Dépendant à la codéine au moment de la fin de sa vente libre, (juillet 2017) qu'êtes vous devenus ?

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Lilas24 femme
Bavarde
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J'ai découvert moi aussi que mes migraines étaient devenues très rares, voire n'étaient plus que des maux de tête, après avoir fini mon sevrage dégressif de la codéine.

Ca a été une surprise car j'avais peur en faisant mon sevrage de me retrouver sans rien d'efficace (les triptans ont toujours aggravé mes migraines).

J'ai même cette curieuse impression que mon seuil de ressenti de la douleur a bougé. Comme je prenais la codéine d'un coup le soir en me couchant, si j'avais mal en journée, ça me semblait toujours très puissant.

Maintenant, ces mêmes douleurs (un coude, une épaule de temps en temps, de vieilles tendinites qui se rappellent à moi en faisant du sport ou en portant des charges) me semblent très modérées. C'est très étrange comme phénomène.

Je brode peut être de ce côté, alors que pour les maux de tête, le fait que les opiacés peuvent les aggraver est assez bien documenté.

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Heashka
Banni
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Ah putain oui cette fameuse année 2013 quand je suis arrivé comme chaque jour à la pharmacie de la Gare et que la petite blonde toute gentille m'a dit "on ne fait et ne fera plus en vente libre monsieur la codéine et éthylmorphine".

Le choc. En pleine transition, ça m'avait sauvé d'un fumage de meth quotidien avec un plan cul qui s'injectait de la C et fumait tout autant. Putain de période !

Du coup je lui ai répondu : alors une steribox madame...

Je cours entre l'hôpital, le laboratoire et les services neuropsychiatriques quand je ne suis pas en conférence à la faculté de médecine pour écouter l'actualité sur l'addictologie.

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Mascarpone homme
Vieux clacos corse pas coulant
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Heashka a écrit

Ah putain oui cette fameuse année 2013 quand je suis arrivé comme chaque jour à la pharmacie de la Gare et que la petite blonde toute gentille m'a dit "on ne fait et ne fera plus en vente libre monsieur la codéine et éthylmorphine".

thinking sauf que c'est beaucoup plus récent que ça...Cette connerie d'arrété date de Juillet 2017 et non de 2013!
Une des 1eres mesures à la con et à l'emporte pièce de notre nouvelle championne du monde des pires ministres de la santé qu'on ait eu  big_smile : Après, la Bachelot (dont on a dit tant de mal qu'il était difficile d'imaginer pire) on a eu la "mariefolle" qui a réussi à nous faire pire encore (on s'est dit, là, on tient le pompon corde-pour-se-pendre ) et ben, non, on avait encore rien vu! lol , la sinistre Buzyn ( grande amie des labos sans avoir l'air d'y toucher, et même pas foutue de faire la différence entre cbd et thc qui vient nous faire la morale et des discours pseudo scientifiques sur des sujets qu'elle maitrise comme moi je maitrise la physique quantique et le reprisage de chaussettes big_smile ) prenait le flambeau du gouffre de la bêtise crasse ministérielle avec l'arrivée de la clique à Macron pasdebol et c'était bien en 2017, pas en 2013...

Amicalement


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
Le pire con, c'est le vieux con, car on ne peut rien contre l'expérience!
Ce qui est bien chez les félés, c'est que de temps en temps ils laissent passer la lumière!

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alex92200 homme
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Bonjour,

Je vous invite à lire le topic que j'avais ouvert il y a 2 ans : " TSO Codéine ==> Buprénorphine" :)

Voici mon dernier message, deux ans ayant passés :

"Bonjour à tous,

Je reviens 2 ans plus tard pour donner des nouvelles et puis peut-être qu'un petit UP après tout ce temps passé pourra en aider certains qui se posaient les mêmes questions que moi.

J'aborderais mon message sous deux formes : personnelle et le TSO en lui même.

Au niveau personnel : J'ai fini mes études de Pharmacien, j'ai choisi la voie industrielle pour ne pas être confronté aux médicaments en libre service toute la journée smile
Grosso Modo : Je m'occupe de la QUALITÉ des médicaments, de la matière première etc dans un gros Labo dont je ne citerais pas le nom.
Ne vous inquiétez pas, c'est un gentil labo qui fabrique des médicaments pour des maladies orphelines dont la majeure partie de l'industrie Pharma se fout : car pas rentable.
Mais ce Labo : si. Il bosse avec des startup qui innovent c'est super. Je suis heureux d'aider les gens malades dont tout le monde se fout dans la production pharmaceutique.


Au niveau du TSO : j'étais à l'époque très très réticent à le prendre car pour moi c'était une sigmatisation de moi même : je devenais officiellement un toxicomane.

=> ET BIEN OUI, j'ai accepté ça. Je suis un toxicomane dont le cerveau à besoin d'un opiacé pour fonctionner. Je l'ai accepté.

J'emmerde les préjugés. J'emmerde les Pharmaciens qui considèrent qu'un TSO est destiné aux cas sociaux.

NON et NON. Il y a de tout. J'ai rencontré des médecins urgentistes accro à la morphine, des gens qui vivaient dans la rue accro à l'héroïne, de tout les profils : et notre point en commun : l'addiction.

Donc rien à voir avec notre catégorie sociaux professionnelle : un cerveau accro est un cerveau accro.

Au travail, seul mon médecin du travail le sait car quand j'ai embauché, j'étais encore en délivrance quotidienne dans une pharmacie de ville non loin de mon lieu d'activité, et parfois j'arrivais en retard.

Alors aujourd'hui ?

=> Je suis sous ... 22mg de Buprénorphine ! Imaginez la dose qu'il a fallu atteindre pour me soulager du craving !
Alors que ce n'était que de la codéine ! Certes à hauteur de 32 comprimés de Codolip**** par jour, mais de la codéine quoi !
Jamais je n'aurais pensé devoir atteindre un telle dose pour être "bien".

Au début, je devais aller au CSAPA tous les jours me faire délivrer le traitement car sinon je bouffais la boîte dans la journée : MON CERVEAU N'AVAIT PAS COMPRIS qu'un TSO n'est pas un outil de défonce mais de liberté.

De toutes façons avec la bupré, il y a un effet "palier" au delà duquel, on peut rajouter de la dose, on ne sent rien. Ça n'est pas comme la méthadone je crois (jamais testé) qui elle garde un véritable effet opiacé puissant.

Maintenant, je suis en délivrance mensuelle sur 28 jours : quelle liberté ... ! Je n'ai plus à courir les pharmacies, mentir à mes confrères etc.

Je suis passé en jugement en 2019 pour les fausses ordonnances que j'avais faites et ai eu la grâce du juge et de mon conseil de l'ordre : qui ont bien eu la bienveillance de voir que je me soignais : ouf, j'aurais pu perdre mon boulot, la chose que j'aime le plus au monde.

Aujourd'hui, la Buprénorphine ne me fait "plus rien" émotionnellement.
Pas de somnolence, pas de plaisir, rien. Juste un soulagement du manque physique.
Ce pour quoi elle est destinée finalement.

Je peux rester un jour sans en prendre quand j'oublie parfois, sans rien sentir.

Je prends ce médicament comme un diabétique prendrait son insuline le matin.

J'ai intégré que ce traitement c'est mon traitement. Que je dois prendre tous les jours.
Sans me punir, sans me juger. Je le prends et je vis normalement.

Je précise que n'ayant jamais été un "injecteur" ou un "sniffeur" j'ai pu accéder tout récemment à une version de buprénorphine sous forme de lyophilisât.

=> quel bonheur : ça fond en 10sec et on doit retenir sa salive uniquement 1 ou 2min contre 10min voire plus avec la version sublinguale (qui à en plus en goût beurk beurk).


Pour toutes les personnes qui se posent la question "éthique" d'un TSO :

Premièrement, fichez vous du regard des autres, acceptez que vous êtes malades. Parlez-en - si possible bien sûr - à vos proches. A votre famille.

Faites des séance avec le Médecin addicto et votre famille : qu'ils comprennent que ce n'est pas UNE DROGUE mais un médicament.

Mon père a mis du temps à admettre que je ne me défonçais pas à la bupré. Pour lui j'avais remplacé une défonce pour une autre ! Mais non !

C'EST UN MÉDICAMENT ! et ce même médicament a sauvé ma vie sociale et professionnelle.

N'hésitez pas à expliquer à vos proche. Ne restez pas prostrés comme j'ai pu l'être au début en culpabilisant de prendre un TSO.

C'est une nouvelle vie qui commence, et c'est une meilleure vie.

Un jour j'envisagerai la réduction puis l'arrêt. Mais pas de suite. Chaque chose en son temps smile

Merci de m'avoir lu, merci de m'avoir soutenu à l'époque.

J'espère que mon témoignage pourra aider des gens en plein questionnement et en détresse morale.


Alex :)"

Dr. Pharmacien neuropharmacologique

« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais »

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Anonyme796 non binaire
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Pour ma part je suis aussi très énervée contre cette décision qui me flingue plus qu'autre chose car il est plus facile de passer par un dealer mais le souci c'est que c'est soit des trucs coupés et donc dangereux soit des trucs beaucoup plus forts et addictifs donc c'est vraiment une décision de merde pour quelqu'un comme moi qui étais raisonnable avec la codeine que j'avais choisit comme béquille pour la souffrance psychologique dûe à des traumas pas vraiment possible à guérir... y a même des jours où j'ai envie d'en finir parce que j'ai pas les moyens financiers pour me droguer, j'envie ceux qui en trouvent sur internet moi j'ai pas le deep web j'y connais rien...
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Bienvenue au club>< Le darkweb par contre ça s'apprend, tutos en ligne et tout ~

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Arsenic59 homme
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Déjà 4 ans yikes

Perso j'ai continué à en prendre, pendant longtemps, tout en prenant d'autres médocs ( j'ai du tester une quarantaines de molécules ). Quand la codéine a été interdite à la vente libre j'ai d'abord ragé, en disant que c'était débile d'interdire ça sous prétexte qu'une gosse inconsciente s'est tuée avec le paracétamol ( car ça n'est probablement pas la codéine mais le paracétamol qui l'a tué ) et que les médias, comme d'habitude désinformaient.

J'ai ensuite été voir un médecin, avant ça je n'y allait jamais, pour me faire prescrire du k600, mon médecin s'en battant totalement les couilles j'ai pu "grâce" à lui tester toutes les molécules non-citées plus haut. J'ai ensuite décidé de prendre de la codéine sans paracétamol, pour ne plus avoir de limites, je suis donc passé à la DHC. formidable molécule, très agréable, du moins au début. Très vite la tolérance s'installe et même si ça faisait toujours plaisir, au bout d'une dizaine de cachetons dans la journée ça ne me faisait plus d'effet, du moins je ne les sentait plus.

J'ai dans le même temps pris plusieurs antidépresseurs ( fluoxetine, paroxetine, venlafaxine, amitriptyline, sertraline et sûrement d'autres que j'oublie ). J'ai aussi pris des dizaines de benzos différents ( diazépam, bromazépam, clorazépate, seresta ( je sais plus le nom de la molécule ) et d'autres que j'oublie mais y'en avait un paquet ). Bizarrement ces derniers ne m'ont jamais fait d'effet, sauf à très forte dose. il m'arrivait de prendre une boite de lexo entière, sur le coup ça ne me faisait rien, mais le lendemain j'étais très somnolant, au point de dormir plusieurs fois dans mon assiette ou sur mon clavier. Bref un vrai déchet. Mais à faible dose rien du tout. Le valium et le tranxène eux, même à forte dose, pas le moindre effet ( sauf les premières fois où un valium me déconnectait et je me réveillait 1 semaine plus tard quand ma boite était vide ).


La finalité est que je pense que ces médicaments ont bousillés ma chimie neuronales. Aujourd'hui je me sens comme vide d'émotions, j'ai beaucoup de mal à rire, toujours bloqué. Je ne sais pas si c'est ma phobie sociale qui me bloque, en pensant constamment au regard des autres, mais en tous cas ça fait bizarre. Je ressens juste les émotions négatives ( honte, stress tout ça ).


AUJOURD'HUI je ne prend plus ces merdes et je suis contre ça, surtout les benzos qui sont trop facilement prescrits je trouve, c'est souvent l'option de facilité pour beaucoup de "médecins". Ma dernière prescription de dicodin, d'après mon médecin, remonte à juillet. J'ai quand même testé la méthadone depuis, mais les opiacés me rendent bizarre. Quand j'en prend j'ai un effet bizarre, j'ai des sortes de flashback dans ma tête, des souvenirs qui apparaissent pendant 10 secondes, puis disparaissent, et impossible de savoir le contenu de ces flashback. Pendant ce temps j'ai un effet de stress incontrôlable et je me met à bander sans raison.. Heureusement ça ne dure au total pas plus d'une minute.

Je ne compte plus en reprendre et je n'y pense même plus, ça fait trop longtemps que je suis dans le flou.

Je compte aujourd'hui sur le rc lsd et les champis, en trip ou en microdose, je ne sais pas encore, pour essayer de guérir ma dépression, me rendre un peu plus extravertie, avoir plus de conversation etc pour par la suite oser faire d'autres choses comme sortir, danser, et faire des activités en groupe, ce dont je suis incapable aujourd'hui.

J'ai aussi de gros troubles de la mémoire et d'après mon nouveau médecin ( l'ancien est à la retraite ) c'est probablement dû à une mauvaise attention, et je pense et espère que c'est ça.

Je précise que je n'ai aucun ami et plus aucun contact sur internet. Me renfermer sur moi même sans découvrir de nouvelles personne m'a rendu au final très seul. Même dans ma tête mes pensées tournent en boucle tellement mon cerveau est peu stimulé. Même avec un ordinateur j'arrive à me faire chier, c'est probablement pourquoi, dès que j'ai une occasion, comme ici, de raconter un peu ma vie, ça se transforme facilement en énorme roman ^^

Pour les champis j'ai pris les 5g de truffes atlantis qu'il me restait samedi soir, et je me suis senti très bien, pas au point d'oser chanter ou parler, mais agréablement bien, léger et serein, j'ai même arrêter le bruxisme pendant ce temps. Le lendemain et aujourd'hui j'ai quand même eu des effets résiduels, je crois, me rendant un peu plus optimiste et motivé. Le 1p lsd j'en ai pris par dose de 20 mcg et pas vraiment d'effet psyché ni de visu, mais la même sensation de bien être dans mon corps et ma tête. Je fais actuellement pousser des golden teacher et j'attend 14 timbres, 10 de al-lad, 4 de 1cp.

Bref les drogues pharmaceutiques je pense que je n'y toucherai plus et ça ne m'attire plus. Après si un jour j'en ai sous la main il est possible que lors d'une faiblesse j'en prenne, on ne se refait pas, mais je n'irai plus faire la tournée des généralistes  pour m'en faire prescrire.

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Morning Glory femme
Ex modo
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La finalité est que je pense que ces médicaments ont bousillés ma chimie neuronales. Aujourd'hui je me sens comme vide d'émotions, j'ai beaucoup de mal à rire, toujours bloqué. Je ne sais pas si c'est ma phobie sociale qui me bloque, en pensant constamment au regard des autres, mais en tous cas ça fait bizarre. Je ressens juste les émotions négatives ( honte, stress tout ça ).


AUJOURD'HUI je ne prend plus ces merdes et je suis contre ça

Les drogues ne sont pas des merdes^^ Même si elles ont des désavantages dont je fais moi-même les frais pour les antideps.

Perso aujourd'hui ce qui me délivre de ma phobie sociale c'est une micro dose d'aripiprazole (abilify) 2.5mg/jour même pas, couplé à une vie associative relativement remplie. Quand je l'arrête trop longtemps et que sa concentration sanguine redecend, au bout d'un moment mon anxiété revient en partie.

Je doute que ce soient les traitements qui te fassent te sentir si mal, à moins qu'il ne s'agisse d'un syndrome de sevrage peut-être. Enfin ça dépend des gens mais bon... perso j'avais ces problèmes de phobie sociale bien avant les traitements par antideps et diazépines.


Μόρνηνγγ Γλωρύ
I <3 5-HT & DA ~

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Lauwlax homme
Kōri no hi
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Hello tout le monde,

Je ne sais pas si ce post est toujours actif, je ne sais d'ailleurs pas vraiment comment fonctionne les forum, je suis un peu perdu.

Bref pour en revenir à ce fameux jour de 2017 ou j'ai appris la terrible nouvelle ça a été une hécatombe pour ma part.
J'ai appeler mon médecin traitant qui n'étais pas disponible et est dû me retrouner vers un autre médecin juste à côté qui à directement accepter de me voir le lendemain soir.
Arrivé dans son bureau je me suis tout bonnement effondrer, ne comprenant pas ce qui m'arrivait après 9 ans de prise de codéine. J'étais perdu, j'avais peur et je m'attendais à vivre la pire épreuve de ma vie.
Heureusement je suis tombé sur une des meilleure médecin à mon sens qui m'a p^roposé de diminuer petit à petit jusqu'à me sevrer complétement.
Ca a duré 2 ans, et au final je n'arrivais pas à décrocher. Elle m'a parlé du CSAPA mais j'ai mis longtemps à les contacter, ayant tout simplement peur de passer sur un traitement de substitution, chose qui me paraissait tout simplement impossible à l'époque.
J'ai finalement été introduit au Subutex. d'abord à petite dose puis on est monté jusque 18mg. Le souci était que je le prenais en fractionner (comme de la cod en gros) et je n'étais donc jamais vraiment serein.
Au bout d'un an on est passé à la métha, jusqu'à atteindre un dosage de 120mg mais le problème de la métha pour moi ont été les effets secondaire (trouble psychique, sudation extrème et j'en passe...)
J'ai donc voulu en accord avec mon nouveau CSAPA (j'ai déménagé entre temps) de repasser à la bupré.
Du coup sevrage de 3 jours (que j'ai relativement bien vécu) puis instauration à la bupré à 10mg (un gros dosage pour un début mais aux vues de les antécédents le médecin pensait bien faire) et là, sur le chemin du retour je commence à ressentir des petites "impatience" dans le corps. Au début très légères puis de plus en plus forte jusqu'à arriver chez moi et foncer sous la douche pour essayer de me calmer, mais rien à faire j'avais encore de la métha dans le sang + du Tercian et du Cymbaltha et j'ai fais une sale réaction. Impossible de me calmer ou me détendre j'appelle le CSAPA mais tombe sur messagerie qui me dit qu'en cas d'urgence faire le 15, ce que j'ai finis par faire.
J'ai attendu l'ambulance 1h pour ensuite être emmené au urgence où personne ne comprenait ce que je leur expliquais.
Au final j'ai été transférer en psy grâce à un des meilleurs infirmier jamais vu (Fahem si tu vois ce message tu as toute ma reconnaissance) pour qu'au final on me file 10mg de Valium et 50mg de Tercian et qu'on force l'addicto à me voir. Je suis tombé sur une connasse (excusez moi du terme) qui n'a fait que me prendre de haut pour au final me renvoyer chez moi.
Entre temps Fahem avait pris contact avec le CSAPA qui m'ont demandé de venir demain à 9h.
Du coup je suis rentré chez moi, j'ai pris encore 25mg de Tercian et 2 somnifères pour ENFIN m'endormir. Le lendemain matin plus rien, les signes avaient disparu et je me pointe au CSAPA à 9h. Toute l'équipe à été super avec moi. Puis le médecin me dit qu'on va passer à 14mg... Là je lui dit qu'il est hors de question que je ne prenne ne serait-ce que 10mg aux bues de mon expérience d'hier et que je voulais être introduit très bas, à genre 4mg, ce qu'elle accepte tout en me donnant 2mg en plus par jour au cas ou (c'était un vendredi).
Du coup j'ai été un peu sous-dosé le week-end et on à augmenter hier à 8mg, ce qui reste encore un peu faible à mon goût. J'y retourne ce midi et tous les jours cette semaine. Ah oui parce que je vous ai pas dit mais cette histoire c'est passé la semaine dernière lol.
Enfin bref tout ça pour répondre à Pierre que depuis 2017 je me bats pour essayer de me sortir de cette addiction et je ne sais pas combien de temps cela va prendre mais je suis bien décidé à y arriver.

Force à vous tous, c'est dur mais on y arrivera drogue-peace

Don't let the muggles get you down !

J'ai ma pire ennemie/meilleure amie tatouée dans le cou.

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feignassedeter homme
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Inscrit le 11 Aug 2023
10 messages
Bonjour,
J'ai consommé de la codéine pendant 6 ans, du début de ma vingtaine jusqu'à son passage sous ordonnance. J'appréciais beaucoup son effet opiacé, apaisant, la disparition des soucis de la vie, les gratouillements et la douce chaleur opiacée.

Au début j'en prenais trop fréquemment et la tolérance a explosé, à ce moment la il me fallait 400 à 500 mg pour être bien, même pas piquer du nez, si j'avais continué ainsi ca aurait été aller simple pour la dépendance physique.

Je me suis renseigné et je peux remercier psychoactif, j'ai réduit la fréquence des prises  ( règle des 2 semaines entre les prises).
La tolérance s'est stabilisée, puis a un peu baissé.
Par la suite après recherche sur l'internet anglophone, il était affirmé dans certains témoignages que le dxm potentialisait l'effet de la codéine et stoppait la montée de la tolérance par son action sur les récepteurs nmda.

J'ai testé et effectivement 20 ou 30 mg de dextrometorphane potentialise fortement la codé ( attention de pas se faire surprendre).  L'effet sur la tolérance est aussi vrai ( pour moi du moins ) je suis passé de 400 mg par prise à environ 250 mg pour être bien en accompagnant chaque prise par un peu dxm, cette baisse de la tolérance a été très lente, sur plusieurs années, puis elle n'a plus bougé.

Je continue cette consommation avec 2 prises par mois ( parfois un peu plus, on ne se refait pas dab ) pendant plusieurs années, sans trop d'inconvénients, ca me convenait, la codéine ( outre son effet immédiat) avait pour effet sur moi de me mettre des lunettes roses sur la réalité, c'était mon antidépresseur.

En juillet 2017 je découvre le passage de la codé et du dxm sur ordonnance, décidée pour des raisons très contestables. L'affaire pauline, mais je soupçonne la culture du lean d'avoir trop médiatisé ce produit.

Je n'étais pas dans la situation dramatique de personnes accro physiquement, mais j'i quand même été choqué par la décision.

Très rapidement l'alcool remplace la petite codéine au début sans trop de problème, même si se sont des consommations solitaires assez malsaines je trouve avec l'alcool.
La montée des dosages se fait progressivement en 2019 je suis buveur excessif, en 2020/21 alcoolique journalier, depuis j'ai repris le contrôle de ma consommation, c'est pas évident et je marche sur des œufs. J'ai trouvé l'alcool beaucoup plus addictif ( même si lent à accrocher ) que la codéine, et infiniment plus destructeur physiquement et psychiquement.
Je suis intimement convaincu que ce dérapage est lié au fait d'être privé de codéine.

Cette mise sous ordonnance est le genre de décisions arbitraires, technocratique et violente qui font beaucoup plus de mal que bien, auxquelles le gouvernement nous habitué.

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Miss P femme
Psycho junior
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290 messages
Bien le bonsoir, ça fait longtemps que je n'a pas posté même si je lis régulièrement le forum :)

Grannnnnnnnnnde consommatrice de codéine / tramadol pendant des années avant ce passage sur ordo, j'avais commencé un sevrage à ce moment là donc la fin a juste été plus rude que prévue ^^
Je me suis tenue vaguement à carreau quelques mois puis l'interdit (ce fameux interdit) et l'idée que je ne retrouverai jamais ces sensations m'ont poussée à fouiner et j'ai trouvé le sacro saint Kratom qui m'a accompagnée depuis 2018 à peu près. J'ai parfois eu des périodes avec des grosses doses quotidiennes mais globalement j'arrivais à baisser ma tolérance régulièrement et j'ai retrouvé un bon équilibre avec le Kratom.
Puis il a été lui aussi interdit.... Ce qui ne m'a absolument pas dérangée et aucunement nuis à ma consommation big_smile

Début 2023, pour des raisons personnelles et une difficulté d'approvisionnement, j'ai passé ma dernière grosse commande dans le but d'un sevrage, ce que j'ai fait sans gros soucis ^^ Sevrage TRES progressif (terminé en juin 2023) et aidé par un ptit somnifère le soir quand même.... Après quelques semaines j'en avais même oublié l'effet que le Kratom me procurait et ça c'est bien parce que c'est le plus dur ce souvenir de bien être ^^ (

Où en suis-je aujourd'hui ? Au CBD (ca va c'est sage et légal ça) mais louchant dangereusement sur le THCP. Et lors de ma commande d'huile de THCP (d'un dosage très faible je suis quand même raisonnable) j'ai ajouté un PETIT échantillon de Kratom pour me rappeler l'effet que ça fait big_smile


Bref l'interdiction n'a eu que peu d'impacte sur ma dépendance, contrairement à ce que le gouvernement pensait faire....

Dernière modification par Miss P (03 septembre 2023 à  02:55)

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Masanté femme
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elegya a écrit

Hey, bonjour à tous, je suis plutot surpris, je me rend compte que je ne suis pas le seul a avoir souffert de cette interdiction ! La codo me permettant ponctuellement de calmer mes envies d'opiacés, je vous laisse imaginer ce qui a suivis cette interdiction ... j'en prenais plutot regulierement voir à certains moment tous les jours en grande quantité, mais avec des pauses entre deux ! des moments où justement j'arrivais a me passer de tout mais je savais toujours que s'il fallait j'en avait en stock, je ne consomais que de la k en plutot grande quantité aussi mais a part la codo jamais jamais d'opiacé j'en faisais même ma petite doctrine perso ( alors que je savais que la frontiere etait fine entre codo et héro ) puis petit a petit, trés ponctuellement un petit g de rabla, puis un autre tout en me cachant de ma copine, puis pendant une semaine puis deux ect jusqu'a ce que je depasse la limite et je suis sous traitemement subu 8mg que je n'arrive pas a virer de ma vie, c'est devenu une corvée, une honte, une galere ( les medecins sont de vrais ordures mais je ne vous apprend rien ) j'ai décidé trés récemment de consulter en structure un addicto, rendez vous mardi prochain ! je lui en parlerai, je ne rejette pas la faute à cette arret brutal de vente de la codeine mais j'en attribu une petite partie de la dégringolade qui a suivis,
Pourquoi personne ne nous a prevenu quand nous sommes ressortit de la pharmacie les mains vides la premiere fois ? un petit prospectus, un mot, un conseil ? pour nous avertir de la suite des evenements ... certe nous sommes responsables, les utilisateurs, mais quand on arrete la vente d'un produit possiblement addictogene pour ces memes raisons ne serait il pas logique de propôser des solutions et des soins  aux utilisateurs ? j'en aurait eu grand besoin, j'avais 20 ans, et maintenant a 22 ans j'ai l'impression que je suis dans la merde que ma vie ne tiens pas a grand chose, a une prescription de subu car sinon je sais qu'elle s'arrete, bon je m'arrete désolé du pavé j'aimerai en parler avec vous autres comment l'avez vous vécu ect, merci a celui qui a lancé le sujet ça fait grand bien vraiment ... bisous a tous ! antoine

Bonjour à tous,
Alors non tu n'es pas le seul à souffrir de l'interdiction de la codéine en France. A titre personnel je n'étais absolument pas addict à la codéine mais j'en avais besoin ponctuellement pour soulager quelques heures des douleurs physiques atroces qu'aucune autre molécule antalgique proposée par des médecins sourds à ma douleur ne soulageaient. Aujourd'hui je n'ai plus de vie et à cause de ces douleurs qui n'ont fait qu'empirer vu que les médecins consultés restent sourds et hermétiques... je n'ai plus de vie et souffre quotidiennement.
Voilà comment en France, on laisse des patients en souffrance réelle les confondante avec des "drogués" (sans aucun jugement de ma part je précise). Et comment, pour moins de 2€, on anéantit la perspective d'une vie banale et normale pour pouvoir assurer juste le quotidien à de réels malades...
Qui plus est cette législation ne fait qu'encourager et grossir le portefeuille des dealers ou des achats sur internet avec le risque de recevoir de la merde nuisible à la santé du patient...

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Masanté femme
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Salut,
Le message est ancien. Nouvelle sur le site j'espère ne pas faire d erreur. Pour ma part, toutes les molécules antalgiques prescrites autres que la codéine m'ont soit rendue plus malade que ce que je n'étais (tramadol), soit n'ont absolument pas soulagées mes douleurs physiques atroces (acupan, lamaline...). Aujourd'hui je souffre quotidiennement et n'ai plus de vie car plus aucun médecin ne prescrit de codéine et traite un malade directement comme un drogué...
Les malades sont niés et en souffrance réelle et cette interdiction favorise l'import de produits douteux et/ou encore plus nocifs et encouragent le deal.
Alors si un geek passe par là et peux m'aider à obtenir une ordonnance en ligne pour du Co-Doliprane 500 mg en comprimés (car en plus je suis SDF et précaire donc je peux pas commander sur le web - impossible de faire livrer. Pas d adresse ..).
Voilà où en sont réduits les malades en souffrance...
Vous pouvez me contacter en MP ou par mail temporis34 (at) protonmail.com
Merci aux geek bienveillants qui passeraient par là...
Bon courage à tous les malades en souffrance qu'on laisse volontairement en souffrance pour - de 3€...

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