Alors sache déjà que l'arrêt est un processus très personnel et introspectif. Arrêter pour sa copine, ses parents, son entourage ÇA NE FONCTIONNE PAS. La rechute n'est jamais loin.
Donc tout ce que tu peux faire c'est attendre qu'il ait le déclic, et je parle d'un déclic profond, car qd on consomme en tant qu'addict on se dit souvent "demain j'arrête" mais c'est pas ça un vrai déclic.
C'est vraiment réaliser et avoir envie, une envie qui surpasse le
craving (envie irrépressible de consommer), envie d'une autre vie, d'améliorer sa santé, d'être plus apte à travailler, de retrouver sa libido, d'améliorer ses finances... Les motivations sont propres à chacun et en général c'est un package de plusieurs qui est assez motivante pour mener à une abstinence durable.
En attendant qu'il passe ce cap du déclic, ne soit pas dans le jugement. En revanche tu peux explorer avec lui les différentes pistes de motivations qui pourraient lui faire arrêter. MAIS TOUJOURS SANS JUGEMENT. CULPABILISER LA PERSONNE NE SERT À RIEN.
Et qd il sera assez décidé pour arrêter, essaie d'être présente pour lui, de lui occuper l'esprit pour éloigner le
craving, l'emmener faire des trucs sympas (resto, cinéma, concert, balade dans la nature...). Ou simplement discuter posée chez lui, rigoler, se mettre un film, de la musique. Bref lui faire passer de bons moments et lui remonter le moral, lui faire voir que la vie peut être sympa sans Prods.
TU évoques une grosse dépression, donc au delà d'un suivi addicto en
CSAPA (sache que le cap d'y aller est souvent difficile et tu te dis que tu vas croiser d'autres consommateurs, tu as peur d'être tenté). Il est important qu'il ait un suivi psy. L'état a mis en place un dispositif "Mon suivi psy" avec 12 séances remboursées par an. Il faut avancer 50e à chaque fois (sauf si tu as la CSS - ex CMU-) mais c'est entièrement pris en charge par la sécu (30€) et la mutuelle (20€).
Voilà pour les conseils que je peux te donner.