[ Gérer le manque ]
here we go agaiiiin~

#1 
avatar
Crokococo
Nouveau membre
Aujourd'hui à 06:34
Bon.

Hello a tous!

Je consomme de la came depuis un peu plus d'un an. Au debut j'avais pas trop de mal a gérer ma consommation, jusqu'a ce que je perde un proche et que je me casse une jambe en petit morceau trop choupi (lol).

Etant particulierement isolée a ce moment et n'ayant rien d'autre a foutre j'ai conso tout les jours plusieurs fois par jours.
Quand est venu le moment de revenir a la realité, evidemment, c'etait une joyeuse souffrance. Ayant difficilement acces a un addictologue dans mes condition j'ai fais un bon sevrage a sec, que j'ai tenu deux semaines avant de me dire "vazy je vais reconso occasionnellement ça va le faire".
Pas du tout, j'ai repris une conso pire qu'avant x)

Bon, pleine de bonne volontée et voyant mon entourage super inquiet, je me suis dit, ok je vais trouver un addicto qui m'a mis sous subutex, ça a été un fiasco honnetement, j'etais angoissée tout le temps, j'ai tenu le traitement quelques semaines puis repris la came, re arreté la came reprendre de la bupre et a peu près cette partie de ping pong entre substitution et consomation pendant 3 mois.

Puis j'ai repris le taf, j'ai completement laisser tomber le subu, parce que je me sentais bien trop angoissée et fatiguée pour gérer mes shifts....

Ayway, apres ma saison je me suis dis "ok bon je repasse au subu" ça a strictemet pas marché. Impossible de faire passer le manque.

Pleine de bonne volontée je me suis dis que j'allais entreprendre un deuxième sevrage a sec parce que bah, la methadonne c'etait trop compliqué selon mon addicto a cause de mon mode de vie.

Donc ma maman pleine de bonne volontée aussi a proposé de m'acceuillir chez elle le temps du sevrage plutot que je fasse ça dans mon camion.
Pour raison personnelle j'ai pensé que c'était plutot une bonne idée.

Je suis donc arrivée chez elle pleine de bon sentiments armée de tout les medicaments qu'on avait pu me prescrire pour mon premier sevrage, donc pregabaline, acupan et seresta.

Putain mais quelle debandade, je pensais que ça allait durer 5 jours, comme a mon premier sevrage (qui etait horrible mais qui avait eu le merite d'etre court) la ça fait dix jours et j'arrive toujours pas a me lever plus de 30 secondes, j'ai mal, je transpire comme un porc, on ne mentionnera pas l'etat de mes jambes qui me font mal, mais maaaaal.... et le pire c'est le manque psy, je veux conso h24, je pense qu'a me faire un enooooooooooorme taquet.

Sans parler du fait que je me suis fait confisquer mes clefs de camion, ce qui est chez moi, en fait, et aussi pris mes medocs pour eviter que je rechute ou que je "me bousille le cerveau" en prenant trop ou j'se pas quoi, donc j'ai mes medocs au compte goutte, c'est pas la super aide *soupir*
Bon elle est adorable a coté de ça...

Ma question etant, est-ce que c'est normal que ça dure aussi longtemps? Est-ce que je suis pas en train de foncer dans un mur en faisant ça? Est-ce que je peux esperer reconsommer occasionnellement un jour mon prod préféré ou je suis condamné a l'abstinance comme me dit ma psy?
Ma meme psy qui me sort que j'ai un ptsd complexe et qui me dit que je vais devoire vivre toute ma vie avec et oh god, je veux pas retrouver mon cerveau sobre si j'ai pas de solution a mon etat d'alerte put*** de constant et le fait de tout ressentir trop fort et que 80% de la vie quotidienne soit douloureuse... 3_3.

J'ai peur je vous cache pas, la je suis perdue, je sais plus quoi faire, genre, limite je considere l'option de vivre avec la came toute ma vie mais mon mec veux pas.... ça serais quand meme con de se separer a cause d'un produit quoi....

Je suis une loque humaine actuellement je suis juste defoncée au cachet toute la journée pour supporter la douleur et les angoisse... T_T

Je sais pas, c'est si horrible d'être dans la came, le seul discour que j'entends c'est "ouai faut que t'arrette c'est pas bien" "je deteste que tu te fix, c'est horrible" etc... j'ai le cerveau retourné, je sais plus si ce que je pense sur mon envie d'arreter ça viens de moi ou juste parce qu'on me repete toute la journée qu'il faut que j'arrette et que c'est pas bien ce que je fais, mais sans vraiment d'argument qui s'en suivent....

Anyway, take care <3

Croko

Dernière modification par Crokococo (Aujourd'hui à 06:36)

Hors ligne

 

#2 
Laokouije homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 12:36
Bonjourr,

Là tout de suite je trouve ça dommage de simplement traiter le problème en réprimandant ton comportement...
C'est pas ça qui va permettre de stabiliser la situation surtout si c'est un problème bien ancré, qui remonterait bien avant tes premières prises.

Quand tu parles de psy tu sous-entends psychiatre ?
Le but du psychiatre c'est pas de prévenir mais de guérir, c'est le doc qui te file des anti-inflammatoires... C'est une aide qui semble toujours être de l'autre côté de la vitre, faisant simplement passer les médocs au travers.

À la racine c'est toujours le même soucis, il faudrait en parler à un psychologue, et un vrai pas de ceux qui te guide vers, LA/LES réponse qui te feront culpabiliser ou centrer tes émotions HORS du problème...

Ou dans l'absolu directement engager une thérapie cognitive comportementale, le but serait de vider ton sac, tes désirs, tes peurs, les pires horreurs que tu as au fond de toi etc...

On ne peut pas détruire toute une psyché pour la rebâtir, mais on peut changer les meubles en priorité puis, le parquet, puis les murs etc...

Bien à toi,

Hors ligne

 

#3 
avatar
Crokococo
Nouveau membre
Aujourd'hui à 14:26
Coucou Laokouije et merci pour ta réponse.

Alors oui psychiatre, mais je suis aussi suivie par des psychologue depuiiiiiiiiis 10 ans a peu près, tellement de psy qui ont pas vraiment su m'aider, au final askip mon cas est trop complexe ou un truc dans le genre.
J'ai le sentiment d'etre une horloge a coucou qui sonne toute les heures a force de me repeter...


En fait a ce stade j'ai plus aucune conviction, je ne me souviens plus clairement des raisons qui m'ont menée a se sevrage, j'entends a longueur de journée que la came va me tuer si j'arrette pas...
Vraiment ?
Je sais pas, peut être, il me semble que si c'est consommé proprement on en decede pas mais je suis peut être juste delusionelle....

En tout cas selon mes proches je le suis, mais mes proches c'est pas les gens les plus deconstruits au niveau des produits quoi... donc je sais pas si leur discours est super fiable aussi...

Bref, je sais plus ou j'en suis, c'est vraiment le resumé...

D'après le dealer a mon mec faut que j'attende au moins 15 jours pour dire, euh, comment dire que franchement aujourd'hui je m'en sens pas la force T_T

Je sais culpabiliser ça aide pas mais entouré de gens qui me repete "faut que t'arrete, faut que t'arrete, la came c'est le maaaaaaal" beh ça aide pas, et de base j'ai tendance a beaucoup de devaluer aussi... donc bon... voilà...

Je sais pas, je sais plus, askip on risque de se separer si je reprends, j'ai pas envie... en meme temps je sais meme pas si après ce sevrage je vais pas juste être en mega depression...

Hors ligne

 

#4 
Laokouije homme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 16:07
Des PUD "fonctionnels" il y en a beaucoup...
Pourquoi faire la morale alors que des millions de français ont une béquille chimique plus ou moins légale ?

Du cannabis à la cocaïne il y a toute une rangée de travailleurs sous stupéfiant, est ce que ça veut dire que c'est forcément compatible ou bénéfique.

Tes proches tiennent à toi et sont effrayés par la consommation, ils auraient raison de s'inquiéter, mais c'est pas évident pour quelqu'un de "normal" de prendre du recul sur ce phénomène. On te donne un ultimatum (je suis pas fan mais bon...) par ce qu'on tient à ta forme souriante mais surtout vivante... Avoir du mal à trouver une alternative à ce discours nous met sur la défensive, mais le fond de la pensée reste la même.

Je ne veux pas te perdre par ce que je t'aime...

La peur de la mort et/ou de l'alinéation due à la consommation.


Donc non on en décède sûrement pas quand c'est fait proprement, mais ça implique de sacrifier malgré tout une partie de soi dans le sens le plus large du terme, et ça toute une vie.

Ton cas me touche et j'espère que tu trouveras le courage que beaucoup n'ont pas réussi à motiver.

Hors ligne

 

#5 
Phil ou Sky homme
Modérateur France
Aujourd'hui à 16:40

Crokococo a écrit

Bon, pleine de bonne volontée et voyant mon entourage super inquiet, je me suis dit, ok je vais trouver un addicto qui m'a mis sous subutex, ça a été un fiasco honnêtement, j'étais angoissée tout le temps. J'ai tenu le traitement quelques semaines puis repris la came, re arreté la came repris de la buprénorphine et  partie de ping pong entre substitution et consommation pendant 3 mois

Pas le temps de lire toute la discussion, mais j'ai quotté l'essentiel. Le Subutex ne fonctionne qu'avec certaines personnes. Alors que je demandais de la méthadone, on m'a mis sous Subutex et les angoisses sont vite apparues, comme pour toi. Je me suis alors rabattu sur des I.V. de cc dont une a failli me tuer.

Alors seulement, j'ai eu le droit à la méthadone avec le Csapa le plus chouette de France en 2002 : "La Clinique de la Liberté". Mais il existe une règle quasi en or : la méthadone sauve de nombreux cas désespérés mais quand tu commences, il n'est pas question d'arrêter un jour sous peine de quitter la vie dans les 5 ans qui viennent.

La méthadone, ça se commence mais ça ne se sèvre pas (ou alors tu es un prophète, un demi dieu des agnostiques, un masochiste no avoué, enfin un être très à part) ou alors très lentement pour le sevrage physique qui peut se faire, mais sans tenir compte du retour de bâton qu'est le PAWS (cherche sur le PsycoWiki) qui te mène vers une longue et puissante dépression qu pousse, soit à re-consommer, soit à boire comme un trou, soit à te mettre au bout d'une corde. Je crois qu'à 5 ans, peu restent encore vivants sauf ceux qui ont trouvé l'amour fou (très littéraire) mais les histoires d'amour se terminent mal en général. Te voilà au parfum d'une partie de ce que j'ai vécu. Depuis 25 ans, j'ai trouvé mon dosage de "confort" qui est pour moi et dans les statistiques suisses de 100 mg par jour que je prends le matin vers 5 heures avant de me rendormir et me réveiller une fois la méthadone montée vers 7 heures avec un big smile !!!

Il y a pas mal de jeunes  qui se révoltent contre les E.S incontournables qui sont des suées qui diminuent avec les décennies et une constipation qui se règle avec des tisanes laxatives. Et puis, tu prends le risque de cet E.S. si spécial qui est l'andropause précoce aux opiacés. Pour moi, ce fut un cadeau de ne plus penser à ma bite du matin au soir, une libération tant souhaitée, mais pour beaucoup, ne plus avoir envie de faire l'amour avec une femme, un homme, un(e) trans est une atteinte à leur libido insupportable alors que pour moi, je n'attendais que cela. D'autres développent une perte de tout désir (dur dur dur).

Voilà, en speed, ce que j'ai vécu et vit encore (72ans).

Courage, la vie vaut la peine d'être vécue. il y a tant de surprise. Ma dernière fin juillet est le scanner thoracique ordonné par mon généraliste que je vois tous les 28 jours pour renouveler l'ordonnance de stupéfiants qu'est celle de la méthadone. Quatre RDV dans lesquels je lui ai dit que je me sentais fatigué malgré un sevrage réussi de 50 ans de cannabis l'ont poussé a me demander de faire un scanner thoracique. Bingo =cancer pris à temps du poumon droit. Tumeur de 7cm sur 3 cm sans métastases et peu agressif. Ouf ! Cela aurait pu être bien pire, genre AVC cérébral et paralysie .... du coup je ne consomme plus que ma méthadone et des space-cakes CBD+THC qui font très bon ménage avec la méthadone et le côté anti cancéreux du CBD et du THC. Fini le speed et la coke hypertenseurs bien connus.

Longue vie heureuse à toi comme écrivait Sénèque.

Amicalement

Phil ou Sky


Analyse de drogues anonyme et gratuite via Psychoactif
Si tu pisses contre le vent, tu risques de mouiller tes sandales !

Hors ligne

 

#6 
Mynight femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 16:42
Hello!smile

Tout d'abord, je voudrais juste te témoigner tout mon soutien.
C'est montagnes russes que tu vis, ces derniers temps, ça doit être franchement rock ́n roll de garder la tête froide, tu m'étonnes, quand tu dis que tu n'arrives même plus à discerner vraiment le pourquoi du comment de cette recherche de sobriété.
J'espère qu'à l'heure qu'il est, tu tiens le coup.
Comment te sens-tu aujourd'hui?

Crokococo a écrit

Pleine de bonne volontée je me suis dis que j'allais entreprendre un deuxième sevrage a sec parce que bah, la methadonne c'etait trop compliqué selon mon addicto a cause de mon mode de vie.

Justement, je me disais en te lisant, "Mais il faut qu’elle essaie la Métha!" Je suis moi-même sous TSO Méthadone 140mg/jour depuis 2 ans et demi. En plus de m’avoir débarrassée définitivement, sans rechute, d’une très longue addiction bien corsée au Tramadol, la Méthadone a marqué un tournant dans ma vie: cette molécule est très anxiolytique, et l'effet antidépresseur est très intéressant également.wink
J’ai vraiment commencé à aller réellement mieux, puis à vraiment avancer, une fois sous Métha.

Je ne vais pas aller te demander pourquoi ton médecin juge ton style de vie désadapté à la Méthadone, ce serait franchement indiscret, mais j'espère que les raisons qu'il invoque sont justes. Et que non, vraiment, la Méthadone, ce n'est pas compatible avec ta vie.
Je vais peut-être poser une question à 2 balles, mais je ne vois pas pour quelle raison tu serais éligible à un TSO par Subutex, mais pas par Métha...thinking

Crokococo a écrit

Puis j'ai repris le taf, j'ai completement laisser tomber le subu, parce que je me sentais bien trop angoissée et fatiguée pour gérer mes shifts....

Tu n’es pas la première à témoigner dans ce sens, d'où ma question plus haut.
Et est-ce que tu es certaine que tu as reçu au moins les doses suffisantes de Subutex?!?
(Je ne pigerai jamais comment on peut laisser quelqu'un dans une souffrance telle que l’angoisse, et le manque. Remarques l'un va pas sans l'autre mdr, enfin bref, tu m’as comprise.smiley-gen013)
Je ne vais pas commencer à épiloguer sur le sujet, mais ça me sidère absolument à chaque fois que je lis une personne un peu laissée livrée à elle-même avec sa souffrance.
Ah, et je rebondis aussi, tant que j’y suis, tu dis que les professionnels qui te suivent trouvent, si j’ai bien compris, que tu es un cas "cas trop complexe"? Après il y a l'abréviation PTSD que je ne comprends pas (j'espère ne pas passer pour l’ignare de première...) J'ai pensé au syndrome post traumatique mais ça ne colle pas avec l'ordre des lettres.girl_cray2
En tous les cas, tu le dis clairement dans ton dernier message, les psys considèrent ton cas "trop complexe".
Alors ça, j’adore.eek
C’est souvent ce qu'ils sortent quand tu ne rentres pas dans un tableau clinique bien propre.
En gros, tu rentres pas dans les moules préfabriqués de la psychiatrie, tu n’es pas un bon cas bien évident de dépression, de bipolarité type 1, de schizophrénie paranoïde (la plus courante.)
Ils sont à sec d'idées, et comme pas mal de psychiatres, pas tous, mais une partie, crois-en mon expérience, sont très désappointés lorsque tu ne rentres pas dans leurs foutus tableaux cliniques, et que oui, parfois, souvent même, c’est un peu plus compliqué que ça.
J'ai été ballottée pendant plus de 10 ans, de psy en psy, on m’a collé plusieurs diagnostics "hypothétiques" totalement erronés, jusqu'à, finalement, ce que je tombe sur un pro qui a pris deux ans pour bien me connaître, et qui a enfin su faire les bons liens, le diagnostic de trouble de la personnalité borderline est tombé, et là, oui, en écoutant des podcasts et en me renseignant, je me suis tout de suite dit "Mais oui, c’est ça! Enfin!"
Alors oui, je ne cumule pas tous les symptômes (pas de tentatives de suicide, ni de scarifications, entre autres) mais tous les témoignages de personnes borderline m'ont tellement parlé, fait écho en moi!
Bon, tout ça pour dire que je trouve ça vraiment limite de sortir à un(e) patient(e) que son cas est trop complexe, point barre. Tu te rends compte de la violence du truc?!?sad
Est-ce que dans les professionnels qui te suivent, il y en a un(e) qui te connaît depuis un bon moment?

Crokococo a écrit

Sans parler du fait que je me suis fait confisquer mes clefs de camion, ce qui est chez moi, en fait, et aussi pris mes medocs pour eviter que je rechute ou que je "me bousille le cerveau" en prenant trop ou j'se pas quoi, donc j'ai mes medocs au compte goutte, c'est pas la super aide *soupir*
Bon elle est adorable a coté de ça...

Tu parles de ta maman, pour la confiscation de tes clés?sad
Si oui, la pauvre, elle a l'air de vouloir bien faire, mais souvent, la famille, les amis (qui ne connaissent pas ou mal le sujet, ni ce qu’il faut et ne faut pas faire),dans ce type de situation, optent pour des mesures de ce style... Qui ne marchent pas, voire sont contre-productives, en pensant sincèrement bien faire.hmm
Je n’ai pas tout bien compris, du coup, pour tes médicaments (Prégabaline etc...) tu dis que tu les as au compte-goutte, donc insuffisamment pour te soulager, vu que tu dis être archi mal, tant physiquement que psychologiquement?

Il faudrait au moins que tu en aies suffisamment pour ne pas vivre le martyr! Le manque, c’est terrible, monstrueux, traumatisant.

J’avais d’autres interrogations mais mon cerveau (compliqué, c’est rien de le dire) s’est emmêlé les pinceaux entre temps, et je ne remets plus le doigt sur ce sur quoi je m'interrogeais...wink

En tous les cas, on est là pour ça ici, et tu seras soutenue, renseignée, aidée!
J'espère lire vite de tes nouvelles!
Pis, je suis désolée car je ne suis pas d’une grande aide, hein. J’en suis vraiment désolée (bis repetita. Je suis une spécialiste pour me répéter...) Mais t'apporter ma petite contribution et mon soutien est important pour moi, lorsque je t’ai lue, je me suis dit immédiatement qu'il fallait que je réagisse à ton topic.

N'hésites surtout pas, et je crois tous mes doigts de chaque main pour lire que tu te sens mieux très très vite. Biz!heart

Dernière modification par Mynight (Aujourd'hui à 16:52)


✨️·˚*Combien de temps faut-il laisser au silence pour qu'il devienne synonyme de sécurité?*°.✨️

Hors ligne

 

#7 
avatar
Crokococo
Nouveau membre
Aujourd'hui à 18:01
Vous etes tous trop mignon dans vos réponses. Votre soutiens est incommensurable.

@mynight


Comment je vais ?
Absolument mal, j'imagine le suicide comme porte de sortie par moment, avant de me dire "oui bon a ce stade mieux vaux consommer de la came ma belle, ça serair dommage de perdre la vie pour ça quand même" xD
Franchement c'est angoisse sur angoisse et crise de nerfs sur crise de nerfs, j'effraie tout le monde c'est une catastrophe x)


Oui ptsd c'est syndrome de stress post traumatique, tu a vu juste, c'est simplement l'abreviation anglophone que j'ai l'habitude de sortir, sorry ^^' en français il me semble que c'est sspt, dans l'ordre des mots quoi....

Oui ma maman veux bien faire, vraiment, c'est une belle âme, mais voilà depuis deux jours je suis infecte, je me reconnais pas trop trop a vrai dire, je suis super irritable, epuisée, zero joie de vivre quoi, c'est tres dur a vivre. C'est dur aussi pour les proches...
Mais bon confisquer mes clefs quand même T_T c'est chez moi mon camion, j'aimerais bien pouvoir y avoir accès un minimum.... elle pense que si elle me les donnes je vais aller chercher des produits cachés dans le double fond d'un tiroir mysterieux ou je sais pas quoi.
Croyez moi que si c'etait le cas j'aurais deja enfoncé la porte au pied de biche mes amis...

Le truc le plus souhaitable c'est de me bourrer de cacheton jusqu'a dormir et rebelotte le lendemain. Chaque matin avec les hormones du sommeil je me dis "ah ça y est ça va mieux" et je me casse le nez fasse a mes angoisses et mes traumatismes, c'est horrible.

J'ai eu mon mec au telephone qui me dit que c'est normal c'est amplifié par le sevrage et tout, mais bon, c'est plus facile a dire qu'a vivre... le pauvre il se ramasse tout mes etats de panique... il me dis aussi quand je lui dis que je trouve ça trop dur trop long et que j'ai giga mega peur de la depression port sevrage vu mon profil,et que je suis un peu un bout et qu'il m'arrive d'evisager le pire, et beh il me dit d'essayer de tenir jusqu'a la fin de la semaine au moins (encore ue fois, facile a dire.... mais a faire??)
Apres il me parle de volonté et blablabla du coup je m'ennerve un peu et puis ça passe...


Et oui les ethiquettes psy c'est quelques choses. Askip c'est mon cerveau qui a été en etat d'urgence pendant trop longtemps et que du coup c'est trop compliqué a demeler... ou un truc comme ça...

Pour le subutex honnetement pour le dosage jsp, y'a des moment ça l'a fait avec, d'autre non, pas du tout, donc je sais pas ce qui a merdé dans le tas honnetement.
Mon addicto a bien augmenté les doses progressivement mais a chaque fois je venais en rdv "et non j'ai craqué, faut bien aller travailler" lol
Donc bon...

Alors je vis en camion, je suis nomade, donc avoir de la metha partout en france voir ailleurs quand y'a besoin c'est compliqué, surtout au debut T_T
Donc en plus vu qu'il voullais faire la transition a un moment ou je quittais la region, bah, raté, de toute façon la ou je suis actuellement y'a pas d'addicto.... j'avais bien appelé le caspa de la region mais bon la dame au telephone m'a fait comprendre auXils etaient surbooké et que vu que j'avais déjà un suivi addicto ça allait être compliqué pour moi que mon dossier soit retenu...



Eeeet pour mes cachets oui, c'est deux par deux matin midi soir alors qu'il m'en faut en moins six limite d'un coup pour me soulager, a se stade du sevrage... c'est une dose enorme qui me fait peur honnetement mais au moins je DORS....



@Phil ou Sky


Oui la methadonne j'ai déjà entedu que c'est a vie mon addicto m'asssssuuuuure du contraire. Il en est convaincu dur comme de la brique...
Mais vu que c'est pas ce que j'entends a peu pres partout ailleurs que dans le discours medical.... hmmmm mefiance

Donc je suis sceptique.... je sais pas trop quoi en penser, et encore une fois vu que je suis perma a gauche a droite je sais pas si c'est vraiment tenable a la longue....
La ou le subutex peut etre prescrit en THEORIE par les generaliste, je crois que la metha c'est que des addictos? Donc ça commence a devenir compliqué hmm

Perso les opiacés on tedances a carrement boosté ma libido mais est-ce different la metha des autres opiacés?

Je suis en amhenorrée depuis plus deux semaines de mon coté, je vois bien que mon cycle hormonal est ultra chamboulé par la consos de toute façon.... ça a tendance a s'emplifier avec le sevrage de mon coté, etonnement, car je pensais qu'un tel choc allait faire revenir tout ça mais apparemment non, et gosh tant mieux, je vois pas ce qui pourrais etre pire que d'avoir en plus de tout ça des horrible crampe de regles... *fiou*


Et super joyeux le sevrage de la methadonne! J'imagine que c'est la triste realité du retour de baton en effet... makes me kinda sad tout de même :,(

Je suis contente que tu ai trouvé un dosage qui te corresponde et que tu sois heureux avec! Et puis écoute si tu a eté liberé de ta bite, en quelque sorte, tant mieux!

Une pote a matcher avec une addicto en festival qui parlais de sevrage de methadone qui se passe bien sur 30 ans, j'ai rigolé, pour moi a ce stade c'est plus un traitement a vie qu'un sevrage en douceur x)


La verité c'est que ce qui m'effraie le plus... alors que la douleur et le psychotage c'est déjà assez effrayant je trouve, c'est le paws justement.... ayant un magnifique terrain genetique et depressif comment ça va se passer? Surtout avec tout les anxiolitiques et la pregabaline que j'avale, plus un ptsd? Bah c'est l'angoisse x)

En tout cas j'ai tenu un jours de plus <3 j'espere sicerement que ça ira mieux demain.


Merci pour vos reponse, take care <3

Oh et désolé pour le franglais j'essaie de corriger mais parfois je le fais sans meme m'en rendre compte :x

Hors ligne

 

Remonter
Pour répondre à cette discussion, vous devez vous inscrire

Psychoactif » Forums » Opiacés et opioïdes » Heroïne
» [ Gérer le manque ] here we go agaiiiin~

Psychoactif
Psychoactif est une communauté dédiée à l'information, l'entraide, l'échange d'expériences et la construction de savoirs sur les drogues, dans une démarche de réduction des risques.

 
logo Don Soutenez PsychoACTIF

Droit d'auteur : les textes de Psychoactif de https://www.psychoactif.org sont sous licence CC by NC SA 3.0 sauf mention contraire.


Affichage Bureau - A propos de Psychoactif - Politique de confidentialité - CGU - Contact - flux rss Flux RSS