




Colblanctoxico a écrit
C’est aussi accepter de devenir, aux yeux des autres et très vite à ses propres yeux, quelqu’un de moins légitime. Moins crédible. Moins digne de soin.
Et si tu peux virer le "ON", je pense que ça nous soulagerait d'un poids que Nous n'avons pas à porter à ta place. Moi, ce que je lis, c'est que tu hais La Drogue et les univers où elle est consommée. Les PUDs aussi ? Non, là ça serait plus de la compassion apparemment.. .
Je crois qu'il y'a suffisamment de témoignages ici qui démontent ta logique culpabilisante au sujet du soin, de notre "vulnérabilité", peut-être aussi, de notre inconscience collective ? ...
Il y'a une ambivalence énorme dans tes différents posts, et JE trouve que ça commence à poser question sur tes intentions et sur la posture que tu prends sur le forum. Je le dis entant que membre active et en toute bienveillance, cela m'appartient et je souhaite rester dans un échange serein avec toi.
Pour finir,
Colblanctoxico a écrit
Alors oui, la consommation tue.
Elle tue par la chimie.
Mais elle tue aussi par ce qu’elle fait porter à ceux qui consomment : la honte, le silence, l’idée qu’ils l’ont “cherché”, qu’ils méritent un peu ce qui leur arrive.
....
Ce billet n’est pas un procès.
C’est un constat un peu amer, un peu fatigué.
La drogue abîme les corps.
Mais le regard social, quand il se durcit, finit souvent le travail.
Donc la stigmatisation, au final, n'aurait pas un si grand impact que ça si on se penche un peu sur ce que tu écris...
Colblanctoxico a écrit
pourtant, je le dis sans ironie excessive : le système de santé fait ce qu’il peut.
Avec ses moyens. Ses protocoles. Ses peurs juridiques. Ses lits qui manquent. Ses soignants épuisés.
Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
À méditer.
Prends soin de toi.


Colblanctoxico a écrit
Arrête avec tes posts full ChatGPT omg!! C’est illisible!!!
Merci pour ton retour.
Je vais répondre.
Si prendre le temps de laisser déborder sa poésie, sa complexité d’esprit, sans sacrifier le fond au chaos qui dégueule de ma tête,
si prendre le temps de se relire, de peser les mots, d’essayer de frapper juste,
si faire attention à la tournure, au rythme, à ce que ça dit vraiment,
alors oui, j’imagine que ça peut être perçu comme “forcément du ChatGPT”, et que cela peut devenir suspect.
Dans ce cas, je tire surtout mon chapeau à l’époque : écrire autre chose qu’un message jeté à la va-vite, ou quelque chose qui vient comme ça ( ce que je ne dénigre pas par ailleurs) semble désormais relever de la triche technologique.
Sincèrement : je travaille dans une entreprise qui m’a poussé dans la consommation, et qui utilise des moteurs d’IA à tout va, pour tout et n’importe quoi.
Qu’est-ce que j’aurais à gagner à tricher sur un forum gratuit d’entraide autour des usagers ?
Ici, je ne vends rien. Je ne gagne rien.
J’essaie juste de mettre des mots sur des choses complexes, parfois douloureuses, parfois confuses, comme beaucoup d’entre nous. Et que je vis encore.
Si le style ne te parle pas, tu peux passer ton chemin.
Mais réduire une parole travaillée à “c’est forcément de l’IA” dit peut-être plus sur notre rapport collectif à la nuance que sur la manière dont j’écris.
Sans animosité.
Col.
Myozotis a écrit
Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
C'est une question rhétorique :).


Myozotis a écrit
Salut col,
Je viens de lire ton premier post et je trouve que c'est ; une violence symbolique caractérisée. Je suis désolée pour ton frère, les accidents arrivent, c'est une réalité. Mais, ce qui me vient en te lisant, c'est surtout TA souffrance par rapport à TON histoire.
Plus besoin de mettre des gants car je pense que nous sommes beaucoup à avoir repérés tes incohérences et surtout la teneur parfois macabre de tes récits. Je tiens à dire, par ailleurs (ce que j'ai déjà écrit sur PA) ; Que les pots de fleurs qui tombent des balcons tuent plus que la drogue, la route, le sport, la chute bête et l'accident stupide, les problèmes de santé classiques, sont une réalité qui, il me semble, encombre bien plus les urgences que les ODs en France?Colblanctoxico a écrit
C’est aussi accepter de devenir, aux yeux des autres et très vite à ses propres yeux, quelqu’un de moins légitime. Moins crédible. Moins digne de soin.
Et si tu peux virer le "ON", je pense que ça nous soulagerait d'un poids que Nous n'avons pas à porter à ta place. Moi, ce que je lis, c'est que tu hais La Drogue et les univers où elle est consommée. Les PUDs aussi ? Non, là ça serait plus de la compassion apparemment.. .
Je crois qu'il y'a suffisamment de témoignages ici qui démontent ta logique culpabilisante au sujet du soin, de notre "vulnérabilité", peut-être aussi, de notre inconscience collective ? ...
Il y'a une ambivalence énorme dans tes différents posts, et JE trouve que ça commence à poser question sur tes intentions et sur la posture que tu prends sur le forum. Je le dis entant que membre active et en toute bienveillance, cela m'appartient et je souhaite rester dans un échange serein avec toi.
Pour finir,Colblanctoxico a écrit
Alors oui, la consommation tue.
Elle tue par la chimie.
Mais elle tue aussi par ce qu’elle fait porter à ceux qui consomment : la honte, le silence, l’idée qu’ils l’ont “cherché”, qu’ils méritent un peu ce qui leur arrive.
....
Ce billet n’est pas un procès.
C’est un constat un peu amer, un peu fatigué.
La drogue abîme les corps.
Mais le regard social, quand il se durcit, finit souvent le travail.Donc la stigmatisation, au final, n'aurait pas un si grand impact que ça si on se penche un peu sur ce que tu écris...
Colblanctoxico a écrit
pourtant, je le dis sans ironie excessive : le système de santé fait ce qu’il peut.
Avec ses moyens. Ses protocoles. Ses peurs juridiques. Ses lits qui manquent. Ses soignants épuisés.Hmm, hmm.. la faute à qui alors ?
À méditer.
Prends soin de toi.
Chère Myozotis, j'ai pris du temps a l'écrire ce satané message.
Je vais répondre de manière très claire, et très tranchée.
Ce que j’écris n’est absolument pas de la stigmatisation envers les usagers de drogue. J’en fais partie. J’en ferai partie toute ma vie. Je parle depuis l’intérieur, pas depuis un surplomb moral, pas depuis un rejet, pas depuis une haine de “la drogue” ou des milieux où elle est consommée.
Je ne dis nulle part que consommer de la drogue est une maladie. Utiliser des drogues n’est pas une pathologie. Et si, à un moment, mes mots ont pu laisser entendre cela, je m’en excuse sincèrement. Ce n’était ni mon intention ni ma pensée. En revanche, ne plus être capable de voir que sa consommation devient problématique (qu’elle déborde, qu’elle écrase, qu’elle anesthésie tout) peut le devenir. Et c’est là toute la nuance de mon propos.
Quand je parle de “guérison”, je ne parle pas uniquement d’un arrêt, ni d’un retour à un état idéalisé ou “normal”. Je parle aussi de compréhension (de soi, de ses usages, de ses mécanismes, de ses failles, de ses limites). Comprendre fait partie du soin. Comprendre fait partie du chemin. Et ça n’implique ni abstinence forcée, ni jugement.
Je ne prône pas l’abstinence. Je ne hiérarchise pas les drogues. Je ne fais aucune distinction entre “bonnes” et “mauvaises” substances. Je ne fais pas non plus de distinction entre les dépendances (alcool, médicaments, drogues illégales, comportements). La mécanique est la même (perdre la main, perdre le sens, perdre la capacité à se regarder en face).
Concernant le “on”. Ce “on” ne vise pas “les PUDs”. Il me vise moi aussi. Il inclut. Il ne projette pas. Il ne cherche pas à faire porter un poids collectif à qui que ce soit. Si ça a été perçu autrement, j’en prends acte, mais l’intention n’était pas là.
Les incohérences que tu pointes existent, oui. Elles ne sont ni stratégiques ni manipulatoires. Elles sont le fait d’un homme paumé qui essaie tant bien que mal de garder le cap malgré une accumulation de difficultés (familiales, médicales, psychiques). Ce n’est pas une posture. Ce n’est pas un discours construit pour convaincre. C’est brut. Parfois trop. Parfois maladroit. Parfois franchement sombre.
Je ne hais ni la drogue, ni les usagers, ni les espaces où elle circule. Si j’écris parfois de façon macabre, c’est parce que je vais mal à certains moments. Parce que cet espace m’a servi d’exutoire. Et peut-être que ce n’était pas toujours une bonne idée. Peut-être que je n’ai pas su doser. Peut-être que j’ai débordé. Je l’entends.
Mais dire que je développe une logique culpabilisante ou que je minimise l’impact de la stigmatisation, là non. Justement, tout mon propos parle de ça (de la honte, du silence, du regard social qui finit le travail). Si mes mots ont parfois été maladroits, l’intention, elle, n’a jamais changé.
Je ne nie pas la complexité du système de santé. Je ne désigne pas un coupable unique. Je constate (fatigue, pénurie, protocoles, peur juridique). Ce n’est ni une attaque, ni une excuse globale. Juste un constat amer, comme je l’ai écrit.
Je suis peut-être trop sombre. Pas assez porteur d’espoir. Et pourtant, de l’espoir, j’en ai. Et j’en ai eu ici. Réellement.
Aujourd’hui, j’ai été nommé enseignant remplaçant dans une université. J’ai porté une robe universitaire devant des centaines d’autres professeurs. Je sais très bien que je n’en serais pas là sans ce forum, sans les échanges, sans les lectures, sans les claques aussi parfois.
Si ma place ici pose question, je l’entends. Si certains de mes textes ont heurté, je l’entends aussi. Mais ne me prête pas une intention de stigmatisation ou de mépris envers les PUDs. C’est précisément l’inverse.
Je prends soin de moi. J’essaie, en tout cas. Et merci malgré tout pour la franchise (même quand elle pique).
Peut-être aussi que ce forum n’est tout simplement pas l’endroit le plus juste pour une personne comme moi, et que je vais devoir réfléchir sérieusement à d’autres espaces, ou d’autres façons, pour continuer à déposer ce que j’ai à porter, et quitter ce lieu.
Yo les psychos !
Les chemins de la compréhension sont toujours pavés de bonnes intentions
.. et autres développements autour de cette notion de "discours médical" que j'essaye d'élaborer au fil de mes textes...
Colblanctoxico a écrit
Je préfère les échanges rugueux mais honnêtes au silence poli.
C'est vrai ? On peut ?
Eh ben c'est pas de refus
Il faut le reconnaître : tu as du talent !
Hélas, tu t'en sers pour nous servir un discours politique qui NOUS rend malades, et il n'y a presque personne pour s'en indigner tellement c'est bien construit... Bien ouej, c'est balaise !
T'as vu : j'ai écrit NOUS, là où tu t'attendrais sûrement à trouver un JE. Et pourtant, je ne sais pas ce que pensent les autres, et je ne prétends pas du tout le savoir ni généraliser mon propre ressenti... Alors provoque, équivoque ou dénégation ? Le style, c'est l'homme. C'est même à ça qu'on le reconnaît
Puisque tu joues si bien le rôle du défenseur de la veuve et de l'orphelin, si on veut contester politiquement ce que tu racontes, il ne reste plus tellement d'autres rôles que celui du salaud sans coeur qui tire sur l'ambulance. Alors bon, j'me dévoue : je met mon masque de Pesteux le cracheur de feu !
Amis des paradoxes : ceci n'est pas une posture ni une dénégation 
Oui, je me paye ta tête, mais c'est parce que tu l'as quand même largement cherché, et qu'après tout, je ne fais que te répondre sur le mode que tu as toi même initié : le jeu d'rôles politique. Mieux vaut en rire !
Merci à Myoz pour la finesse de sa lecture, et pour les réactions qu'elle a provoquée.
Colblanctoxico a écrit
Les incohérences que tu pointes existent, oui. Elles ne sont ni stratégiques ni manipulatoires. Elles sont le fait d’un homme paumé qui essaie tant bien que mal de garder le cap malgré une accumulation de difficultés (familiales, médicales, psychiques).
(...)
C’est brut. Parfois trop. Parfois maladroit. Parfois franchement sombre.
(...)
Je suis peut-être trop sombre. Pas assez porteur d’espoir.
(...)
Je n’ai pas envie que ce lieu devienne un endroit où je déverse quelque chose de trop violent pour les autres.
Mééééé non, t'es pas "trop sombre" ni "trop violent".
Pour moi, mettre en relief la dimension politique du drame de nos existences, c'est un procédé d'écriture tout à fait respectable et bienvenu ici.
Ca n'a rien de manipulatoire, à condition de l'assumer sans en faire une méthode d'intimidation pour étouffer la critique, ni pour la balayer d'un revers de main en se dédisant de toute intention politique !
Alors, après avoir tant insisté sur le soin que tu mettais à prendre "le temps de se relire" et de "peser les mots", en portant une attention toute particulière à "ce que ça dit vraiment", ça va être difficile de masquer le contenu politique de ton texte derrière le geste "maladroit" d'un "homme paumé".
Je te le dis avec la même honnêteté que celle dont tu fais preuve à notre égard :
Je ne pense pas que tu ne te moques pas de nous 
Colblanctoxico a écrit
Mais ne me prête pas une intention de stigmatisation ou de mépris envers les PUDs. C’est précisément l’inverse.
Si ça n'est pas ton intention, c'est assurément ce que véhiculent tes textes, et pas qu'un peu !
"Ce n'est pas un discours construit pour convaincre" quand tu fais l'apologie de la "guérison" en affirmant que "comprendre fait partie du soin" ?
"Ce n'est pas une posture" quand tu parles de "toxicomanie" et de "prises de conscience" ?
Ca n'est "absolument pas de la stigmatisation" quand tu parles de "maladie" et de "pathologie" dès lors qu'on n'est plus "capable de voir que sa consommation devient problématique" ?
Ca ne doit "surtout pas devenir une généralité" quand tu fais un parallèle avec une histoire de "crise psychotique aiguë" durant laquelle ton frère n'était "plus vraiment dans le réel" ?
"Ce n'est pas une vérité universelle sur les usages ni sur les PUD" : ouf ! Heureusement que tu l'as précisé, parce qu'il avait comme un doute qui commençait à s'installer
T'as pourtant l'air de bien connaître PA, et d'avoir un sens aigu de la logique, vu l'habileté avec laquelle tu emploies et retourne les expressions et concepts qui sont habituellement utilisés par ici.
Quelles que soient tes intentions, le contenu politique de tes textes NOUS rend malade.
Alors si tu veux bien, on va laisser tes bonnes intentions de côté, et se concentrer sur ta méthode et ton message politique.
1/ Côté méthode :
Colblanctoxico a écrit
Devons nous forcément pointer un coupable ?
Qui pointe un coupable, si ce n'est le discours médical dont tu te fais l'ambassadeur ?
Quand tu affirmes que les produits tuent dans ton titre !
Quand tu présentes la toxicité du produit comme une évidence !
Quand tu accuses nos gestes d'être violents !
Quand tu répètes à l'envi que la drogue abîme les corps !
Quand tu présentes la consommation comme la cause de la culpabilité et de l'autostigmatisation !
Quand tu expliques les souffrances psychiques des personnes par leur conso !
Quand tu présentes nos tourments, nos soucis, et tout ce qui compte pour nous comme de vulgaires maladies qu'il faudrait soigner !
En te lisant, j'ai l'impression d'un mec qui bluffe au poker. All-in !
Tu nous jettes toute la misère du monde à la figure, pour nous intimider, pour qu'on se couche !
Faut reconnaître que tu sais bien jouer : t'as rien en main, mais on n'ose à peine te relancer...
La modération t'a même enlevé le seul champi rouge que tu avais reçu...
T'es passé maître dans l'art de nous endormir, pour pouvoir opérer tranquille !
Mon avis, c'est que tu fais pleurer dans les chaumières pour décourager la critique !
Dans chacune de tes interventions, tu mises les drogués malades contre les drogués heureux !
Pour faire passer ton message politique à travers tes mises en scène morbides...
Et si on ne répond rien à ce genre de méthode, on va finir à poil...
Car au fond, je veux bien te croire, l'enjeu, le plus important pour toi, l'ultime logique de tes messages, ça n'est probablement pas de pointer un coupable, ça n'est visiblement pas ça l'essentiel. Il suffit de te lire pour le comprendre...
C'est plutôt de glorifier un sauveur et son approche
2/ Côté politique :
Colblanctoxico a écrit
le système de santé fait ce qu’il peut.
Avec ses moyens. Ses protocoles. Ses peurs juridiques. Ses lits qui manquent. Ses soignants épuisés.
Ce billet n’est pas un procès.
Oh ça, j'avais bien vu : loin de faire son procès, tu fais l'éloge du discours médical. Intentionnellement ou non, tes textes sont construits comme des fables qui chantent ses louanges.
Invoquer les soignants épuisés, pour mieux faire passer la contrainte thérapeutique généralisée "pour notre bien", c'est une stratégie de communication politique peu glorieuse, qui me rappelle quelque chose...
Mettons les choses au point : oui, la solidarité avec les soignants qui voient leurs conditions de travail se dégrader inéluctablement me semble une évidence, et comme beaucoup ici, je regrette amèrement d'assister au démantèlement progressif du système social français... Mais pas question de laisser mon attachement à notre système de soin se transformer en muselière politique !
Ca ne m'empêche en rien de voir les ravages du discours médical en matière de drogue, ni de dénoncer les conséquences cliniques de son intrusion dans nos intimités !
Colblanctoxico a écrit
Consommer, ce n’est pas seulement prendre un risque biologique. C’est aussi accepter de devenir, aux yeux des autres et très vite à ses propres yeux, quelqu’un de moins légitime
Parle pour toi ! Sur PA, justement, nous n'acceptons pas ce déni de légitimité !
Colblanctoxico a écrit
Alors oui, la consommation tue.
Elle tue par la chimie.
Mais elle tue aussi par ce qu’elle fait porter à ceux qui consomment : la honte, le silence, l’idée qu’ils l’ont “cherché”, qu’ils méritent un peu ce qui leur arrive.
Ce dernier paragraphe est une tuerie dialectique. Je suis sincèrement impressionné. La puissance logique du truc : waouh, ça m'a retourné la tête ! Le tout en 3 ou 4 lignes seulement...
Tu présentes la consommation comme doublement coupable : non seulement la consommation tue par la chimie, mais c'est également elle qui est responsable du regard social et de ses effets...
En gros, c'est la conso qui tient le flingue du regard social, et c'est nous qui appuyons sur la gâchette quoi !
Moi qui m'étais bêtement imaginé que dans le regard social, il y avait quand même le regard de l'Autre. Même si je ne sais pas très bien c'que c'est "l'Autre", même si je comprend rien à ce qu'il me veut, même si j'en suis réduit à interpréter ses moindre signes, j'avais encore jamais pensé que ça pouvait être ma conso elle-même qui me fixait comme ça, en me réduisant à un déchet...
J'en étais resté à l'idée naïve que ce regard qui me fixe même lorsque je suis seul, au départ, ça devait quand même venir un peu de quelqu'un, quelque part...
Heureusement que t'es là pour nous guider sur les chemins de la compréhension 
Sérieux, tu manies l'ellipse à la perfection ! Effacer l'Autre dans le regard social, tout en se donnant des airs de le condamner politiquement, c'est du grand art : chapeau bas et coups de sifflets ! T'es un vrai pro.
Colblanctoxico a écrit
C’est un constat un peu amer, un peu fatigué.
La drogue abîme les corps.
Mais le regard social, quand il se durcit, finit souvent le travail.
(...)
Mais dire que je développe une logique culpabilisante ou que je minimise l’impact de la stigmatisation, là non. Justement, tout mon propos parle de ça (de la honte, du silence, du regard social qui finit le travail). Si mes mots ont parfois été maladroits, l’intention, elle, n’a jamais changé.
Pour moi, tes textes présentent le regard social comme un effet secondaire, accepté comme découlant presque naturellement de la toxicité du produit,
Dire que le "regard social" "finit le travail" de la "toxicité du produit", c'est créer un lien logique implicite entre toxicité et regard. Ca revient à :
- placer les deux sur le même plan : un plan incliné, une pente qui conduit au déni, au désastre, voire à la mort.
- placer la "toxicité du produit" au dessus du "regard social" : la toxicité est première, incontestable ("évidente, presque pédagogique"), et le regard est second, minimisé dans ces effets, et totalement disculpé en tant que cause de la toxicité du produit. Il apparaît donc implicitement comme une conséquence de cette toxicité. Dire qu'il ne fait que finir le travail déjà bien entamé par la toxicité, ça implique logiquement que le regard n'est pas déterminant, qu'il ne fait que prolonger, accompagner, et confirmer ce qui existe déjà. Finalement, le regard social semble initié par la toxicité, et se trouve ainsi comme légitimé, naturalisé. Mon oeil
Présenter le "système de santé" comme faisant "ce qu'il peut" contre "la toxicité" et "le regard social", c'est lui pardonner un peu vite de ne pas pouvoir grand-chose, et c'est nier le rôle central du discours médical dans :
- la construction de nos représentations collectives des drogues et des personnes qui en consomment,
- la reproduction et la transmission de la stigmatisation en lui donnant une assise prétendument scientifique,
- la justification politique de la répression et des "soins" contraints (si c'est contraint, c'est pas du soin),
- les innombrables effets cliniques paradoxaux qui découlent directement de ses injonctions au contrôle et de sa culture de l'évaluation,
- les éternelles violences symboliques et cliniques causées par sa conception infantilisante du transfert comme outil de manipulation pour le bien du patient.
Quand je parle du "discours médical", ça n'est pas une manière de dire que les médecins, les psychiatres, les addictos, les soignants et les autres sont de mauvaises personnes : ils ne sont que les agents du discours auquel ils sont assujettis. Ils ne sont pas "mauvais", ils sont logiques et fidèles à leur conception du monde. Il y en a même qui en souffrent terriblement...
Ce que je critique, c'est la logique du discours médical, et le lien social de domination qu'il institue.
Pour reprendre la formule d'Agartha dans une autre discussion : "Hate the game don't hate the player".
Pour moi, nous sommes tous plus ou moins pris dans ce discours médical, et c'est de cela que les PUD doivent s'émanciper.
Ca ne concerne pas que les soignants !
Ca concerne tout autant, et même en priorité, les malades que les PUD pensent trop souvent être !!!
Colblanctoxico a écrit
Je ne dis nulle part que consommer de la drogue est une maladie. Utiliser des drogues n’est pas une pathologie. Et si, à un moment, mes mots ont pu laisser entendre cela, je m’en excuse sincèrement. Ce n’était ni mon intention ni ma pensée. En revanche, ne plus être capable de voir que sa consommation devient problématique (qu’elle déborde, qu’elle écrase, qu’elle anesthésie tout) peut le devenir Et c’est là toute la nuance de mon propos.
(...)
Quand je parle de “guérison”, je ne parle pas uniquement d’un arrêt, ni d’un retour à un état idéalisé ou “normal”. Je parle aussi de compréhension (de soi, de ses usages, de ses mécanismes, de ses failles, de ses limites). Comprendre fait partie du soin. Comprendre fait partie du chemin.
Je ne dis nulle part que tu nous donnes une belle leçon sur le déni en l'illustrant par un torrent de dénégations et de bonnes intentions mais en revanche...
Bah voilàààà ! T'as enfin fini par nous la sortir ta vérité : les chemins de la compréhension ! La morale de tes histoires, ce qu'il faut comprendre, c'est que consommer de la drogue n'est pas une maladie, mais que ça peut le devenir ! Tu vois, c'était pas si difficile que ça à assumer...
Et c'est ça le point central de notre désaccord.
En matière de drogue et de vie psychique, cette frontière entre le normal et le pathologique, je n'appelle pas ça de la nuance, mais de la pensée binaire.
Même si tu gardais cette ligne floue, en parlant "de plus ou moins" pathologique, on resterait enfermé dans un espace à deux dimensions, coincés entre deux pôles, qui conduisent systématiquement à s'en remettre au discours médical dès que quelque chose ne tourne pas rond dans notre rapport au monde, aux autres, ou aux produits.
Je n'appelle pas ça de la nuance, mais de la pathologisation de l'intime.
Pour moi, ça conduit les PUD à se demander en permanence si il sont malades, et à se trouver totalement sidérés et sans aucun répondant lorsque les "sachants" leur jettent ça à travers la figure pour nier leur vécu, afin d'obtenir tel ou tel comportement, qu'ils ont jugés bon du haut de leur neutralité bienveillante frappée du sceau irréfutable de la science.
Et c'est en cela que je trouve que le message politique véhiculé par tes textes est insupportable.
Ca n'est pas parce qu'une personne vit sa consommation comme problématique, que ça fait d'elle une personne malade pour autant.
Ca n'est pas non plus parce qu'une consommation entraîne des dommages somatiques avérés, que cette consommation devient une maladie pour autant.
Ca n'a rien à voir !
Dans le discours médical, tout ce qui est emmerdant ou qui cause un dommage est pensé comme une maladie qui peut être soignée grâce à une meilleure compréhension du réel. Et bien sûr, la connaissance vraie du réel, c'est toujours eux qui l'ont, c'est jamais nous. Le discours médical croit que les images qu'il se donne de l'organisme et de la psyché, c'est le réel, alors que les représentations qu'on s'en fait nous, c'est du fantasme. Le comble du discours médical, c'est de ne jamais interroger son imaginaire à lui, et de croire qu'il peut sauver son monde en nous délivrant ce qu'il en comprend.

L'ultime fantasme du discours médical, c'est de nous garder "en vie" quoi qu'il en coûte. C'est une logique sacrificielle. Et pour le réaliser, il se fait un devoir moral de nous imposer son imaginaire de "l'en vie" faute d'y entendre quoi que ce soit au réel de nos envies. Si on ne lui pose aucune limite politique, il sera tout à fait disposé à nous garder sous cloche éternellement pour notre bien.
Même si je ne suis pas d'accord, je me sens proche des PUD qui parlent et qui pensent "maladie" pour désigner ce qui les fait souffrir, car j'ai moi-même longtemps fonctionné comme ça. Mais je dois dire que ça ne m'a pas mené bien loin. Mon mieux-être n'a vraiment commencé que lorsque j'ai lâché mes habits de patient pour m'émanciper de cette idée morbide. Il était grand temps que je m'impatiente
Alors à tout prendre, je préfère de loin porter le masque du salaud sans coeur qui tire sur l'ambulance, que celui du malade que je n'ai jamais été. Je pense aujourd'hui que ça n'est pas du tout une "maladie" dans le sens habituel du mot. Ca n'est pas comme la grippe, le diabète, ou le cancer. Ca n'est en rien une affection biologique.
Bien sûr, on peut toujours se dire que notre rapport au monde finit par s'inscrire dans la chimie de l'organisme d'une manière ou d'un autre, c'est la croyance scientifique de l'époque, et je mentirais si je disais que je n'étais pas du tout pris là-dedans avec les autres. Mais cette grille de lecture n'éclaire absolument pas ce que nous vivons subjectivement, et ne produit aucune émancipation individuelle ni collective. Loin de nous aider, en parlant à notre place, elle fait obstacle à toute réappropriation de notre rapport au monde et aux produits..
Pour moi, on ne peut parler de "maladie" qu'au sens métaphorique du terme : au sens où c'est quelque chose qui fait mal, quelque chose qui nous encombre, qu'on ne maîtrise pas, et dont on voudrait bien se débarrasser.
Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que ça n'est pas une métaphore très accueillante pour parler de notre rapport au monde. C'est déculpabilisant oui, mais ça nous dépossède d'un savoir essentiel : ça incite à penser que d'autres en savent plus que nous sur le réel qui nous est propre, c'est à dire sur ce qu'on a de plus intime...
Cette métaphore de la maladie nourrit et renforce notre aliénation à l'Autre du regard social.
C'est une métaphore qui nous nie toute légitimité, et qui nous conduit à n'oser exister qu'à travers le droit du malade à être soigné.
Si je tire sur l'ambulance, ça n'est que parce que je rêve de libérer ses prisonniers symboliques !
Si je te provoque en m'autorisant à écrire que tes textes NOUS rendent malade, ça n'est pas parce que je généralise mon propre ressenti aux autres, c'est parce qu'ils nous pathologisent collectivement, en tant que PUD qui vivons ou qui avons vécu notre consommation comme problématique.
Si je dis que ça me rend malade de lire ça, est-ce que tu crois que je dois en parler à mon médecin ? Est-ce que tu penses qu'il va me prescrire quelque chose contre la nausée ?
Cette confusion autour de cette métaphore de la maladie est entretenue en permanence par le discours médical, ce qui lui permet un hold-up sur l'ensemble des souffrances humaines. Et tes textes déploient tout ton talent logique et stylistique pour légitimer cette folle entreprise de pathologisation des vécus.
Ca n'est pas parce qu'on n'est pas un drogué modèle ou un drogué heureux, qu'on devient un drogué malade !
Pour moi, ce ne sont pas celles et ceux qui peuvent se déclarer drogués heureux qui ont le besoin le plus urgent de s'émanciper du discours médical : ils le sont déjà en grande partie ! (sinon ils ne diraient pas ça)
Ce sont les PUD qui souffrent dans leur conso qui sont les premières victimes du discours médical.
Car le discours médical a pour premier effet de les enfermer dans cette souffrance, en créant un genre d'effet tunnel qui se focalise sur la consommation pensée comme le centre et la cause de tout.
Et t'auras beau enrober ça dans autant de style que tu veux, t'auras beau intimider l'audience en nous sortant les pires souvenirs de ta vie, t'auras beau masquer ça en glissant comme une anguille entre les nuances et les dénégations, t'auras beau nous faire des compliments et nous remercier, ben on sentira quand même que tes textes les envoient tous se faire soigner, en suivant la même logique que celle de ton modèle princeps.
Cette logique, c'est celle de l'urgence d'un des pires symptômes psychotiques qui puisse être : la bouffée délirante aiguë avec angoisse de dépersonnalisation et passage à l'acte automutilatoire. Rien que ça. Est-ce que le compte est bon ?
Colblanctoxico a écrit
Un bad violent. LSD et cocaïne. Une crise psychotique aiguë.
Il était resté “collé là-haut”. Plus vraiment dans le réel. Persuadé que son corps n’était plus le sien. Il a failli s’arracher les yeux avec ses doigts. Littéralement.
Ce n’était pas une métaphore. C’était une urgence vitale.
Le système de santé n’a pas voulu l’hospitaliser.
Trop flou. Trop compliqué. Pas assez “propre”.
On a temporisé. On a relativisé. On a renvoyé.
Alors j’ai fait 2 600 kilomètres aller-retour pour aller le chercher moi-même.
Je l’ai ramené. Je l’ai contenu. Je l’ai “gavé” de neuroleptiques pour qu’il ne se mutile pas, pour qu’il n’essaie pas de poignarder quelqu’un, pour qu’il redescende enfin de ce plateau délirant où il était coincé.
Toute querelle politique mise à part, j'espère que ça c'est pas trop mal terminé, et que l'histoire de ton frère a pu continuer. Sincèrement.
Tu as fait ce que tu as pu dans une situation extrême qui t'affectait beaucoup. Mes respects pour ça.
Pour ne pas être trop long, je ne vais pas m'étaler sur le sujet de la psychiatrie et de sa conception de la psychose comme une maladie, mais il y aurait bien des choses à dire...
Colblanctoxico a écrit
Concernant mon frère, j’ai besoin de le redire aussi (parce que c’est important) : son histoire est la sienne, et elle ne doit surtout pas devenir une généralité. Ce que j’ai vécu avec lui m’a profondément marqué, traumatisé même, et évidemment ça teinte ma manière d’écrire. Mais ce n’est pas une vérité universelle sur les usages, ni sur les PUD. Si j’ai utilisé ce “on” qui englobe trop, alors oui, c’est une maladresse. Et je l’entends.
Pour moi, ça n'est pas une question de maladresse, ça n'est pas juste parce que tu as utilisé "on" à la place de "je". Ce qui ne va pas, c'est la fonction que tu donnes à l'histoire de ton frère dans ton texte.
Comment ne pas voir que tu en fais le centre logique qui étaye ton propos ?
Comment ne rien dire du parallèle implicite que fait ton texte entre certaines consommations de drogues et une crise psychotique aiguë ?
Comment ne faire aucun commentaire sur la façon dont tu appuies ton éloge de la compréhension et de l'acceptation de la réalité, à partir d'un exemple ultra minoritaire d'urgence psychique avec risque vital imminent ?
Comment ne pas relever que tu parles du réel comme si toi tu y étais, alors que d'autres non ?
Comment ne pas y reconnaître la logique sur laquelle tu prends modèle pour parler de nos consos ?
Comment ne pas y lire un éloge à peine masqué du discours médical en matière de drogue ?
Tu peux toujours dire "noir", pis après, dire nannnn, mon intention c'était pas de pas dire "noir", je voulais dire "blanc" mais tu as mal compris, tu interprètes mon texte, tu me prêtes des intentions, je me suis mal exprimé, quelle maladresse, oups, tout ceci n'est qu'un triste malentendu, en fait je suis d'accord avec toi, c'est "blanc" mais n'empêche, c'est quand même un peu "noir", parce que tu comprends, faut faire la part des choses, c'est pas tout "noir" ou tout "blanc", pour certains c'est "noir", et pour d'autres c'est "blanc", quand ils ne voient pas qu'en fait c'est "noir", parce qu'ils ne comprennent pas que c'est pas "blanc" XD
Ce qui est attendu du patient, c'est qu'il "comprenne", c'est-à-dire qu'il abdique, qu'il reconnaisse que les représentations qu'il se fait de sa consommation sont fausses, illusoires, mauvaises, toxiques, etc. "Comprendre fait partie du chemin" qui mène enfin "vraiment dans le réel". La messe est dite, merci docteur 
Tout ce que tu écris invite à suivre cette logique médicale et psychiatrique sur les chemins de la compréhension, qui sont toujours pavés de bonnes intentions, bien lisses et bien brillantes, mais tellement trop glissantes et casse gueules qu'elles ne sont jamais praticables quand il pleut un peu trop fort sur nos vies.
Ah si seulement tu utilisais tes talents autrement !
Sans rancune,
et Psychoactivement.

Pesteux a écrit
Dire que « les produits ne tuent pas » est une aberration. Bien sûr qu’ils peuvent tuer. Les overdoses existent, les complications médicales existent, les accidents existent. Nier ça, ce n’est pas militant, c’est être dans le déni.
Mais réduire le sujet à « le produit tue » est tout aussi simpliste. Comme pour le sucre ou l’addiction aux jeux, ce n’est pas une mécanique automatique. Ce qui fait basculer, ce sont les usages, les fragilités, les traumatismes, l’isolement, l’absence d’accompagnement.
La toxicomanie est une maladie. Pas une faute morale. Pas un manque de volonté. Une maladie. Et comme beaucoup de maladies, elle peut être grave, parfois mortelle, mais elle n’est pas une condamnation inévitable.
Mon parcours a été court, mais intense. Beaucoup de pertes, de traumatismes, de souffrances. Ça explique peut-être un certain pessimisme chez moi. Je ne cherche pas à dramatiser ni à contaminer qui que ce soit avec ça. Si je parle, c’est justement parce que je refuse le fatalisme.
Mon espoir, il est simple : apprendre à maîtriser la consommation pour qu’elle n’impacte pas nos vies et celles de nos proches. Reconnaître les risques sans sombrer dans la panique. Parler de responsabilité sans tomber dans la morale. Être lucide sans être désespéré.
C’est cette nuance que je défends.
J'apprécie beaucoup ce soudain retour à la sincérité politique. Les choses sont beaucoup plus claires comme ça.
Colblanctoxico a écrit
les complications médicales existent, les accidents existent.
Ca n'en fait pas des maladies. Ca n'est pas une question de mot. C'est une question de pratique sociale.
Le discours médical est très efficace pour traiter physiquement ce que tu appelles "les complications".
C'est nickel pour savoir ce qu'il faut faire pour soigner un abcès, une hépatite, une surdose, une blessure grave suite à une chute, une cloison nasale perforée, et aussi pour plein d'autres trucs...
Laissons à la médecine son domaine de compétence, et reprenons-lui les nôtres : la RDR et l'autosupport.
Colblanctoxico a écrit
Ce qui fait basculer, ce sont les usages, les fragilités, les traumatismes, l’isolement, l’absence d’accompagnement.
Le terme "Basculer" suppose une limite entre le normal et le pathologique de la vie psychique, dont le franchissement causerait les "complications". Je tiens ça pour une vision binaire et extrêmement pauvre de la vie psychique, entièrement fondée sur l'imaginaire du praticien : ce que le praticien pense et comprend du comportement de son patient (même si il regarde le Vidal, le DSM, et toutes les études et connaissances universitaires du monde).
"Les accidents", rien qu'en les nommant "complications", tu leurs supposes une cause pathologique, et c'est ça qui ne va pas.
Ca conduit à des accompagnements qui pensent la conso comme le centre et la cause de tout, et qui débordent largement sur l'intimité des personnes, en croyant les guider sur les chemins de la compréhension.
C'est juste... pas la bonne approche !
Et c'est pas du tout aussi humain et sympa que ça en a l'air !
Bref, je crois qu'on est d'accord sur notre désaccord :)
Colblanctoxico a écrit
Dire que « les produits ne tuent pas » est une aberration.
(...)
Mais réduire le sujet à « le produit tue » est tout aussi simpliste.
Bah voilà.
Ce qui ne va pas, c'est de vouloir absolument mettre "produit" et "tue" dans la même phrase !
Je suis d'accord que c'est simpliste, mais c'est ton titre, et il résume bien ton propos 
Psychoactivement.
