°•Pensées au salon de thé.•°

Catégorie : En passant
Aujourd'hui à 12:33

Après un passage à la pharmacie pour y récupérer ma Ritaline et Prégabaline du mois, j'ai eu envie de m'arrêter au salon de thé de la boulangerie de la place principale.
Pour une fois que je n'ai pas emmené un de mes trois chiens avec moi, j'en ai profité.
Bon, leur cappuccino est infect (je suis une addict des capuccinos, latte, cafés mocha, Starbucks et Colombus Café sont mes repaires favoris en ville), mais un bon Coca Zéro, ce n'est pas mal non plus.

Mes réflexions matinales font suite à mon précédent billet, dans lequel j'aborde brièvement la longue phase durant laquelle les TCA avaient pris le contrôle de ma vie, ni plus, ni moins.
Je constate depuis quelques jours de réels changements sur mon corps.

La balance est bannie depuis fort longtemps de mon domicile, et c'est parfait ainsi, elle m'a bien assez pompé l'air par le passé.
Je me fie donc principalement à mon regard, qui est acéré en la matière et ne passe à côté d'aucune évolution, dans un sens comme dans l'autre, même de ce qui passe totalement imperceptible même aux personnes les plus proches de moi, mari compris.
Ainsi qu'à mes sensations, dans mes vêtements, lors des différentes positions dans lesquelles je me trouve, lors de mouvements, aussi.
Et croyez-moi, entre mon œil qui est un véritable scanner, ainsi que mes sensations exacerbées, toujours, lorsque je cherche à "ressentir" mon corps, ces deux outils de vérification sont bien plus efficaces qu'une balance, croyez-moi.

Autant la semaine passée, j'avais bien noté que mes jambes avaient déjà commencé à s'affiner davantage.
Et depuis deux jours, je ne peux pas m'empêcher d'être à la fois soulagée et excitée de noter que les modifications sont présentes partout. Visage, ventre, et jambes, même mes mollets me semblent être plus fins.

J'ai parfaitement conscience que je n'avais, à la base, absolument pas de poids à perdre.
Mais il y a eu ce "revival", qui a fait suite à un simple shopping sur les sites de Zara et H&M, qui ont encore, malgré le fait que les standards de beauté aient énormément évolué, et que les formes mises sur le devant de la scène (et c'est une très bonne chose à mon sens, j'en parle avec ma fille de 17 ans, et aujourd'hui, tous les corps, toutes les morphologies sont mis en a avant, il n'y a plus d'icône unique.)

Je sais que je n'irai pas bien loin.
Depuis ma guérison, cela m'est arrivé un grand nombre de fois, sans que jamais je ne pousse le bouchon trop loin.
Je pense que les fondations sont solides, même si je garde tout de même une sorte d'autosurveillance activée en permanence.

Voir ces résultats m'a forcément motivée encore davantage.
Même hors TCA, perdre du poids, et voir son corps tendre un tout petit peu plus vers l'idéal fixé est jubilatoire.
J'en ai parfaitement conscience, ayant étudié sous toutes les coutures ma pathologie pendant, et même bien après ma rémission, puis guérison, j'ai notion d'à peu près tous les rouages psychiques liés à la perte de poids, et donc au contrôle (j'adore, mon dieu, j'adore le contrôle, je sais que j'ai un énorme travail à effectuer concernant le lâcher-prise.)

Je ne me demande pas de perdre encore énormément, mais j'ai BESOIN de renforcer la silhouette de ballerine que j'affectionne tant.

L'appétit est peu présent ces jours-ci (le Méthylphénidate à 60/80mg selon les jours aide, je ne peux pas dire le contraire, mais sans faire de miracles non plus), non, je n'ai vraiment pas faim, et ces périodes de baisse d'appétit sont fréquentes chez moi.
Elles se produisent de façon totalement naturelleet aléatoire,  je ne bidouille jamais mes traitements, à fortiori la Ritaline, pour jouer sur mon appétit. Jamais.

Mes jambes deviennent un peu plus "droites", même si c'est encore insuffisant à mon goût.
Pourtant, mon tigh gap est net s'est agrandi depuis deux semaines.
Mon tour de taille a baissé, mais idem, cette insuffisance qui me poursuit depuis l'enfance, es là, encore et encore.

Le sentiment d'insuffisance est un des plus récalcitrant, résistant jusqu'ici aux traitements et thérapies dont j'ai fait l'objet.
Et ce sentiment ne se cantonne malheureusement pas à ma silhouette, mais à l'ensemble de ma personne.
Je crois qu'aucun domaine de mon existence n'y échappe.
C'est assez dingue à quel point l'humain finit par s'accommoder de tout.
Et le psychisme en vient même à préférer s'accrocher à des fonctionnements erratiques, insatisfaisants au possible, afin d'échapper au changement.

On revient le plus souvent à ce que l'on a connu depuis toujours, aussi insatisfaisant, voire carrément nocif, sombre et toxique que cela soit, car changer de cap revient à sortir de notre zone de "confort", avec de gros guillemets...
Cela nous oblige à sauter dans le vide, le plus souvent sans filet.
Et même si le risque serait infime, et le bénéfice, immense, le premier pas vers le changement est terriblement difficile à effectuer, j'en sais quelque-chose.

D'où, une fois de plus, l'importance du travail en psychothérapie qu'il me reste à accomplir...

J'en parlerai dans un prochain billet, mais je vis notre déménagement en Ile-de-France (banlieue plutôt éloignée de Paris même, mais proche d'une gare RER afin que je puisse m'y rendre facilement et rapidement) comme la possibilité d'avancer encore davantage.
Comme un horizon peut-être encore plus lumineux?

Je croise les doigts très fort.
Comme toujours.

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