Bonjour à tous,
Certains ici connaissent déjà ma situation mon
sevrage principal est celui de benzo qui suit son cours avec un plateau.
J'ai découvert il y a peu (1an) les merveilleux psychoactifs récréatifs :
MD, K,
Morphine,
Tramadol,
amphets et récemment L.
Le seul que j'ai refusé de conso est la C car me connaissant j'y foncerai tête baisée.
Ma condition est que je suis "étudiant", seul dans 20m2 et sans "filet" -> pas de famille unie, fils unique, pas de maison : mes 2 parents vivent à 200km l'un de l'autre et sont tous deux en cours de déménagement = cartons et bordel -> rien de fixe, rien de rassurant...
Il y a 4 ans ma vie était sur des rails (stabilité, famille, adolescence insouciante et pleine de connerie entre 13 et 15 ans).
Il y a 2 ans il y avait dégradation mais la déflagration était contenue et surtout je pensais pouvoir tout absorber sans broncher.
J'étais encore au lycée quand je faisait des stages dans des banques "prestigieuses", dans des institutions politiques de haut rang ect... alors que je viens de la classe moyenne : j'étais torpillé ; ET ALORS REGARDEZ COMME JE FLOTTE BIEN ! Je me blindais derrière un égo bien que la confiance en moi était fragile => J'y arriverais quoiqu'il en coûte.
Depuis, j'ai régulièrement été torpillé par des évènements imprévisibles de la vie et des décisions qui ne sont pas les miennes... ça arrive, je ne vais pas pleurer.
Le coup de grâce à été cette année : J'ai raté mon année car j'ai eu des problèmes de santé pour lesquels j'ai du m'absenter sur un cursus très exigeant.
Je vis donc seul dans ma "prison dorée" = dépression brutale, j'ai fini par céder.
Sauf que j'ai cédé plus loin que mes proches l'auraient imaginés, de façon brutale et que je me suis biensur jeté dans les bras des substances qui m'étaient offerte avec une grande disponibilité.
Je "romantise" énormément la drogue, c'est presque une amie, même si elle me fait du mal dans mon utilisation.
J'aime ce qu'elle procure, je l'aime parce qu'elle me soulage, je l'aime parce que son amour est inconditionnel, je l'aime parce que chacune est différente, je l'aime car elle me permet de m'évader, elle m'a permit d'avancer sur moi même, de grandir.
Cette consommation n'est plus raisonnable et là où je suis servant partisan de la
légalisation de la plupart des psycho ; dans ma configuration actuelle elle me dé-sert.
On se casse plus vite les dents contre certaines substances que d'autres en fonction de soi : les
descentes aux enfers après les
taz ont fini par me calmer (pour l'instant), au bout de 2 mois fini la
morphine et le
tramadol (manque de stock)...
Il me reste donc la K et le L.
On garde une tolérance importante au L pendant ± 1 semaine donc ma solution était la K sauf que je commence à payer le coût physique (mal à la vessie) et psychique : parano,
craving intense, brouillard...
J'ai un psychaitre, une addicto... mais à chaque fois c'est : "mettons ça en place, super, vous vous gérez très bien seul" : oui je suis lucide mais être lucide ce n'est pas pouvoir s'aider seul - pas tout le temps en tout cas.
Ce qui m'a énormément aidé c'est l'échange avec d'autres gens, le partage d'expérience de vie, pas les blouses blanches.
Alors désoler d'étaler ma vie ici, je sais que vous n'êtes pas psy.
Simplement : Comment gérez vous votre
craving seul ? au delà de nommer 5 couleurs...
Avez vous des témoignages à partager ?
Merci du fond du coeur.
Edit : Pour les dosages je suis passé d'1g par semaine à 5g/semaine puis à + d'un gramme par jour.
Hier j'ai tapé 3g dans la soirée (6h) et j'ai cru mourrir alors que j'ai l'habitude des
K-Holes...
NB : Sur les références a mon milieu et vers là où je me dirigeais dans mes études ce n'est pas de la SPUD, j'étais un enfant (16ans), je suis à peine un adulte et j'ai vécu un "downfall" que je n'imaginais pas. Je ne dit pas que c'est à cause de mes conso.
C'est juste le contexte. - Je fais parti des
PUD, je ne compte pas arrêter de consommer complètement et je suis conscient que c'est MON mode de conso qui est problématique pour moi.
Dernière modification par Benzotrip (Hier à 21:49)