril 2019 à  20:18

#antitussif #héroïne #dextrométhorphane #rue

Reputation de ce commentaire
 
Oui tu m as transporté e et puis je suis retombé e avec toi. Boots
 
Soufflé... comme le premier de tes billets... thanks
 
Quelle ambiance ! Merci / Drim



Commentaires
#1 Posté par : cependant 20 avril 2019 à  13:11
Merci à vous tous pour vos champignons..!

Après je voulais juste rajouter une considération pour moi.

C'est complètement hypocrite de se féliciter d'avoir passé plusieurs semaines sans prendre de came, alors qu'on touche à tout ce qui passe sous les yeux ayant un minimum de potentiel opiacé : du dxm à l'opium, du  jus de pavot au kratom, de la codéine au skenan.

Ça mérite réflexion smile

Posté par : cependant | 20 avril 2019 à  13:11

 
#2 Posté par : Bootspoppers 20 avril 2019 à  14:14

cependant a écrit

Merci à vous tous pour vos champignons..!

Après je voulais juste rajouter une considération pour moi.

C'est complètement hypocrite de se féliciter d'avoir passé plusieurs semaines sans prendre de came, alors qu'on touche à tout ce qui passe sous les yeux ayant un minimum de potentiel opiacé : du dxm à l'opium, du  jus de pavot au kratom, de la codéine au skenan.

Ça mérite réflexion smile

Je suis un peu égaré e, entre ton rêve et ta réalité, où se trouve ma vérité?

"Where is the way to the next whisky bar ? Etc"


Posté par : Bootspoppers | 20 avril 2019 à  14:14

 
#3 Posté par : cependant Hier à  19:36

Bootspoppers a écrit

Je suis un peu égaré e, entre ton rêve et ta réalité, où se trouve ma vérité?

Je partage l'égarement, du coup je ne suis vraiment pas en mesure de t'illuminer sur ta vérité, déjà que j'ai du mal à trouver la mienne.

Et je ne trouve pas forcement la route for the next whisky bar, ni celle pour pour the little girl dont le fantasme me poursuit...je ne pense pas que c'est à quelqu'un d'autre de me la montrer, mais bien à moi de la découvrir...

entre-temps, j'ai froid, je baille et mes muscles me tiraillent. mais, d'une façon ou d'une autre, ça va partir avec la pluie du printemps.


Posté par : cependant | Hier à  19:36

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