Salut tout le monde ! En espérant que quelqu'un réponde ... ?
Alors voilà, je suis une ancienne grosse consommatrice de stimulants, je les ai bien poncés, puis suite à plusieurs événements indésirables relationnels j'ai decidé d'arrêter. À ce moment, j'abusais fortement de la
2MMC. Quand je dis que j'en ai abusé, c'est que j'en achetais plusieurs grammes par semaine; je faisais une saison en tant que serveuse/barmaid 7j/7, et je me mettais cartouche pendant mon service, puis je rentrais finir le boulot chez ma voisine qui kiff bien ça aussi. Soit je recommençais le lendemain, soit le surlendemain.
Bref, arrêt en septembre suite à une prise de conscience pas du tout agréable, et même traumatique. Quelques cessions "récréatives" environ une fois par mois sont vite revenues, avec du
speed, mais elles étaient moins agréables. J'ai commencé à développer une forte anxiété sociale, notamment au taff. Peur du jugement. Sensation constante d'être bizarre. Perte de mes moyens. Élocution compliquée.
Mais là, avant hier soir, je retouche la
2MMC. Pas par envie, pas par besoin: j'ai juste entendu ma voisine, avec qui je passe du temps, dire qu'elle comptais en acheter et, même après le travail fourni concernant les addictions, je n'arrive pas à passer à côté d'une occasion de conso.
J'ai perdu, lors de cette prise, la plupart de mes compétences sociales, avec gros soucis d'élocution, pseudo-mutisme, bégaiements, sensation d'être de trop etc. Je continue les prises, parc'qu'il en reste dans le pochon (pardis) et rentre chez moi au matin pour continuer. Mon chéri qui sait que j'ai arrêté, ne sait pas que je fais à ce moment là mon after seule dans notre lit à taper. Il pense que je dors.
Tous ce que je dis quand j'ouvre la bouche me fait me sentir conne, nulle; avec lui aussi j'ai des soucis d'élocution et de l'anxiété.
Je traverse le quartier dans la journée et je me sens jugée. On doit me trouve bizarre, selon moi. Bon en même temps paye la gueule que j'ai mdr...
Le soir, je ne redors pas non plus, et aujourd'hui je vais taffer avec deux nuits blanches et deux grammes dans les narines. Je me pense capable. J'arrive là bas, la fatigue est présente, je vais direct aux chiottes, je transpire. Merde, je réalise qu'en faite ça va pas l'faire. Je sors des chiottes et là, tous mes collègues présents qui voient ma gueule. Et moi, ENORME montée d'anxiété sociale, impossibilité de dire bonjour, je simule un malaise sans perte de connaissance par instinct de survie. Ils ne m'ont jamais vue revenir dans des états supects, alors j'essaie de me rassurer et compte bien leur donner des explications mercredi qui me sauveront le cul... En espérant que ça ait réellement ressemblé à un malaise.
Mais là en faite, je me demande ce qu'il m'arrive, si c'est les signes précurseurs d'une psychose, si cela peut survenir même après un long arrêt. J'ai la trouille de rester dans cette anxiété sociale, dans cette paralysie du langage et dans cette boucle.
Si t'as lu tout ça, merci beaucoup et chapeau. En espérant trouver des réponses ...