Ca fait un moment que je n'ai pas publié, parce qu'en ce moment mon humeur est tellement changeante que le temps que je fasse un dessin, ça peut bouger et faire moins sens.
Alors je me suis dit que j'allais en publier 2, pour les 2 états entre lesquels je navigue à vue ces jours-ci.
Mon dieu que c'est difficile à vivre cette instabilité!
Ma phase de moins bien a duré quasi un mois. Un mois d'ennui, sans envie. Ca a été long, très long. Mais j'ai réussi à lui donner un sens à cette phase, c'était le contre-coup logique de mes chouettes vacances, et de mes excès qui les ont précédées.
La chute brutale de la
dopamine.
Bon.
Et puis un matin j'ai ouvert les yeux et c'était fini.
Retour de l'énergie et de l'envie. Le cerveau qui redémarre, les idées qui fusent. La pêche au boulot, des interventions face public qui se passent hyper bien, la confiance qui revient, moins besoin de dormir ou de manger...
Ca m'a fait énormément de bien de re-goûter à ça. Je revis dans ces cas-là.
C'est seulement à ce moment que j'ai pris conscience du chemin parcouru, et que je semblais bien en passe de me sortir de l'ornière dans laquelle je me trouvais en fin d'année.
Cc'est pas rien ce chemin!
Puis j'ai eu mon rendez-vous mensuel avec celui que j'appelle parfois mon dealer légal, aka mon psychiatre.
Et je lui ai dit ma fatigue d'encaisser et de compenser mes variations d'humeur. C'est épuisant. Et on a décidé d'induire la lamotrigine comme on en avait déjà parlé. A toute petite dose au départ, parce qu'il y a un risque de réaction cutanée grave.
Il m'a dit qu'il fallait que j'apprenne à me récompenser autrement qu'avec des produits.
Je l'ai traduit par "je manque d'espaces de ressourcements".
Ca fait un peu partie de mes recherches du moment de toutes façons, varier mes sources de plaisir.
Je me tâte pour reprendre le sport, et j'ai pris rendez-vous avec des amis que je n'ai pas vus depuis un moment. Ca avance tout doucement.
J'étais tellement bien en sortant que j'ai passé le cap, et que j'ai décidé d'arrêter de fumer. Ca fait une grosse semaine.
Et depuis? Ben c'est fort instable. A certains moments je sens cette énergie qui n'est pas loin, je la touche presque du doigt, et à d'autres le sombre reprend le dessus; je suis complètement fatiguée, voire abattue. La semaine dernière j'ai eu plutôt des bons feelings, et là, depuis dimanche, c'est à nouveau hyper difficile.
Et c'est dur de savoir à quoi c'est dû. Est-ce que c'est juste mon humeur qui est à nouveau instable? Est-ce que c'est l'induction de la lamotrigine qui perturbe mon système? Est- ce que c'est l'arrêt du
tabac qui me pèse? J'ai l'impression d'être toute chamboulée, sans dessus-dessous. Mes fondations tremblent!
Alors je serre les dents et j'essaie de continuer à avancer. Assurer le minimum syndical, et garder confiance dans le fait que ça passera, et que le moral reviendra. Je m'accroche à ma ptite perspective de passer une bonne soirée avec mes potes dans 2 jours. Ce sera toujours ça de pris!
Marnowi
