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marnowi a écrit
Parce que c'était plus simple, plus "facile", et que ça me permettait de gagner un peu de temps, le temps justement que je trouve comment aborder ce sujet avec mon aînée de 10 ans si les questions persistaient.
Je ne suis pas sûre que le sujet doivent nécessairement être abordé. Ton parcours avec les produits t'appartient, tu n'es pas obligé de l'expliquer à tes enfants, ce n'est pas leur mentir que de ne pas leur partager.
Si tu tiens à leur dire, tu pourrais par contre commencer à expliquer la raison pour laquelle tu prends de la méthadone sans parler de l'addiction et la consommation que tu as et as eu. Comme tu explique la ritaline par un problème d'attention, tu peux expliquer la methadone comme un médicament pour palier à un déséquilibre de tel ou tel chose, une façons de réguler ton système de sérotonine qui ne serait pas "assez stable" par exemple. Je pense que ce type d'explication d'evite le jugement des autres sur toi et sur ta fille. Et peut-être aussi que ça lui permettra de moins s'inquiéter pour toi.
Bref, c'est mon idée, mais je ne suis pas mère ni sus TSO.
Prends soins de toi et de tes enfants et surtout, ne t'en veux pas, tu n'as rien fait de mal en esquivant le sujet :)
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LaRieuse17 a écrit
Salut Marnowi,
J'aime beaucoup tes posts et tes dessins. Je te trouve très touchante et inspirante dans ton parcour et le quotidien que tu nous partage.
J'aimerais pouvoir t'aider davantage dans les questions que tu te pose mais je ne suis pas sûre que mon avis importe dans ce genre de situation.
Alors avant de te dire ce que j'en pense, je voulais juste te dire que tu as l'air, dans tout ce que tu décris souvent, d'être une bonne mère.marnowi a écrit
Parce que c'était plus simple, plus "facile", et que ça me permettait de gagner un peu de temps, le temps justement que je trouve comment aborder ce sujet avec mon aînée de 10 ans si les questions persistaient.
Je ne suis pas sûre que le sujet doivent nécessairement être abordé. Ton parcours avec les produits t'appartient, tu n'es pas obligé de l'expliquer à tes enfants, ce n'est pas leur mentir que de ne pas leur partager.
Si tu tiens à leur dire, tu pourrais par contre commencer à expliquer la raison pour laquelle tu prends de la méthadone sans parler de l'addiction et la consommation que tu as et as eu. Comme tu explique la ritaline par un problème d'attention, tu peux expliquer la methadone comme un médicament pour palier à un déséquilibre de tel ou tel chose, une façons de réguler ton système de sérotonine qui ne serait pas "assez stable" par exemple. Je pense que ce type d'explication d'evite le jugement des autres sur toi et sur ta fille. Et peut-être aussi que ça lui permettra de moins s'inquiéter pour toi.
Bref, c'est mon idée, mais je ne suis pas mère ni sus TSO.
Prends soins de toi et de tes enfants et surtout, ne t'en veux pas, tu n'as rien fait de mal en esquivant le sujet :)
Salut La Rieuse,
Et merci de ton retour qui m'a beaucoup touchée, et qui m'importe à moi en tous cas!
On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, et je fais du mieux que je peux en termes de parentalité, toujours, avec du bon et du moins bon... COmme la plupart des gens quoi.
Oui, je crois que tu as raison, s'en tenir au cerveau qui fonctionne de manière différente et qui a besoin d'une molécule pour se "ré-équilibrer" est plutôt une bonne piste.... Je vais m'en tenir à ça pour l'instant!
C'est le décalage entre le "j'assume" et la gêne que j'ai ressenti qui m'a désarçonnée. Mais pareil, on ne peut pas porter le costume de "militant" tout le temps. J'ai besoin de choisir les contextes dans lesquels je peux me dévoiler sans trop m'exposer je crois. Et le petit milieu de l'école, c'est no way pour l'instant. C'est trop!
Encore merci,
Marnowi.
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marnowi a écrit
COmme la plupart des gens quoi.
Eduquer des enfants alors qu'on a du mal à gérer ses problèmes psy (de ce que j'ai compris de ton blog) n'est vraiment pas simple. Mon père avait des gros problème et s'isoler constamment, et de mon point de vue, c'est comme si je n'avais jamais eu de père, heureusement ma mère a donné tout ce qu'elle avait pour mon éducation. Mon père souffrait c'est vrai, mais même sans aucune violence commise de sa part, j'estime que c'est faux de dire qu'il a fait de son mieux.
Et je vois bien qu'avec mes troubles de l'humeur et mon PTSD je ne pourrais m'occuper d'un enfant sans parfois le faire passer complêtement au second plan. Dans mon cas, je ne veux pas d'enfant et j'imagine que c'est tant mieux.
La plupart des gens rencontre des problèmes avec leurs enfants, mais je ne suis pas sûre que ce soit vrai de dire que la plupart des gens font de leur mieux avec les enfants. Et être une mère célibataire (de ce que j'ai compris également de ton cas) est un véritable parcour du combattant.
Evidemment, je ne te connais pas, mais de ce que tu montre sur ton blog, ta relation et l'éducation que tu offres à tes enfants semblent très bonne. Je trouve ça important de le dire.
marnowi a écrit
Oui, je crois que tu as raison, s'en tenir au cerveau qui fonctionne de manière différente et qui a besoin d'une molécule pour se "ré-équilibrer" est plutôt une bonne piste.... Je vais m'en tenir à ça pour l'instant!
Je suis très heureuse si ce conseil peut t'aider :)
Je pense vraiment que ça éviterait de mettre un poids sur les épaules de ta fille et surtout, ça réduirait son inquiètude pour toi si elle en a.
marnowi a écrit
C'est le décalage entre le "j'assume" et la gêne que j'ai ressenti qui m'a désarçonnée. Mais pareil, on ne peut pas porter le costume de "militant" tout le temps. J'ai besoin de choisir les contextes dans lesquels je peux me dévoiler sans trop m'exposer je crois. Et le petit milieu de l'école, c'est no way pour l'instant. C'est trop!
Assumer et milliter n'est pas incompatible avec le fait de se mettre en sécurité soit et ses proches. Je suis une lesbienne assumée, fière et millitante. Mais dans certains contexte, je le garde pour moi ou attends de m'assurer que l'environnement n'est pas dangereux avant de m'exposer. On ne peut pas passez sa vie entière à encaisser et, effectivement, je ne pense pas qu'on puisse mettre ce poids sur ses enfants sans qu'iels n'aient encore conscientisés ce que cela signifie.
Bref, prends soin de toi et belle journée :)
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LaRieuse17 a écrit
marnowi a écrit
COmme la plupart des gens quoi.
Eduquer des enfants alors qu'on a du mal à gérer ses problèmes psy (de ce que j'ai compris de ton blog) n'est vraiment pas simple. Mon père avait des gros problème et s'isoler constamment, et de mon point de vue, c'est comme si je n'avais jamais eu de père, heureusement ma mère a donné tout ce qu'elle avait pour mon éducation. Mon père souffrait c'est vrai, mais même sans aucune violence commise de sa part, j'estime que c'est faux de dire qu'il a fait de son mieux.
Et je vois bien qu'avec mes troubles de l'humeur et mon PTSD je ne pourrais m'occuper d'un enfant sans parfois le faire passer complêtement au second plan. Dans mon cas, je ne veux pas d'enfant et j'imagine que c'est tant mieux.
La plupart des gens rencontre des problèmes avec leurs enfants, mais je ne suis pas sûre que ce soit vrai de dire que la plupart des gens font de leur mieux avec les enfants. Et être une mère célibataire (de ce que j'ai compris également de ton cas) est un véritable parcour du combattant.
Evidemment, je ne te connais pas, mais de ce que tu montre sur ton blog, ta relation et l'éducation que tu offres à tes enfants semblent très bonne. Je trouve ça important de le dire.marnowi a écrit
Oui, je crois que tu as raison, s'en tenir au cerveau qui fonctionne de manière différente et qui a besoin d'une molécule pour se "ré-équilibrer" est plutôt une bonne piste.... Je vais m'en tenir à ça pour l'instant!
Je suis très heureuse si ce conseil peut t'aider :)
Je pense vraiment que ça éviterait de mettre un poids sur les épaules de ta fille et surtout, ça réduirait son inquiètude pour toi si elle en a.marnowi a écrit
C'est le décalage entre le "j'assume" et la gêne que j'ai ressenti qui m'a désarçonnée. Mais pareil, on ne peut pas porter le costume de "militant" tout le temps. J'ai besoin de choisir les contextes dans lesquels je peux me dévoiler sans trop m'exposer je crois. Et le petit milieu de l'école, c'est no way pour l'instant. C'est trop!
Assumer et milliter n'est pas incompatible avec le fait de se mettre en sécurité soit et ses proches. Je suis une lesbienne assumée, fière et millitante. Mais dans certains contexte, je le garde pour moi ou attends de m'assurer que l'environnement n'est pas dangereux avant de m'exposer. On ne peut pas passez sa vie entière à encaisser et, effectivement, je ne pense pas qu'on puisse mettre ce poids sur ses enfants sans qu'iels n'aient encore conscientisés ce que cela signifie.
Bref, prends soin de toi et belle journée :)
Salut La Rieuse,
Merci pour tes retours et réflexions.
Oui je vois ce que tu veux dire, c'est un peu optimiste de prétendre que tous les parents font de leur mieux.
Même sur le sujet de l'éducation, au-delà de la parentalité, j'interviens beaucoup dans les écoles de primaires, et je trouve difficile d'assister à toute cette violence envers les enfants par les adultes et l'institution. Parfois j'arrive à faire avec, parfois ça m'atteint profondément et je ne sais pas quoi faire de tout ça.
De mon côté je me remets en question régulièrement sur comment on interragit avec nos enfants, comment on les accompagne, est ce que tel ou tel épisode c'était de la violence, même symbolique, comment on reprend, etc.
C'est vraiment une de mes boussoles dans ma vie.
Même si des fois, quand je vais mal, c'est plus difficile.
Heureusement que je ne suis pas seule: je ne fais pas partie des parents solos, d'ailleurs je ne crois pas que je pourrais.
J'ai un conjoint qui est hyper présent, heureusement.
Et sur la dernière réflexion, je te rejoins. Effectivement, on ne peut pas militer tout le temps, et il faut se préserver.
Mon tdah fait que des fois, je ne mets pas les filtres qu'il faut, je parle librement, et après je me sens en grande insécurité parce que je me suis dévoilée de ouf avec quelqu'un que je connais finalement peu, et sans aucune prise sur ce qu'il va en faire.
Il y a des exercices pour ça je crois, un peu mieux gérer les impulsions. Il faudrait que je les fasse parce que j'ai encore parlé avant hier soir, et après j'ai fait une crise d'angoisse en rentrant chez moi en me disant "mon dieu mais ferme là sur ces sujets, et si elle raconte ça à d'autres?!"
Au moins ça me laisse une marge de progression!
J'essaierai de garder cet échange en tête la prochaine fois que ça m'arrivera!
J'espère que tout va bien de ton côté et que ton "contrôle de conso" se passe bien?
Prends soin de toi,
Marnowi
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marnowi a écrit
De mon côté je me remets en question régulièrement sur comment on interragit avec nos enfants, comment on les accompagne, est ce que tel ou tel épisode c'était de la violence, même symbolique, comment on reprend, etc.
C'est vraiment une de mes boussoles dans ma vie.
Même si des fois, quand je vais mal, c'est plus difficile.
C'est un boulot impossible d'être parent, j'ose même pas imaginer. Je trouve que tu as une très belle approche avec tes enfants, ne t'en veux pas de ne pas être parfaite :)
marnowi a écrit
Et sur la dernière réflexion, je te rejoins. Effectivement, on ne peut pas militer tout le temps, et il faut se préserver.
Mon tdah fait que des fois, je ne mets pas les filtres qu'il faut, je parle librement, et après je me sens en grande insécurité parce que je me suis dévoilée de ouf avec quelqu'un que je connais finalement peu, et sans aucune prise sur ce qu'il va en faire.
Il y a des exercices pour ça je crois, un peu mieux gérer les impulsions. Il faudrait que je les fasse parce que j'ai encore parlé avant hier soir, et après j'ai fait une crise d'angoisse en rentrant chez moi en me disant "mon dieu mais ferme là sur ces sujets, et si elle raconte ça à d'autres?!"
Au moins ça me laisse une marge de progression!
Je vois parfaitement le tableaux ^^"
Bon courage avec ça. Dans tous les cas, si ça te retombe dessus, tu as de quoi toujours garder la tête haute.
Fais attention à toi en tout cas :)
Bonne progression !
marnowi a écrit
'espère que tout va bien de ton côté et que ton "contrôle de conso" se passe bien?
Prends soin de toi,
J'arrive à suivre les règles que je me suis fixée. Je pense à ma compagne pour me retenir de partir en vrille et je souffle un bon coup avec les trips aux champis.
Faut juste que j'évite les poignées de benzo quand je me sens à deux doigts de faire des conneries. Mais ça va le faire, j'ai enfin un rdv prévu avec une psychiatre, après ça je trouve une addicto.
Bref bref, on avance, pas à pas,
Prends soin de toi !
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LaRieuse17 a écrit
J'arrive à suivre les règles que je me suis fixée. Je pense à ma compagne pour me retenir de partir en vrille et je souffle un bon coup avec les trips aux champis.
Faut juste que j'évite les poignées de benzo quand je me sens à deux doigts de faire des conneries. Mais ça va le faire, j'ai enfin un rdv prévu avec une psychiatre, après ça je trouve une addicto.
Bref bref, on avance, pas à pas,
Prends soin de toi !
Tu tiens le bon bout alors, c'est très encourageant!
J'espère que ton cheminement va être plus facile en te faisant entourer.
Merci encore pour tous tes mots,
Marnowi
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Mister No a écrit
Quel age a ta fille ?
Je pense qu'il vaut mieux parler de traitement de confort car le problème est résolu et ne pas avoir peur de ne pas occulter la réalité si tu estimes que son age permet de faire la part des choses.
Le souci c'est que le non dit ne les épargne pas quitte à adapter édulcorer ce qu'ils perçoivent et ne comprennent pas ou mal d'une certaine manière.
Le mien à la fin de la 3 eme se révolte et clame son indépendance à coup de bicrav.
Toujours maintenir le dialogue quelles que soient les circonstances y compris quand on a parfois un peu envie de les étrangler.
Adapter sans pipeauter... Pas facile, bon courage, mais rien que le fait que tu prennes du recul de la sorte me fait dire "faux problème".
Salut Mister No,
Et merci de ton retour!
Ma fille a 10 ans, ce qui est un âge tout à fait correct pour aborder les addictions dans l'absolu.
Je crois que je pourrais lui parler de mon parcours, mais j'ai plus de mal avec l'idée que ça pourrait sortir de notre cercle familial, notamment le petit milieu de l'école, et que je n'ai aucune prise là-dessus.
Or je ne veux pas lui parler et la charger du poids d'un secret, je trouve ça trop lourd.
Je crois que comme l'a justement fait remarquer La Rieuse, j'ai besoin de choisir dans quel contexte j'aborde cet aspect de mon parcours, avec qui, avec quels mots, etc. Sinon ça me met encore trop en insécurité.
C'est pour ça que j'ai botté en touche. Je ne vois pas encore comment faire autrement...
Toi tu es carrément dans l'adolescence, c'est une période qui peut être super difficile, mais comme tu le dis, l'important c'est de maintenir le dialogue coûte que coûte.
Bon courage à toi, et dans tes pérégrinations familiales!
Marnowi.
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Je crois que je pourrais lui parler de mon parcours, mais j'ai plus de mal avec l'idée que ça pourrait sortir de notre cercle familial, notamment le petit milieu de l'école, et que je n'ai aucune prise là-dessus. Or je ne veux pas lui parler et la charger du poids d'un secret, je trouve ça trop lourd.
Elle a juste besoin de savoir ce qui se passe, le contexte t'appartient. Elle voit des médicaments, tu es malade, elle est logique.
Il se passe qu'elle se fait du souci car elle ne sait pas ou pas exactement c'est légitime, normal.
Quand on ne sait pas, on fonctionne avec des à priori, on tente de mettre en place une situation pour la comprendre.
Il se trouve que la réponse qui peut la rassurer cadre avec la réalité que je perçois à travers tes mots.
Tu as été malade, tu es guérie et pour éviter de rechuter, tu prends un traitement que l'on peut appeler un traitement de confort et continuer à vivre normalement.
Tu as même la possibilité de lui dire que c'est un peu contraignant, que tu dois prendre le traitement et voir le médecin qui le prescrit.
Tu te confies en elle, tu lui confies quelque chose, ta confiance. Et si elle évoque cela parceque tu es attaquée, ce sera pour te défendre. Rien n'aura de prise sur elle à l'école du coup.
Malgré ce moment de ta vie et la prise de médicaments, votre réalité est une vie sans maladie pour le présent et le futur.
C'est ce que je perçois de ton message en cherchant les mots les plus simples pour le retranscrire, pour ne pas rentrer dans ce qui t'appartient.
Certaines choses peuvent s'évoquer plus tard ou être dites, dans un premier temps, elle a juste besoin d'infos pour comprendre une réalité pas facile à appréhender.
Quelques mots simples.
Je pense que ce sera suffisant pour qu'elle puisse être rassurée.
Tu n'auras plus besoin de lui "parler" de ça. Vous échangerez par des questions réponses au fur et à mesure qu'elle grandit juste dans le cadre d'échange mére fille.
Elle a besoin de certaines réponses à ses questions car les enfants perçoivent beaucoup et tôt et beaucoup plus qu'on ne le croit.
D'ici quelques années, vous pourrez même vous marrer ensemble, ya toujours de quoi rire, même parfois de mauvais moments, des loose cosmiques qui me sont ou parfois nous sont arrivées, ou quand mes enfants m'appellent parfois Franck (Galhagger)
. Ils ont autour de 25 et 30.
Bonne journée.
Dernière modification par Mister No (Aujourd'hui à 09:33)
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