Ok les gars,
Il me vient la motivation de faire un bilan de ces 7 dernières semaines depuis mon post initial. Et il faut le dire...
j'ai nettement fait des progrès !
D'une consommation systématique de 3 en
sniff à chaque soirée, et parfois en milieu de semaine (toutes les 2 à 3 semaines je dirai, un after débordait en 48h éveillés à taper), j'ai réussi à ne taper qu'à des occasions bien spécifiques, pas à chaque soirée, et jamais en semaine.
Récapitulatif de mes soirées en consommations sur cette période :
20/02/26 (la veille de mon premier post sur ce topic) :
-
Ritaline 2x40mg,
- 3 en
para (0,5g maximum cumulé)
Pas de gros
craving par le nez, légère anxiété / impatience quand mes potes prenaient des pauses
05/03/2026 Sarah Landry Fvtvr x Wanderlust ;
- 15g
truffes atlantis,
- 2 clés de K.
- 2x40mg
Ritaline J'ai failli suivre un pote aux toilettes pour prendre un cheval de 3, mais je me suis repris en me disant que si je pensais à taper, c'est que la soirée ne me plaisait plus et qu'il fallait partir.
13/03/26 : Madame Loyal Paris :
-
Alcool en before
- Un demi T
- 40mg
Ritaline (baisse de la dose pour éviter l'anxiété),
- 4 clés de 3 sur la soirée au total, 1 trace.
Je souhaitais ne pas taper de 3, mais mon état d'anxiété m'a fait échouer, je pense que j'étais un peu stressé de faire une première soirée tech avec ma copine, qui est assez soucieuse de ma consommation.
Je prends ça comme une victoire, car j'ai peu tapé, et que taper a nettement amélioré mon mood.
27/03/26 :
-
Alcool -
Ritaline 40mg,
- 3 monsters (3x150mg de
caféine donc) entre 20h et minuit avant de rentrer
Pas mal d'
alcool avant de rentrer pour me désihiber, puis facilité à ne pas taper car la soirée ne m'intéressait pas tant que ça. Retour à 6h (soirée finissant à 7h) en forme correcte au vu de ma "faible" consommation de stimulants type
3MMC et
Taz (absence même).
03 et 04/04/26 Rave Rebels Bruxelles
Jour 1 :
-
LSD 3/4 d'un
buvard, pris en 3x1/4, espacés de 2h à chaque prise.
- 0,5g de 3 (sniff)
Jour 2 :
- 2
tazs - 1,5g de 3 (sniff)
J'ai choisi de consommer 2
tazs pour espérer tenir sans taper par le nez au début de soirée, mais ayant dormi 3h30 la nuit entre les deux jours, je tape de la 3 régulièrement pour tenir l'énergie et le mood.
Retour à 5h45 (l'event finissait à 8h), pas de consommation une fois le
festival quitté.
Pas de culpabilité car j'avais "planifié" le fait de taper de la 3 à cet évènement.
Voici les éléments qui m'ont permis, selon moi, de décrocher de la consommation incontrôlée et insatisfaisante que j'avais.
1- Objectif de la période /
2- Contexte (début de relation et choix des soirées) /
3- Découverte de la Ritaline
4- Léger changement de fréquentations et façon de voir mes potes qui consomment
5- Produits de substitution
6- Ajout de friction (l'anecdote du don de la paille) /
1- L'objectif de cette période :Globalement consommer moins de
3MMC, en optant pour une consommation plus consciente (retarder la première trace, et réellement m'interroger à propos de si telle ou telle occasion est une raison valable de taper), en essayant davantage de
parachutes (je ressens moins de
cravings par ce ROA) voire en considérant des produits de
substitution (LSD/ritaline).
2- Contexte :A- Début de relation amoureuse :
Après une année 2025 pleine de rencontres (érotico-amoureuses j'entends) facilitées par les soirées tech, les drogues et ma forte sociabilité, j'ai débuté une relation (monogame, de couple classique) depuis quelques semaine (nous avons commencé à nous fréquenter le jour de mon post en question, il y a 7 semaines.
Cette relation me pousse à moins consommer, car cette personne ne consomme presque rien (alcool et
tazs 3-4x par an).
Ma motivation est de commencer cette relation de la meilleure des façons : en respectant certaines règles de consommation :
Jamais en semaine (hors soirée tech)
Jamais avant de voir ma copine
Jamais devant ma copine (je ne veux pas lui imposer cette vue)
B- Moins de soirées qui me plaisent, et un questionnement sur ma réelle envie de sortir.
J'ai assisté à 4 évènements sur cette période (et j'ai une soirée demain) ce qui est en dessous de ma moyenne de 1, voire 2 soirées par semaine. Ayant pris la décision de moins taper, je me suis refusé à sortir si la line up ne me plaisait pas remarquablement, ou si je ne voyais pas d'amis très proches à cet évènement.
Au lieu de taper en allant à une soirée qui ne me plaît pas (donc faire 2 choses "négatives" pourrait-on dire), je m'abstiens de m'y rendre : j'économise de l'argent, ma santé, et je crée facilement une "streak" sans taper si je saute un week end (ne pas sortir).
3- Découverte de la Ritaline, et retour du plaisir de taffer
J'ai testé la
Ritaline pour la première fois le premier février, avec une amie
TDAH qui était sous traitement. Je consomme 20mg en lp (je suis un H d'1m82 et 85kg).
Je n'ai pas ressenti grand chose à part de l'éveil, mais la molécule attise ma curiosité et j'y vois un moyen de rester éveillé en soirée sans taper.
La consommation de
Ritaline en soirée (détaillée plus bas) ne s'avèrera pas fructueuse, mais les prises avec but de productivité ont eu un effet indirect sur ma consommation de
3MMC.
Bossant à mon compte (nutritionniste), la Rita a vraiment booster ma productivité. Elle m'a permis, par phases, de non seulement accomplir plus de travail en moins de temps, mais aussi d'accomplir -tout court- du travail que je n'arrivais pas à démarrer sans cette aide.
Résultat : j'ai retrouvé plaisir à travailler, et j'ai repris confiance en ma capacité à bosser, même sans Rita par la suite.
Pour ceux que ça intéresse, je tournais à 40-80mg de lp répartie en 20 + 20mg espacés de 4h, ou en 40+20+20, toujours espacé de 4h (exemple : 7-11-15h).
Ce sens du travail retrouvé a joué sur ma consommation de 3.
Taper à une soirée appart entre potes ou chez moi devant Youtube devenait nettement moins attrayant maintenant que j'avais envie de travailler sur mon business, le lendemain matin.
Je pense que l'opposition entre la 3 et la Rita a été un déclic fondateur : je vois la 3 comme un stimulant qui ruine ma productivité car elle me rend distrait et dissipé, tandis que je vois la Rita comme un stimulant qui me rend productif.
À force : je n'avais plus d'envie de
3MMC4- Fréquentations : J'ai également amélioré mes fréquentations, ou plutôt j'ai changé ma façon de fréquenter mes amis qui consomment très régulièrement.
Je sous estime peut être ce "nettoyage" de l'entourage, mais je dirai que voir des gens consommer ne m'incitait pas spécialement à consommer sur la fin, car mes motivations de travail > amusement de la 3 qui me grignote ma productivité suffisait à me "dégoûter" suffisamment de ce
RC.
= je pense que je les fréquente moins car je tape moins, plutôt que l'inverse.
UN MOT SUR LA
NEP / LA QUALITÉ DE LA 3
Vous le savez, la 3 ne se trouve quasiment plus en France, et de la
NEP et autres agents de
coupe / remplacement s'invitent dans notre soit disant
3MMC.
J'ai vécu deux épisodes de paranoïa, fin novembre et début février. Dans les deux cas, j'étais en soirée tech, en nuit blanche de la veille, et je vivais le sentiment d'être observé par des policiers en civils. Des expériences très désagréables, voire traumatisantes.
Je suppose que ces épisodes paranoïaques sont partiellement liés à la qualité de ce que j'achète comme étant vendu de la 3.
Solution : taper le moins possible, tant que je ne teste pas ma 3 (j'aimerai par ailleurs un rappel concernant la ou les procédures à suivre svp, je suis intéressé pour tester ma 3 sur Paris).
Un mal pour un bien qui m'a permis de développer de la méfiance envers la
3MMC.
5- Produits de substitution LSD :
Vous me l'aviez recommandé, je l'ai (ré)essayé :
3/4 d'un
buvard chargé à 100mg (annoncé tel quel du moins), pris en
festival le 3 avril (Rave Rebels Bruxelles)
Ce que j'ai aimé :
- Trip suffisamment prenant pour oublier toute autre consommation (pas de
craving de 3, ou d'envie d'être légèrement def sous
Taz, ou flottant sous K). Rappelons que dans mon contexte, je cherche un produit me permettant de réduire ma fréquence de consommation de 3 : c'est donc un vrai bon point.
- Facile à taper (pas besoin de paille, cartes, ça se tape en 1, 2 ou 3x contrairement à des traces qu'il faut "maintenir")
- Bonne énergie "mentale", j'arrivais à réfléchir et à avoir des discussions avec des inconnus sans trop de gêne, je ne me sentais pas "inapte" comme sous
kétamine.
- Bonnes barre de rire / mood.
Ce que j'ai moins aimé :
- Difficultés à dormir (ce sentiment d'esprit très actif, le cerveau ne veut pas arrêter de chauffer)
- Le fait que par définition, ça mette def donc que dans le contexte d'un
festival, je ne prête peut être pas tant attention à la qualité des sets que ça.
- Le manque d'énergie physique. Je n'avais pas envie de courir partout et je n'avais pas les jambes qui dansent toutes seules comme sous 3 ou
tazs.
C'est un vrai "défaut" car c'est ce qu'il me manque dans la recherche d'un substitut à la
3MMC. J'apprécie au mieux mes soirées quand tout va très vite, que je danse fort, que je prends peu de temps seul et/ou assis.
PSILOCYBINE : Pris une fois, en début de soirée. Je connaissais déjà bien les
truffes magiques, il s'agissait ici uniquement de s'y essayer en contexte de soirée.
Résultat : j'étais high dans la queue du FVTVR (club de paris) pendant 2h (oui 2h de queue) et c'était surtout un trip marrant avec mes potes. Une fois rentré, petite anxiété car je ne connaissais pas les scènes et la time table n'était pas annoncée (évènement du 5 mars avec le Fvtvr et Wanderlust unis d'un bloc, donc map nouvelle) j'ai pas bien profité du son, ni du trip champi en lui même une fois dedans....
Bilan : proche de celui du
LSD, pas trop envie de 3 même si j'étais tenté, je referais
champis mais en
festival de jour, car là le manque d'énergie en format de nuit ne me convient pas, je ne retrouve rien de l'aide procurée par la 3 à ce niveau là...
RITALINE :
Bien que j'ai expérimenté la première fois chez une amie, en vibe d'after, qu'à deux, j'ai ensuite fais mes armes avec la
Ritaline en contexte festif.
Mes ressentis : je suis énergétique mentalement, et un tout petit peu physiquement. La redescente peut causer de l'anxiété, et j'en avais d'ailleurs pris pour la première fois en soirée lors de ma seconde crise de paranoïa.
Ce que j'aime par contre, c'est l'éveil : je sais que je peux rentrer chez moi en voiture sans risquer de m'endormir, un grand plus comparé à une soirée sans aucun stimulant (100% sobre, ou
alcool/caféine légère).
En bilan, la Rita me met en énergie correcte, mais me rend irritable et impatient par moment. Pas un trop mix pour être sociable en soirée...
Point à noter vis à vis de la 3 : la Rita peut me couper l'envie de 3, ou la provoquer.
Les deux premières heures, pas de
craving de 3 (mon besoin psychologique est sûrement comblé), mais au bout de l'heure 3, puis 4, l'envie de
redrop avec de la 3 apparaît progressivement.
Le rempart contre ce
craving : ma dernière arme...
6- Ajout de friction
Dernier outil que j'ai utilisé : ajouter de la friction au fait de taper de la 3. (ajouter un obstacle, me compliquer la tâche)
Mi mars à madame loyal : je prête ma paille en aluminium (nettoyée à cet instant) à un ami qui n'avait pas de quoi en faire. Je me dis que ça réduira mes chances de taper. Et devinez quoi : aussi fragile que ça puisse sembler, cet obstacle a suffit à me faire moins taper.
Pas de paille allu = taper prend plus de temps, est moins hygiénique si j'utilise un billet à la place, donc un peu décourageant, moins tentant dans l'ensemble.
Cet effet bénéfique n'a pas porté ses fruits que sur cet événement, car je n'ai à ce jour (un mois plus tard) toujours pas récupéré cet outil.
J'ai d'ailleurs remarqué un pattern similaire avec le tabagisme : je ne suis pas / plus tenté d'acheter des clopes désarmais, car je fais en sorte de ne jamais avoir de briquet sur moi.
BILAN :
- Satisfait d'avoir pu réduire ma consommation de 3, surtout en
sniff.
- Heureux d'avoir su faire le tri sur les soirées que l'on me proposait, pour n'aller qu'aux évènements qui me plaisaient le plus.
- Fier d'avoir tenu mes engagements de ne pas taper en semaine et de ne pas taper devant ma copine (à l'exception d'une clé, et je m'en veux encore).
- Encouragé pour poursuivre ces bonnes pratiques sur les mois à venir, sans l'optique d'arrêter, mais avec l'idée de consommer plus intelligemment.
- J'ai aussi pu améliorer ma productivité et vivre de bons progrès à la salle de sport (j'ai effectué une sèche plutôt fructueuse, au cours de ces 5 dernières semaines !)
J'ai d'ailleurs pu retrouver de la sensibilité à la 3, en réduisant mes doses, je peux désormais jouir de meilleurs effets avec moins de consommation : un net bénéfice pour mon nez, mon portefeuille, et sûrement mes neurones sur le long terme !
Merci de m'avoir lu, et j'espère que mon témoignage aidera au moins une personne, qui cherche à réduire sa consommation de
3MMC.
Je reste disponible pour échanger à propos de vos témoignages et tentatives d'arrêt ou de réduction de votre consommation !