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Dernière modification par Plotchiplocth (Hier à 11:39)
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j'ai bloqué sur le risque de syndrome sérotoninergique... mais d'où ca sort? mais il n'y a pas que ca que j'ignorais complétement et que j'ai du mal à croire/ à comprendre...
Salut,
Merci du partage.
Certains opioïdes comme le tramadol recapturent plus fortement que d'autres la sérotonine.
C'est indiqué sur le vidal pour le tram de mémoire.
Mais je n'ai pas lu de risque de syndrome seroto, juste l'abaissement du seuil épileptique.
Après pas certain de capter ces systèmes et leur fonctionnement.
Dernière modification par Mister No (Hier à 17:30)
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Zazou2A a écrit
Un peu comme on peut halluciner en lisant les ES de n’importe quel médoc « basique » dès qu’on se penche sur la notice.
oui carrément. je peux pas imaginer que il y ait une notice moins longue pour la diaphine que pour genre l'econazole
Zazou2A a écrit
c’est une étude canadienne, je l’avais posté, on doit la retrouver dans mon historique de post, qui comparait la DAM IV et l’hydromorphone IV en TSO, attribué en double aveugle a des usagers, qui montrait qu’une grande majorité se trompait sur le traitement qu’ils pensaient avoir reçu
je me rappelle l'avoir lu quand tu l'as posté! et donc ca m'amene à me demander quel pourrait etre l'intérêt de l'héro médicale comparé à l'hydromorphone au fond. Cout de production/perspective de gains financiers? ou un truc plus spécifique et précis lié au profil d'opiacé? ou autre, ou les deux + autres etc?
je te rejoints sur le point que l'héroine est tellement stigmatisée que le chemin nécessaire qu'il faudrait parcourir pour faire en France un TSO injectable constitué d'héroine, sur tous les plans (financiers, logistiques, moralité, scientifique, juridique), me parait comme moins long si on parle d'hydromorphone. Parce que pour changer les représentations et les discours en circulation dans les différents espaces sociaux sur l'héroine
je l'ai vécu. Jusqu'à ces dernières années, je n'avais jamais consommé d'héroine. Alors que j'avais passé 30 années à consommer des opiacés dont 15 quotidiennement + expérimentations + ou - de plusieurs molécules: morphine (formes skenan LI LP, mais aussi ampoules injectables) codéine (avec ou sans paracetamol fentanyl (patch et sucette à croquer) Tramadol (galeniques diverses) Opium & Rachacha. j'avais tellement bien appris ma lecon que tout le truc de dépendance avec l'héroine etait peut etre (voire sans doute) devenir accro des la première prise, sans jamais pouvoir arreter, avec overdose probable etc. J'avais bien intégré tous ces stéréotypes négatifs sur l'héro.
Par contre sur la morphine, que je voyais comme un médicament et à laquelle j'accédais sans limite et gratuitement grâce à un ami très proche qui en avait beaucoup de prescrit, je ne me suis pas posé la question de la dépendance quand je me suis progressivement mis à en consommer 5 jours par semaine depuis 2 ans sans discontinuer. Quand je me suis retrouvé à arreter nette ma conso de morphine pour la première fois après cette période, j'ai fait un "sevrage sec" dont je n'avais absolument pas compris ce qui se passait, ni meme que ca pouvait etre un syndrome de sevrage. Retrospectivement je me rends compte que meme si j'etais pas en pleine forme, je n'ai pas imaginé que si je consommais des opi je pouvais calmer certains symptomes comme les jambes sans repos etc. Je n'ai meme compris que à ce moment là que avant, en consommant 5 jours par semaine avec env. 100 à 300mg/jour, et bien il y avait deux jours par semaine ou j'étais vraiment pas en forme. ca me fait halluciner que ca m'avait pas fait un declic de comprehension. Un an après je me suis mis à consommer au quotidien de l'hydromorphone. 6j/7, j'avais toujours pas compris quel teubé je suis, avec certains jours de la morphine a la place. au bout d'un an et demi env. sevrage brutal mais pas sec! j'ai pris plusieurs fois de l'efferalgan codéiné, des benzos, pour essayer de ne pas etre trop affecté par le symptome de sevrage, hé ben ca a été vachement plus dur ce second sevrage, je faisais des malaises, j'étais en incapacité totale. C'était en 2004, le temps est passé depuis avec majoritairement des consos d'opiacés mais parfois des périodes avec juste de la codéine. Et aussi pleins d'autres molécules qui ne sont pas dans cette famille pharmacologique. Des sevrages répétés, avec récurrence et répétitions jusqu'à
au final, j'ai gouté donc l'héro a quelques occasions récentes pour continuer d'etre "en chantier" sur ces questions de drogues et dans mes réflexions sur les dynamiques/pratiques d'autostigmatisation qui me trversent
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