[ Traitements ]
IV Coke après sevrage d'héroïne

#1 
Jostorm homme
Nouveau membre
04 mai 2026 à 00:01
Bonjour les amis,
Je poste rarement mais j'avais écrit concernant ma détresse au sujet de mon addiction aux opioides.

Il y a 2 mois j'ai fait un sevrage à la dure héroïne à la maison, grand moment... .

Depuis 1 an et demi il m'arrive par moment (quand je tombais en rade d'héro et je passais sous sub qques jours avant de recevoir ma commande d'héro) de consommer de la cocaine en IV. Inutile de vous dire le massacre que c'est.... .

Bref plus d'opioides depuis 2 mois. OR pendant mon sevrage opio jai eu la sale (ou peut être pas...) de prendre de la coc comme béquille. Malheureusement ca m'a bcp aidé, plus ces horribles impatiences et ces vomissements incessants du sevrage hero qui me rendaient complètement dingue. Niveau mentale la béquille était redoutable également, ca m'a permis de tenir au moins le temps du sevrage physique.

Mais comme on s'en doutait bien aujourd'hui je suis débarrassé des opioides mais complètement anéanti par la coc. Je suis peut-être à ma 5 e tentative de sevrage mais je tiens seulement qques 24h 48h 3 jours, pour la dernière 5 jours sans et je replonge. Mon système de la récompense complètement flingué me rend dans un tel état anhedonique quand jai pas le produit que je suis au fond du fond presque impossible de sortir du lit, ni même d'écrire des messages, sortir de chez moi.

Je n'ai plus de carburant.
Je me jette sur la bouffe pour me créer des ptits shoots de dopamine pour "suvivre" mais ca suffit pas.

J'ai ces images de seringues, voir le sang arriver dedans, le souvenir de cette sensation de rush qui m'obsèdent constamment. Je sais que je dois tenir plusieurs semaines pour que mon cerveau et mes niveaux naturels de dopamine se rétablissent mais c'est d'une violence folle.

Et mes sessions de consommation sont d'une folie furieuses, je suis qqn de plutôt censé, dans lhypercontrole, je hais perdre la maîtrise, assez RDR mais la coc en IV me transforme totalement, un pantin et je fais absolument n'importe quoi, la seul chose que je "contrôle" plus ou moins cest sur le dosage de mes shoots qui sont très très légers et j'essaye difficilement d'espacer les prises.

Quand je vois la plupart des injecteurs qui mettent bien 5fois ma dose et qui enchaînent les taquets bcp plus dangereusement que je peux le faire je me dis wow ce sont des machines! Mais quand bien même la compulsivité que je vis est dingue et je me mets dans des états....du sang partout sur mes fringues, sur mes draps, impossible de fonctionner, ranger, me doucher cest l'everest, un épuisement physique extrême que jai jamais connu, flippant....

Bref du coup tout le monde me bassine lourdement( je le comprends ils en peuvent plus de ma situation) pour que je rentre en cure, que c'est le seul moyen etc.... . Mais je n'y arrive pas non plus, ma phobie des hospi et surtout mon problème d'ego me bloque totalement.

Je ressens le besoin quasi vital de réussir à m'en sortir par moi même. Dis comme ça je passe pour le gars délirant, orgueilleux, manque d'humilité monstre, cest un peu vrai mais ce n'est pas forcément mon genre d'une manière générale je le jure.
Aussi mon côté optimiste et plein d'espoir et ce.besoin cruel d'accomplissement, challenge pour qu'on soit fier de moi et pour redorer mon estime de soi minable, font que je n'arrive pas à lâcher l'affaire.

Jai réussi avec l'héro, soit avec une compensation pas saine mais quand bien même, j'avais la coc en même temps que l'héro pendant 2 ans et je n'avais jamais réussi à lâcher les opioides pour autant. Donc je m'accroche bêtement et menteter à réessayer sans arrêt l'arrêt de la coc en IV.

Tout ca m'amène à une question pour ceux qui connaissent la coc en injection surtout, pouvez-vous me dire svp comment vous avez procédé, quel a été votre "rock bottom" en anglais, votre fond du trou, combien de temps ca a duré, cure pas cure etc...
Je sais que vous pensez que je me prends pour un warrior mais soyez tendres avec moi svp lol

Merci à vous?

Edit modo : j'ai aeré ton texte, sinon difficile à lire ! Merci d'y penser la prochaine fois :)

Dernière modification par Agartha (05 mai 2026 à 10:23)

Hors ligne

 

#2 
marnowi femme
psycho-fan France
Aujourd'hui à 10:50

Jostorm a écrit

Mais comme on s'en doutait bien aujourd'hui je suis débarrassé des opioides mais complètement anéanti par la coc.

Salut Jostorm,

Je viens de lire ton message et j'avais envie de te répondre, car je suis moi-même en chemin pour tenter de retrouver une relation plus apaisée à la c, et moins compulsive, notamment concernant les injections.
Je ne vise pas l'abstinence car usagère de drogues fait partie de mon identité. Mais je voudrais retrouver une balance bénéfices/risques plus positive pour moi.

La première chose qui m'interpelle dans ton récit, c'est ton sevrage d'opiacé "à la dure". Tellement dur que tu as dû trouver une béquille, la c, qui a aujourd'hui remplacé ta conso d'opi.

Alors certes, après 2 mois la question "physique" du manque est à peu près réglée, mais le sevrage ne concerne pas que la tolérance physique, et les sevrages secs augmentent le risque de "paws", ce syndrôme de sevrage prolongé qui apporte beaucoup de souffrance aux usagers. En as-tu entendu parler?
Il y a un wiki sur ce syndrôme sur ce site.

Donc ce que j'ai envie de te demander, c'est pourquoi tu t'es infligé ce sevrage sec sans accompagnement?
Est-ce dû à ton désir de "t'en sortir tout seul"?
Tu n'as pas du tout envisagé un traitement de substitution? En quoi c'aurait été une plus mauvaise béquille que la c?

Personnellement, j'estime qu'on se sort toujours seul d'une conso problématique, quelques soient les aides qu'on arrive à trouver sur son chemin, béquille médicamenteuse, proche prévenant, thérapie, cure etc. On doit toujours faire son chemin seul.
Te faire accompagner aujourd'hui n'enlèverait rien au chemin que tu as parcouru jusqu'ici, ni au fait que tu t'en sors par toi-même.

Je ne parle pas forcément d'une cure avec abstinence en ligne de mire. On peut se faire suivre en "externe" sans forcément s'attaquer de front à la conso.
Ta conso t'échappe aujourd'hui, mais initialement elle répondait à des besoins. Enlever la béquille sans s'occuper du contexte peut faire plus de mal que de bien, et je crois que ce que tu traverses l'illustre bien.

Mais je vois aussi des choses positives dans ton récit, comme ces pauses de quelques jours que tu arrives à faire. Ca n'est pas rien, et tu peux t'appuyer dessus pour avancer.

Personnellement, j'ai choisi de m'occuper de mon contexte et de ma santé mentale, en partant du principe que cela aurait des répercussions positives sur ma conso.
Je viens de trouver une thérapeute sensibilisée en addicto, qui est bientraitante, et qui a entendu que mon objectif n'était pas l'abstinence.
J'ai des proches qui ne sont pas intrusifs et qui me soutiennent sans exiger de moi que j'arrête, y compris mon conjoint, ce qui m'aide énormément. Mettre la pression pour l'arrêt provoque l'inverse des effets recherchés. C'est très important de pouvoir être soutenu sans jugement.

Quand je re-consomme, je m'efforce de le faire sans culpabiliser parce que la culpabilité m'enferme dans une conso encore plus compulsive. Ces périodes de re-consommation ne sont pas "un retour à la case départ", ou une remise en cause de mon rétablissement: je l'ai compris aujourd'hui.

Au fil des pauses que j'arrive à faire, j'apprivoise de mieux en mieux les descentes les jours qui suivent et je les vis de moins en moins difficilement. J'essaie de cultiver les petits plaisirs du quotidien et de prendre soin de moi, autant physiquement que psychologiquement. Je m'accroche au fait que "ça va finir par passer". J'apprends sur moi, sur mon rapport aux consos, sur mon fonctionnement... J'essaie de faire les choses le plus "en conscience" possible.
Je suis en cours de stabilisation pour les troubles qui ont enfin été diagnostiqués il y a 2 ans (j'ai 42 ans, autant dire que l'errance médicale a été longue).
Bref, je suis en chemin.

Est ce que ce que je dis raisonne un peu en toi ou pas du tout?

Accroche toi et prends soin de toi le plus possible.

Au plaisir de continuer à échanger,

Marnowi.

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Super message ! Comme souvent ^^. Myoz

Quelque part sur le chemin

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