Samedi 18/04/26
Sujet: femme, la cinquantaine.
Découverte des substances depuis un an.
Recapitulatif chronologique :
MDMA(beaucoup, une remise des pendules à l’heure s’impose).
LSD ( 9 expériences, 2 beaux voyages, dont un avec l'ouverture d’une petite porte vers la mort de l’ego, beau, intense, WTF? ainsi que 2 légers
candy flip hyper sympas).
2C-B, ohlala, ça j’aime bien, pour passer une soirée chill sans trop boire d'
alcool, complètement perchée sans partir à Petaouchnok mentalement, et fraîche comme un gardon le lendemain. (J’aimerais bien pouvoir en évaluer la toxicité par rapport à l’alcool.)
Cocaïne, 3 fois (je ne suis pas certaine d’y retoucher, ça ne correspond pas à ce que je recherche, balance bénéfices/risques négative pour moi).
DMT : j’ai eu l’e-cig dans la main, j’ai tiré une mini-taffe, j’ai flippé, je l’ai reposée. Ça tape très fort dans le cerveau. Je laisse de côté pour moment, peut être pour toujours. Avec un certain regret quand même de passer à côté de cette expérience .
Pourquoi: et vient le truc de dingue ! La substance que je ne regardais même pas comme une option il y a peu. Ca ne m'intriguais pas d’un poil, et les 2 expériences de mon mari sur les 2 derniers mois m’avaient carrément bien refroidie sur l'éventualité d’une tentative (il a mis les pieds dans le "hard trip" sous
ke, pourtant bien à l'aise et habitué aux très, très grosses perches sous
lsd (j'attends avec impatience son
Tr). En tant que trip sitteuse et spectatrice, c’était assez impressionnant, très bref, mais d’une intensité assez déstabilisante.
Encore dans sa perche, pour ne pas oublier, il m’a dit de retenir ceci : "Il ne faut plus que j'y retourne." Vous l’avez deviné... depuis, ça le travaille énormément, avec un fort goût de reviens-y mêlé d’une certaine appréhension tout de même, avec le sentiment d’avoir mis les pieds dans un truc indéfinissable, effrayant et fascinant à la fois, inoubliable. Un moratoire s’est imposé à ce moment, c’était sa décision, pas de
Ke avant un mois, voir plus (...et là, on y est !)
Contexte : on aime bien se mettre des bonnes perches, assez régulièrement, je l'avoue. Les litres d'
alcool ne coulent plus à flots, et j’en tire beaucoup de positif pour le moment. Après, je ne sais pas à quoi je m'expose, en consommant un peu de plein de choses régulièrement, en alternant, et en essayant d’espacer un minimum les toxines avérés. Pour le moment, ça me fait vraiment du bien.
Ce samedi, je n’ai pas envie de boire.
Et la
kétamine, qui m'était finalement apparue dans le champ des possibles il y a une ou deux semaines, devient une option intéressante pour cette soirée.
11 heures : je suis encore dans l'hésitation. Mon mari me demande si j’ai fait mon choix. Une bouteille de bière triple est en stand bye dans le frigo, en mode décongélation. Il faut vraiment que j'arrête de mettre des bières dans le congélateur quand je suis en montée de 2-cb ou de
mdma, pour les sortir totalement congelées quand je retrouve mon cerveau (hier soir, c'était
2c-b...)
Soit on l'ouvre pour l'apéro, soit je fais un test d'allergie (ce que je n’avais pas fait pour les autres substances, mais il faut évoluer en
rdr).
Parce que si je touche à mes premières lignes de
ke aujourd'hui, je tiens à être à jeun (méthode et prudence avant la curiosité quand je ne sais pas à quoi je m'expose).
Je choisi la ligne de 10 mg de
ke en test allergique, la bière attendra 24 h de plus dans le frigo.
Tout en préparant le repas de midi, je me retrouve en moins de 10 mns, les yeux enveloppés dans du coton, la sphère orl anesthésiée, complètement vaseuse, et je me dis qu’il va falloir y aller en douceur ce soir.
Oui, je suis très sensible aux prods, mais du coup très économique aussi !
Le soir : je traîne, inconsciemment je repousse l'échéance, je prépare le repas, je range et nettoie tout méticuleusement, alors que mon mari voulait commencer très tôt. J’ai décalé d’une heure le planning de la soirée.
20 h 20 : je vais arrêter de fuir et je vais me lancer. Mais je vais prendre une baby-trace
Et là, ben oui, un peu frustrée sur cette première, mais ce n’est pas grave, j’ai tout mon temps. Je me sens toute molle, plutôt joyeuse, mais déjà absorbée dans le son d’une playlist que je travaille depuis quelques temps, mais sur laquelle j'avais encore des doutes. (Elle est juste démentielle en fait, il faut que j'arrête de douter de moi...)
21 h 20: 2ème trace. Un poil plus grosse.
La montée vient très vite, en 5 mns déjà je me dis que je vais être bien perchée. Au bout de 10 mns, l’intensité est montée de plusieurs crans. Mon mari me parle (punaise, quelle pipelette, et encore plus sous psyché). Il me décrit les effets qu’il ressent, beaucoup plus intenses que la première dose pourtant équivalente. Il m'invite à décrire mon ressenti. Je tente en vain, ça monte fort. Et là, je me marre et je comprends. Je comprends et je rejoins l'état dans lequel je les ai vus. Lui, il y a un mois. Et notre ami et compère de soirée, adepte de la substance, pour le nouvel an, dans un état complètement clownesque et décalé (alors que moi en pleine montée de
Lsd à ce moment, je ne comprenais pas du tout son délire).
Je tripe à fond sur le son, rien à voir avec la manière de bouger sous
md, ni celle sous
lsd. C’est un truc encore à part.
22 h 30: 3ème trace, un poil plus légère, et heureusement, parce qu’elle m’envoie encore plus loin que la précédente. Mais je suis encore aux commandes. Aux commandes d’un vaisseau géant. Du haut de la nacelle de pilotage, j’arrive encore un peu à gérer ce grand "pantin" qui ne m'appartient plus vraiment. (Putain, je suis Actarus dans Goldorak !)
Et mon mari qui déverse à nouveau un flot de paroles. " Ohhhh, mais peux-tu te taire un peu que je profite de ma perche ?"
La playlist me fait complètement décoller, je passe en mode hors contrôle, je tiens tout juste en équilibre sur mes pieds. Je me marre et profite du temps restant dans cette perche à danser, en équilibre très précaire. Si j’essaie de me déplacer, je me pète la tronche à coup sûr.
23 h 30 : 4ème trace. Level up. Je regarde mon mari, et lui dis en me marrant que je dois avoir un très mauvais passing, j’ai l’impression d’avoir le visage complètement de travers, l’oeil droit presque fermé. "Cette drogue est un truc de dingue mon amour !" Je répète ça 1 ou 2 fois dans mon décollage.
Pendant un bref instant, je ne sais plus vraiment qui je suis, ni ce que je fais là, ni pourquoi.
Je suis embarquée dans un corps sur lequel je n’ai plus aucun contrôle. En mode pilote automatique, juste spectatrice à travers un hublot, de la scène qui se déroule, vaporeuse et irréelle.
Après cette trace, je vais faire une pause histoire de retrouver tous mes moyens. Je dois me rendre à l'étage de la maison, et les escaliers qui y mènent sont assez hards à gravir sous substance. (Souvenir d’une expérience plutôt catastrophique lors d’une méga perche
alcool +
cannabis).
1 h 15 : j’ enchaine 3 dernières traces jusqu'à environ 2 h 20. Complètement perchée et heureuse.
3 h 00 : tout en redescendant doucement, je décide de m'arrêter là pour aujourd'hui, je tiens à rester sur cette expérience ultra positive. Et je sais que le cumul, même avec des prises espacées, pourrait m’emmener trop loin.
Conclusion : je n'avais jamais imaginé pouvoir m'amuser plus qu'avec la
mdma.
Et pourtant, je crois bien que ce moment fut encore plus déjanté que d’habitude.
Je compte bien recommencer, et la prochaine date est déjà inscrite sur notre calendrier...