Deux ex ou le mythe d'Icare ->>
<<- Présentation d'un toxicomane en col blanc. Pourquoi suis je ici ?



marnowi a écrit
Salut,
Je passe en coup de vent, je suis actuellement en "sevrage de fait" de c (vacances en famille à 10000 bornes de mon plan), alors ton témoignage me parle.
D'ailleurs, Mayotte avait aussi été ma dernière période de pause, 7 jours d'arrêt avant une période de re-consommation spectaculaire!
J'en suis aussi à voir ma balance bénéfices-risques pencher dangereusement vers les seconds, sans pour autant parvenir à lever le pied. Enfin si, si j'arrête de me juger sévèrement, j'ai moins consommé les 2 ou 3 dernières semaines.
Je voulais m'en faire un dernier avant de partir en vacances, le plan s'est avéré plus galère que prévu (et c'est là que je vois que j'ai quand même un gros problème avec la frustration, parce que c'est le genre de trucs qui me rend complètement marteau, de devoir attendre des heures, avec le plan qui recule d'heure en heure, je suis incapable de penser à autre chose ou de faire autre chose).
J'étais hyper sur les nerfs, et du coup en décalage total avec mon conjoint et ma petite dernière qui préparaient joyeusement les valises pour les vacances. Ca m'a peinée, et j'ai décidé que ce soir là ce serait non, il était trop tard, ça n'avait plus de sens vu l'heure de départ le lendemain.... Et quand j'ai enfin reçu le message comme quoi c'était bon, ben j'ai décliné.
Quand on est aussi avancés dans l'addiction (j'ai repris l'injection et j'ai perdu le contrôle, même si c'était "moins pire" sur les 2 dernières semaines), il faut savoir prendre les minuscules victoires pour ce qu'elles sont: des victoires, point.
Comme souvent quand je change de contexte, je n'ai pas trop de craving, en tous cas rien d'insurmontable, rien à voir avec quand j'ai un plan à dispo et que j'essaye d'espacer.
Hormis la 1e nuit où j'ai très mal dormi et où à chaque fois que je parvenais à me rendormir, j'étais ramenée à préparer mon fix, que je ne pouvais jamais m'envoyer parce que j'étais toujours interrompue et ça se terminait par un réveil au moment où je pouvais enfin envoyer..... J'avoue que j'étais un peu sur les dents le matin!
Pour l'instant je ne me projette pas, on verra bien où ces 10 jours de pause me mènent....
Merci de ton témoignage en tous cas, ce que tu dis de l'évolution du craving est plutôt encourageant!
Marnowi
Tu peux dire que c'est avec ton voyage à Mayotte que ça t'a fait réaliser que tu ne méritait pas ça?
C'est donc à cause de la société en France que c'était moins facile à réaliser et t'a pu le voir en étant à l'étranger ??
Bon message en tout cas tu peux être fier de toi.
Merci ça fait plaisir de lire ça je suis dans la même galère je vois que ça n'est pas dans mes valeurs mais quand tu es dans le guidon tu dois être fort pour relever la tête...

marnowi a écrit
Salut,
Je passe en coup de vent, je suis actuellement en "sevrage de fait" de c (vacances en famille à 10000 bornes de mon plan), alors ton témoignage me parle.
D'ailleurs, Mayotte avait aussi été ma dernière période de pause, 7 jours d'arrêt avant une période de re-consommation spectaculaire!
J'en suis aussi à voir ma balance bénéfices-risques pencher dangereusement vers les seconds, sans pour autant parvenir à lever le pied. Enfin si, si j'arrête de me juger sévèrement, j'ai moins consommé les 2 ou 3 dernières semaines.
Je voulais m'en faire un dernier avant de partir en vacances, le plan s'est avéré plus galère que prévu (et c'est là que je vois que j'ai quand même un gros problème avec la frustration, parce que c'est le genre de trucs qui me rend complètement marteau, de devoir attendre des heures, avec le plan qui recule d'heure en heure, je suis incapable de penser à autre chose ou de faire autre chose).
J'étais hyper sur les nerfs, et du coup en décalage total avec mon conjoint et ma petite dernière qui préparaient joyeusement les valises pour les vacances. Ca m'a peinée, et j'ai décidé que ce soir là ce serait non, il était trop tard, ça n'avait plus de sens vu l'heure de départ le lendemain.... Et quand j'ai enfin reçu le message comme quoi c'était bon, ben j'ai décliné.
Quand on est aussi avancés dans l'addiction (j'ai repris l'injection et j'ai perdu le contrôle, même si c'était "moins pire" sur les 2 dernières semaines), il faut savoir prendre les minuscules victoires pour ce qu'elles sont: des victoires, point.
Comme souvent quand je change de contexte, je n'ai pas trop de craving, en tous cas rien d'insurmontable, rien à voir avec quand j'ai un plan à dispo et que j'essaye d'espacer.
Hormis la 1e nuit où j'ai très mal dormi et où à chaque fois que je parvenais à me rendormir, j'étais ramenée à préparer mon fix, que je ne pouvais jamais m'envoyer parce que j'étais toujours interrompue et ça se terminait par un réveil au moment où je pouvais enfin envoyer..... J'avoue que j'étais un peu sur les dents le matin!
Pour l'instant je ne me projette pas, on verra bien où ces 10 jours de pause me mènent....
Merci de ton témoignage en tous cas, ce que tu dis de l'évolution du craving est plutôt encourageant!
Marnowi
Tu peux dire que c'est avec ton voyage à Mayotte que ça t'a fait réaliser que tu ne méritait pas ça?
C'est donc à cause de la société en France que c'était moins facile à réaliser et t'a pu le voir en étant à l'étranger ??
Bon message en tout cas tu peux être fier de toi.
Merci ça fait plaisir de lire ça je suis dans la même galère je vois que ça n'est pas dans mes valeurs mais quand tu es dans le guidon tu dois être fort pour relever la tête...
Je vois que je deviens plus ce que j'étais donc ça doit changer pour le mieux on verra comment arrive le déclic je voudrais bien ton retour d'expériences là-dessus Mec merci
Ça me bouffe ma vie et à cause de ça mon entourage m'échappe ça me tue..
Tu fini par écouter tout le monde sauf toi tu te perds encore plus vers la mauvaise direction.