[ Craving ]
Envie de tout pendant le sevrage

#1 
Benzotrip homme
Nouveau Psycho France
28 janvier 2026 à 18:55
Bonjour à tous,
Je me suis assez étalé dans 2 autres posts dessus donc je vais faire court sur le contexte : sevrage de benzo longue durée et grosses doses (+ 70mg de Valium/J).

Depuis la fin de mon sevrage, au delà de symptômes chelous et insoupçonnés j'ai envie de tout.
Comme un craving généralisé : Alcool, K, MD, Morphine, Tramadol...
C'est un craving qui reste relativement contrôlable mais qui est quand même fort et j'ai tendance à craquer sur l'Alcool parce que c'est plus acceptable socialement de prendre 1 verre de vin qu'une trace de K.
C'est pas démesuré : ça se limite à 1 verre de vin quand je craque, où 200/300mg de K quand j'ai eu l'occasion en fête donc pas "d'excès" à proprement parlé mais un besoin présent.
Plus étrange encore j'ai envie de substance que j'ai jamais expérimentée, j'imagine le plaisir d'une trace de C ou d'une montée (flash) d'héro.

Je fais gaffe a pas tomber dans le piège : pas de stups seul, 1 verre de vin/soir max, pas d'expérimentation nouvelle pendant la fin du sevrage (ça serait bête de passer d'un sevrage à un autre).

A ceux qui ce sont déjà sevrés : ça vous ait déjà arrivé ou seulement craving sur la famille de molécule ?
Es-ce que mon esprit cherche juste un état de réalité altérée ou es-ce explicable ?

Merci et Take Care drogue-peace

Psychedelic experience is only a glimpse of a larger reality. But a glimpse that can be useful - Aldous Huxley ; The Doors of Perception, 1954

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#2 
Noèsis homme
Nouveau membre
28 janvier 2026 à 19:41
Hello !

Perso c'est également ce qu'il m'arrive dans ces moments :)

J'ai très très rarement d'envie précise et ta phrase illustre bien : ça ressemble plus à une recherche d'un "état de réalité altérée"

En revanche je n'ai pas d'explications sur pourquoi le craving n'est pas porté particulièrement sur la substance dont on se sevre

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#3 
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Myozotis femme
☆ PsychoPote ☆
28 janvier 2026 à 20:02
Salut !

Je lâche pas le morceau avec toi car je vis un peu la même chose (sans sevrage sec wink). Je crois que ma récente baisse à 5mg valium + qqs événements difficiles + une accessibilité à l'alcool que je  ne me permettais plus (pas en acheter), est = quand j'en ai pas le soir je me tape un craving + une crise d'angoisse jusqu'à ce que je prenne mon valium...

Comment appelle t'on ce phénomène ? Perso je dirais, le seum. Et là, un million de question se pose : mon système GABA en rade? Une habitude qui a changé par rapport à un contexte particulier? Quelque chose que je ne digère pas ?  Un besoin ? En suis je arrivée à un niveau de frustration qui explique concrètement ce que je vis?
Et merde....

Je me lâche un peu sur ton thread mais j'avoue que ça me prend la tête ce que je vis actuellement. J'ai arrêté la methadone, remplacée  par les neuroleptiques, bzd, ADs. Sevrée des neuroleptiques, encore en total pression par rapport aux benzos (même erreur que la méthadone?). Et là, je commence à trembler quand je n'ai pas ma bière forte le soir, du coup, le plus tôt possible ça m'arrange hein.

Pour être honnête, je crois que j'ai honte de certaines de mes interventions récentes où je susurre aux autres "non mais, tu vois quoi, un sevrage réussi c'est un sevrage où on ne souffre pas, il faut être patient nin nin nin". L'hôpital qui se fout de la charité mdr.

Je dis ça parce que je suis en colère ?  Oui clairement. Culpabilité ?  Non ou je suis vraiment une taupe. Constat? Non violent! En même temps, il faut bien se faire une raison, non?

Après tout ils avaient peut-être raison au centre addicto "Il ne faut surtout pas consommer sinon c'est la chute et oubliez vos ami.es qui le font, finalement c'était des compagnons de galère, n'est ce pas?"

Non non et Non! "Vous êtes un peu prétentieuse de penser pouvoir réussir à tenir avec un tel environnement, hm?" Wow mais je t'.....!

Foutez moi la paix avec votre TCC et vos tests neuropsy! Arrêtez de m'expliquer ce que je sais déjà et même mieux que vous car il s'agit de moi! Allez viens Pouvoir d'agir, on se fait la belle ?
Non Myoz, lâche un coup, souffle et ça va bien se passer.

Benzotrip a écrit

ceux qui ce sont déjà sevrés : ça vous ait déjà arrivé ou seulement craving sur la famille de molécule ?
Es-ce que mon esprit cherche juste un état de réalité altérée ou es-ce explicable ?

Alors oui camarade, probablement peut-être même sûrement. Quelle question ?  Ah oui, est ce que ça s'explique ? Apparemment, la science le sait mieux que nous.

En tout cas, de mon ressenti c'est une manière de compenser et c'est normal? Arfh je sais plus..

Prends soin de toi


.....Rire De Rue.....

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#4 
Benzotrip homme
Nouveau Psycho France
28 janvier 2026 à 21:06

Je lâche pas le morceau avec toi car je vis un peu la même chose (sans sevrage sec wink). Je crois que ma récente baisse à 5mg valium + qqs événements difficiles + une accessibilité à l'alcool que je  ne me permettais plus (pas en acheter), est = quand j'en ai pas le soir je me tape un craving + une crise d'angoisse jusqu'à ce que je prenne mon valium...

Salut Myoz, c'est toujours un plaisir de te lire et en effet on en a déjà parlé on vit une chose similaires même si les évènements ne sont pas les même...donc se lâcher c'est très OK smile

Tout pareil pour l'instabilité dans la vie, j'enchaine aussi les trucs chiants voire + que chiant (difficiles).
Pour l'alcool j'ai tenté de faire pareil sauf que le craving des anxios était trop fort et celui de l'alcool en + donc certes j'ai pas eu d'alcool chez moi la semaine dernière mais le premier prétexte pour boire (sortir, apéro...) je tapais trop ou sinon j'arrivais pas à réduire ma dose d'anxio.
Là je me dit qu'un 1 verre/soir ça peut devenir une mauvaise routine mais je veux me débarrasser des benzos.
Perso j'ai pas vraiment de crise d'angoisse mais des symptômes ultra chelous : je crois que je remet des visages alors que c'est des gens que je connais pas (ça fait peur), quand je suis en manque j'ai des crampes à un endroit précis derrière le genoux ou de la neige visuelle = urgence pour moi c'est le truc qui m'est arrivé 10min avant ma syncope de manque.

Comment appelle t'on ce phénomène ? Perso je dirais, le seum. Et là, un million de question se pose : mon système GABA en rade? Une habitude qui a changé par rapport à un contexte particulier? Quelque chose que je ne digère pas ?  Un besoin ? En suis je arrivée à un niveau de frustration qui explique concrètement ce que je vis?
Et merde....

...

Pour être honnête, je crois que j'ai honte de certaines de mes interventions récentes où je susurre aux autres "non mais, tu vois quoi, un sevrage réussi c'est un sevrage où on ne souffre pas, il faut être patient nin nin nin". L'hôpital qui se fout de la charité mdr.

Je dis ça parce que je suis en colère ?  Oui clairement. Culpabilité ?  Non ou je suis vraiment une taupe. Constat? Non violent! En même temps, il faut bien se faire une raison, non?

Tout pareil et je comprends aussi très bien ta colère sur les traitements, perso c'est des "spécialistes" qui m'ont mis dans la sauce à la base - Certes je suis allé me réfugier de mon propre chef dans la drogue pendant 1 mois - certes ça m' peut-être pas été aussi bénéfique que je l'imaginais mais bon au moins je chemine...
Je dis pas que le passage par la drogue est nécéssaire au cheminement, juste il fait parti du mien et ça m'a été moins délétère que les médocs sur des ordonnances sécurisée distribuées par des blouses blanches. 

Je vois très bien la conv dont tu veux parler, je t'ai d'ailleurs cité sur cette exacte phrase : "un sevrage réussi c'est un sevrage où on ne souffre pas, il faut être patient".

Je dirais pas que c'est de l'hypocrisie ou l'hôpital qui se fout de la charité.
Si on avait pas souffert pendant notre sevrage, que ça soit de la réduction ou d'une partie de notre environnement, l'aurions nous réussi plus facilement ? - La réponse "logique" est oui...forcément, si on souffre moins on y va plus facilement.
Moi c'est un sevrage à quasi sec parce que j'ai choisi d'abandonner mon psy contre qui j'ai de la haine parce qu'il a littéralement cassé ma famille sur 2gen (bref je m'étale aussi c'est mon histoire) - toi c'est un multiple sevrage dont je connais pas tous les tenants et aboutissement mais compliqué apparement.

On a un/des point(s) commun(s) c'est qu'on vient d'une autre substance et d'un cadre de vie parfois pesant vers les bzd et que c'est dûr.

Franchement, oui je me dit qu'es-ce qui va pas ? D'une part de la colère/culpabilité/mal-être mais une maîtrise (ou je sais très bien faire l'autruche même inconsciemment).
On m'a tellement parlé de chimie de "molécules" de "thérapies" - après tout la conscience/la vie c'est quoi ? : de la biochimie, rien de + ou rien de - (je fais exprès d'être un peu nihiliste). Et pourtant qu'es-ce qu'il en reste/sort : du seum, du manque...

On pourrais même dire que ma réponse est dans la question : es-ce explicable ? Bah oui forcément c'est de la chimie.... mais PT* j'en peux plus je sais même pas quoi dire : je vais leur faire bouffer leurs répliques de docteur "spécialiste" LOL !
Maintenant que vous m'avez raconté (les docs) tout et son contraire sur toutes les molécules du monde... allez y n'ayez pas peur faites de moi votre cobaye - puisque c'est que de la chimie !

De la vie à l'hosto, de l'hosto aux opiacés, des opiacés aux opioides, des opioides aux H1 et BZB, des bzb au ADs et anti-psy que j'ai refusés... des BZD à l'Alcool et à la K...

Si j'avais sû où me mèneraient toutes les prescriptions que j'ai eu et notamment les benzos j'aurais choisi un truc plus "fun" - (Attention CE N'EST PAS UN CONSEIL, "juste" un craquage)

Bref, du coup moi aussi je me suis lâché alors que j'avais promis de faire concis...c'est humain. - Si j'avais su avant j'aurais tout mis sur mon blog pour éviter de polluer P.A

En effet la vérité des microscopes doit avoir une super réponse à m'apporter mais honnêtement, même si elle est chirurgicale elle n'aura jamais le même impact qu'un témoignage comme le tien ou celui de quelqu'un d'autre.

Take Care, vraiment drogue-peace et à très vite heart

Dernière modification par Benzotrip (28 janvier 2026 à 21:17)


Psychedelic experience is only a glimpse of a larger reality. But a glimpse that can be useful - Aldous Huxley ; The Doors of Perception, 1954

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#5 
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Myozotis femme
☆ PsychoPote ☆
29 janvier 2026 à 09:14
Ah!

Bon écoute je crois qu'on a passé un bon coup de gueule tous les deux x). Ça t'a fait du bien ?  Moi oui!!! Je pense qu'il y avait besoin de lâcher un peu, les sevrages c'est dur, et râler n'a jamais fait de mal à personne! Merci pour ce partage sans retenue! C'est dans ce genre de situation que je me rends encore plus compte que cette communauté m'est précieuse. Hier on a râlé ensemble et je trouve ça cool punk1

On se tient au jus pour la suite wink.

Dernière modification par Myozotis (29 janvier 2026 à 15:01)


.....Rire De Rue.....

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