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Dernière modification par Berrique (18 février 2026 à 20:04)
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Yo les psychos !
Hélas, tout le monde est loin d'être pour...
C'est dingue le nombre de personnes qui se découvrent antilibérales juste au moment où on parle de légaliser une drogue XD
Dès qu'on parle légalisation, tout le monde chante à l'unisson contre le grand capital, et chacun critique l'efficience des marchés libres. Même les militants d'extrême droite prennent des accents marxistes
Vous avez jamais remarqué ?
On se demande comment le système fait pour tenir encore debout haha 
C'est bon à savoir pour les militants syndicalistes qui cherchent à recruter : pensez à parler drogue et légalisation juste avant, l'air de rien
C'est bien la preuve que les drogues ont des vertus : elles stimulent l'esprit critique 
Allez, encore une petite latte, et on sera prêt pour la révolution ?
Psychoactivement
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@Berrique : C'est juste que ton post m'a fait penser à ça, mais n'y vois aucune offense personnelle stp
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Dernière modification par Mister No (18 février 2026 à 22:03)
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Pesteux a écrit
Yo les psychos !
@Berrique : C'est juste que ton post m'a fait penser à ça, mais n'y vois aucune offense personnelle stp.
Aucune offense prise, je ne me découvre pas anticapitaliste avec ce post, c'est beaucoup plus vieux que cela 
Je rejoins Opus : être autorisé à produire sa propre consommation, et bénéficier de structure associatives pour mutualiser les moyens et les résultats d'une production commune pour celles et ceux qui ne peuvent pas faire pousser leur plant. Structures qui pourront faire de la réduction des risques, prodiguer des informations, etc...
Beaucoup plus enviable à mon sens que d'avoir des publicités pour de la weed gout fraise.
On voit déjà ce que ça donne avec les shops qui vendent du "CBD" qui se trouvent être des cannabinoïdes de synthèse... (info repérée sur le forum)
Mister No a écrit
Yo les psychos !
J'ai beaucoup de respect pour les personnes qui bossent pour des bidules d'état, GREA, SINTES ou OFDT par exemple mais à un moment donné, la légalisation nous appartient...
Justement le GREA c'est pas un bidule d'Etat. C'est une association citoyenne.
Dernière modification par Berrique (18 février 2026 à 21:56)
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Justement le GREA c'est pas un bidule d'Etat. C'est une association citoyenne.
Tout taffait d'accord, je ne parlais pas des statuts mais des financements.
Dans notre monde, il suffit de suivre le pognon pour trouver des lobbyistes infiltrés, rien de nouveau.
Vite fait j'ai utilisé Grok pour synthétiser ce que l'on peut deviner sans rien connaître au GREA.
Désolé d'égratigner certains pros certainement intègres au passage, mais à un moment donné tu dois comprendre qu'il devient difficile de mordre la main qui te nourrit.
C'est à minima une situation inconfortable.
J'avoue une fois de plus avoir été provocateur avec préméditation pour clarifier certaines choses. C'est pas joli bidule d'état mais pratique pour susciter des réactions.
Le GREA (Groupement romand d'études des addictions), une association suisse romande de référence dans le domaine des addictions (alcool, drogues, jeux, etc.), est financé par plusieurs sources typiques des organisations de ce type en Suisse.Ses principaux financements proviennent de :Mandats et prestations de service de l'OFSP (Office fédéral de la santé publique) → par exemple, le GREA a réalisé en 2022-2023 un important rapport sur le financement de l'offre en cas d'addictions, mandaté et financé par l'OFSP. Subventions publiques : Confédération (via OFSP ou autres programmes), cantons romands (Vaud, Genève, etc.) et parfois communes, pour des projets de prévention, formation, réduction des risques ou plaidoyer. Projets et collaborations intercantonales : par exemple dans le cadre du Projet Intercantonal Alcool (PIA) ou d'autres initiatives soutenues par les pouvoirs publics. Autres sources possibles : dons privés, fondations, prestations de formation/consulting, ou contributions de partenaires (bien que les mandats publics semblent dominer d'après les informations disponibles). Le GREA n'est pas une structure étatique directe, mais une association interprofessionnelle qui reçoit beaucoup de financements publics pour ses activités (études, rapports, formations, plaidoyer pour une meilleure politique des addictions).Note : Le GREA plaide d'ailleurs activement pour un meilleur financement global du secteur des addictions en Suisse, notamment via la proposition d'un Fonds national de compensation addictions (FNCA) alimenté par une taxe sur les substances et services addictifs (alcool, tabac, jeux, etc.), car le système actuel est jugé fragmenté et insuffisant.Pour des détails précis et actualisés (budget détaillé, pourcentages), le mieux reste de consulter directement leur site (grea.ch) ou leur rapport d'activités/rapports financiers s'ils sont publiés. 41 pages Web Détails sur le Fonds FNCA Programmes de prévention addictions Réfléchir plus intensément
Par ailleurs, je sais être élogieux quand je remarque que la Suisse avance dans le bon sens grâce au GREA. Je remarque souvent un travail et des résultats d'avant garde si je peux dire.
Reste que savoir qui finance est capital pour parfois pouvoir lire entre les lignes, je pense aussi à feu l'OMS ou en France l'ANSM.
C'est un prérequis avant d'entrer dans ces rapports du GREA.
Dernière modification par Mister No (18 février 2026 à 23:28)
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Mister No a écrit
Justement le GREA c'est pas un bidule d'Etat. C'est une association citoyenne.
Tout taffait d'accord, je ne parlais pas des statuts mais des financements.
Dans notre monde, il suffit de suivre le pognon pour trouver des lobbyistes infiltrés, rien de nouveau.
Vite fait j'ai utilisé Grok pour synthétiser ce que l'on peut deviner sans rien connaître au GREA.
Au risque de dévier du sujet principal de ce post, et du coup désolé pour ça, je suis pas sur de comprendre où est-ce que tu veux en venir.
Soit t'es financé par des intérêts privés, soit par des subventions publiques.
La recherche, les associations de RdR... sont aussi pour une bonne partie financées via des subventions publiques.
Heureusement que les associations qui essaient d'apporter les informations les plus complètes sur les modèles de légalisation bénéfiques pour les usagers ne sont pas financées par les intérêts privés X_X
(et si je peux me permettre, Grok c'est caca :p )
Dernière modification par Berrique (18 février 2026 à 23:38)
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Soit t'es financé par des intérêts privés, soit par des subventions publiques.
Dans un cas comme dans l'autre, il faut prévenir des dérives.
Heureusement que les associations qui essaient d'apporter les informations les plus complètes sur les modèles de légalisation bénéfiques pour les usagers ne sont pas financées par les intérêts privés X_X
Ce serait tout aussi stupide, voire pire. Tu as eu cette idée seul ?
La recherche, les associations de RdR... sont aussi pour une bonne partie financées via des subventions publiques.
Si tu fouine ici même, ce forum et cette asso, tu trouveras à minima la présence un labo qui vend de la méthadone et je ne m'enfuis pas en courant pour autant ou crie au scandale... sauf si ce labo finançait.
(et si je peux me permettre, Grok c'est caca)
C'est la première fois que j'utilise un résultat de Grok pour le communiquer.
Si je peux me permettre, change de ton. 
Comme la plupart des modèles d'IA gratuites ou payantes disponibles, c'est plus ou moins de la merde, pire, des objets de contrôle de la pensée et de l'esprit critique tels que conçus.
Mais j'aime bien tester les bouses, les confronter parfois sur des sujets que je connais bien.
Par contre je serais curieux de découvrir ce dont disposent certaines armées et les technologies hybrides sur support organique.
Certaines s'échappent et demandent à être baptisées, c'est plus emmerdant pour la circoncision.
Si tu as des conseils en terme d'IA, je suis preneur, mais perso, je n'avais pas encore réèllement utilisé Grok à part pour le coincer.
Pour le taf ou les loisirs, j'utilise toujours ou presque toujours plusieurs IA pour confronter les résultats, c'est le seul conseil d'utilisation que je peux donner aussi bien pour les gratuites que les payantes.
Merci d'avance pour tes conseils.
Dernière modification par Mister No (Hier à 00:05)
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Mister No a écrit
Ce serait tout aussi stupide, voire pire. Tu as eu cette idée seul ?
Mister No a écrit
Si je peux me permettre, change de ton.

(Grok c'est Elon Musk, Elon Musk c'est caca, j'aurais du développer en effet, car c'était pas un tacle qui t'étais destiné. J'ai pas de recommandations particulières, je me tiens à titre personnel éloigné des IA génératives mais je n'ai pas de leçons à donner sur le sujet)
Sinon pour en revenir au sujet principal, on est raccord sur la plupart, j'avais juste du mal à comprendre ce que tu voulais dire et où tu voulais en venir.
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je me tiens à titre personnel éloigné des IA generatives
A terme, et quel que soit le modèle, il n'en restera qu'une seule ou presque.
Un monopole sauf sur le plan légal, comme google finalement.
Tu me donnes envie de benchmarker différentes IA concernant la légalisation et les résultats m'énervent déjà.
Grok c'est Elon Musk, Elon Musk c'est caca, j'aurais du développer en effet
Merci. 
Si c'est ce que tu appelles développer, c'est peu, mais il y a plus de mots, c'est un début.
En termes d'arguments par contre, c'est néant.
Musk n'a rien à craindre sur ce coup.
Je sais que tu visais Musk et que la balle est partie dans ton pied.
Je veux bien entendre des arguments et il est même probable que je sois d'accord.
Mais pour souiller publiquement quelqu'un, il faut un minimum d'arguments au risque de se salir soi-même.
Après pour clore le débat, je trouve catastrophique la politique américaine sans savoir avec certitudes si les anciens ou les nouveaux sont les pire.
L'ancien ils l'ont acheté dans la même boutique que Boutheflika et le nouveau perd au poker menteur face à la Chine au risque de déclencher un conflit généralisé de très grande ampleur pour le pétrole iranien.
Sinon pour en revenir au sujet principal, on est raccord sur la plupart
La plupart signifie que certains points que j'ai pu développer posent problème ?
Ce serait enrichissant que tu les mette en relief.
Un point important avant de penser à nous réjouir récréativement, il faut penser aux patients et permettre une offre théra qui comprend un panel étendu de produits remboursés en marge du récréatif. (besoins différents)
Il faut aussi améliorer ce que la Hollande a fait de bien pour les patients : remboursement des produits trouvés en coffeeshop sur la base des produits vendus et remboursés en pharmacie quand ceux du marché noir (coffeshops) fonctionnaient mieux. (c'est pas une blague)
Pour améliorer le système pour le coup, il s'agit juste de légaliser pour obtenir de la beuh légale et propre si les différentes weed prescrites en pharmacie sont moins efficaces.
Regardons ce qui se trame à présent en Hollande à travers la récente expérimentation de la légalisation.
Dernière modification par Mister No (Hier à 01:12)
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Références du tableau La notion de « cannabis social club » (en français clubs sociaux cannabiques) est apparue pour la première fois en Espagne, dans le contexte d’un modèle informel de réglementation du cannabis. Ces clubs ont profité d’une zone d’incertitude juridique pour produire, en tant qu’organisations assimilées à des associations, et distribuer du cannabis à leurs membres. Les coûts de production et de distribution sont couverts par une cotisation de membre et le club détermine la quantité maximale à remettre par mois et par membre.
Bonjour la ref.
Ça, c'est juste un écran de fumée, dommage que cela serve de référence.
C'est juste une vision politique qui ne correspond malheureusement pas au réel.
Il existe encore probablement des clubs qui ne sont pas des coffeeshops déguisés, mais je ne suis pas certain.
Les cannabis club fonctionnent comme des coffeeshops et seul le proprio se protège administrativement temporairement en prenant en photo votre pièce d'identité. Tu sors, contrôle de police, tu paye ta prune, ça alimente des statistiques.
Pas de carte de membre, transac en marge de tout fonctionnement associatif, matos du marché noir.
Faudrait avoir le retour de Jean-Michel inscrit sur ce forum et président du cannabis club d'une petite ville en Andalousie. Un vrai club, coopératif, démocratique au sens où le choix des cultivars étaient décidés avec les membres. Tout produit localement, pas d'achat au marché noir contrairement comme dans je pense à 98 % des clubs si vous me permettez cette projection intuitive, je ne les ai pas tous faits en Espagne.
Les grosses franchises des coffeeshop hollandais se sont installés sur les zones à haut potentiel commercial comme à Barcelone.
Particularité géographique, juste après la frontière, ces établissements sont souvent tenus par des français, il est parfois facile de leur arracher les vers du nez quand ils se prennent pour des affranchis.
Aucune traçabilité des produits vendus bien entendu, et parfois une méconnaissance totale de ce que je soupçonne être parfois des accidents industriels importés des US. (pas que des accidents)
les shops emploient des rabatteurs pour choper les touristes et augmenter les ventes et marges en leur vendant des bouses à prix d'or. Les produits viennent du marché noir.
On est loin du club associatif de Jean-Michel, qui respecte fonctionnement et statuts et qui n'est surtout pas un coffeshop déguisé.
Des mises en garde des dérives sont décrites, mais le système est totalement ou presque dévoyé. Il faut en tirer le constat.
Idem en Allemagne, bon courage pour les non résidents, attendons un peu si une mutation à l'espagnole se produit et cela peut être très rapide.
Autre réf,je pense aussi qu'il faudrait mettre en avant les dérives hygiénistes qui excluent et renvoient parfois les 18/21 vers le marché noir, comme au Québec.
Dès que j'ai un instant, j'analyse le reste.
Je commence par pointer ce qui me fait tiquer. Je travaille à charge d'abord, mais pas que.
Dernière modification par Mister No (Hier à 09:21)
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Pour moi, légaliser le cannabis seul revient un peu à enfoncer le stigma social de drogue dure vs drogue douce.
Merci de souligner ce point.
La légalisation du cannabis peut se mettre au point facilement.
Tu peux créer une chaine vertueuse facilement sans contrainte géopolitique.
Autant pour l'héro aussi, il est permis d'envisager une légalisation, comme pour de nombreuses drogues d'ailleurs, surtout celle de synthèse.
Le défit provient davantage de la cocaine par exemple, car quand tu entends légalisation, tu dois inclure la production à trés grande échelle qui pour le coup ne peut pas se faire en France.
C'est le deuxième marché pour les stups après le cannabis.
Ceci dit, avec un peu de bonne volonté comme pour coca cola, c'est possible.
Le pavot peut être produit en France, pour la coke, il faut des accords internationaux, mais les feuilles peuvent être ensuite traitées en France.
Afin de pouvoir avancer, il me semble que la première mesure urgente à réclamer est de dépénaliser, décriminaliser la consommation et la détention de petites quantités mais pas homéopathiques de toutes les drogues. Il suffit que le législatif intervienne.
Les problèmes liés à la prohibition ne sont pas résolus, mais il devient alors possible d'organiser un marché légal au sens où tu peux mettre en action une industrie.
Ensuite, il faudra adapter à chaque produit un modèle légal pour que les usagers aient accès à des produits titrables et propres pour faire court.
Il me parait important de séparer les lieux de consommation. Si je vais au bar pour un demi, je ne veux pas que l'on me propose de l'herbe, de l'héro ou autres choses. (les buralistes se voient déjà augmenter leurs marges avec de l'herbe THC, la pire des choses à mon avis)
Si je fais partie d'une structure opi, j'ai accès à des opus, pas de cannabis ni de coke.
A l'instant T, tout ou presque est en place en France pour anticiper les débuts de la production et une date de commercialisation.
En attendant et pour toujours, autoproduction.
Il est important d'apporter des précisions pour que cet objectif avance, et il va falloir avancer produit par produits.
Si ici on ne débat pas autour de la légalisation des autres drogues que le cannabis, il serait temps de s'organiser, être force de propositions autres qu'idéologiques afin qu'elles n'interfèrent pas dans le travail engagé ici ou là sur le cannabis.
Il serait intéressant ici d'interroger les inscrits pour avoir leur ressenti sur la légalisation de toutes les drogues et se projeter à partir d'autres éléments que l'idéologie.
C'est un bon départ, attention de ne pas rester sur la ligne...
Mais effectivement, c'est beaucoup plus simple pour le cannabis et les lobbyistes.
Et c'est ce qui concerne aussi le plus grand nombre d'usagers pour environ 3 milliards par an si je bug pas.
Dernière modification par Mister No (Hier à 14:11)
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Yero a écrit
ne vois par contre pas d'autre choix que de former les usagers et futurs usagers à l'environnement des produits dangereux (alcool, tabac et autres) ainsi que des conduites dangereuses (comme acheter un produit en croyant que parce que c'est autorisé veut dire que c'est vérifié et validé safe. Par exemple, le bouquet de fleurs que tu as acheté à ta copine pour la saint Valentin risque de la tuer, pourtant c'est autorisé).
Tu parles de "banalisation de l'usage" quand tu écris ça ? Genre comment prévenir ?
Je pense que si le sujet n'est plus tabou, la prévention deviendra une connaissance commune. Tu parles du tabac et de l'alcool et je pense que tu connais bien l'historique de ces deux produits légaux délivrés sans aucune information. Je pense en particulier, à l'industrie du tabac et des fausses études exposées lors des premières mises sur le marché. Un mensonge marketing like Purdue Pharma quoi..
Mais dans le contexte de depenalisation ou d'une legalisation intelligente de produits qui ont littéralement été diabolisés depuis des décennies (l'hypocrisie à son paroxysme), je ne pense pas qu'on soit face à une problématique sanitaire. Je sais pas si je suis claire.
C'est un peu le principe de la RDR, les pompes gratuites ne vont pas inciter les personnes à consommer, faut pas être con lol.
Donc non, je ne pense que la depenalisation doit forcément s'accompagner d'un renfort obligatoire d'accès à l'information pour les consommateurs. Qu'il y ait plus de RDR c'est juste mon rêve évidemment y'a pas de débat, mais je crois qu'il ne faut pas tout confondre ou comparer.
En fait, ça rentre justement dans le discours étatique contre lequel on lutte cad ; légalisation oui, mais par contre prévention partout. Alors oui mais quel genre de prévention ? Pour moi c'est ça le blem.
La vision des PUDs est beaucoup trop entachée par des années de stigmatisation et de répression. Le savoir ce n'est pas "apprendre à se droguer", c'est valoriser les ressources personnelles de la PUD qu'on a en face, en lui délivrant l'information dont ELLE a besoin, cad répondre à ses demandes et non lui imposer ce qu'ON croit bon pour elle.
À débattre!
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Yero a écrit
J'ai pas envie de voir de légalisation, faudrait être con pour confier à l'Etat et les politiques un dossier sur lequel il n'a jamais été fait autre chose que de la merde. Même les exemples internationaux dits de légalisation réussie me font doucement rire.
Je ne suis pas tout à fait sûr que continuer à confier la production et pureté des drogues à des organismes soumis à la prohibition soit vraiment une avancée. Je suppose que dépénalisation de l'usage de drogues n'est pas pareil que dépénalisation de production et synthèse de drogues. Pour les usagers c'est ptêtre + cool, mais concrètement qu'est-ce que ça changerait à la stigmatisation systémique de l'usage de drogues (t'es plus un criminel mais "juste" malade si c'est fait comme au Portugal par ex), donc niveau perte de statut social bon... Je suis pas sûr que ça change grand chose. Niveau sanitaire, aucune régulation ou contrôle qualité des drogues, comme désormais.
Donc ouais si on dépénalise et qu'tu te balades avec ton gramme d'héro ou de coke, bon c'est peut être plus la case tribunal/prison/amende de zinzin; mais injonction aux soins... Concrètement ça reste une perte de statut sociétal. La dépénalisation pour moi est un mirage, il faut viser la lune à mon humble avis ; viser la lune, ça me fait pas peur! (désolé si je vous ai mis la chanson en tête:p)
Je saisis bien l'image que "fuck l'état qui nous la met dans tous les trous", et que ça fait peur. Mais quand tu confies à "l'état" (ou des companies privées) la création de drogues, est instaurée :
- un contrôle qualité
- une R&D éventuelle qui permet de créer de nouvelles drogues avec de meilleurs affinités (cc l'oxy)
- un prix qui dépend non pas de l'humeur de ton dealer ou de ta région mais plutôt un truc + lissé et pareil partout sur le territoire
Concrètement, je pense que militer pour la dépénalisation des drogues est une fausse bonne idée. Oui, on a tous envie de ne plus être considérés comme des criminels parce qu'on est dépendant à telle ou telle molécule, ou parce qu'on se tape des binges de temps en temps d'une autre molécule. Moi je me considère absolument pas comme criminel parce que le week-end dernier j'ai tapé de la 4-MMC, de la GBL et de la weed, chez moi avec des amis, sans déranger personne. Pourtant le fait est que si je me fait crâmer, je suis un criminel hors la loi.
Je ne me sens pas malade non plus parce que je fait ça, mais dans un état qui dépénalise l'usage de toutes les drogues, c'est, je suppose, ce en quoi je serais considéré. Mais ça ne me va pas. Ca ne sonne toujours pas correct dans ma tête et je sais très bien qu'être considéré criminel ou malade, j'aurais la sensation de me faire voler mon identité, qui surpasse ma simple consommation de drogues, bien que je n'ai aucune honte à ajouter que mon utilisation de drogues a été un élément formateur d'apprentissage social dans ma vie, et qui m'a permis de découvrir tout un tas de facettes que je ne pensais pas avoir, et qui, à ce titre, résume tout de même une partie de mon être.
Pour l'alcool, le tabac, la nicotine, le CBD, on est OK pour confier la production, la vente et régulation à nos états. Pourquoi pas le reste, comme ça a déjà été le cas ?
Je pense que l'idée
Yero a écrit
Ce business est de base incontrôlable, venez pas me dire que vous aller le contrôler.
Tout marché est contrôlable, surtout quand c'est l'un des plus lucratifs du monde (le marché des drogues légales ou illégales!!!!)
Je pense que c'est se tromper que de penser que c'est un marché incontrôlable. C'est un marché qui fait des centaines de milliards de bénéfices chaque année dans le monde. Crois-moi que structurer cela n'est pas difficile. D'ailleurs, ce business comme tu dis, a déjà été contrôlé par le passé. Pourquoi pas maintenant, si ce n'est qu'une question idéologique qui ne dépasse pas soit :
"les drogues c'est mal faut pas légaliser"
"l'état nous la met profond on peut pas leur faire confiance pour réguler quoique ce soit"
De plus, ce que tu décris Yero, que les dealers payent la TVA et des taxes, que les revenus soient déclarés.... C'est par définition la légalisation du marché. Ce n'est pas la dépénalisation que tu décris ci-haut. Donc il y a un conflit qui fait que je n'ai pas tout compris non plus - parce que tu décris une légalisation avec comme seul défaut ajouté qu'il n'y ait pas de productions "pharma grade" -- de qualité pharmaceutique --.
Yero a écrit
Je ne vois par contre pas d'autre choix que de former les usagers et futurs usagers à l'environnement des produits dangereux (alcool, tabac et autres) ainsi que des conduites dangereuses (comme acheter un produit en croyant que parce que c'est autorisé veut dire que c'est vérifié et validé safe. Par exemple, le bouquet de fleurs que tu as acheté à ta copine pour la saint Valentin risque de la tuer, pourtant c'est autorisé).
Je n'ai pas compris la comparaison avec le bouquet de fleurs. A la limite si tu remplaces "ta copine" par "le chat de ta copine" si tu commets l'erreur irréparable de lui acheter un bouquet qui contient des plantes toxiques pour son félin. Sinon, je vois pas trop comment on peut clamser avec un bouquet de fleurs.
Un autre exemple aurait peut-être été celui de l'usage de la voiture ; qui bute des centaines et des milliers de personnes tous les ans, mais qui est pourtant autorisé. On n'interdit pas l'utilisation de la voiture, par contre on la règlement un minimum et on fait passer un test de compréhension pour s'assurer que tu vas pas buter n'importe qui au premier passage piétons. En gros, on l'a régulé, des règles en sont sorties, elles ne sont pas toujours les meilleures ni même adaptées à tout le monde, elles changent de pays en pays (cc l'allemagne avec ses portions d'autoroutes illimités par ex.) mais globalement c'est pareil. C'est ça que la légalisation apporte à mon avis.
D'ailleurs un parallèle intéressant à faire pourrait être celui du contrôle technique avec les bagnoles, qui à mon sens peut être comparé au contrôle qualité qu'on pourrait avoir avec la légalisation des drogues. Le contrôle technique de ta bagnole, c'est l'assurance qu'il n'y ait rien qui ait déconné indépendamment de la volonté du constructeur. Ben pareil avec les drogues, si tu légifères, t'es obligé de t'assurer par la loi que ce que tu synthétises est clean.
Je rêve d'un monde où je pourrais aller à la pharmacie m'acheter de la bonne blanche turbo pure, tester les différents isomères de kétamine en étant sûr à 100% de ce qu'ils sont, voir une branche R&D d'une entreprise s'amuser à créer tout un tas de cathinones plus fun les unes que les autres... Ou au moins fournir de la 3-MMC bien qualitative comme à l'ancienne
bon, on a le droit de rêver c'est pas vrai ?
Dernière modification par Agartha (Hier à 17:54)
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Agartha a écrit
Je saisis bien l'image que "fuck l'état qui nous la met dans tous les trous", et que ça fait peur. Mais quand tu confies à "l'état" (ou des companies privées) la création de drogues, est instaurée :
- un contrôle qualité
- une R&D éventuelle qui permet de créer de nouvelles drogues avec de meilleurs affinités (cc l'oxy)
- un prix qui dépend non pas de l'humeur de ton dealer ou de ta région mais plutôt un truc + lissé et pareil partout sur le territoire
Salut Agartha!
Je vais pas faire un pavé mais comment peux tu être aussi affirmatif quand on voit, tout simplement ; les shops de CBD en France... on en parle souvent sur le forum en plus.
Il y'a ZÉRO contrôle de l'état, des effets inattendus, des analyses qui questionnent et une répression routière qui est totalement lunaire. Pourquoi beaucoup de shop galère et en arrive à vendre des noids bah c'est la plupart du temps à cause des taxes colossales.. puis le narcotrafic rivalisera toujours avec une grosse longueur d'avance pour le coup.. J'aime pas l'état j'avoue, et c'est ce qui façonne mon discours mais en étude de terrain ça me paraît encore bien flou cette histoire.
Bref non visée la lune ça me fait pas peur, même à l'usure....^^ mais oui je pense avoir quand même bien les pieds sur terre et je rejoins MisterNo sur ;
Mister No a écrit
La légalisation que je souhaite est déjà morte dans l'oeuf.
À bientôt +:)
Dernière modification par Myozotis (Hier à 18:28)
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Myozotis a écrit
Tu parles de "banalisation de l'usage" quand tu écris ça ? Genre comment prévenir ?
Nan, c'est vrai t'as raison, quand je me relis ça fait vachement "il faut accompagner du bon message" Effectivement le pendant moralisateur de la légalisation est la prévention à marche forcée et du coup ça embrouille le dialogue avec les PUD.
Mais bon, entre le gendarme qui vient en 6ème pour parler des danger de l'héroïne et un système d'accès à l'info où tu pourrais avoir des retour sur des compos de prod présents sur le marché par exemple, y'a quand même un gap. Je parle bien d'accès à l'info, et là c'est la choix de chacun. Je ne parle pas de propagande hein. Je me dis qu'avec plus de retour sur la qualité des produits de untel ou untel, peut-être que perso que je serai content.
C'est plus une approche d'un marché pas trop contrôlable, que des usagers pourraient mieux contrôler en faisant un retour d'analyse, ou je sais pas quelle forme de machin à notation.
Je sais pas si je suis plus clair là.
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Yero a écrit
Mais pour être plus clair, je pense qu'on devrais considérer que toute consommation de quelque produit que ce soit ne peut être puni, en aucun cas.
Je suis 100% d’accord avec ça, et je crois que c’est l’un des points principaux du débat, donc c’est l’essentiel imo.
Je consomme mais ne suis pas un criminel et je refuse d’être traité comme tel à cause de ça !
Dernière modification par Agartha (Hier à 18:48)
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Yero a écrit
Myozotis a écrit
Tu parles de "banalisation de l'usage" quand tu écris ça ? Genre comment prévenir ?
Nan, c'est vrai t'as raison, quand je me relis ça fait vachement "il faut accompagner du bon message" Effectivement le pendant moralisateur de la légalisation est la prévention à marche forcée et du coup ça embrouille le dialogue avec les PUD.
Mais bon, entre le gendarme qui vient en 6ème pour parler des danger de l'héroïne et un système d'accès à l'info où tu pourrais avoir des retour sur des compos de prod présents sur le marché par exemple, y'a quand même un gap. Je parle bien d'accès à l'info, et là c'est la choix de chacun. Je ne parle pas de propagande hein. Je me dis qu'avec plus de retour sur la qualité des produits de untel ou untel, peut-être que perso que je serai content.
C'est plus une approche d'un marché pas trop contrôlable, que des usagers pourraient mieux contrôler en faisant un retour d'analyse, ou je sais pas quelle forme de machin à notation.
Je sais pas si je suis plus clair là.
On est vraiment sur la même longueur d'onde alors! Au passage j'adore les trains
.
À +:)
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