Hey,
J'ai jamais suivi de
sevrage opioïdes/opiacés dans un cadre médical donc j'avoue ne pas savoir ce que c'est, je sais ce qu'est le manque de
morphine/trama mais pas d'
oxy, d'
héroïne... et je connais pas non plus les
substitutions et leurs effets.
Comme beaucoup ici quand on poste une part de la réponse est dans la question.
D'un côté un
sevrage sec tu peux pas t'y faire (et c'est 100% compréhensible) d'un autre étaler le
sevrage jusqu'au dernier pallier ça revient à rallonger le problème...
Faut il souffrir atrocement pendant 7-10j ou moyennement pendant 3 mois puis difficilement pendant 15j.
Le cercle est en effet très vicieux.
C'est trop facile de te dire : "force toi à voir du monde" parce que je sais a quel point c'est difficile en
sevrage.
Essaye, au moins d'aller marcher, d'écouter de la musique...
Encore une fois "essaye", on est beaucoup à le savoir ici, le
sevrage et le mal être poussent à fusionner avec son lit/canapé et à se couper, c'est un autre cercle vicieux.
Puis concernant l'hosto, c'est une peur légitime c'est parfois ce qui sauve même si ça fait peur.
Comme dirait Orelsan "autant tenter un salto avant d'échouer au pied du mur" - je l'admet, ça fait phrase d'influenceur qui vends des formations mais l'idée est là - autant agir tant bien que mal si on sait que l'inaction c'est sa propre perte.
Au niveau santé je suis le premier à dire que tout n'est pas rationnalisable et que les prescriptions ne sont pas inoffensive parce qu'un docteur les supervises mais tu défonceras pas ton capital veineux et tu minimise les risques avec des cachets d'
oxy et de
skénan plutôt qu'avec de l'injection - surtout si t'as eu une infection récente qui a pu affaiblir ton système immunitaire.
Je suis tellement désolé parce que j'aimerais pouvoir t'apporter une réponse nouvelle, vers une autre porte de sortie...mais je ne l'ai pas.
Je te souhaite beaucoup de courage, hésite pas a nous donner des nouvelles, à écrire, a te lâcher - mais surtout essaye de ne pas lâcher.
Encore une fois, TAKE CARE et COURAGE !