
En ligne

Hors ligne

Hors ligne

Hors ligne

Hors ligne

Hors ligne

)

Myna
Dernière modification par Mynight (Hier à 09:24)
Hors ligne

Mais pour ma part, j'attends toujours d'être certaine d'avoir à faire avec ce type de personnes avant d'aborder le sujet. Et encore, si le sujet arrive sur la table, je ne vais pas initier la chose, j'attends qu'un jour, une conversation nous y mène.
Parfois je n'attends plus quand je suis certain de faire sauter quelques préjugés et stéréotypes en quelques secondes.
Pour le reste, il faut conserver ce qui est de l'ordre de l'intimité et du domaine publique.
Pas toujours facile du distingo, la drogue est aussi sociale, fais tourner.
Une soirée ricassou s'avoue plus facilement si vous percevez le concept. (grosse murge)
Hors ligne

Mister No a écrit
courage de me lire jusqu'au bout!
Et surtout, très belle journée à tous. Myna
Dernière modification par Mynight (Hier
Je vois ce que tu veux dire.
Si je rencontrais beaucoup de gens, en soirée etc, j'ai quelques questions-piège dans ma besace, et un feeling que je n'explique pas, qui me permettent de décrypter très rapidement qui j'ai en face de moi.
Or il se trouve que je rencontre rarement de nouvelles personnes dans un cadre "cool" (soirée, festivals etc), mais plutôt dans des cadres où je me fais une point d'honneur à passer pour une personne lisse, sans aspérités (tout ce que je ne suis pas, en fait
), car justement, il y a enjeu: je suis éducatrice canine, donc par exemple, dans le club canin où j'enseigne.
Prochainement, je vais être amenée à changer de club, étant donné que nous allons déménager d'ici moins d'un an, et je sais qje j'aurai la même attitude dans mon prochain club (un rôle que je connais par coeur, et que j'ai joué partout où j'ai été amenée à travailler, notamment à l'hôpital, puis après ma reconversion, les différents clubs par lesquels je suis passée.
Parce que le monde du chien comporte malheurement une sacrée proportion d'ahuris pensant être sortis de la cuisse de Jupiter.)
Cela peut paraître lâche, certains peuvent penser que je n'assume pas.
Il n'est pas question d'assumer ou non, il est question pour moi de survie dans le domaine professionnel où j'aspire à une tranquillité absolue, donc j'applique depuis toujours la règle du caméléon: à savoir que j'essaie de m'adapter le mieux possible aux personnes qui m'entourent, même si je les trouve idiotes à mourir, je m'adapte. Je ne montre pas mon exaspération, voire mon franc dégoût vis-à-vis de certains, et je flotte en surface, toujours avec le sourire. Je ne rentre jamais dans les grandes conversations-débats, je reste dans la superficialité totale.
Et même si avec le temps, j'ai eu des collègues que je suis venue à considérer comme des amis, j'ai certes stoppé avec eux le rôle caméléon, mais ce que j'ai de plus intime, personnel, je le garde sous silence, et mes problèmes passés d'addiction, ainsi que le traitement que je prends font partie de ce que j'ai de plus intime, justement.
Je pars du principe qu'il y en a toujours un sur lequel j'ai pu faire une erreur de casting.
Je me préserve envers et contre tout, car ma tranquillité d'esprit n'a pas de prix.
Je la défend bec et ongles.
Mon discours peut paraître un peu parano, j'en ai conscience.
Mais je me répète, pour mon équilibre mental, pour mon bien-être psychique, j'ai absolument besoin de tenir bien à distance les préjugés, commentaires et autres chicanes des abrutis que la Terre porte en trop grand nombre à mon goût.
Je n'ai pas la force de leur tenir tête.
Je n'ai pas envie de gaspiller mon temps et ma salive à expliquer les choses à des esprits étroit qui de toute façon, resteront campés sur leurs positions.
J'admire ceux qui ont cette verve, ce courage, oui, il s'agit de courage.
Pour moi, cela reviendrait exactement au même que de me mettre à bêcher tout un jardin par temps de gel. Voilà.
Et je n'ai pas le temps pour ça, pas la force, ni l'envie de me fatiguer à le faire, sachant que cela ne servira à rien au final.
Dernière modification par Mynight (Aujourd'hui à 08:00)
Hors ligne