[ Arrêt & Sevrage ]
Petite question comparative des sevrages...

#1 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 12:13
Salut tout le monde,

Selon vos expériences, pensez-vous qu'il soit plus "facile" de sevrer 32mg de buprénorphine ou bien 1g de morphine / jour ?
Je donne ces chiffres afin d'évoquer un haut dosage...

merci bien d'avance,
à +

N.

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#2 
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cependant
Modo bougeotte
Aujourd'hui à 13:22
Salut,

C'est difficile de répondre...

Selon les addictos, c'est plus simple stabiliser avec une molécule à longue durée d'action (comme la bupré) et descendre doucement

Dans mon expérience, des molécules qui agissent plus vite peuvent au contraire m'aider à baisser, notamment en élargissant les délais entre les prises car je sais que ça monte plus vite

Et encore mieux pour moi, mais compliqué avec la bupré, c'est une molécule longue action moins dosée + molécule rapide à la demande (genre DHC + mad à la morphine).

En tout cas, pour l'une comme dans l autre, vu les dosages, je pense que jamais du grand jamais (à moins que je me retrouve en temps de guerre ou catastrophe naturelle –je croise même les orteils), je ne ferais un sevrage brut...
En lisant tous les témoignages c'est clairement une souffrance atroce et traumatisante de laquelle ce n'est pas simple se relever (parfois avec un paws de bâtard à la clé)

Du coup, dans un cas comme dans l'autre patience...

fugu kuwanu hito niwa iwaji

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#3 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 13:27
Je te remercie.

Oui en effet comme tu dis patience...

J'ai déjà cold turkey une fois les 32mg de bupré évoqués plus haut et en effet...
Jamais 1g de morphine par contre, et cela doit être horrible.

A +

Dernière modification par Nathanaël1982 (Aujourd'hui à 13:27)

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#4 
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cependant
Modo bougeotte
Aujourd'hui à 13:47
Salut,

Après les témoignages, même s'ils sont rarement réussi après cette période douloureuse, vont plutôt dans le sens de dire que le manque avec la bupré prend un peu plus de temps à se manifester mais dure plus longtemps (même pour des passages 0,4mg > 0, j'ai vu au moins un mois voire plus d'insomnie, problèmes de transit, jambes sans repos etc).
Avec la morphine (et encore ça dépend si c'est du sken LP ou en IV), il a l'air de se manifester beaucoup plus vite et de façon plus intense à mourir mais d'avoir des légères améliorations (sans compter le paws) un peu plus rapidement que la bupré en sub

Après pour de la bupré en IV, je ne sais pas, mais en tout cas j'ai l'impression que présenté comme ça c'est entre la peste et le choléra

Après faut aussi considérer l'amm, même si c'est possible, c'est galère d'avoir du sken en tso, alors que n'importe que généraliste *pourrait* prescrire du sub
Du coup, peut-être su ce coté là c'est plus simple de prévoir une baisse régulière dans le temps en ayant la sécurité de ne pas dépendre des aléas du marché noir (qui sur moi, me donnent en peu envie d'en profiter tant que possible !)

J'ai connu des gens qui arrivaient à switcher facile entre les deux, mais ça bien l'air d'être plus une exception que la règle...

Mais pourquoi tu posés la question ?
T'hesites entre quoi et quoi ? Pourquoi ?

fugu kuwanu hito niwa iwaji

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#5 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 13:58
En effet je me souviens d'avoir eu un bon mois d'insomnie après avoir cold turkey 32mg de bupré il a 6 ans de cela...

Je pose la question parce que j'ai la possibilité d'un Tso bientôt de nouveau.
sAchant que je n'ai jamais pris de méthadone...
Et que j'en suis arrivé à environ 1g de Skenan (LP et LI)...

Je ne suis pas certain de vouloir passer à la méthadone.
Je l'étais, et puis plus ça s'approche, plus je me dis que le sevrage en serait encore plus sournois...

Grande phase de doute.
Mais vu que j'ai des douleurs chroniques, un sevrage c'est peut-être pas malin du tout.

Compliqué...

merci à toi d'y réfléchir en tout cas

à +

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#6 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 14:08
Au fait, j'y pense, et la clonidine ?...
ça peut vraiment aider un peu ?
...

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#7 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 14:12
En gros, sevrer à la dure 1g de morphine c'est 15 jours d'indescriptible cauchemar et 6 mois de déprime derrière...
Je me trompe ?

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#8 
avatar
cependant
Modo bougeotte
Aujourd'hui à 15:48

Nathanaël1982 a écrit

En gros, sevrer à la dure 1g de morphine c'est 15 jours d'indescriptible cauchemar et 6 mois de déprime derrière...
Je me trompe ?

Hello,
Ça dépend des gens, parfois la déprimé dure bien plus longtemps sad

Et perso, à chaque fois que j'ai descendu trop rapidement (et je ne parle même pas de sevrage brutal !), je n'avais qu'une envie : reprendre un truc qui puisse me soulager !

Mais qu'est-ce que tu recherches ?
De ne pas subir des yoyos, de soulager les finances ou de t'affranchir de la prescription et les contraintes qui vont avec ? Baisser la tolérance ?

Je ne suis peut-être pas objective, mais j'ai vraiment du mal à voir les cotés positifs des sevrages bruts...
Certes, ça donne envie de ne plus dépendre des médecins et de se libérer de la charge mentale de la recherche constante des prods, mais perso je me souviens aussi qu'avant d'être dépendante ça n'allait pas fort, l'absence d'opis  (sans parler du manque), ça ne me fait pas mieux vivre, l'angoisse reprends vite le dessous, les angles des choses sont trop tranchés et je manque de lucidité dans les ruminations...

Bref, pour mon expérience, je ne suis vraiment pas sûre qu'une vie sans opis me fasse du bien !

Et l'idée d'être mal pendant longtemps, ça ne me motive pas du tout. Ce que je préfère c'est d'essayer d'aller bien (ce qui n'est pas toujours gagné même avec les opus), l'idée d'une défonce ponctuelle c'est rassurante comme la pensée de vacances après un an de travail !! Et du coup, finalement ça m'aide à me stabiliser, à consommer de façon telle à profiter de la vie, à m'encourager à faire les choses

Après, surtout pour des questions de tolérance, je réfléchis aussi à comment diminuer un peu (là je prends plus de ma prescription qui est au max de l'amm) et c'est chiant, j'aimerais pouvoir rentrer à nouveau dans les clous

Perso, le sub j'en veux pas car c'est trop compliqué pour les extras et la metha c'est trop contraignant (surtout au début), malheureusement la palette de TSO en France est bien trop réduite à mon goût (et pour psycoactif aussi, on est partisans d'un élargissement des possibilités, en termes de molécules et de roa)...
Mais par contre la sérénité d'une certaine sécurité avec un tso ça me fait du bien et ça m'enlève un gros poids !!

À toi de voir en fonction de tes besoins, mais je ne me sens pas du tout d'encourager un sevrage à sec
Pour le catapressan, c'est disponible qu'à l'hosto, dans un sevrage brut médicalisé... Sincèrement l'idée ça me terrifie, être en chien dans une chambre d'hosto ça me fait bieen plus flipper que l'idée de continuer (tout en sachant qu'une fois sortie, en vrai rien n'aura changé... sad )

Mais si vraiment c'est ce que tu veux, tu peux réfléchir à ce genre de prise en charge, même si c'est difficile trouver des places (et en vrai, je ne pense pas qu'il y a beaucoup de médecins qui proposent 32mg > 0, c'est quand même très violent, même avec des médocs pour pallier à certains symptômes)

Si tu veux on peut continuer à en réfléchi ensemble en fonction de tes besoins/envies


fugu kuwanu hito niwa iwaji

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#9 
Nathanaël1982 homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 21:55
Merci d'avoir pris tout ce temps.

Non, en realité, je ne me sens pas la force d'affronter une telle souffrance.
J'y ai pensé ce matin car tous les mois depuis 6 mois je me tape une crise de manque affreuse même à mes hautes doses qui ne suffisent plus, ma tolérance augmente et il me faut mendier 60 mg lp à mon médecin traitant qui commence à faire les gros yeux et ne continue à me les prescrire que parce que j'ai commencé un suivi au Csapa...
A chacun de ces paliers, comme ce soir par exemple, je suis si mal mentalement comme physiquement que j'envisage toutes les issues possibles... mais à 1 gramme de morphine par jour y en a pas des masses.

Je vois que je me dirige vers la méthadone et ça me fait peur.

Mais tu as raison, peut-être que la vie sans opiacés n'est pas pour nous...

P.S : J'ai la phobie des toubibs et des hôpitaux, pour moi un sevrage hospitalsé c'est impossible, plutôt mourir.

à +

Dernière modification par Nathanaël1982 (Aujourd'hui à 21:57)

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