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Dernière modification par Nathanaël1982 (Aujourd'hui à 13:27)
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Nathanaël1982 a écrit
En gros, sevrer à la dure 1g de morphine c'est 15 jours d'indescriptible cauchemar et 6 mois de déprime derrière...
Je me trompe ?
Hello,
Ça dépend des gens, parfois la déprimé dure bien plus longtemps 
Et perso, à chaque fois que j'ai descendu trop rapidement (et je ne parle même pas de sevrage brutal !), je n'avais qu'une envie : reprendre un truc qui puisse me soulager !
Mais qu'est-ce que tu recherches ?
De ne pas subir des yoyos, de soulager les finances ou de t'affranchir de la prescription et les contraintes qui vont avec ? Baisser la tolérance ?
Je ne suis peut-être pas objective, mais j'ai vraiment du mal à voir les cotés positifs des sevrages bruts...
Certes, ça donne envie de ne plus dépendre des médecins et de se libérer de la charge mentale de la recherche constante des prods, mais perso je me souviens aussi qu'avant d'être dépendante ça n'allait pas fort, l'absence d'opis (sans parler du manque), ça ne me fait pas mieux vivre, l'angoisse reprends vite le dessous, les angles des choses sont trop tranchés et je manque de lucidité dans les ruminations...
Bref, pour mon expérience, je ne suis vraiment pas sûre qu'une vie sans opis me fasse du bien !
Et l'idée d'être mal pendant longtemps, ça ne me motive pas du tout. Ce que je préfère c'est d'essayer d'aller bien (ce qui n'est pas toujours gagné même avec les opus), l'idée d'une défonce ponctuelle c'est rassurante comme la pensée de vacances après un an de travail !! Et du coup, finalement ça m'aide à me stabiliser, à consommer de façon telle à profiter de la vie, à m'encourager à faire les choses
Après, surtout pour des questions de tolérance, je réfléchis aussi à comment diminuer un peu (là je prends plus de ma prescription qui est au max de l'amm) et c'est chiant, j'aimerais pouvoir rentrer à nouveau dans les clous
Perso, le sub j'en veux pas car c'est trop compliqué pour les extras et la metha c'est trop contraignant (surtout au début), malheureusement la palette de TSO en France est bien trop réduite à mon goût (et pour psycoactif aussi, on est partisans d'un élargissement des possibilités, en termes de molécules et de roa)...
Mais par contre la sérénité d'une certaine sécurité avec un tso ça me fait du bien et ça m'enlève un gros poids !!
À toi de voir en fonction de tes besoins, mais je ne me sens pas du tout d'encourager un sevrage à sec
Pour le catapressan, c'est disponible qu'à l'hosto, dans un sevrage brut médicalisé... Sincèrement l'idée ça me terrifie, être en chien dans une chambre d'hosto ça me fait bieen plus flipper que l'idée de continuer (tout en sachant qu'une fois sortie, en vrai rien n'aura changé...
)
Mais si vraiment c'est ce que tu veux, tu peux réfléchir à ce genre de prise en charge, même si c'est difficile trouver des places (et en vrai, je ne pense pas qu'il y a beaucoup de médecins qui proposent 32mg > 0, c'est quand même très violent, même avec des médocs pour pallier à certains symptômes)
Si tu veux on peut continuer à en réfléchi ensemble en fonction de tes besoins/envies
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