Hell-o les Psychonautes...
Bon j'avoue que depuis que j'ai croisé la
Ké sur mon chemin, après de troublantes rencontres, y'a eu une effervescence. Je suis bipolaire, aussi taré qu'un Kany, quand j'ai su (en +) qu'AKIRA signifiait littéralement Clair Brillant... à croire que les bipolaires ont tous et toutes les mêmes obsessions...
J'ai juste pété un câble
https://www.youtube-nocookie.com/embed/AMiWoarWjxg?list=RDAMiWoarWjxg&feature=oembed Une corrélation s'est faite, une meilleure compréhension du système, de mes mécanismes de pensées et de ma foutue façon de percevoir les choses, ceci ne reste qu'un exercice, seul PA jusqu'à présent m'a parut suffisamment fiable et mature pour vomir, étaler, vriller, dire de la merde, rester authentique, réapprendre à lire tout ce que la plateforme produit sans commenter, réifier le passé qui échappe tout comme le Réel, garder le pire, mettre entre parenthèse le meilleur, et tenter de progresser avec un puzzle multimédia parfois grotesque. Je ne suis fan de rien. Absolument de rien et certainement pas de ce je dégueule par écrit et par arborescence. Ce n'est pas suffisant, ça ne le sera jamais, les effets de la dernière trace de
MD disparaissent sans
descente, continuer de broyer du noir, de spéculer sur le vide, parler pour ne rien dire, après tout c'est simplement vouloir rester en vie. Je ne vais pas mentir,
j'aime ce que tu es... MAIS ouai rien n'est acquis, peut-être la phrase toute faite la plus employée dans ma vie, vu à quel point elle transpire de vérité.
Je déverse ça en dernier constat, après je stoppe la machine, je me met au vert, pour ne plus rien devoir calculer. Marre des mots. Et pas de "nouveau langage" à construire, excepté ce qui peut amener à éprouver quelque chose de nouveau.
Au sujet de l'extase
La philosophie et l'art sont des techniques de l'extase; cette dernière est une connaissance non conditionnée par l'individuation. Le terme «extase» apparaît en Grèce au IVe siècle av. J.-C. et signifie «anomalie» physiologique, en tant qu'éloignement, détachement par rapport aux règles naturelles. Une distorsion des membres, dans le langage hippocratique, ou encore une aliénation de l'esprit, un dérangement du cerveau. Dans sa forme verbale, les deux significations de folie et de détachement sont présentes bien avant, à partir de Pindare. Une fusion originaire de ces significations dans le langage mystérique est une hypothèse probable, si l'on considère l'emploi de cette forme verbale par Platon dans un passage du Phèdre, truffé d'expressions ésotériques. Plus tard, dans la littérature néo-platonicienne, l'emploi du terme «extase» est encore ambigu: ce terme indique alors un mouvement vers l'intérieur, ou même une fragmentation. Ce n'est que très exceptionnellement qu'il désigne, chez Plotin, le sommet de la connaissance mystique et, là encore, non pas comme état, quiétude, mais comme sortie de soi, abandon de soi, à côté de l'expression «désir de contact». Ce à quoi Plotin fait allusion est «au-delà de l'être», et puisque sans être il n'y a pas d'objet, cette allusion concerne l'accomplissement d'un élan. Le vase de zinc, de la vision duquel surgit l'extase de Jacob Böhme, suggère une déviation analogue et décisive vers l'extérieur, un abandon totalement réussi – soudainement, par une fragmentation miraculeuse – de son individualité. On peut dire la même chose de cette pensée de Nietzsche qui vint à sa rencontre au bord du lac de Silvaplana, alors qu'il sortait de la forêt, lorsqu'un énorme rocher en forme de pyramide apparut devant lui. Quelque chose hors de nous nous délivre de nous-mêmes. Et comme notre individuation n'est autre qu'une entrelacs de connaissances et que ce qui déborde, par delà l'individuation, c'est encore de la connaissance, mais d'une autre nature, voici que, le voile de la personne étant déchiré, surgit l'occasion de l'extase, la connaissance qui est à la source, l'instant, le premier souvenir de ce qui, désormais, n'est pas connaissance.Ce qui m'a été donné d'expérimenter une première fois avec 5 g de
ké, et une seconde fois, il y a trois jours, une réelle "visite guidée" en moi-même, avec un combos (dosage parfait de
MD et quelques traces de
ké) adéquat. Avec la
ké, ça peut souvent tourner en désastre, il faut apprendre à contrôler la substance, et se laisser aller. Et là les paupières closes se font transparentes, le rythme cardiaque se maintient sur une excellente vibration, tout semble alors se "figer" par une impression de parfait accord : l'acoustique de déploie, la vision s'affine, l'espace s'agrandit, la lumière devient tunnel... le pardon envers soi-même s'opère enfin et la traversée d'autres dimensions commence. Je ne baratine pas, ça a été mon premier vrai moment, en dépits du passé sous hallucinogènes quasis quotidiens, ça a été mon premier vrai "premier pas". Je ne souhaite plus y retourner. Et garder cela comme une énigme active qui se déploiera en moi jusqu'au restant de mes jours. J'avoue, j'avoue... ma sœur de cœur n'y est pas pour rien dans cette histoire. Ni mon frérot d'ailleurs, et la place agréable que m'offre cet espace pour témoigner non pas d'un mal être mais d'une expression vitale et plus ou moins artistique. C'est une sublimation. Je sors peu à peu de mon nihilisme poisseux, et renoue avec respect sur d'anciennes et fidèles croyances... Ils continueront malgré tout de me dire que je suis deux de tension et lent, mais une cathédrale sera toujours plus longue à bâtir qu'une église (vaut mieux en rire)
Bref, un moment de l'impact, un désir de contact, un silence infime - l'espace est vaste, le clair brillant cotonneux... et je m'évaade...
"on le sait, on y était"
https://www.youtube-nocookie.com/embed/83I1QK9KJNA?&feature=oembed https://www.youtube-nocookie.com/embed/2IwtdwdCH_U?&feature=oembed A toute... et advienne que pourra :)