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7 août 2022 



07/08/2022

Atlantis.
Les truffes écrasées avec du miel.
Le goût est plutôt agréable, la cuillerée sucrée part en lune de miel avec l’acidité un rien citronnée du champignon.
Je souris.
Quelle drôle d’expérience.
C’est excitant et grisant.
Mais aussi je sais qu’ il peut ... ne rien se passer.
Je souris. Je suis sereine.
J’ai regardé des docs, lu des articles. Je sais à peu près vers quoi je vais.
Je souris en écrivant ces mots.

Je me suis allongée sur le lit.
Un masque sur les yeux.
De la musique dans un casque.
J’essaie plusieurs sons, des chants de baleine trouvées sur youtube , et puis the ice song, enregistré par la très intéressante suédoise Jonna Jinton.
Mais finalement, j’ai vite enlevé le chant des baleines.
Vincent est à mes côtés.
Il est prêt à prendre des notes si jamais.
C’est mon shroom sitter.
Tout de suite ce qui vient, ce sont des couleurs.
Des fractales, au gré du chant de la glace.
C’est là que cela va être dur, quasi impossible de décrire en mots ce que je vois.
Je vais tenter…
Des lumières fluos virevoltent, flashent, viennent me dire bonjour en points colorés et se sauvent.
Les lumières jouent.
Il y a des chiffres qui vont et viennent et des lettres qui s’effondrent pour mieux revenir.
Je vois un 5 et un 8 qui partent sur la gauche, qui tombent… mais déjà des fractales pulsent.
Je pourrais dire que  c’est magnifique… mais les mots sont si pauvres.
C’est sublime, magique, je sens mon sourire jusque dans mes fractales, mes arabesques colorées, mes bulles de feu d’artifice…
C’est une spirale qui m’avale, me recrache, me demande si ça va toujours, et me renverse à nouveau.
C’est réel. Réellement magique. Les couleurs brillantes, fluos, celles qui n’existent même pas et pourtant sont là dans la palette à l’intérieur de moi, de mon vrai moi.
Les lettres bougent. Je vois des mots passer sur une sorte de banderole en l’air.
Trop rapide, je n’arrive pas à lire ce qui est inscrit.
Vincent me parle.
Il parle trop fort. Trop brutalement.
Il pose des questions.
Me demande si ça va, ce que je vois, trop de questions...
Je lui chuchote de parler moins fort.
Ils n’aiment pas.
Quand Vincent me parle, mon attention part vers lui.
Ils n’aiment pas.
Je le lui dit.
C’est comme s’ils me reprenaient pas le menton, comme on le ferait à un enfant pour avoir son attention pleine et complète.
Il me demande qui ils sont.
Les 4.
Ce sont les 4.
Lumineux, blancs et dorés et brillants comme une bulle de savon, avec des reflets irisés.
Ils sont là.
Il rient, leurs énergies ondulent quand Vincent demande si ce sont des anges.
Ce sont des gardiens. Ils n’ont pas de forme.
Ils sont pure énergie, vibration et information.
Les 4 n’ont pas de noms alors nous, humains, en inventons.
Ils sont énergie absolue, brillants sans faire cligner les yeux, chauds sans brûler, ils sont là et partout, tout autour de nous, tout le temps.
Ils disent qu’ils envoient des signes tout le temps mais on ne voit rien.
C’est l’attention qui manque.
Ils me reprennent le menton. Pas physiquement.
C’est l’énergie, ils sont vibrations.
Ils disent de regarder.
Je les sens qui restent là autour de moi, dedans moi. Ils ont toujours été là et seront toujours là. Quoique je fasse.
Il y a ces lumières qui s’assemblent.
Je vois une file, comme une file d’attente. Devant moi se présentent des sphères, comme des billes vivantes. Pleine d’énergie. De différentes couleurs.
La file est interminable. Ils me disent que je dois écouter.
Devant moi se présentes des sphères qui étaient brillantes je le sais, mais elles sont recouvertes d’une couleurs bleu foncée, je vois leurs yeux comme des grands yeux de chat Potté.
Les sphères sont mes cellules !
Elles viennent toutes me parler sans mots, juste en me regardant.
Je peux sentir chaque pensée, chaque émotion ancrée en elles.
Les petites cellules recouvertes de bleu sont les cellules du tatouage de mon épaule.
Elles sont tristes, et elles ne savent pas pourquoi, parce que ce ne sont plus les cellules d’origine du dessin premier.
Elles ont juste reçu en héritage cette incompréhension, cette douleur, cette tristesse.
Et elles ne savent pas quoi faire avec cette « glue »
Elles ne savent même pas que toutes ensemble, elles forment une fée qui se tient sur la pointe des  pieds sur mon épaule.
Elles n’ont pas le recul nécessaire, elles ne sont pas extraites du cadre et n’ont jamais eu de vue d’ensemble.
Des larmes coulent sur mes joues. Je ressens leurs émotions.
Les cellules sont comme des enfants. Et personne ne leur a expliqué l’aiguille du tatoueur, le pigment qui pénètre, la douleur, la couleur comme on marque un animal.
Elles ne savent pas , n’avaient rien fait de mal et je leur ai fait ça.
Je suis anéantie.
Je leur demande pardon.
Je leur dit la fée avec des ailes , leur dit que c’était joli.
Elles ne savaient pas , les cellules d’origine de mon tatouage.
Le renouvellement cellulaire les a fait disparaître et elles ont légué leurs émotions aux cellules nouvelles, qui, elles, ne savent pas pourquoi elles portent ce poids.
Elles portent la tristesse et l’incompréhension des mémoires anciennes, même les tatouages de la Shoa.
Je demande tellement pardon.
Les 4 sont tout autour de moi et leur énergie, me fait comme une couverture sur mes épaules, consolante.
J’ai tellement à demander pardon.
Les cellules de mon tatouage sont déternies, elles brillent à nouveau, deviennent transparentes comme des bulles de verre soufflé. Elles sont apaisées et s’en vont.
Je me demande quelle heure il est .
Le 4 me souffle : quel leurre est-il … quel leurre est-il …
Je vois les cellules de mes lobes d’oreilles, qui ont été percés.
Ils ne savent pas pourquoi.
N’ont gardé que l’émotion de la douleur et de l’incompréhension.
Je pleure avec elles.
J’ai tant à demander pardon.
Chaque chose que je fais à mes cellules, compte.
Chaque pensée négative leur fait du mal.
Je vois arriver les cellules de mon front.
J’ai pensé à me faire injecter du botox pour enlever la ride que je trouve moche.
Je ressens leur désespoir. Elles se sentent rejetée, pas assez bien pour ce corps, tristes.
Les cellules sont des enfants, des estomacs qui mangent les pensées , toutes, sans exception.
Et si on ne leur explique pas, elles ne peuvent pas savoir.
J’ai dit à mon front qu’il était parfait dans son imperfection, que non, jamais je n’allais le paralyser. Les cellules sont terrorisées.
Elles sont connectées à d’autres cellules d’autres vivants, qui elles, ont subi ça.
Elles ont littéralement la trouille.
Elles transmettent leurs peurs, terreurs, tout, aux autres cellules qui gardent tout ça parce qu’elles ne savent pas quoi faire avec. C’est tout collant.
Elles sont si désemparées que parfois, les cellules en désarroi se regroupent pour édicter leurs propres règles, puiqu’elles sont perdues.
Ensemble, elles croient qu’elle le sont moins.
Elles font le gros dos, se voûtent, forment une carapace  et ensemble, elles fabriquent, un kyste bien solide, un cancer, parce qu’elles n’en peuvent plus de la colère , de la tristesse, du sentiment de rejet, d’abandon qui s’accumulent, qu’elles reçoivent en héritage.
Elles n’ont pas d’idée de la provenance des ces émotions, mais les ont intégrées, mangées, au plus profond du plus petit des atomes de leur cellule.
Les 4 me disent que tout compte.
Et me répètent « quel leurre est-il «
Les médias, les mauvaises nouvelles, les catastrophes, les films violents, tout va directement dans les cellules, qui prennent tout pour du réel.
Il faut faire attention aux mots dits (au maudits), même pour de rire.
Ils me donnent l’exemple : tiens je vais éclater la gueule de mon voisin, il fait trop de bruit.
Bien sûr que je ne vais pas tuer mon voisin.
Mais les cellules ont gardé l’information, ce qui est déjà triste.
Et quand je vais dormir, dans l’éther, dans le sommeil, cette idée idiote va se disséminer dans le bas, une sorte de soupe noire… qui sera là, à disposition d’énergies sombres qui se nourriront de ces pensées noires, qui alimenteront des desseins sombres, ternes, gluant d’âmes désespérées.
Je le sais maintenant, je le sais loin en moi :  quand je dis ou pense quelque chose de délétère, j’ai 3 secondes pour lever la main ou les yeux et dire «  je blague, je plaisante, tout est ok «
Tout compte.
Quand le matin devant mon miroir je dis «  ma pauvre fille quelle tête tu as  »  etc …
Mes cellules emmagasinent ces pensées.
Chacune d’elle est impactée, triste, pas digne d’être aimée, rejetée.
Elles pleurent à l’intérieur.
Et ça se transmet de cellule en cellule, d’atomes à atomes.
Les mots sont primordiaux.
Au départ était le verbe.
Le début de tout. C’est la pensée qui se fait chair, qui devient réelle dans les mots et par les mots.
Les cellules ont besoin d’amour, comme nous d’air pour respirer.
Le pardon les répare.
J’ai tant à leur demander pardon, je suis tellement désolée.
La musique c’est une douche scintillante sur chacune d’elle.
L’humour les fait littéralement vibrer, soubresauter.
Tout ce qui nous fait du bien, ce qui est beau, ce qui émeut aux larmes leur sont bénéfiques.
Elles comprennent cette vibration, ce langage.
Ça les fait briller.
Je raconte à Vincent.
Le masque toujours sur mes yeux.
Ils disent que je peux parler maintenant.
Alors je raconte, les yeux fermés, tout.
Pêle-mêle. Un barrage qui se rompt.
C’est important.
J’ai peur d’oublier.
Mais je me souviens de tout.
Absolument tout.
Les 4 disent que j’ai ouvert une porte.
La porte a disparu.
Il reste une fenêtre. Grande. Avec un voile transparent.
J’ai encore envie de rester ou d’y retourner.
C’est confus.
A la fois dedans et dehors.
En moi et tout autour.
Ils disent que la porte n’existe plus, la voie reste ouverte.
C’est bien. C’est exactement juste.
Il y a ce voilage transparent, opaque, qui bouge dans les flux d’air.
J’essaie de regarder au travers du rideau.
Tout est bien. Exactement comme ce doit être
Quel leurre est-il…
Ils me disent que j’ai bien fait de ne plus écouter l’audio sur les baleines.
Ce chant est une plainte.
Elles pleurent  la perte de leurs baleineau.
Elles le cherchent.
La musique du chant de la glace est puissante.
Bénéfique.
Elle parle aux cellules.
Elle vibre à leurs mémoires anciennes.
Les chiffres sont importants. Très.
Ils sont vibration.
La méditation élève la vibration.
Mes cellules ont habité dans l’Hémisphère nord.
Elles s’en souviennent.
Elles sont anciennes.
Je dois juste me rappeler, me re appeler..
Les 4 vibrent que je sais pourquoi j’aime l’Islande.
Re appelle-toi de qui tu es…
Les arbres sont un pont entre la terre et le ciel.
Entre le haut et le bas.
Le bas et le haut.
Reconnecte-toi.
La nourriture doit être aimée, cuisinée avec amour, conscience.
Amour. Partage.
Remercier.
Tout.
Merci pour le vent dans mes cheveux.
Merci pour la caresse du soleil.
Trouver le beau en tout.
C’est juste là.
Juste en dessous.
Juste au-dessus.
Tout autour et en dedans.
Très loin.
Dans les cellules ancestrales.
Dans les mémoires cachées.
Souviens-toi.
Le pardon est une clé.
Tout est parfait. Exactement comme cela doit-être.
Nous sommes tous connectés.
Du vivant au minéral, végétal.
Des atomes qui dansent, virevoltent, s’effondrent, remontent.
Interconnectés.
Quelle leurre est-il … quelle leurre es-tu ..

Les effets des truffes s’estompent doucement.
C’était tellement puissant, plus grand.
D’être tout et rien.
Il y a eu ce 7ème jour d’août 2022.
Il y a les 4.
La voie est ouverte.

Et je me rappelle….

Catégorie : Trip Report - 11 août 2022 à  08:04

#atlantis #champignons #truffes



Commentaires
#1 Posté par : Thérapapi 13 août 2022 à  21:35
Très beau, avec des morceaux de vérité dedans... merci du partage.

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