Perception de l'impact des drogues, consommation raisonnée / PsychoACTIF

Perception de l'impact des drogues, consommation raisonnée

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Myrmidon 
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Salut,

Je ressens le besoin d'initier une conversation pour essayer d'y voir plus clair quant à ma situation actuelle, et car des questions qui en intéresseront peut-être d'autres que moi se sont posées.

J'ai récemment changé mes habitudes de consommation qui à mon sens me nuisaient, m'empêchaient de me concentrer pleinement sur ce qui m'intéresse, et qui avaient peut-être un impact sur mes capacités cognitives et psychologiques.

Cependant la frustration est présente, l'idée de sortir toute consommation de ma vie et de devenir abstinent peu séduisante.

Je cherche donc à un atteindre un certain équilibre qui se trouverait pour moi en deçà d'un seuil de dangerosité et qui serait une consommation anodine, n'ayant aucun impact sur le long terme, ou autrement dit dans laquelle je suis sûr de ne pas m'abîmer la santé (comprise ici comme une sorte d'intégrité de sa santé physique, psychologique, mais aussi de son intelligence ) une consommation sans risque.

Cet équilibre existe-t-il vraiment, ou est-ce une chimère ?
Est-ce que l'on peut le connaître ? Affirmer à un moment "ta consommation n'est pas dangereuse" ?

Je pense notamment à l'alcool pour lequel il existe des recommandations sur les doses à ne pas dépasser pour une consommation "sûre". Comment faut-il comprendre cette recommandation ? Parti pris pragmatique adapté aux habitudes culturelles, ou consommation vraiment anodine ?

Est-on capable de donner une telle recommandation pour une autre drogue, disons le cannabis ?

Voilà si avez réponses à mes questions, ou de quoi apportez de l'eau à mon moulin, n'hésitez pas.

Dernière modification par Myrmidon (02 septembre 2022 à  00:52)

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Fractalisée 
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Salut Myrmidon,

Ton message fait écho avec des interrogations similaires dans ma vie actuelle. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de réponse évidente et que ça dépend de ta consommation initiale, de ce que tu y trouvais, de comment elle t'affecte et de tes objectifs personnels. C'était quoi ton rythme de consommation avant tes changements ?

Je vais te décrire un peu ma situation et mon approche. Je ne me suis jamais sentie dans l'abus, et ce qui motive ma volonté de changement, c'est que ce qui m'a apporté avant m'apporte moins maintenant. Il y a des choses en lien avec mes projets personnels et l'approche de la trentaine qui jouent sur cette décision. Je sens que continuer au même rythme va finir par être nocif pour moi et je trouve important d'agir ni dans l'urgence, ni dans la nécessité, mais de manière rationnelle dans une approche utilitariste de mon bonheur, en un sens. C'est mon approche des drogues en général, leur prise doit améliorer ma vie lorsque je suis sobre aussi.

Pour faire court, depuis début 2020, j'ai joyeusement exploré ma conscience. Des psychédéliques surtout, un peu de stimulants, un peu de dissociatifs, toujours raisonnable. J'ai commencé à fumer de la weed à mes 22 ans, mais c'est en 2020 que la consommation a augmenté (perso, j'en suis à une moyenne de 3 joints par semaine, que le week end, avec des pics plus prononcés les lendemain de trip, qui se font de plus en plus rares). J'ai toujours su que je ne continuerai pas à explorer autant à mesure que je prendrai de l'âge et des responsabilités, mais le besoin d'exploration se réduit encore plus vite que ce que j'aurais pensé. Notamment parce que les psychédéliques ont eu et ont encore des vertus thérapeutiques fantastiques pour moi, qu'ils m'ont poussée à la transformation et que ces deux dernières années ont été riches en développement personnelles et en changements. Maintenant, j'en récolte les fruits, et j'entame un virage professionnel non négligeable. Et j'ai besoin de toutes mes forces pour ça.

La drogue que je trouve la plus piégeuse pour moi, c'est la weed. Parce qu'elle punit peu, parce qu'elle est facile, parce qu'elle est fantastique dans sa polyvalence, parce qu'elle se combine brillamment avec tout, parce qu'utilisée raisonnablement, elle peut t'offrir des soirées géniales pour un coût de santé vraiment moindre. Elle ne te fait pas assez de mal pour te forcer à reconsidérer ton utilisation.

Mais voilà, maintenant, je sens que trois soirs de weed par semaine, c'est trop. Dans la flemme du matin des fois. Avant, je m'en foutais d'être un peu flemme un lundi matin parce que j'allais à un job que je n'aimais pas. Maintenant, c'est mes projets et il n'y a que moi pour me mettre un cadre. Je dois tout mettre de mon côté pour y arriver parce que c'est loin d'être facile.

Mon plan, c'est un arrêt complet d'un mois pour casser les habitudes qui se sont installées. Réinitialiser un peu mes circuits neuronaux. Arrêter n'est pas difficile en soit parce que je n'ai jamais été quotidienne. Pour ma part, je suis sûre qu'il est possible de consommer occasionnellement sans grand risque pour la santé. C'est possible pour l'alcool qui est fondamentalement plus toxique. Mon but n'est pas l'abstinence, c'est de donner à la weed la place que les autres substances ont dans ma vie : un plaisir, un événement, quelque chose qui ne soit pas rituel.

Ensuite, l'idée serait donc de passer à un soir toutes les 1 à 2 semaines. Ne plus faire vendredi soir, samedi soir, Dimanche soir. Ça vient d'une observation simple : le joint du vendredi soir est fantastique, le samedi matin je me sens bien et le plaisir décroît graduellement sur le week end avec des performances matinales décrues aussi.

Voilà mon approche, qui est motivée par un rapport assez empirique à mon bien être et au plaisir retiré par la consommation. Au plaisir d'en discuter davantage !

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Myrmidon 
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Salut Fractalisée,

Merci d'avoir partagé tes réflexions et ton approche. Je me retrouve dans une partie de ce que tu décris dans ta contribution, à savoir que je suis moi aussi motivé par des considérations d'ordre professionnel pour opérer ce changement : la nécessité de me gérer moi-même, et le besoin de mettre toutes les chances de mon côté en vue d'atteindre des objectifs qui sont encore loins et qui demandent beaucoup d'investissement.

Mais ce besoin ressenti de changer mes habitudes pour tenter de réussir à faire ce que je veux s'inscrit dans un état de remise en questions et dans un désir d'épanouissement bien plus large. Résumer mes difficultés à mes consommations serait bien trop simple et réducteur, elles-mêmes s'inscrivent dans des mécanismes et des schémas de pensées qui sont aussi les reponses à une dépression, à des difficultés socio-affectives, à des échecs et à des deuils passés.

Le changement que j'essaie d'opérer dans ma vie est global et ma relation à la drogue n'en est qu'un aspect (certes important du point de vue de mon histoire et de mon ressenti). M'accomplir dans ce que je fais est primordial, c'est une question de survie : j'ai besoin de mon sentir avoir de la valeur, de poursuivre mes rêves et mes attentes, et de sans doute satisfaire mon orgueil blessé par les difficultés de la vie. Mes consommations m'apparaissaient depuis quelques temps comme un frein, en tout cas en l'état, mais sont en même temps quelque chose de très ancré en moi, une source de plaisir et parfois une bouffée d'air.

Il se trouve que pour ma part j'étais jusqu'à présent clairement dans l'abus, notamment avec le cannabis : j'ai commencé à en consommer à 16 ans, c'est vite devenu quotidien, souvent du matin au soir, et cela depuis grosso modo presque 10 ans. J'ai aussi consommé du tramadol, plutôt comme un "stimulant moral", parfois en espaçant les prises, d'autres fois jusqu'à ressentir des symptômes ( sans doute légers) de sevrage. Quelques autres expériences, quelques prises de risques inconsidérés. Un peu, vraiment un peu de psychés, qui m'ont aussi pas mal fait réfléchir.

C'est aussi une consommation plaisir que je vise, notamment avec le canna, peut-être bienfaisante car me permettant de relâcher la pression et de désinhiber ma pensée à l'occasion. Un équilibre me permettant de faire quelque chose qui m'apporte du plaisir sans ressentir la culpabilité de savoir que peut-être je nuis à mon bien-être ou que je me mets des bâtons dans les roues dans la poursuite de mes objectifs et dans ma tentative de devenir meilleur, plus performant.

Voilà un peu où j'en suis, en ce moment je consomme de temps en temps mais j'aimerais pouvoir me fixer des limites pas trop arbitraires, qui m'assurent que ce que je consomme ne me nuit pas, et qui me permettent ainsi de m'accorder sereinement ces moments de lâcher-prise.
Encore merci pour ta contribution, et au plaisir de même de continuer à échanger.

Dernière modification par Myrmidon (03 septembre 2022 à  09:29)

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Fractalisée 
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Inscrit le 26 Jan 2021
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Salut !

Ah oui je peux imaginer qu'après une consommation quotidienne prolongée, le changement doit être encore plus difficile, surtout si ç'a joué un rôle de béquilles pendant un temps. C'est déjà un sacrée pas si t'as réussi à ralentir ta consommation. En terme de santé, c'est le plus judicieux à mon sens, les études sur le cannabis tendent à montrer qu'une consommation quotidienne, surtout sur toute la journée, a tout de même des effets assez négatifs sur le cerveau. Le bon côté des choses c'est que ça semble réversible.

Je pense quand même que c'est important de garder de la bienveillance à notre égard, surtout dans de grosses périodes de changement. Être dans un rapport un peu bénéfice-risque de notre consommation. Parfois, vouloir tout changer d'un coup, ça peut être un peu submergeant et on finit par rien changer du tout parce qu'on a finit par échouer. Vaut mieux y aller pas à pas.

Trouver une consommation qui te nuise moins, c'est déjà un grand pas en avant. Une qui ne nous nuise pas du tout, honnêtement, c'est difficile. Au final il y a quand même une grande dimension subjective à la problématique parce que ça dépend de ce que tu y trouves et de ce que tu y perds. Et il n'y a pas encore assez d'étude pour pouvoir objectivement répondre à la question. Même le jour où il y en aura, il restera une grande variabilité individuelle je pense. La plupart des médicaments ont des effets négatifs sur le corps mais on les prescrit parce que le bénéfice supplante le négatif. Si dans une consommation occasionnelle, tu y gagnes une bouffée d'air qui te permet de tenir la pression de la période à venir, ça en vaut la peine (ce que tu as d'ailleurs l'air de dire en fait).

Dans ton cas (et dans le mien), le plus intéressant, c'est de déterminer comment ça nous nuit exactement, de réussir à le qualifier. Le mieux pour ça je pense, c'est de faire une pause assez longue pour faire baisser la tolérance et retrouver une sensibilité aux effets et aux effets secondaires. Comme ça, quand tu reprends, tu peux réellement percevoir la différence et trouver quelque chose qui te convienne.

Typiquement, je me suis régulée par l'expérience au cours des années: en vacances, j'avais fumé 7 jours d'affilé et ça m'avait franchement mise pas bien, moins connectée à moi même et au monde, etc. Aux vacances d'apres, j'ai réalisé que 4 jours d'affilé, le 4 ème jour était sans intérêt pour moi et amenait beaucoup du négatif pour peu de positif . Donc je suis restée à max 3 après ça. J'ai aussi vu de grandes différence entre 1 joint ou 2 sur une même journée, et comment je me sens le lendemain. La seule question qui me reste, c'est : est ce qu'il y a des effets délétères que je ne sens pas parce que mes prises restent trop rapprochées ? D'où la pause d'un mois.

Après je connais des gens qui se sentent ultra anxieux pendant des jours après un seul joint. Comme quoi, ça va beaucoup dépendre de la personne.

Après en terme de santé physique pur,  là on a quelques réponses : par exemple supprimer le tabac de tes joints si tu en fumes. Perso je fais ça (remplacé par des feuilles de framboisier, je trouve ça dans un headshop) et ça change  beaucoup le rapport au joint, l'effet est plus doux et plus propre, le geste moins compulsif, tu retires une grande partie du pouvoir addictif du joint.
L'autre solution, c'est la vaporisation. Là tu économises vraiment tes poumons, c'est idéal.

Ah et aussi, pour la santé mentale, si tu as accès à des produits dignes de confiance, privilégier des weed avec un ratio cbd thc équilibré, le cbd semble grandement réduire certains effets négatifs du thc.

Voilà, je suis désolée de pas pouvoir t'apporter de réponses plus objectives. Mais je pense que c'est possible de trouver un équilibre par soi même, dans une démarche empirique. Ça, ça suppose aussi de tenir un 'journal', pouvoir suivre les changements et les progrès. À vrai dire, je conseillerais même d'écrire une page par jour tout cours, ça aide au delà de la drogue haha. Tu peux trouver ce qui marche pour toi, ce qui t'affecte en bien, en mal, c'est idéal.

Plein de courage pour réaliser tes objectifs en tous cas !! Je trouve qu'un besoin d'accomplissement, c'est un moteur très fort. C'est aussi le mien, je sens que si je n'essaie même pas, je vais finir en dépression sévère à 40 ans.

Dernière modification par Fractalisée (04 septembre 2022 à  11:11)

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Myrmidon 
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Salut à Fractalisée et à la personne qui m'a envoyé un mp : malheureusement je ne peux pas répondre, je n'ai pas encore assez participé au forum. Je t'invite à venir en discuter ici.

Pour répondre à ta question : non j'ai pas trouvé de solution, j'essaie juste de tendre vers le mieux et de pas me laisser bouffer par la culpabilité : je viens de sérieusement (en tout cas de mon point de vue, par rapport à mes anciennes habitudes et à mes objectifs) craquer.

Ce qui me tient à cœur c'est que ça ne m'handicape pas pour mes études. Mais entre le mal-être, le soulagement que peuvent parfois apporter les consommation, mais en même temps leur impact négatif sur les performances et la culpabilité de se desservir qui elle aussi nuit sérieusement en elle-même aux performances, difficile de trouver un équilibre.

Je suis toujours en recherche. Je regrette de pas avoir de moyen de fixer les limites d'une consommation purement anodine. Je suppose que c'est au ressenti que ça se fera. Le chemin est long. C'est dur d'avoir la sensation de se niques le cerveau quand tout ce qu'on veut c'est réussir ses études.

Merci Fractalisée, encore une fois je me retrouve beaucoup dans ton message (désolé de ne pas avoir pris le temps de répondre avant). Je suis déjà passé au vaporisateur depuis un bout de temps. L'impact purement physique je suis en paix avec, et plutôt dans une démarche RDR. C'est vraiment l'impact sur mon moral et ma fonction cognitive qui me stresse.

Sinon je suis aussi théoriquement en arrêt total, je pense avoir bien tenu un mois d'ailleurs. Je n'ai pas vraiment compté. A la base le but était d'arrêter pendant une période indéterminée, le tps de réapprendre à vivre sans consommation. Dans les faits je craque.

En général ces craquages ne durent pas plus de 1 ou 2 jours mais ça se traduit par un enfumage en règle, agrémenté de tramadol et de benzo.

Je suppose que même si c'est loin d'être top, c'est déjà beaucoup mieux qu'avant. J'ai pu retrouver en partie mes facultés à me concentrer et à travailler ces derniers mois, je me suis remis au sport presque quotidiennement... bref c'est sur que l'évolution est positive.

Mais j'ai la sensation que le temps presse et que chaque écart me fait du mal : chaque écart me retire des forces que potentiellement je ne pourrai pas récupérer. C'est sans doute une pure histoire de perception, peut-être que la réalité psychologique et physiologie est toute autre ( si on peut m'apporter des éléments de réponse, j'en serai très heureux).

Bref : culpabilité, désir de consommer, recherche d'équilibre, désir d'être au top de mes capacités, désir de résilience, d'effacer les éventuels méfaits d'années de consommation... voilà les mots-clés.

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VickNarobi 
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France
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Inscrit le 07 Sep 2022
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Bonjour à vous deux.
Une petite piste pour la réductions des risques avec la combustion : la vaporisation.
Remplacer le tabac par des feuilles de framboisier permets certes de se débarrasser des nombreux additifs que l'on trouve dans le tabac mais la combustion reste et c'est bien cette dernière qui noircit nos petits poumons.

Vous trouverez pas mal de discussions sur le site à propos des avantages et inconvénients de cet outil (apparement, y'a parfois un petit temps d'apprivoisement et la temporalité de la consommation change - après je n'ai jamais essayé ces outils mais beaucoup en disent du bien).

ça pourrait être une première piste intéressante.

Perso j'ai arrêter le cannabis de façon assez spontané, parce que je m'étais rendu compte que les bénéfices étaient en deça des désavantages (je restais dans un semi-paté jusqu'à 14h ce qui s'est avéré désagréable pour moi).

En tout cas, vous gagnerez toujours à vous questionner sur les dynamiques de consommations et d'usages qui vous anime.
Forces à vous

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AscendingBlow 
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Inscrit le 18 Sep 2022
10 messages
Salut a vous smile

Une chimère ? Non je ne crois pas.

Je suis consommateur de divers substance MDMA, mais surtout méthamphétamine pour ma part.

Depuis un p'tit moment j'ai une consommation quotidienne assez stricte de meth 10mg a 6h du mat et 10mg a midi, oralement avec un verre d'eau. J'ai découvert cette molécule et constater que ça me pose, calme, ça me ralenti, ça me fait tellement du bien que je peux me rendormir le matin après la prise de 6h. La MDMA j'en prends tous les trois mois habituellement mais la dernière fois que j'en ai pris c'était il y a un an et demie. Avant d'avoir une consommation metrisé, j'avais des gros problèmes avec le cannabis, l'alcool et plein d'autre truc LSD et autre joyeusetés. J'étais tellement à l'agonie il y a plus d'une décennie que quand je repensais à mon enfance et a ma situation, j'ai compris tardivement que j'étais entrain de me tuer, physiquement bien sûr mais surtout ma vie, mon chemin a moi, mes rêves, mon avenir et ma foi. C'est parti tellement loin que j'ai fais une virage a 180° et j'ai décidé de faire une fracture avec mon environnement pour me délivrer ce Bad Trip, je me suis replié sur moi même et bien sûr ça a mal fini.. hôpital psychiatrique ect. Avec le temps j'ai réussi à me dégager du pire, a reconstruire petit a petit, j'avais bien remarqué que j'avais un handicap, une incapacité à faire ma vie normalement sans drogue. Mais j'ai lutté parceque j'ai pas envie de crever la gueule ouverte comme une grosse merde. Alors j'ai me suis sevrer pas que des drogues mais du mode vie que j'entrenais. J'ai pu me reconstruire grâce à l'aah, ça m'a sauvé la vie pck l'avais vraiment plus personne pour me soutenir c'était une sale période tellement pourri que honnêtement on me proposerait mtn de la beuh sacré par Snoop Dogg en personne que je refuserai catégoriquement, ça me donne la nausée quand je vois des gens fumer. Bref avec le temps et puis récemment j'ai compris que tous mes délires de polytox ne venaient que d'un besoin de me soigner. Quand on veut se droguer, personne peut lutter indéfiniment face à ça. C'est pas un problème d'addiction mais plutôt un problème lier à la manière dont notre psychisme c'est construit pendant l'enfance. Je m'estime avoir une meta cognition atypique comme le célèbre joueur d'échecs pendant la guerre froid qui se pourrait la gueule pour penser comme une personne normal tellement sont esprit était speed. Ba moi j'utilise la meth pour être présent, fonctionnelle. Ça m'a pris du temps à comprendre que si j'étais dépressif c'était parceque j'arrivais pas à m'intégrer a la société pck j'étais trop tendu, trop stressé. On peut pas lutter contre ce genre de truc et être un yoyo dire stop et puis devenir boulimique et ce Peter le cerveau.. ma toxicomanie était un mélange d'ignorance de moi même et aussi un déni de la réalité. Mais bon j'ai eu bcp de chance pck ce qui m'a sauvé la vie c'est mon enfance, mon passe ,ma vraiment soulève, quand j'étais au fond du trou, les souvenirs mont soulève. C'est au fond du trou que j'ai réalisé que j'ai même pas pris le temps de relativiser et de constater que j'allais nul part. Ce qui me porte aujourd'hui c'est aussi mes rêves, mon avenir, j'y tiens tellement que quand je suis tente de fois ça m'arrive de vouloir prendre un peu trop de MDMA pendant une session ou de prendre 1mg de plus le matin de la meth, je visualise le pour et le contre, un mécanisme de défense contre l'addiction. Je me dis que le bénéfice est sur le long terme avec les substance et pas sur le moment, la MDMA est un outil puissant pour ce construire un avenir, ça permet bcp de chose mais par expérience, je sais que en abuser ça fait le contraire ça ne mène nul part et c'est assez expéditif comme sentence.. la confiance en soi, ce construire une individualité est vraiment primordial pour se responsabiliser et éviter le pire afin d'aller vers le meilleur. C'est vraiment important de comprendre que même quand on est à la ramasse on a toujours une forme de libre arbitre et que y tenir c'est le premier pas vers la solution. Ça fait un peu développement personnel mais c'est pas trop la direction que je veux prendre dans cette discussion, pck au fond je pense sincèrement que l'on est pas tous égaux psychiquement et que la meilleur manière de l'être c'est déjà que l'on respect notre liberté de conscience. Si on prend des drogues c'est pas forcément pck on est malade ou en souffrance mais avant tous pck nous sommes tous différents. C'est avant tous ce que je pense et que la drogue n'est pas forcément une bequille  mais une parti de soi quelque part. Je sais pas si je peux trouver rune meilleur manière de destismatiser nos rapport à la drogues.

J'espère que j'ai pu répondre à ta question, désolé c'est un peu à l'arrache, j'ai pas trop le temps la. Mais oui jpense que c'est possible d'avoir une consommation saine et responsable de substance du moment qu'on comprend que c'est des outils pour avancer dans la vie, c'est le début de se responsabiliser et d'éviter de tomber dans des déviances autodestructives.

drogue-peace

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Unposcaille 
Psycho junior
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Perso je suis passée d'une consommation excessive à une consommation que je juge raisonnée. Pour ça il a fallu que je fasse un break radical de trois mois de toutes les drogues et aussi que j'arrive à me connaître moi même (c'est toujours le cas). J'ai découvert à cette occasion que j'avais des problèmes psychiatriques que j'ignorais (j'étais déjà en dépression + anxiété généralité) comme un tdah et un trouble borderline qui expliquent beaucoup de difficultées que j'ai eu sans trouver de réponses. Mais se connaître soi même, c'est aussi connaître ses objectifs, le rythme de vie que l'on vise ainsi que de voir sa relation avec les substances et comment elles influencent notre quotidien.

Avoir une consommation raisonnée, c'est pas facile mais c'est possible. Il faut par contre avoir un système de soutien (ne serait-ce que le numéro d'un psy qu'on peut voir si y'a des soucis) car un problème dans la vie peut conduire à des rechutes. Je viens d'en faire une au décès de ma grand mère, rien de trop grave comparé à ce que je faisais et je m'en remets (de toutes façon il me reste que deux consos avant au moins trois mois de sevrage sec, c'est pas trop mal, ça va reset ma tolérance, ça fait chier quand c'est forcé mais c'est toujours ça de pris). Ça implique d'avoir la force d'être honnête avec soi même et d'avoir des raisons d'arrêter pour soi au cas où. Des choses auxquelles se raccrocher, pas que des personnes, mais aussi des hobbys ou des objectifs qui donneront des sources de plaisir et de satisfaction en dehors de la drogue.

C'est peut être la naïveté qui parle (j'ai que trois ans d'expérience en janvier) mais je pense pas que ce soit impossible. Mon but n'a jamais été un sevrage sec car j'aime les plaisirs que me procurent la drogue mais que ça reste un plaisir. Faire un sevrage de quelques mois avant de recommencer mollo ça permet de baisser les doses à prendre comme quelqu'un l'a dit, de voir les effets sur ton corps mais aussi de reprendre ou prendre l'habitude de te construire un quotidien sans la substance, ce qui te sera un allié précieux. Je sais qu'après une pause de trois mois il y a des substances que je n'ai pas eu envie de retoucher, d'autres où j'attendais que ça car j'y suis addict psychologiquement et je m'en cache pas. A toi de voir quel est ton juste milieu, ta fréquence de conso idéale, celle a partir de laquelle il faut tirer la sonnette d'alarme (c'est simple, maintenant si je sens que la substance prend le dessus je coupe un peu, c'est dur de résister quand on a les trucs chez soi du coup je les mets dans des endroits trop chiants à atteindre ou bruyants à atteindre (j'ai du retourner chez mes parents par soucis financiers, j'ai pas racheté depuis qu'ils ont commencé et c'est pour ça que je vais devoir refaire un sevrage sec, sinon j'étais à entre une conso toutes les trois semaines et une toutes les semaines avant de commencer à prendre tous les jours, la on est passé sur du une fois/semaine puis zéro bientôt) parce que je suis fainéante et un peu bordélique. (D'ailleurs y'a des benzos que j'ai caché pour me sevrer que j'ai pas retrouvé, gg moi).

Certains te diront que c'est impossible, ou quoi, je pense qu'en vérité ça dépend de chacun. Certaines personnes sont capable de se retenir et d'autres non. C'est pas juste mais c'est comme ça. Donc à toi  de voir comment ça marche pour toi, je te souhaite du succès dans ta démarche !

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(Il y a 21h)
Un plaisir à lire les conseils et le partage de SiilyCone dans [forum] Peganum Harmala Ou rue de Syrie
(Il y a 1j)

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