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C'était comment avant PsychoActif? 



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Comment faisait-on avant PsychoActif?
Je vais passer pour un vieux schnock, mais en réalisant la facilité d’accès à l’information des néophytes d’aujourd’hui, sur les produits, je mesure le chemin parcouru! C’est comme vivre dans le futur. Espérons que l’histoire ira dans le bon sens et que ce n’est qu’une étape vers la libéralisation. 
La loi interdisant, encore aujourd’hui, de présenter les stupéfiants sous un jour favorable, était autrefois appliquée à la lettre. Pas de feuilles à rouler longues, on rêvait de «smoking dorés», encore moins de CSAPA ni de quoi que ce soit, même de feuille de cannabis sur le T shirt, rien. Ceux qui revenaient de «Dam» ramenaient des cartes postales fumeuses, souvent de mauvais goût.
C’est dire si la culture (du) cannabis était embryonnaire. Il y avait les graines de Hollande, fallait y aller, mais pas de matériel chez nous, les jardins suspendus n’étaient que des chambres de bonne, à l’époque. Et le mot keuskon faisait son apparition au côté de l’africaine et de la thaï grass. Qui se rappelle le libanais, raide, et l’Acapulco gold? Du Chefchaouen , black Bombay, ou  Manali Charas? Noms exotiques comme le terroir, et la gène éthique que ces substances inspiraient à la vieille France.
La drogue c’est l’étranger, le pinard ça c’est français. On en riait avec Coluche, mais certains le payaient, lui le savait bien, qui dépannait ses amis n’ayant pas les moyens de se faire une santé, ni  de s’amuser.
En vérité c’était, on disait, la paraffine, le henné dans ton douze pour te prendre ton flouze, Tchernobyl n’était pas qu’une catastrophe nucléaire, ni mururoa dans ta tête à toi, mais une calamité sanitaire, made in gangster! Et ils signaient leurs savonnettes du sigle, prestigieux, de Renault! Avant les taz Mitsubishi...  Et les graines pour les oiseaux dans la beuh, ah soyez heureux fils de Jack Herrer, et de la veuve blanche, vous savez ce que vous n’avez pas loupé!
Quand on a vu les premiers sachets siglés pour la skunk, on gardait les pochettes à la feuille stylisées au lieu de les jeter. Et les vêtements au dessins évidents pouvaient donner lieu à des fouilles, des confiscations et amendes…
J’ai vu en famille au ciné, le film «les frères Pétard» qui en apprend plus sur le Paris des drogues, de l’époque, que les futures campagnes «d’information (sans savoir)», on parle de sensibilisation du jeune public au ravages du cannabis. Réels, mais inconnus à l’époque. Encore moins ses milles applications thérapeutiques, que nous n’avons pas fini de découvrir, et qui seront le cheval de Troie de la dédiabolisation, espérons. Il y aura une consommation récréative autorisée, oui, si on se bat pour que se faire du bien ne soit plus un mal, ou un crime fédéral. 
Sur les sapes des puces, style «the pope smokes dope» (à l’époque c’était drôle, fallait vraiment être stoned), il y avait une revendication/incitation, mais autrement, pour ce qui était de l’information, rien, à part le ministère de l’intérieur, et, un peu, de la santé. Les flics sont venu dans les lycées, nous expliquer que le shit c’était mauvais, même pas, surtout que c’était interdit. Tous les délégués de classe présents étaient des revendeurs (en 3e), faisant des efforts pour ne pas rire. Bien sûr l’échantillon de résine a disparu, avant de réapparaître, c’était de la caille!  Pas de vrai débat depuis la proposition, non tenue, de «Tonton» sur la légalisation. C’est sous son règne qu’il  y eu le plus de contaminations au VIH en prison. Plus tard on enterra le rapport Henrion, favorable à la dépénalisation de toutes les drogues. Les cerveaux compétents, furent bien obligés d’admettre, contre leurs propres préjugés, que la politique de prohibition avait créé plus de problèmes et était contre productive, même dans l’optique de réduire la consommation de produits illicites.
Vous voulez qu’on arrête d’enfreindre la loi, changez-la!
Elle touche aussi bien ceux qui ne grilleraient pas un feu, mais se mettent, eux et leur famille, en porte à faux avec la justice, pour leur pétard du soir, que le jeune qui fume dans un jardin public .
La musique du Reggae à la pop et au punk, (vous connaissez le groupe «les Olivensteins»?) a été le vecteur de la contre culture qui accompagne les drogues.
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Donc pour s’informer, pas grand-chose, il n’y avait que les récits des toxico comme les fameux Flash,  ou Christiane F. 13 ans droguée, prostituée. L’un glauque et l’autre tripant et quand même glauque. Les deux censés dégoûter les jeunes. Oubliant un peu vite que ce sont ces jeunes qui ont écrit, et non pas des jeunes qui ont fait ce qui était écrit. En même temps ça faisait rêver ou alors s’identifier. On était friands de ces récits qui nous transportaient dans des imaginaires à la fois attirants et romantiques, interlopes, dangereux. L’attrait de l’interdit? On le disait, se vivant délinquant, hors-la-loi.
Mais les consommateurs ne sont pas tous des adolescents, et les adolescents qui fument de futurs adultes qui se piquent, ou même fument. Il y avait un slogan pour répondre à la thèse de l’escalade (aussi fantaisiste qu’idéologique), «tout les héroïnomanes ont commencé par se gratter les fesses», ou un truc du genre. Et puis les chiffres contredisaient leur vision alarmiste. Et l’opinion publique n’est pas prête...
Pour le reste, le seul livre en vente, dans lequel il y avait la recette du beurre de Marakech, et quelques autres mini infos en filigrane, était Fumée clandestine de JP Galland.
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Tout le monde l’avait lu. Il passait de main en main, on le rererelisait.
Nous étions comme des drogués en manque de données, d’info, de récit, de vérité (info non bidon).
Il est difficile d’imaginer à quel point on était tributaire de telle ou telle information, rumeur plus ou moins vraie et de légendes urbaines. Que n’ai-je entendu, ne serait-ce que sur le shit!
Pour l’héro c’était dangereux, on parlait de poussières sans savoir que le citron était pourri et moisi rapidement, et l’aiguille dans la bouche comme rituel après l’avoir chauffée pour soi disant désinfecter, et autres mimétismes de mauvaises pratiques. Après la RDR, et la libération de la parole, restent à reconquérir les produits, et leur accès et conditions d’utilisation.

Pour la culture il y a une BD, qui, pour celui désirant avoir une idée du Paris sur came des années 80, est parfaite. Bloodi, le personnage bien connu, encore maintenant, figure sur les plaquettes de RDR (super idée, ça vient de lui? Pour se rattraper?! Jerk), était non pas un héros, mais un alter égo (sans jeu de mots).
Bloodi trouve pas l’égout…Voilà le titre de l’album que j’ai, et il est très clair (si je peux me permettre) pour ceux qui ne l’ont pas toujours été. Titre incompréhensible pour certains et assez inimaginable aujourd’hui.
Echangé contre une K7 audio de Ska, enregistrée par dessus une autre (en mettant du scotch vous vous souvenez?), cette pépite de BD doit être un collector.
Bloodi, personnage mythique, cliché dessiné du toxico parisien, keupon des années quatre-vingt, et sa ratte...Riquette, et surtout Hélène, sa pompe. Cet ouvrage là, que je ne donnerais pour toute la poudre du monde (on peut négocier la page 1), est une référence absolue. Tant par sa créativité et son humour, que pour la réalité qu’il décrit, celle d’un Paris sauvage, défoncé et de la came, héroïne de l’époque. On croit reconnaître des coins de rue et on découvre, pour moi car j’étais jeune, un monde, dans lequel on a poussé, ou à côté.
Pour vous dire l’ambiance, la première case montre la naissance de Bloodi, qui sort avec déjà la crête sur la tête, de sa mère qui suce le médecin qui lui injecte, en échange, de la morphine. Visualisez! Première case!  La classe. Big Up à Pierre Ouin!
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Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a, sur internet, des images (en noir et blanc mais achetez-le si vous trouvez vous ne serez pas déçus si je pouvais je les achèterais tous), si quelqu’un sur le site le connaît ou sait des choses à propos de sa collaboration avec la Rdr, qu’il veuille bien m’en faire part. Bloodi...
Cela montre que les consommations ne pouvaient être abordées, avec réalisme et sincérité, que par le biais de l’art, dans lequel transparaît une (contre) culture des drogues. A mon avis réelle, puisque nous sommes là, mais d’origine artificielle, car créée  par la pénalisation.
Je n’ai pas plus de rapport culturel avec le gars dans la queue au tabac, qu’avec celui, devant moi dans une cage d’escalier, qui achète son «stupéfiant» au terrain.  C’est la loi qui nous a obligé à se regrouper dans des ghettos mentaux, et faute d’autre solution, se retrouver  dans une situation sociale différente de celle à laquelle on aurait pu prétendre.
On a, enfin (je viens de découvrir PA), l’occasion de parler, via les asso, ce site et d’autres. C’est déjà une avancée, même si on est loin du compte, ça avance. Le regard des soignants a changé. Les formations à l’addictologie d’un maximum de personnels, des éducateurs (changeons ce nom!) aux médecins de ville, ont réellement bouleversé les prises en charge. Avant cela les CSAPA et la mise en place des TSO, les CAARUD et auto-support ont déjà tout changé. On le doit, au départ, au pire, le Sida, et non à de bonnes intentions, mais on avait accès à quelque chose de concret. Plus de temgesic et Néocodion...
On considère l’usage de produits illicites, ou pas, comme n’importe quelle addiction, il n’y a plus de toxicomane (des maniaques du toxique?) mais des addicts.
Des personnes ayant une addiction, et des personnes ayant une consommation de produits psychotropes, deux choses différentes.
Séparer le comportement du produit, c’est déjà ça.
Pourtant il y a du travail, si on pense au combat contre la douleur, le droit à ne pas souffrir…
Le tabou, qui, chez nous, vient de loin, celui du plaisir, empêche, par l’impossibilité de son expression, donc de sa prise en compte, un vrai débat sur les consommations. Sur les substances psychoactives dont le mésusage, comme principe, suppose l’existence d’un bon usage. Confisqué aux usagers!
L’acceptation d’un respect de l’aspiration à la jouissance de chacun, s’il y a bien un terrain d’entente, ce devrait être celui là!
N’est-il pas normal qu’un médecin donne quelque chose qui soulage et fasse du bien, au risque d’en retirer de sensation agréables (vade retro satanas)? A la maison n’ai-je pas le droit de consommer ce qu’il me plaît, si cela ne nuit directement à personne? Non. Pourquoi se masturber, se piquer sont-ils des actes honteux, et vécus comme tels? Pourquoi tant d’énergie et d’argent pour lutter contre un tigre de papier, oubliant le dragon domestique dans le bar du salon.
J’ai l’impression que mon argumentation date des années 90...
On a un lourd sac de préjugés et de culpabilité à poser, pour stopper le coût humain et la violence que représente la «répression des drogues». 
Nous verrons, je l’espère de mon vivant, les choses changer. A change is gonna come!

Euh je m’emballe, mais il y a de bonnes ouvertures à l’ouest, Portugal où cela fonctionne (à moitié, quid de la vente). Quand on voit les problèmes que soulève une seule salle de shoot, on est pas arrivé, la beuh est plus ou moins banalisée, le crack et l’IV sont toujours l’objet des fantasmes les plus repoussants.
En espérant.

Dîtes-moi si je me trompe.

Catégorie : Opinion - 22 avril 2019 à  16:17

#Bloodi #cannabis #héroïne #prohibition #rdr



Commentaires
#1 Posté par : morphe07120 22 avril 2019 à  17:47
Suck Korea Suck ! wink
Et oui, Merci à la politique de répression instaurée en 70 qui à été un échec cuisant lors de son instauration, responsable d'épidémies de SIDA et d’hépatites qui à contrario, ont été à l’origine de la mise en place de TSO à grande échelle en 96. Au départ, mis en place pour réduire les risques de contamination. Soit disant ! MDR ! LOL !

Lire ce post d'un regard en arrière, donne un sacré tit coups de vieux.
Je me revois ado en train de lire Christiane F, 13 ans droguée et prostituée, Baudelaire Paradis Artificiels, et le must de l'époque créateur/papa de Bloodi par feu Pierre Ouin ! Sa fait plaisir que tu le site smile
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Posté par : morphe07120 | 22 avril 2019 à  17:47

 
#2 Posté par : morphe07120 22 avril 2019 à  18:00
Gros clin d'œil wink
Les aventures de Bloodi & Riquette
La ratte qui s'délatte .... Excellent !!!
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Pour l'époque c'était grave osé, culoté !

Posté par : morphe07120 | 22 avril 2019 à  18:00

 
#3 Posté par : marvin rouge 22 avril 2019 à  18:04
pierre ouin..
bloody tu nous manque
mythique certaines pages..

Posté par : marvin rouge | 22 avril 2019 à  18:04

 
#4 Posté par : Sufenta 23 avril 2019 à  00:12
C’est toute une génération que je n’ai pas connu (les 80´s, 90´s à Paris) car j’ai eu mon premier Asud journal en 2005 dans un caarud de province.
Puis j’ai commandé tout les vieux numéro et j’ai lu ça avec délectation, avant d’y trouver les premiers messages de rdr et des articles de Pierre Chappard ou Jiair ..

Si j’avais pensé à cette époque devenir soignant et acteur impliqué en rdr ... mais surtout bosser avec des personnes qui part leur articles m’ont donné l’envie de me former et d'être activiste en rdr et dans l’auto support ..

Même si au départ tte cette politique vient d’un échec aux lois et à la prise en charge sanitaire de notre pays, je suis fier auj du chemin parcouru et continuerais à me battre, avec vous, avec mes amis de PA pour que les choses évoluent ds le bon sens à commencer par l’abrogation de cette foutue loi de 70 et un accès plus large aux substitutions (morphine, oxy, voire h4), au cannabis thérapeutique et à une substitution pour le crack et la cc

Il reste du chemin mais la relève est la Pierre Oin tu peux reposer en paix, Bloodie à aujourd’hui guéris son vhc, il a du matos propre pour ses extra et une substitution même si elle n’est pas parfaite a nous de la faire évoluer..

salut

Posté par : Sufenta | 23 avril 2019 à  00:12

 
#5 Posté par : ismael77 23 avril 2019 à  08:38
Bloodi est sur toutes les dernières plaquettes prévention, pour des pratiques peu rependues à l'époque de la BD , tu/vous sais/savez comment ça s'est fait (depuis euh je sais pas j'ai vu ça à partir de 2000-2003)?

Posté par : ismael77 | 23 avril 2019 à  08:38

 
#6 Posté par : Rick 23 avril 2019 à  18:23
Une époque que je suis ravi de ne pas avoir connu. Avec la bonne héro ou la mauvaise tolérance, on peut encore retrouvé ce produit. Et encore, il faut le préférer à la morphine, l'oxy et le reste.  Sauf que notre génération (+90) , elle en a plus des produits. Beaucoup, beaucoup plus. Grâce aux RC , mais pas que, la RDR ça nous a aussi permis d'en découvrir plein d'autre? Peut être que l'on vit une époque bénit, une qui se terminera par des chiens robots qui contrôleront le courrier et des cybercopter qui tireront des roquettes sur nos dealers hmm

Et oui, un gros +1000 , l'information s'est développé d'une manière furieuse. Internet ouvre une nouvelle ère dans l'humanité, celle du partage des connaissances, la capacité à connecter des êtres à l'autre bout du globe : pour s'aimer, pour se parler, pour se camer.

Enfin je lève ma coupe à tous ces caarud et à safe qui distribue du matériel stérile... jamais fait d'od ni de choc avec une IV... ça m'est arrivé en IR par contre (surdose) comme quoi..

Pierre Ouin ,  bloodi... , parfois je l'aime, parfois je le déteste (mais ça reste de l'amour) , car :
- d'un coté c'est un sacré empowerment de notre communauté , nous drogués, nous tox,nous injecteurs, et tous les vilains noms que l'on nous colle ...et on s'en cogne. Car on s'en cogne de cette société bien pensante, bien propre sur elle par devant et hypocrite pas seulement par derrière. On vous enmerde, parfois j'ai envie de dire vive le plaisir, vive le flash.
- d'un autre coté, on a dépassé l'étape de l'adolescent attardé qui dit "fuck fuck acab acab" , bloodi on dirait parfois ce punk qui est resté kéblo dans sa phase rebelle sans jamais se mettre à vieillir et voter à droite comme un con. Il se déguise, s'isole pour mieux se percher. Mais dans notre monde des années 2010 L'usager c'est aussi monsieur et madame tout le monde. Une personne comme votre mère, votre soeur, votre boulangère, votre patron...si on se rendait compte de ça, la prohibition exploserait de l'intérieur.  Il y a tellement d'usagers invisibles. Les réguliers , les occasionnels. La vinasse et l'alcool. Les tatas. La coke. Les joints. Le tabac. Pfiou, ça en fait du monde.
- bloodie peut finalement réunir les deux camps :
Certains sont aveugles, je pense à ceux qui prenaient de la codéine sans ordo depuis des années, des dizaines d'années et qui se disaient "je ne suis pas un drogué!" , puis la réalité du manque de morphine les a rattrapés. "La marijuanga c'est une drogue douce, c'est un psychoactif "a part"" , pas dangereux. Mon cul ouais. Bloodie il est au moins honnête là dessus, il se voile pas la face. Or assumer c'est toujours utile pour son bien être , qu'on veuille continuer ou arrêter. Alors il est peut être trop fort de café pour être le porte étendard de tous les usagers mais je lui prête mon dossard sans hésiter. Et puis il fait marrer quoi, cette humour noir, grinçant, grandiose.

Enfin c'est mon avis perso..

Posté par : Rick | 23 avril 2019 à  18:23

 
#7 Posté par : ismael77 24 avril 2019 à  22:23
Avis que je partage!
Mais quand même je pourrais pas assumer, en tant qu'injecteur c'était caché, trop lourd pour les autres, même bloodi a l'air clean aujourd'hui. J'aimais moins les albums plus propres qui brillent.
Bon petit orphelin.
Il est là sur ma table sur un carton sur le shoot de crack qui vient du CSAPA, on le voit tout beau, avec une pompe.
Dommage je savais pas qu'il fallait du citron, la preuve de l'utilité du truc.
J'ai gâché du crack par ignorance. Merci bloodi mais y aura pas de prochaine fois....

Salut Rick!

Posté par : ismael77 | 24 avril 2019 à  22:23

 
#8 Posté par : Mister No 24 avril 2019 à  23:10

Alors il est peut être trop fort de café pour être le porte étendard de tous les usagers mais je lui prête mon dossard sans hésiter.

J'ai connu les planches de Pierre Ouin bien avant qu'asud existe.
Son personnage n'a pas été créé pour être porte étendard mais a servi y compris pour des brochures.
Bloodi était pratique pour illustrer du bon usage, mais le décalage du malgré l'humour renvoyait une image peu valorisante de l''usager, trop décalée certainement. Nous ne sommes pas réductibles à un toxipunk infréquentable. fume_une_joint
Ce personnage décalé était récurrent dans le journal d'Asud et dans certaines brochures jusqu'à une époque où Pierre not admin a révolutionné la comm jusque dans ce message.
La com d'asud à unenepoque et celle des usagers 2.0 francophones ici.

Pierre Ouin a laissé une œuvre papier qui appartient au passé et à la génération Bloodi, mais cet humour corrosif restera éternel.

La famille a invité les proches à sniffer les cendres de Pierre Ouin.
Même son faire part d'enterrement a une putain de classe et un humour sans détour.

La classe quoi.

Dernière modification par Mister No (24 avril 2019 à  23:23)


Posté par : Mister No | 24 avril 2019 à  23:10

 
#9 Posté par : Cusco 25 avril 2019 à  18:22
Je ne vais pas parler de Pierre Ouin puisque tout est dit.
Je vais juste répondre à la question du blog "comment c'était Psychoactif ?"
Je suis là depuis environ5 ou 6 ans. Je n ai pas trouvé grand changement à part certaines fonctions qui n existaient pas avant.
Le nombre de forumeurs et visiteurs a considerablement augmenté.
Avant ce n était pas des champis de notation mais des étoiles.
Administrateur, modérateurs et animateurs font du sacré bon boulot bénévolement et savent de quoi ils parlent,
Psychoactif est addictif aussi je suis toujours revenu ne serait ce que pour lire.
Voilà c'est à peu près tout wink

Posté par : Cusco | 25 avril 2019 à  18:22

 
#10 Posté par : RandallFlag 25 avril 2019 à  20:46

Cusco a écrit

Psychoactif est addictif aussi je suis toujours revenu ne serait ce que pour lire.

Je confirme.
Je crois même que me concernant c'est l'addiction la plus chronophage que j'ai eu.


Posté par : RandallFlag | 25 avril 2019 à  20:46

 
#11 Posté par : Rick 25 avril 2019 à  21:47
Merci mr no pour les anecodtes. Elles croustilles. Cinq étoiles!

RandallFlag a écrit

Cusco a écrit

Psychoactif est addictif aussi je suis toujours revenu ne serait ce que pour lire.

Je confirme.
Je crois même que me concernant c'est l'addiction la plus chronophage que j'ai eu.

"ouais les gars j'ai fait un psychoactif cold turkey, j'ai des paws starfoula"


Posté par : Rick | 25 avril 2019 à  21:47

 
#12 Posté par : RandallFlag 25 avril 2019 à  21:50

Rick a écrit

Merci mr no pour les anecodtes. Elles croustilles. Cinq étoiles!

RandallFlag a écrit


Je confirme.
Je crois même que me concernant c'est l'addiction la plus chronophage que j'ai eu.

"ouais les gars j'ai fait un psychoactif cold turkey, j'ai des paws starfoula"

Cold turkey c'est pas possible.
A moins de se caler dans une grotte sans connexion internet.

Et le pire c'est que c'est gratuit et non nocif pour la santé comme addiction, donc ça peut durer, durer, durer.....

Voir même ça peut enrichir la psyché.

C'est sournois^^


Posté par : RandallFlag | 25 avril 2019 à  21:50

 
#13 Posté par : ismael77 26 avril 2019 à  07:01
Oui, j'ai arrêté face book, après je suis venu ici et maintenant il est 6h du mat et je suis déjà psychoactivé.
Chronophage oui, comme l'écriture et la lecture en général, sauf que, va faire passer un craving en lisant. En écrivant oui. Par contre quand il y a de l'interaction comme ici, c'est addictif au point d'en oublier la défonce en ne parlant que de ça. Ca me va!
Mais il faudrait faire une pause d'un jour ou quatre de temps en temps...
Bah oui il y a beaucoup d'UD qui s'accrochent à un peu tout.

Moi par exemple avant mon sevrage j'étais sur le site de la Police Nationale, forum  chasse pêche nature et tradition, impossible de m'en défaire.
J'en garde des séquelles, 14kg de sanglier dans le congel'. C'est ça quand on ne fait pas les choses à moitié.
Demain j'arrête PA!

Bon courage!
Ah oui, Cold Turkey ça se dit plus depuis le 9 Janvier 1974, précis, on dit "dope sick" c'est moins évocateur, et ce n'est plus John Lennon, mais bon.
Tout fout le camp..

Happyness is a warm gun, bang bang shoot shoot

Posté par : ismael77 | 26 avril 2019 à  07:01

 
#14 Posté par : ismael77 26 avril 2019 à  07:11
Mr NO,
Comme je le laisse entendre j'ai connu la BD dans les années 90-92 (et avant mais je ne comprenais pas tout), c'est à dire à une époque avant la RDR mais après les meilleurs planches, c'était soft comparé au début.
Mais c'est le côté dont tu parles, destroy, que j'aimais, si cela ne correspond pas au toxico, à l'époque un peu,  ça correspondait aux punks comme moi. Dont beaucoup ont pris le virage techno/drum and bass.

Merci pour tes infos sur Pierre et Pierre!

Tu sais comment c'est passé la collaboration de MR OUIN avec ASUD et ceux qui financent les cartons de prévention?
Il avait pas arrêté donc.
Dessiner quand tu consommes de la H c'est bien, t'es boosté. Et tu peux faire de la peinture avec ton sang.
RIP PO!

JERK JERK JERko

Posté par : ismael77 | 26 avril 2019 à  07:11

 
#15 Posté par : Rick 29 avril 2019 à  21:49
ACAB un peu quand même.

Posté par : Rick | 29 avril 2019 à  21:49

 
#16 Posté par : RandallFlag 29 avril 2019 à  22:12

Rick a écrit

ACAB

All Cocaïnoman Are Bastard ?
C'est pas beau les préjugés Rick....


Posté par : RandallFlag | 29 avril 2019 à  22:12

 
#17 Posté par : Rick 29 avril 2019 à  23:09
all consommateurs are beautiful

Posté par : Rick | 29 avril 2019 à  23:09

 
#18 Posté par : RandallFlag 29 avril 2019 à  23:36

Rick a écrit

all consommateurs are beautiful

Bien ouèj.
wink


Posté par : RandallFlag | 29 avril 2019 à  23:36

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