
vue par l'équipe qui m'a prévenue que j'étais sur la sellette ( j'ai eu un avertissement le premier mois car je ne prenais pas toujours mes valium car j'essayais de baisser toute seule, et les gardait dans ma chambre, au bout de deux avertissement c'est l'exclusion) . Jeudi dernier j'ai eu une permission non préparée à l'avance car quelqu'un de ma famille très cher à mon cœur était en danger de mort imminente, donc permission accordée de quelques jours. Quand je suis arrivée il y avait des patch de fentanyl dans la maison, j'ai chié dans la colle , j'en ai consommé en les mâchant, de jeudi soir à ce matin, quand je rentrerai à la cure demain aprem il y aura un test urinaire, ma question est là, étant donné que le fentanyl est pas tant dispo en France, est que vous pensez que tous les test le détectent ? C'est une petite cassette à bandelettes , je sais que ça détecte, l'hero, la c, la metha, le thc , les benzo mais je ne sais pas pour le reste, je flippe ma race, j'ai honte, je suis dégoûtée de moi, ma mère sera effondrée si elle je me fait virer pour conso. J'ai trop peur, je veux rester là bas encore, mais avec la possible mort de ma grand mère et mon état de crise d'angoisse perpétuelle j'ai pas réfléchi correctement je m'en veux tellement. Normalement je devais voir le Doc à mon retour pour qu'on trouve un traitement plus adapté pour gérer mes angoisses. J'espère que j'ai pas tout détruit. Dernière modification par Agartha (13 avril 2026 à 17:20)
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Dernière modification par Agartha (13 avril 2026 à 17:23)
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miawallace222 a écrit
c’est des nazes moi la dernière fois que j’en ai acheté elle m’a dit j’en connais un qui va passer un sale quart d’heure alors que c’était pour moi. J’ai rien répondu merci bonne journée.
? Haha pas mal la sortie?
Bon j'ai réussi à en acheter un mais c'était... Compliquéééé o.O . Au début la jeune femme me dit qu'ils n'en ont plus donc je lui pose juste des questions, '' est ce que ces test détectent les opioïdes ? '' elle ne sait pas , je lui demande si elle peut demander à un de ses collègues, finalement elle revient en me disant '' ah ben si finalement il nous en reste (ouf) elle regarde la notice me dit '' ça détecte les opiacés, la codéine, la morphine, le zopiclone ect.. je lui demande '' oui mais les opioïdes ?" Elle me dit '' vous pouvez être plus claire ? Quel médicament ? '' donc je répond le fentanyl elle me dit '' ah ben oui par ce que ça détecte la morphine. Je lui demande si le test fait la différence entre la méthadone et le fentanyl. Elle me dit que non que c'est des opiacés , de la morphine tout les deux..
donc je ne sais pas si c'est vrai, pour moi c'est pas du tout les mêmes molécules, je vais essayer de faire des recherches, regarder sur le test.
Merci pour tes réponses en tout cas.
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Dernière modification par Agartha (13 avril 2026 à 17:25)
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miawallace222 a écrit
oh ben tu m'étonnes je t'ai dit que ce sont des nazes loin de moi l'idée de juger le vendeur pharmacien mais franchement si je les écoutais j'aurais fait que des conneries. La dernière fois on m'a carrément dit d'éviter le Doliprane enceinte car ça "féminisait les bébés garçons." Attends, on est sur saturne ou quoi là?
Donc bon, à prendre avec des pincettes, tu vois la liste que j'ai publié de chez TESTdrogue.fr, ça ne met pas la méthadone. donc si un chimiste pouvait passer par là nous le dire ce serait bien. Moi je pense que si la liste ne mentionne ni méthadone, ni fentanyl c'est exclu.
Est ce que la notice du narcotest met la liste?
As tu fait le test au final?
Heyyy, du coup je n'ai pas fait le test hier par ce que en lisant la notice j'ai vu qu'il ne detectaient pas le fentanyl , c'est un qui detecte le thc, la c, la morphine , mdma et les amphet. Je suis dans le train je vais le faire bientôt quand même. Mais donc dans la notice il y a un tableau de toutes les substances pouvant être détectées par d'autres tests, il y a bien le fentanyl et la méthadone. Le truc c'est que je ne me souviens plus de quel test dispose mon centre.
je sais qu'ils détectent les opiacés, la c , le thc, les benzo, la méthadone mais je ne me souviens plus si il y a d'autres choses, c'est ça qui me stresse bien.
J'ai essayé de mettre une photo de la notice mais je n'y arrive pas c'est trop lourd.
Je pense que je vais essayer de boire le plus d'eau possible avant d'arriver là bas en espérant que ça m'aide à être négative, en plus j'ai fait la conne hier soir j'en ai remaché.
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Frontkickkk a écrit
Salut,
Tout d'abord courage pour le retour, ça fout toujours la pression les tests urinaires en cure, c'est infantilisant et punitif... Preuve en est tu es dois être en train d'énormément cogiter a ça plutôt qu'autres choses pour toi. Le problème n'étant pas sur t'aies consommé en soi, mais qu'on te fasse un test. On ne peut pas punir qqun pour une problématique pour laquelle elle vient faire une pause, un sevrage, ça n'a pas trop de sens à mes yeux.. j'ai toujours trouvé cette pratique pas cool du tout. Courage en tout cas!
Pour les tests, généralement ils ont des trucs qui détectent les morphiniques et bupré/metha qui n'en sont pas des morphiniques.. Tout comme le fentanyl, c'est pas un morphinique pour moi, donc ça ne réagit pas au test courant je pense. Il faut un test qui comporte ce produit détectable. Après tu peux sans doute pas savoir de quel test ils disposent (si ça détecte 5,8,11, 15 molécules et associés). En revanche si tu te souviens du test qu'ils t'ont fait a l'arrivée (si ils t'ont fait faire un test ?), ça doit être le même je pense..
Souvent t'as écrit MOR pour les morphiniques (hero, codéine, morphine, alcaloïdes), BUP pour la bupré, et visiblement c'est FYL pour le fentanyl, en ayant regardé sur un site qui vend des tests.
Étant donné que le fentanyl est pas du tout courant en France peut être que ça n'apparaît pas sur les test urinaires habituelles, j'ai jamais souvenir d'avoir vu cette molécule dans les différents tests urinaires que j'ai pu faire...
Après faut aussi voir combien de temps ça reste dans l'urine, ça se trouve ça reste moins de 24h, mais je ne trouve pas l'info...
Dans tous les cas courage a toi
Amicalement
Heyyy merci beaucoup pour ton message,
Le centre où je suis est très très très cadrant, ce qui parfois peut être infantilisant, mais d'un autre côté ça permet d'être vraiment seulement entre personnes ultra motivée et décidées à arrêter, même si dans l'addiction,on en conviendra tous je pense, la volontés et le désir d'arrêter ne suffisent malheureusement pas. Je pense qu'habituellement si tu es pris à avoir fait un écart tu peux avoir une autre chance, le problème avec moi c'est que j'ai déjà brisé leur confiance une fois le premier mois, en ne prenant pas tous mes valium et les stockant dans ma chambre, ça a été considéré comme du détournement de traitement alors que pour le coup j'étais vraiment dans une intention de baisser le traitement et ça me rassurait de l'avoir a dispo quand même au cas où, mais ce n'est pas un bon comportement je le sais en plus ils ne me connaissaient pas encore donc ça a été compliqué de me croire. Et ensuite j'ai brisé une deuxième fois leur confiance la semaine dernière en me scarifiant alors qu'avant j'arrivais à leur dire quand j'en avais envie, mais ce dernier mois j'ai hyper mal vécu la petite baisse du valium (demandée par moi) , beaucoup d'envie de suicide, mésentente avec l'équipe, crises d'angoisse presque permanente. Et la maladie de ma grand mère. Je pense que si ils se rendent compte que j'ai encore abusé leur confiance ils ne l'accepteront pas. Surtout que depuis le début de mon séjour ils se questionnent sur leur capacité à m'aider du fait de mes important problèmes psy, ils ne se sentent pas forcément en capacité de les gérer.
Bref j'ai trop peur de revenir positive. D'un côté je me dis que leur dire d'entrée de jeu que j'ai fait un écart pourrait peut être, être mieux mais ce n'est pas sûr, surtout si finalement le test est négatif, je risque de me mettre en danger pour rien, mais si je ne dis rien et que le test est positif c'est pire.
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miawallace222 a écrit
je me suis renseignée aussi c'est d'autres tests pour le fentanyl donc effectivement ce n'est pas habituel de le trouver sur les test multi drogue. Ne stresse pas trop ça va te faire du mal. Si c'est écrit MOR sur la cassette c'est juste les morphiniques. Pour le fentanyl c'est écrit FYL.
Oui je vois tu t'es dit que ça ne changera rien à la réponse. Pas la peine de t'embêter avec la photo. Je t'envoie mes bonnes ondes et reste zen.
Un jour j'avais donné une tisane non odorante à la place du test urinaire et ça avait marché, mais un jour j'ai eu un faux positif j'étais archi dégoutée j'ai insisté pour refaire avec un autre et c'était négatif. Je sais pas ce qu'il s'est passé !! Je disais non non non ce n'est pas possible lol. Comment dire c'était une tisane !!
Peut être que c'était le récipient que j'utilisais pour les tests urinaires ? mais en général je le nettoyais.
Sois forte et respire profondément pour ne pas être stressée
Merci beaucoup 
Je viens de faire le test que j'ai acheté, je suis négative à la morphine, ouf. Il n'y avait pas opiacés pour le test que j'ai utilisé donc j'espère que ça va passer. :s
Avec de la tisane ??? :000
Justement je me demandais si le test pouvais détecter qu'on utilisait autre chose que de l'urine ?
Tu l'as fait plusieurs fois ?
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miawallace222 a écrit
Mais je te déconseille de prendre autre chose sauf urgence ou impératif, car après on ne respecte plus le deal et on consomme. ça fait du mal au moral disons.
Oui c'est clair, je veux vraiment me sortir de toutes ces merdes, normalement je vois le médecin demain pour voir comment on peut arranger mon traitement pour que je ne sois pas autant bouffée par les angoisses. Mon idéal ce serait de ne pas avoir du tout de traitement mais je crois que pour l'instant c'est pas possible, jusqu'à présent je ne voulait pas reprendre d'antidépresseurs pour ça, et aussi par ce que ça n'a jamais amélioré ma dépression, mais je me souviens que ça stabilisais mes angoisses. Je pensais réussir à baisser progressivement le valium sans rien avoir à côté mais je me rends compte que c'est trop difficile ( j'ai été dépendante au valium pour la première fois à 17 ans, j'en ai trente) puis à différents benzo selon les années. Ce qui pourrait être bien ce serait un stabilisateur d'humeur mais je fais de grosses réactions aux neuroleptiques, donc bon il faut essayer de trouver quelque chose. Je veux sortir de la mécanique de l'addiction, du '' ça ne va pas -> je prends quelque chose'' donc les dernières semaines j'ai vraiment lutté contre mes crises d'angoisses , dissociation, idées s, jusqu'à ce que je n'en puisse plus et je pense que ce n'était pas forcément la bonne manière de procéder. J'espère que ça ira mieux un jour.
Merci pour tes réponses en tout cas.
Toi tu es sobre maintenant ?
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Dernière modification par miawallace222 (13 avril 2026 à 14:36)
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_bdch. a écrit
Le centre où je suis est très très très cadrant, ce qui parfois peut être infantilisant, mais d'un autre côté ça permet d'être vraiment seulement entre personnes ultra motivée et décidées à arrêter, même si dans l'addiction,on en conviendra tous je pense, la volontés et le désir d'arrêter ne suffisent malheureusement pas.
Hello,
Tout d'abord je te souhaite de réussir ce que tu veux entreprendre, si c'est réussir une cure et l'abstinence complète, si c'est ce que tu juges être de meilleur pour toi, alors fonce, personne n'est en position de te dire ce qui sera le meilleur pour toi. Force!
Concernant la question initiale des bandelettes, tu as eu de bonnes réponses, j'imagine effectivement que ça dépend s'ils ont des bandelettes FYL ou pas...
D'autre part, il y a quelque chose dans ce message qui m'a fait un peu tiquer, le mélange de désarroi, de tristesse et peut-être d'auto-stigmatisation ? En tout cas il y a quelque chose dans ton texte sur laquelle j'aimerais rebondir
Quand tu dis que l'environnement est "très très très cadrant" et que c'est une bonne chose parce que ça filtre les gens "décidés à arrêter", je pense que c'est exactement le message que les institutions tiennent : "si tu veux, tu peux !", et qu'en légitimant cet environnement infantilisant, tu acceptes le marché suivant :"je sais mieux ce qui est mieux pour toi que toi-même, et pour te rappeler que tu as fauté (consommé) je vais te punir" = test de dépistage avec les punitions qui vont derrière.
Tu le dis toi-même sur la phrase d'après "on en conviendra tous je pense, la volontés et le désir d'arrêter ne suffisent malheureusement pas."
Et c'est un peu là je trouve que ton témoignage m'interpelle, parce que bien que, je suppose de par tes expériences passées ?, tu soulèves que la volonté ne résout pas tout d'un coup de baguette magique, tu adoptes le concept que "être dur, punitif, infantilisant en cure = c'est pour mon bien". Je pense que ça se rapproche du concept de Violence Symbolique du gaillard Pierre Bourdieux, parce que dans cette situation j'entrevois une une relation de pouvoir (patient/soignant), et dans cette relation s'exerce une force punitive où les deux partis sont d'accord. Ils sont d'accord que si tu consommes = tu fautes = tu es punie, et tu valides cela parce que tu légitimes la façon dont ça se met en place plus haut (et ce n'est pas un reproche mais juste une observation, peut-être erronée, de ton témoignage, auquel cas j'en suis désolé).
A mon avis, être "très cadrant" c'est une excuse utilisée pour justifier la stigmatisation et le mauvais traitement sur les PUD dans ces centres (qui coûtent une fortune d'ailleurs wtf j'ai découvert récemment les tarifs c'est insane)
_bdch. a écrit
j'ai déjà brisé leur confiance une fois le premier mois, en ne prenant pas tous mes valium et les stockant dans ma chambre, ça a été considéré comme du détournement de traitement alors que pour le coup j'étais vraiment dans une intention de baisser le traitement et ça me rassurait de l'avoir a dispo quand même au cas où, mais ce n'est pas un bon comportement je le sais en plus ils ne me connaissaient pas encore donc ça a été compliqué de me croire.
Perso en lisant cela, je ne vois pas en quoi tu as brisé leur confiance. C'est plutôt eux qui brisent la confiance ; ils ne te croient pas pour un truc si bénin que ça. Genre tu veux pas prendre un valium et alors quoi, tu vas exploser ?
En gros : tu veux diminuer le valium (pour des raisons qui sont les tiennes), mais au lieu d'être dans une relation où on te laisse la place pour le dire, ben juste tu le prends pas et le cache. Eux le découvrent, et au lieu de voir cela comme un terrain pour discuter du traitement, de ce qui t'aide (ou pas) etc... on te punit. Tu aurais dû écouter, tu l'as pas fait, tu es punie, peu importe la raison. C'est quand même dingue ! Quand tu dis que tu essayes de diminuer toi-même le valium avec ta propre façon de faire, je pense au contraire que c'est positif. Ca montre justement que tu connais tes dosages, que tu as un pouvoir d'analyse et de décision sur ce que tu prends ! Et face à ça, tout ce qu'on trouve à faire c'est t'accuser de détournement (!!! non mais sérieux les préjugés sur les PUD quoi!!!). Mais ils sont teubés ? Désolé d'être cru mais si tu détournais ça ben... t'aurais pas de valium qui traînent à ton chevet non? c'est incohérent et juste un moyen de punir au moindre "écart"...
_bdch. a écrit
Et ensuite j'ai brisé une deuxième fois leur confiance la semaine dernière en me scarifiant alors qu'avant j'arrivais à leur dire quand j'en avais envie, mais ce dernier mois j'ai hyper mal vécu la petite baisse du valium (demandée par moi) , beaucoup d'envie de suicide, mésentente avec l'équipe, crises d'angoisse presque permanente. Et la maladie de ma grand mère.
Cet extrait me fait écho, parce que j'ai l'impression que les périodes où j'ai passé le plus de temps à détester mon corps, à prendre des stimulants pour me couper la faim au maximum pour perdre le plus de poids possible, à essayer de micro-gérer chaque calorie qui venait dans mon corps etc... ce sont des moments, en regardant dans le passé, où j'avais le moins de contrôle sur ma vie, une relation de merde qui me bouffait d'anxiété, une situation familiale pas dingue, des problèmes au taffe à cause de cette même relation, parce qu'évidemment on travaillait au même endroit mdr
En fait prendre des stims, contrôler ma bouffe jusqu'à ce que ça en devienne maladif, abuser sur la salle pour aucune raison, c'était une façon pour moi de récupérer du pouvoir sur mon corps. Je ne me suis jamais scarifié, mais ce court extrait m'a fait pensé à mon vécu, et j'espère que ce parallèle te parlera
Mais quoi qu'il en soit, quand tu écris "j'ai hyper mal vécu la baisse de valium (demandée par moi)", tu peux en dire un peu plus ?
Donc ils sont OK pour que tu baisses, quel est le protocole pour cette baisse, y'a un plan ?
J'imagine qu'avoir des histoires pour un truc qui était légitime pour toi (ie= "je veux moins prendre de valium, donc je gère ma posologie moi-même parce que je connais mon corps et mes besoins") tout ça pour qu'on sous-entende que tu le refourgues ailleurs et qu'on te blâme pour ça, ça doit pas aider non plus !
_bdch. a écrit
Il y a des moments, de longs trop longs moments où je me sens tellement mal, je n'ai pas/plus envie de me défoncer, la culture drogue ne m'intéresse plus, je veux juste être apaisée, ne pas avoir l'impression d'avoir un volcan en éruption à l'intérieur de moi dont la lave ne peut s'échapper à cause de mon enveloppe corporelle hermétique.
j'espère que raconter ton histoire ici peut être un moyen d'apaiser ton volcan en éruption, et j'espère que mes propos n'iront pas piocher dans des endroits désagréables ou qu'ils soient mal interprétés
Il y a une dernière chose que j'aimerais souligner, qui est la suivante : l'institution t'a mise dans une position où l'on te fait passer un interrogatoire (le test d'urine) quand tu reviens après qq jours. Tu dis toi-même que tu es face à un dilemme, soit tu leur dit d'office en anticipant que le teste revienne positif, soit tu ne dis rien, mais si tu te fais choper, c'est "pire". Ils te mettent donc dans une situation de "loose-loose", c'est perdu à tous les coups. Et tout cela, sans même avoir besoin de te faire passer le dépistage. La violence et la stigmatisation sont telles que le test d'urine n'a même pas besoin d'être positif pour que tu le vives mal, et la "relation thérapeutique" est plus ou moins morte ici ; c'est juste un jeu de chat et la souris. Et la relation thérapeutique, elle n'est pas morte parce que t'as péta un patch de fentanyl à ta grand-mère (pas cool si c'est fait en sous-soum!), mais bien parce que les cures sont des endroits où il ne peut PAS y avoir de relation thérapeutique, c'est unilatéral à mort.
Et je vais même aller plus loin : le test pipi c'est un instrument de domination sur les PUD.
Après même si l'institution est mal foutue de mon point de vue, tu as le droit d'y prendre ce qui t'est utile (le sevrage physique, la compagnie d'autres PUD qui comprennent ce que tu vies, un toit et des repas déjà faits, des activités etc...) en gardant une distance critique vis à vis de leur morale.
J'espère que tout va être OK pour toi, et je réitère mon soutient peu importe ce que tu entreprends. Courage.
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