
Salut P.A
Le temps est passé vite. J’écris ce billet à la hâte, je touche au but, j'ai trouvé ce que je cherchais. Avec l'aide de mes proches ( p'tit Tunnel ) : - que je perçois désormais en fonction de leur symbole-élément - Il n'est jamais trop tard pour préciser que mon élément à moi, j'en suis désormais certain, haa bah ouais c'est la couleur braise, le feu, la flamme, la friction, l'étincelle, le courant et la tension, la décharge, l'électrocution... J'ai souvent, très souvent, été fortement attiré et attaché aux personnes ayant l’élément Terre, les jungles, les racines, les fondations, roches, lianes immenses, senteurs, champs de blés, écorces... roots, le SANG, la Plèbe, les coups, la sueur, l'effort, la rave, la pulsion : l'accroissement et la lutte en fait. Pour rien au monde je n'échangerais les moments rares que j'ai pu vivre Avec.
Bon. Il me faudra du temps pour recoller les morceaux. Une histoire de détail dans le détail, et ça à l'infini pour toute une vie. J'ai exploré ma propre conscience durant plus de dix sept ans, en solo. Je redis : en solo. Pfff... durant toutes ces années, j'ai créé un vide autour de moi. J'en ressort pas indemne, au moins ça c'est clair. Je ne verrais pas de mon vivant ce que je m'efforce de confirmer : il semblerait que oui, des "dimensions" (pas d'autres termes adéquats à part celui-là) non appréhendés dans ce qu'offre à explorer notre monde réel
existent, et par l'usage de drogues de type dissociatives, possiblement visitables. C'était vraiment immense. Quand le corps est totalement anesthésié, après tout, il ne reste qu'une bulle de conscience. Et cette bulle est je pense croissante. Je reste cependant convaincu que ça n'était qu'un test, un léger aperçu. Je ne peux me résoudre, et me résigner à nommer cela autrement que par le qualificatif:
inframondes. Dans l'avenir, il y aura une explication rationnelle à ce phénomène - qui est très proche de l'E.M.I. Mais je le dis le redis et le répète :
ce n'étaient pas des hallucinations ni des délirogènes. Je sais distinguer les infimes différences et propriétés des substances. J'ai survécu à la destruction psy qu'aurait pu provoquer le
datura, rien de comparable avec mes prises de spéciale K. Nous parlons d'un système nerveux rendu insensible. Lors de mes deux voyages, la meilleure position pour "partir" était la P.L.S. T'sais avec la drodro faut souvent accepter d'être dans les cordes. Sur ces deux voyages réussis, il y en a eu cinq de désastreux, m'ayant plongé dans un Retour au Même infernal - où quand tu prends crescendo conscience que tu t'enfermes dans un circuit fermé - avec une pression terrifiante, des bruits ambiants sourds comme le
brrrrr d'une tronço assortis d'une odeur spectrale d'acier cramé, et l'idée asphyxiante qui revient sans cesse : "cette fois ça y'est je suis en enfer". Lors des deux voyages réussis, il y avait en mon corps et mes mouvements comme un magnétisme parfaitement synchronisé avec l'extérieur, une sorte... d'aimantation, en vrai. Le corps, une aiguille de boussole. Et un accord, un alignement juste avec le monde trouvé. Le meilleur de tous les accords, la juste et minuscule et infime vibration nécessaire. Ce n'est pas pour rien qu'aussitôt l'acoustique déchaine son potentiel. Un câblage parfait. Jouer avec les ondes. Le geste devient fluvial et coulissant... nous sommes des fibres. Sérieusement, d'autres diraient sans sourciller qu'il s'agit bien d'un
état de grâce. Le geste devient caresse. Un usage savant des propriétés de la
Kétamine pour explorer le cyberespace ? Une connexion possible entre deux mondes ? Après le 2.0, après l’interaction avec le virtuel, c'est quoi la suite ? Les hackers l'ont démontrés : l'internet est l'extension de la matière. Cette internet se lie à nous. Pour le pire et le meilleur. De mon coté, je pourrais plus faire marche arrière. Je sais ce que j'ai vu et exploré : un univers de cristal en forme de poupées russes, chaleureux et procurant un souffle et des battements de cœur légers.
Cela existe. Les mots sont faibles et me trahissent. Ce n'étaient pas des hallucinations, et je ne crois pas au surnaturel. C'est notre monde, notre seul et unique monde. Je ne mens jamais.
Quoi qu'il en soit, j'ai + que kiffé. Et j'ose espérer que si je devais y retourner ce ne sera plus en solo.
Plus en solo...
(C'est en tout cas la conclusion que je tire de tous ces ravages. Et les conclusions... sont des consolations, n'est-ce-pas ?)



(deux tous premiers visu faits en 2010, je n'avais pas idées...)