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Dernière modification par silae (Hier à 20:48)
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Bingé a écrit
25 ans et pourtant j’ai déjà mon cerveau qui est brisé
Salut,
Ton cerveau n'est pas brisé, juste tu ressens le manque...
C'est horrible, mais ça a une solution, un opiacé ou un tso peuvent enlever les symptômes
Bingé a écrit
On va sûrement me dire d’aller dans un centre d’adictologie sauf que ce n’est pas possible
On n'est pas obligé d'aller dans un csapa, n'importe quel médecin qui veut bien peut prescrire de la buprenorphine pour avoir un traitement qui te stabilise sans devoir mettre de l'argent
Après, si tu préfères la méthadone (je ne sais pas si la methadione est un équivalent plus faible/fort ?), en effet il faut passer par un csapa, mais pour de la bupré, même s'il y a des médecins qui refusent pour des apriori, tous les généralistes sont habilité à le prescrire
En tout cas, non il n'y a rien d'irréversible
Souvent si on se retrouve à mettre les prods au centre de tout c'est aussi parce qu'on y a des bénéfices, c'est à dire que ça répond à des besoin, qu'ils peuvent être très différents, nous aider à combler des vides, rendre plus supportables des choses qui ne le seraient pas...bref, ce n'est pas parce que nous sommes des incapables ou qu'on a fait des erreurs forcément, mais si on reconnait pas les fonctions que ça remplit c'est difficile de changer et aussi trouver d'autres moyens pour y répondre
De ce que tu racontes, on dirait que tu traverses un moment difficile voire même de dépression
Certes le manque n'arrange rien, au contraire sur moi ça peut même aggraver...et perso l'idée de rester sans rien ça m'agoisse x10 et je n'ai aucune intention de subir le manque
Du coup, je me dirais que moi je prendrais quand même en considération le fait d'aller voir un médecin pour un tso (ta mère n'a pas à le savoir) et peut être un psy qui puisse t'accompagner...
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cependant a écrit
Bingé a écrit
25 ans et pourtant j’ai déjà mon cerveau qui est brisé
Salut,
Ton cerveau n'est pas brisé, juste tu ressens le manque...
C'est horrible, mais ça a une solution, un opiacé ou un tso peuvent enlever les symptômesBingé a écrit
On va sûrement me dire d’aller dans un centre d’adictologie sauf que ce n’est pas possible
On n'est pas obligé d'aller dans un csapa, n'importe quel médecin qui veut bien peut prescrire de la buprenorphine pour avoir un traitement qui te stabilise sans devoir mettre de l'argent
Après, si tu préfères la méthadone (je ne sais pas si la methadione est un équivalent plus faible/fort ?), en effet il faut passer par un csapa, mais pour de la bupré, même s'il y a des médecins qui refusent pour des apriori, tous les généralistes sont habilité à le prescrire
En tout cas, non il n'y a rien d'irréversible
Souvent si on se retrouve à mettre les prods au centre de tout c'est aussi parce qu'on y a des bénéfices, c'est à dire que ça répond à des besoin, qu'ils peuvent être très différents, nous aider à combler des vides, rendre plus supportables des choses qui ne le seraient pas...bref, ce n'est pas parce que nous sommes des incapables ou qu'on a fait des erreurs forcément, mais si on reconnait pas les fonctions que ça remplit c'est difficile de changer et aussi trouver d'autres moyens pour y répondre
De ce que tu racontes, on dirait que tu traverses un moment difficile voire même de dépression
Certes le manque n'arrange rien, au contraire sur moi ça peut même aggraver...et perso l'idée de rester sans rien ça m'agoisse x10 et je n'ai aucune intention de subir le manque
Du coup, je me dirais que moi je prendrais quand même en considération le fait d'aller voir un médecin pour un tso (ta mère n'a pas à le savoir) et peut être un psy qui puisse t'accompagner...
Le problème est que ma mère a mes ordonnances pour les dicodin, quand elle va chercher ses médicaments pour son cœur elle prend les miens.
Si je suis un traitement à la méthadone alors je ne pourrais plus prendre de dicodin, si je dis à ma mère d’arrêter de les prendre elle va se douter de quelque et elle va enquêter, idem si je demande à reprendre l’ordonnance.
Mais bon, j’ai quand même pris rendez-vous avec un centre d’addictologie, j’ai rendez vous la semaine prochaine avec un médecin du centre et en attendant je peux aller prendre de la méthadone chaque jour la bas.
Je vais essayer de voir pour aller prendre la méthadone chaque jour dans une pharmacie de ma ville car 2 heures de route chaque jour vont me forcer à manger du sable
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silae a écrit
Salut,
La dépendance aux opiacés concerne plusieurs centaines de milliers de personnes en France (dont moi), je viens de check sur internet. Et les opiacés, on connaît ça depuis de millénaires, donc les sevrages, aujourd'hui, sont extrêmement bien maîtrisés, surtout avec les nouveaux traitements de substitution.
Je ne comprends pas pourquoi un rdv au CSAPA serait impossible. Un rdv médical, c'est privé, ta mère n'a pas besoin d'être au courant. Il existe le secret médical, le médecin n'a pas à faire un rapport des rdvs aux parents.
Et si tu veux pas de délai pour ton rdv, un médecin généraliste peut prescrire du subutex, et là encore, te proposer un protocole de sevrage adapté à ta situation, sans informer qui que ce soit. Là aussi, le médecin est tenu au secret médical.
Je peux te dire qu'à presque 40 ans, j'ai vécu de nombreuses situations où je me disais que mon cerveau était foutu, que ma vie était foutu, mais je me suis rendu compte que le corps est quand même bien fait, et qu'on a une sacré résilience.
Dit toi que des types qui font des AVC massifs avec destructions cérébrales (visibles au scanner), peuvent récupérer quasi 100% de leur capacité en 1 mois. Le cerveau est un organe extraordinaire qui a une énorme capacité de récupération et de suppléance (des zones peuvent assurer la fonction de zones détruites), donc une dépendance aux opiacés, c'est vraiment de la rigolade pour le cerveau, puisque ce n'est vraiment pas une molécule neurotoxique contrairement à la coke ou à l'alcool.
Si le CSAPA te paraît un rdv insurmontable à prendre (en plus il y a des délais), prend simplement rdv chez un généraliste. Pas besoin d'en parler à tes parents. Et un généraliste est tenu au secret médical donc tu peux être transparent avec lui, si c'est un type bien. Il pourra te proposer un protocole de sevrage pour t'éviter de la souffrance (qui ne sert à rien sauf à traumatiser ton cerveau et ton corps) et cela t'ouvrira un nouveau chapitre dans ta vie, loin de tout ça.
Rien n'est jamais définitif (sauf la mort), surtout à 24 ans. Dit toi que des abus, tu es pas le 1er à en faire, et ça veut pas dire que ta vie est foutu. Pour ma part, je pense pas qu'on aurait parié grand chose sur la suite de ma vie vu ce que je me mettais dans la tronche à l'adolescence, et pourtant aujourd'hui j'ai un poste bien payé avec beaucoup de responsabilités.
Là, j'ai retapé de la blanche à 90% donc je gère un sevrage quelques jours et ça ira mieux en fin de semaine. Je connais, je sais comment gérer, ce n'est pas la 1ère fois. Je me fais plus chier à dépendre de médecins car je peux acheter n'importe quelle molécule sur le darknet, donc je suis autonome, ce qui est un sacré confort. Je peux gérer de redevenir dépendant de temps en temps aux opiacés, car je sais comment gérer un servage derrière, et que j'ai accès aux molécules, donc je gère seul. De ton côté, être accompagné d'un médecin peut t'aider à apprendre à gérer un sevrage, et avoir cette compétence si ça se représente un jour dans ta vie.
Encore une fois, faire un servage d'opiacé sans souffrance est extrêmement documenté, on connaît et on sait faire, donc faut pas que tu dramatises en te disant que tout est foutu. Parle simplement à quelqu'un de compétent sur le sujet, et il te fera un protocole pour sortir de cette histoire sans y laisser des plumes, et sans que tes parents soient informés.
La santé, c'est privé, il n'y a pas à informer les parents si on ne le désire pas.
PS : l'insomnie, les jambes sans repos (horrible), l'anhédonie (incapacité à ressentir du plaisir), les douleurs, la transpiration sont des symptômes classiques du sevrage des opiacés. Le prise d'un traitement de substitution atténuera ces symptômes qui sont bien sûr réversibles et qui disparaîtront avec le temps.
Je te remercie pour ton message.
J’ai écouté vos conseils et j’ai pris rdv avec un médecin d’un centre d’addictologie et en attendant je peux prendre de la méthadone chaque jour.
J’attend de voir comment ça se passe pour l’anonymat, si c’est nickel alors je continuerais et je suivrais un traitement, si c’est pas le cas il faudra trouver des moyens différents.
Merci sincèrement pour ton message
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Bingé a écrit
Le problème est que ma mère a mes ordonnances pour les dicodin, quand elle va chercher ses médicaments pour son cœur elle prend les miens.
Si je suis un traitement à la méthadone alors je ne pourrais plus prendre de dicodin, si je dis à ma mère d’arrêter de les prendre elle va se douter de quelque et elle va enquêter, idem si je demande à reprendre l’ordonnance.
Salut,
Pour la metha, moi j'alterne metha et Dicodin sans problèmes (j'en prends au black et parfois switche de l'un à l'autre)
C'est pour la bupré que le switch est compliqué
Mais c'est des ordos pareil que le Dicodin, tu peux juste lui dire qu'avec le médecin vous avez trouvé un autre médicament qui te convient mieux
De toute facon j'imagine qu'une cohabitation pendant qu'on va mal c'est galère, la tension n'aide pas...
Et elle devrait plutôt être contente que tu te prends en main et tu fais des choses pour aller mieux, ce n'est pas lui avouer que "tu es tox", mais simplement que tu prends soin de toi et tu as vu un médecin pour aller mieux
Ça serait bête de souffrir le martyre pour protéger des personnes qu'on aime, on ne les protégé pas vraiment à mon avis quand on partage des moments de manque (et encore moins si la stigmatisation nous oblige à nous cacher). Si elle t'aime j'espère bien qu'elle comprendra, mais déjà je pense qu'il est important que toi le premier tu t'alleges du poids de la culpabilisation, non tu n'as pas fait de la merde, juste tu t'es retrouvé dans une situation où il est nécessaire trouver des solutions et force à toi, mais ne t'en privé pas en te disant que tu ne les mérites pas, tu mérite d'aller mieux !
Pour la metha, en effet ils commencent par une induction, en commençant bas pour augmenter chaque jour. Normalement ça se fait au csapa, mais j'ai déjà vu des structures en milieu rural accepter que ça se fasse en pharmacie pour éviter les déplacements
Par contre, ils font faire un test opiacé avant, je me demande si le Dicodin positive leur test (comme c'est un opioïdes, je me pose sincèrement la question)...
Bon courage
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