




Colblanctoxico a écrit
C’est aussi accepter de devenir, aux yeux des autres et très vite à ses propres yeux, quelqu’un de moins légitime. Moins crédible. Moins digne de soin.
Et si tu peux virer le "ON", je pense que ça nous soulagerait d'un poids que Nous n'avons pas à porter à ta place. Moi, ce que je lis, c'est que tu hais La Drogue et les univers où elle est consommée. Les PUDs aussi ? Non, là ça serait plus de la compassion apparemment.. .
Je crois qu'il y'a suffisamment de témoignages ici qui démontent ta logique culpabilisante au sujet du soin, de notre "vulnérabilité", peut-être aussi, de notre inconscience collective ? ...
Il y'a une ambivalence énorme dans tes différents posts, et JE trouve que ça commence à poser question sur tes intentions et sur la posture que tu prends sur le forum. Je le dis entant que membre active et en toute bienveillance, cela m'appartient et je souhaite rester dans un échange serein avec toi.
Pour finir,
Colblanctoxico a écrit
Alors oui, la consommation tue.
Elle tue par la chimie.
Mais elle tue aussi par ce qu’elle fait porter à ceux qui consomment : la honte, le silence, l’idée qu’ils l’ont “cherché”, qu’ils méritent un peu ce qui leur arrive.
....
Ce billet n’est pas un procès.
C’est un constat un peu amer, un peu fatigué.
La drogue abîme les corps.
Mais le regard social, quand il se durcit, finit souvent le travail.
Donc la stigmatisation, au final, n'aurait pas un si grand impact que ça si on se penche un peu sur ce que tu écris...
Colblanctoxico a écrit
pourtant, je le dis sans ironie excessive : le système de santé fait ce qu’il peut.
Avec ses moyens. Ses protocoles. Ses peurs juridiques. Ses lits qui manquent. Ses soignants épuisés.
Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
À méditer.
Prends soin de toi.


Colblanctoxico a écrit
Arrête avec tes posts full ChatGPT omg!! C’est illisible!!!
Merci pour ton retour.
Je vais répondre.
Si prendre le temps de laisser déborder sa poésie, sa complexité d’esprit, sans sacrifier le fond au chaos qui dégueule de ma tête,
si prendre le temps de se relire, de peser les mots, d’essayer de frapper juste,
si faire attention à la tournure, au rythme, à ce que ça dit vraiment,
alors oui, j’imagine que ça peut être perçu comme “forcément du ChatGPT”, et que cela peut devenir suspect.
Dans ce cas, je tire surtout mon chapeau à l’époque : écrire autre chose qu’un message jeté à la va-vite, ou quelque chose qui vient comme ça ( ce que je ne dénigre pas par ailleurs) semble désormais relever de la triche technologique.
Sincèrement : je travaille dans une entreprise qui m’a poussé dans la consommation, et qui utilise des moteurs d’IA à tout va, pour tout et n’importe quoi.
Qu’est-ce que j’aurais à gagner à tricher sur un forum gratuit d’entraide autour des usagers ?
Ici, je ne vends rien. Je ne gagne rien.
J’essaie juste de mettre des mots sur des choses complexes, parfois douloureuses, parfois confuses, comme beaucoup d’entre nous. Et que je vis encore.
Si le style ne te parle pas, tu peux passer ton chemin.
Mais réduire une parole travaillée à “c’est forcément de l’IA” dit peut-être plus sur notre rapport collectif à la nuance que sur la manière dont j’écris.
Sans animosité.
Col.
Myozotis a écrit
Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
C'est une question rhétorique :).


Myozotis a écrit
Salut col,
Je viens de lire ton premier post et je trouve que c'est ; une violence symbolique caractérisée. Je suis désolée pour ton frère, les accidents arrivent, c'est une réalité. Mais, ce qui me vient en te lisant, c'est surtout TA souffrance par rapport à TON histoire.
Plus besoin de mettre des gants car je pense que nous sommes beaucoup à avoir repérés tes incohérences et surtout la teneur parfois macabre de tes récits. Je tiens à dire, par ailleurs (ce que j'ai déjà écrit sur PA) ; Que les pots de fleurs qui tombent des balcons tuent plus que la drogue, la route, le sport, la chute bête et l'accident stupide, les problèmes de santé classiques, sont une réalité qui, il me semble, encombre bien plus les urgences que les ODs en France?Colblanctoxico a écrit
C’est aussi accepter de devenir, aux yeux des autres et très vite à ses propres yeux, quelqu’un de moins légitime. Moins crédible. Moins digne de soin.
Et si tu peux virer le "ON", je pense que ça nous soulagerait d'un poids que Nous n'avons pas à porter à ta place. Moi, ce que je lis, c'est que tu hais La Drogue et les univers où elle est consommée. Les PUDs aussi ? Non, là ça serait plus de la compassion apparemment.. .
Je crois qu'il y'a suffisamment de témoignages ici qui démontent ta logique culpabilisante au sujet du soin, de notre "vulnérabilité", peut-être aussi, de notre inconscience collective ? ...
Il y'a une ambivalence énorme dans tes différents posts, et JE trouve que ça commence à poser question sur tes intentions et sur la posture que tu prends sur le forum. Je le dis entant que membre active et en toute bienveillance, cela m'appartient et je souhaite rester dans un échange serein avec toi.
Pour finir,Colblanctoxico a écrit
Alors oui, la consommation tue.
Elle tue par la chimie.
Mais elle tue aussi par ce qu’elle fait porter à ceux qui consomment : la honte, le silence, l’idée qu’ils l’ont “cherché”, qu’ils méritent un peu ce qui leur arrive.
....
Ce billet n’est pas un procès.
C’est un constat un peu amer, un peu fatigué.
La drogue abîme les corps.
Mais le regard social, quand il se durcit, finit souvent le travail.Donc la stigmatisation, au final, n'aurait pas un si grand impact que ça si on se penche un peu sur ce que tu écris...
Colblanctoxico a écrit
pourtant, je le dis sans ironie excessive : le système de santé fait ce qu’il peut.
Avec ses moyens. Ses protocoles. Ses peurs juridiques. Ses lits qui manquent. Ses soignants épuisés.Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
À méditer.
Prends soin de toi.
Chère Myozotis, j'ai pris du temps a l'écrire ce satané message.
Je vais répondre de manière très claire, et très tranchée.
Ce que j’écris n’est absolument pas de la stigmatisation envers les usagers de drogue. J’en fais partie. J’en ferai partie toute ma vie. Je parle depuis l’intérieur, pas depuis un surplomb moral, pas depuis un rejet, pas depuis une haine de “la drogue” ou des milieux où elle est consommée.
Je ne dis nulle part que consommer de la drogue est une maladie. Utiliser des drogues n’est pas une pathologie. Et si, à un moment, mes mots ont pu laisser entendre cela, je m’en excuse sincèrement. Ce n’était ni mon intention ni ma pensée. En revanche, ne plus être capable de voir que sa consommation devient problématique (qu’elle déborde, qu’elle écrase, qu’elle anesthésie tout) peut le devenir. Et c’est là toute la nuance de mon propos.
Quand je parle de “guérison”, je ne parle pas uniquement d’un arrêt, ni d’un retour à un état idéalisé ou “normal”. Je parle aussi de compréhension (de soi, de ses usages, de ses mécanismes, de ses failles, de ses limites). Comprendre fait partie du soin. Comprendre fait partie du chemin. Et ça n’implique ni abstinence forcée, ni jugement.
Je ne prône pas l’abstinence. Je ne hiérarchise pas les drogues. Je ne fais aucune distinction entre “bonnes” et “mauvaises” substances. Je ne fais pas non plus de distinction entre les dépendances (alcool, médicaments, drogues illégales, comportements). La mécanique est la même (perdre la main, perdre le sens, perdre la capacité à se regarder en face).
Concernant le “on”. Ce “on” ne vise pas “les PUDs”. Il me vise moi aussi. Il inclut. Il ne projette pas. Il ne cherche pas à faire porter un poids collectif à qui que ce soit. Si ça a été perçu autrement, j’en prends acte, mais l’intention n’était pas là.
Les incohérences que tu pointes existent, oui. Elles ne sont ni stratégiques ni manipulatoires. Elles sont le fait d’un homme paumé qui essaie tant bien que mal de garder le cap malgré une accumulation de difficultés (familiales, médicales, psychiques). Ce n’est pas une posture. Ce n’est pas un discours construit pour convaincre. C’est brut. Parfois trop. Parfois maladroit. Parfois franchement sombre.
Je ne hais ni la drogue, ni les usagers, ni les espaces où elle circule. Si j’écris parfois de façon macabre, c’est parce que je vais mal à certains moments. Parce que cet espace m’a servi d’exutoire. Et peut-être que ce n’était pas toujours une bonne idée. Peut-être que je n’ai pas su doser. Peut-être que j’ai débordé. Je l’entends.
Mais dire que je développe une logique culpabilisante ou que je minimise l’impact de la stigmatisation, là non. Justement, tout mon propos parle de ça (de la honte, du silence, du regard social qui finit le travail). Si mes mots ont parfois été maladroits, l’intention, elle, n’a jamais changé.
Je ne nie pas la complexité du système de santé. Je ne désigne pas un coupable unique. Je constate (fatigue, pénurie, protocoles, peur juridique). Ce n’est ni une attaque, ni une excuse globale. Juste un constat amer, comme je l’ai écrit.
Je suis peut-être trop sombre. Pas assez porteur d’espoir. Et pourtant, de l’espoir, j’en ai. Et j’en ai eu ici. Réellement.
Aujourd’hui, j’ai été nommé enseignant remplaçant dans une université. J’ai porté une robe universitaire devant des centaines d’autres professeurs. Je sais très bien que je n’en serais pas là sans ce forum, sans les échanges, sans les lectures, sans les claques aussi parfois.
Si ma place ici pose question, je l’entends. Si certains de mes textes ont heurté, je l’entends aussi. Mais ne me prête pas une intention de stigmatisation ou de mépris envers les PUDs. C’est précisément l’inverse.
Je prends soin de moi. J’essaie, en tout cas. Et merci malgré tout pour la franchise (même quand elle pique).
Peut-être aussi que ce forum n’est tout simplement pas l’endroit le plus juste pour une personne comme moi, et que je vais devoir réfléchir sérieusement à d’autres espaces, ou d’autres façons, pour continuer à déposer ce que j’ai à porter, et quitter ce lieu.