Rdr et gestion de la consommation chez l'alcoolique / PsychoACTIF

Rdr et gestion de la consommation chez l'alcoolique

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Melie
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Bonjour à tous!

Çà fait quelques jours que je cherche des infos à ce sujet et j'en trouve assez peu. La question de l'autocontrôle chez les personnes dépendantes de l'alcool, et notamment la possibilité de boire de nouveau avec modération n'est pas simple à évoquer, que ce soit avec des professionnels ou même avec des personnes concernées tant le mantra de "l'alcoolisme est une maladie qui ne se guérit jamais, l'abstinence est la seule voie et une tarte flambée suffit pour replonger" est ancré dans les pensées.

Avez-vous des articles ou des liens vers des témoignages concernant la capacité de mettre en place une consommation "raisonnée" d'alcool après une dépendance (soit par régulation de la conso soit après un sevrage)

J'ai lu certains posts de Mister No ici qui semble avoir acquis ce type de capacité

En article "sérieux" je ne suis tombé pour le moment que sur ça en français : https://www.cairn.info/revue-psychotrop … page-7.htm

En vous remerciant!

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Von zymmel 
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Salut Mélie.

Je suis alcoolique et j'ai un traitement au baclofène. Quand je buvais je m'enfiellée mes 8 cannettes de 8.6 ou mon litre de rhum dans la journée.
Avec mon traitement je suis à moins d'une bière par jour, mais ça c'est grâce au médicament. Et visiblement celui ci ne marche pas avec tout le monde.

Sinon j'ai retrouvé un témoignage d'une personne sur youtube (sa chaine est intéressante d'ailleurs).
Qui s'est sevré à l'ancienne et après un long moment d'abstinence à pu reboire à nouveau sans tomber dans l'excès


Après ça me met un peu mal à l'aise de dire c'est bon tu peu repicoler. Car certain alcooliques ne pourront plus jamais reconsommer d'alcool, au risque de retomber dedans.

Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un homme

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psychodi 
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salut Melie

sujet très complexe que la consommation dite "contrôlée" après avoir développé une dépendance physique

un lien : https://www.revmed.ch/RMS/2007/RMS-118/32399
ce sont des suisses...mais le lien que tu proposes, bien que le texte soit daté de 2003, reste d'actualité...je vais voir qi j'ai d'autres liens en réserve...

après, mes constats avec les personnes qui ont accepté de venir me voir (je bosse en addicto depuis 18 ans) : plus l'alcoolodépendance est installée et grave, plus il semble difficile d'envisager de retoucher à l'éthanol sans que cela ne génère à moyen ou plus long terme de "rechute" dans une consommation qu'on ne contrôle plus (c'est alors le corps qui décide et la tête qui décide de suivre ou pas mais en tous cas, le corps, lui, il oblige)...boire "contrôlé", ce n'est pas reboire sans se poser de questions bien au contraire...ce n'est pas boire "tranquille" comme auparavant mais dans une forme d'intranquillité et de vigilance pour que ça ne dérape pas (j'écris ça d'après les témoignages que j'entends dans ma pratique)...donc c'est difficile...mais parfois l'abstinence totale l'est encore plus parce que la norme sociale, c'est boire (en France en tous cas)...et donc être abstinent, c'est aussi un peu se marginaliser par moments...

je suis perso très content quand des personnes arrivent à leur projet de boire "raisonnablement" (comme plusieurs ont pu le formuler)...boire avec tempérance, comme on disait autrefois...alors qu'ils ou elles ont pu passer par les affres de la dépendance physique et son cortège de symptômes durs à vivre...mais ce n'est jamais sans une petite appréhension (de ma part) du jour où l'écart de trop amènera à la glissade qui amenera immanquablement vers la reprise de conso non voulues ou non décidées...ce qui n'est jamais un échec en soit, juste une expérience de plus...mais quand même...en fait, je plains les personnes qui ont perdues la liberté de s'abstenir...

on n'est jamais jamais assez fort pour ce calcul (contrepèterie)

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Melie
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Merci à vous deux! C'est exactement le type de docs que je venais chercher.

@Von Zymmzl : j'ai tenté le baclo mais je n'ai pas accroché, le résultat n'était pas si probant que cela sur moi et les EI trop forts pour le résultat. Comme tu dis, cela dépend énormément des personnes.

Pour contextualiser ma demande, je vais faire un topo réusmé sur mon rapport aux addictions :

//Bon, en fait j'ai fait un pavé pasdebol

- J'ai commencé la prise de drogues vers l'âge de 16 ans, cannabis, alcool, lsd puis tout ce qui passait, et à la fin ce qui passait le plus - vu le décrochage scolaire et les squats - c'était coke et héro. Ca a duré 2 ans. Les prises étaient chaotiques, intermittentes même si quasi journalières et on passait d'un produit à l'autre, ce qui m'a sûrement sauvé.
- 2 personnes de mon entourages ont fait une longue descente aux enfers, qui s'est terminée par une OD et une hospitalisation. Ca m'a bien fait flipper. J'ai cessé les prises régulières. Pas de sevrage.
- Je me suis éloigné du groupe, et je suis passé à une conso solitaire et excessive d'alcool et de cannabis, depuis le matin jusqu'au soir avec tous les comportements de la dépendance alcoolique. Environ 1 an. Premier sevrage aux Bdz/Aotal/vitamines B, assez violent.
- 2 ou 3 ans plus tard, j'ai recommencé à boire occasionnellement. Puis sans que je me rappelle exactement des circonstances, je suis repassé sur une conso quotidienne mais seulement à partir d'une certaine heure. Je ne sais combien de temps ça a duré, mais j'ai arrêté de nouveau avec Bdz/Aotal/vitamines B mais beaucoup plus simplement (sans aucune douleur ni manque)
- Suite à une période un peu chaotique de mon existence (mais côté positif) j'ai passé 3 semaines sous différents opiacés (de pharmacie, ou sub/Sken acheté dans la rue). Un arrêt brutal a vraisemblablement débouché sur un sevrage (je ne captais même pas que j'en vivais un) ultra violent de 4 jours avec occlusion intestinale. J'ai été confronté à une grande violence de la part du personnel hospitalier et des pompiers, ce sera important pour plus tard.
- J'ai fait cela pendant plus d'une dizaine d'années : des allers-retours avec des périodes d'abstinence de 6 mois à un an et des périodes non abstinente de même longueur (alcool). Consommations différentes, soit journalière le soir, soit tous les qq jours, ça dépendait des moments. Chaque sevrage se faisait sous traitement car sinon les signes étaient présents mais sans violence (surtout physiques).

Depuis, je consomme de manière occasionnelle mais de manière différente le cannabis et drogues dites "dures" :
- Cannabis, 1 à 2 fois par an, pendant 1 à 3 mois, quotidiennement en micro-dosage, 1 seule prise. Alors que j'étais incapable de gérer ma consommation avant, je la gère beaucoup mieux : aucun symptôme de manque, pas d’appétence en soirée. Seul bémol encore, quand j'en ai à la maison, c'est tous les soirs. Par contre si quelqu'un en laisse à la maison, je n'aurais aucune envie de fumer et la boulette peut rester là jusqu'au prochain passage de son propriétaire.
- Opiacés et autres drogues "dures" : J'en consomme de manière trèèèès occasionnelle, 1 à 2 fois par an, et seulement qq jours (2 3 en général, parfois avec 1 journée de trou entre 2 prises). Ensuite : absolument aucune envie, mais vraiment, encore plus présent que sur le cannabis.

Pour le cannabis, j'ai donc mis en place, consciemment et inconsciemment, des dispositifs d'autocontrôle qui sont devenus instinctifs. Je passe d'ailleurs à la seconde étape, celle de l'arrêt d'1 jour/semaine quand je suis en phase de consommation. Premier test ce soir. Le but de ma planification est un usage occasionnel d'1 à 2 fois/semaine.

Pour les opiacés, c'est encore un peu flou pour moi, mais surtout car cela se passe sans réflexion consciente, c'est une sorte d'habitude que j'ai prise sans la théoriser, la conscientiser et veiller à sa mise en place. C'est venu naturellement.

Pour en revenir à l'alcool!

Ces 4 dernières années j'ai repris une consommation régulière d'alcool avec différentes phases : il y a d'abord eu une alternance, puis une reprise journalière modérée, puis un intermittence "raisonnée et planifiée" (2 jours par semaine/8 mois) ; puis suite à un changement de vie, alcoolisation journalière, qui est devenue exponentielle, jusqu'à la reprise de l'alcoolisation le matin, voire la nuit, pour calmer les effets de manque. Çà c'est terminé aux urgences psy car il fallait que je rencontre qq maintenant tout de suite, c'était le moment. Il était 10h du matin, j'étais en crise de panique et d'angoisse (alors que je n'en fait jamais), déjà à 2.5g (et qui n'avaient été absorbés que pour faire baisser le manque)

C'était il y a un mois. Le sevrage s'est passé nickel, avec Bdz à forte doses que j'ai rapidement baissées pour arrêter il y a 3 jours environ (je connais bien les bdz et j'ai tout un programme de baisse avec paliers et adaptation en écoutant le corps). Aucun syndrome de sevrage des Bdz, ce que je voulais éviter justement.

Le truc, c'est que j'ai toujours pensé que l'abstinence totale était une opinion plus qu'une solution universelle, d'où mes différentes tentatives de reprise modérée.
Mais je pense, à la lumière de ce que je vis maintenant et de comment je gère mes autres prises de psychotropes, que toutes mes précédentes tentatives étaient le fruit d'une pensée de type "je suis plus fort que ça"

Quand je suis allé à l'hôpital, je pense que je voulais une autre parole, je voulais entendre le "c'est une maladie, on n'en sort pas, abstinence is the only way", ça allait me donner du courage. Finalement j'ai pris une grosse claque, et le courage est venu tout seul.

J'ai donc accepté d'être suivi. Je voulais multiplier les entourages thérapeutiques, de parole, etc. J'ai construit une sorte de cadre à mon sevrage avec de nombreux rdv (addicto, psys, médecin pour les check-up). En fait le but était de reprendre possession de mon corps tout en le plaçant dans le confort de l'institution. Je suis haut sur les analyses mais l'échographie n'a rien relevé d'anormal à part un foie un peu gras ^^

Mais ce confort à une fin, et mes critiques (ou déceptions) envers le corps institutionnel recommencent à poindre et à me trotter dans la tête.
Je n'aime pas ce caractère infantilisant du discours de l'abstinence, de la nécessité de dire au patient qu'il est formidable pour booster son ego car on sait que cela aide, etc.)
Je vois bien que ça commence à me faire réagir, par contre, alors que je serais parti après le premier rdv il y a quelques années, je tiens tous mes rdv depuis un mois et ne compte pas arrêter malgré mes critiques, mais plutôt voir à quel point je peux les formuler, sans être pour autant dans une démarche d'opposition qui ne m'a jamais intéressée.

Y'a une semaine, je me suis retrouvé à un repas au restaurant, je n'y ai pas bu sans que cela me manque. Au dessert, on a pris une tarte flambée, qui s'est révélée très chargée en alcool et mal flambée. Cela ne m'a absolument rien fait, ni plaisir particulier, ni envie de boire, rien, nada. Au point que j'avais oublié cela avant d'y repenser quelques jours après. C'est depuis que je cherche sur le net des infos à ce sujet.

J'évolue maintenant vers l'idée de mettre en place une consommation qui ressemble à celles que j'ai avec les autres produits. Boire un peu tous les jours ne m'intéresse absolument pas. Il y a des cubis à la maison car des consommateurs journaliers, mais je n'en ai juste pas envie, je n'ai pas eu un seul craving à ce sujet (contrairement à la clope que j'ai arrêtée une semaine après)
Ce qui m'intéresse c'est l'ivresse. Une ivresse modérée et surtout beaucoup plus occasionnelle qu'avant (je penche sur un 1 à 2 fois/mois grand max, et encore) et une consommation sociale sans ivresse quand c'est nécessaire (repas de travail).
Le but c'est d'avoir un plan précis, de l'ancrer dans le cerveau et de voir comment je le gère, quite à revenir sur mes pas en cas de dépassement inquiétant. D'aborder le phénomène de manière complètement neuve par rapport aux fois précédentes.

C'est pour cela que je cherche des articles sur le sujet, des témoignages, car si nous sommes tous différents, on retrouve toujours des petits bouts de ressemblance qui - une fois mis bout à bout - nous aide à mieux cerner nos consommations sans les prendre pour des recettes toutes prêtes à l'emploi.

Merci!

Dernière modification par Melie (05 mars 2018 à  16:02)

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Biyach 
Psycho junior
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Bonsoir Melie !

Malgré une addiction à l'alcool que je remarque enfin chez moi (car je consomme tous les jours, le soir essentiellement), je me suis toujours dit que je pourrais continuer à avoir une consommation raisonnée.
Donc de temps en temps malgré des abus certaines fois.

Psychologiquement, rien ne m'empêche de boire à l'heure que je veux (matin, midi, soir) contrairement à certains. Mais je bois surtout le soir.

Ça fait des mois que je me dis: "ce soir, c'est la dernière".

Là, j'ai bu vendredi. Et ce soir je me laisse aller aussi (à boire). Dans un premier temps je vais éviter de dépasser 2 fois/semaine, même si je m'étais fixé une seule fois/semaine.
....Et c'est la que je partage ton avis.

Je pense que c'est gérable même si mon exemple n'est pas le bon pour l' instant.

Sinon le post de 'Psychodi' est intéressant.

En tout cas, je te souhaite de la réussite car en plus, tu as l'air d'avoir pas mal de force en toi.

A bientôt !

Des singes de l'espace.

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Biyach 
Psycho junior
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Date d'inscription: 02 Mar 2018
Messages: 452
Quand je dis que je partage ton avis, je pense au fait de boire de temps en temps; et que l'ivresse m'intéresse et non un simple verre qui lui ne me préoccupe guère.

Des singes de l'espace.

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Melie
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Date d'inscription: 18 Jul 2017
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Salut Biyatch! Merci pour ton message, et j'espère que ça va le faire pour toi.
Je ne connais pas du tout ton histoire avec les addictions et l'alcool, là seule chose que je peux dire, c'est qu'il faut avancer sur des oeufs avec cette question de consommation contrôlée.

Pour le moment, je ne trouve encore que des bouts de machins, mais ça fait avancer un peu.

Je suis allé voir aussi un peu du côté des usagers d'opiacés, en me disant que la question devait aussi se poser là-bas, car c'est aussi une drogue considérée comme "inguérissable". Et comme c'est un usage qui a développé une grosse connaissance de la part des usagers, je me suis dit qu'ils avaient avancé pas mal là dessus. Pour l'instant j'ai lu une partie d'un post de @Syam qui recense des témoignages d'usagers occasionnels (mais peu de témoignages d'anciens dépendants qui sont passés sur une consommation occasionnelle.
Appel à témoignage - Rester sur une consommation occasionnelle

Pour le moment, d'après ce que je vois, c'est quand même une notion qui se répand dans les centres d'addictologie. Je pousserais un peu dans le mien pour voir vraiment ce qu'ils en pensent.
Et je vais continuer mes recherches.

Les témoignages que je lis viennent surtout de personne qui se sont mises à une consommation contrôlée après une longue période d'abstinence. Mais toutes viennent d'un dispositif qui élevait l'abstinence en unique voie possible, ils évoquent donc pas mal d'angoisses avant, et pendant leur geste. Dur de savoir donc si cette pratique est plus simple après une longue abstinence ou si c'est juste car il leur a fallu dépasser pas mal de blocages sociaux et psychiques.

Personnellement je suis mitigé là-dessus, et c'est pourquoi je n'ai pas encore pris ma décision. Les fois où j'ai repris après une abstinence de plusieurs années, je suis revenu à l'alcool un peu comme une fleur, je savais qu'il fallait que je fasse attention, j'avais l'intention de faire attention, mais le souvenir désagréable n'était qu'un lointain souvenir qui m'avait plus appris de choses sur la vie que détruit. Alors que si la période de dépendance massive est proche, l'enfer est encore bien ancré dans la mémoire et les mécanismes peut-être plus en surface.

A suivre donc! Et je suis toujours preneur de témoignage et/ou liens vers des articles ou autre.

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Chikara 
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Pour avoir été dépendant à l'alcool sache une chose : Tu dois y mettre une croix à vie.

Fini les pots après le boulot, fini la coupe de champagne du 31 décembre et avant même que tu ne le demandes:  oui même la bière c'est de l'alcool.

Après ce n'est que MON AVIS À MOI. en aucun cas une généralité. J'ai fini par me résigner et à accepter. Je veux la paix dans ma vie et me lever sans regrets ou souvenirs flous des disputes de la veille et puis surtout... Je ne veux JAMAIS que mes enfants me voient dans ces états là. Ils commencent à comprendre très vite.

Prends soin de toi mon frère et bat toi contre tes pulsions. C'est tellement dur... Ça donne envie de pleurer. Mais comme tu es fier une fois sevré !!! super

Aller mieux est le pire que je te souhaite.

Chikara maintenant à la chicorée (et au Kratom)

虎の強さ

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mikykeupon 
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Bonsoir Melie,

Ton post m'a touché car je me suis vue dans certaines parties, et aussi parce que je trouve admirable la façon dont tu arrives à avoir un regard extérieur à toi.

C'est à mon sens une excellente chose pour l'aventure qui t'attend.

Je vais essayer de te raconter un peu mon parcours sans trop développer.

Pour ma part j'ai bu pas trop longtemps mais de façon très excessive très rapidement.

J'ai bu... tout de même 17 ans. Finalement si j'ai été alcoolique une relativement longue période.

En fait j'ai commencé à 18 ans et en moins de 5 ans j'étais rendu à presque 10L d'alcool par jour.

Je buvais beaucoup de bières fortes, du vin au cubi en kalimoutcho (mélange vin/coca) et des alcools forts.

A ce moment je vivais à la rue car je ne voulais pas arrêter de boire, et vue les discours des professionnels au niveau de l'abstinence, il était hors de question que je consulte un médecin pour mes consommations car l'abstinence n'était, et c'est toujours le cas, pas une option chez moi.
C'est tout simplement rédhibitoire.

A un moment j'ai voulu quitter la rue et tenter de vivre pour voir ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant.
J'ai donc fait une cure de 6 semaines 7 ans après avoir commencé à me défoncer.
Le contrat que j'avais avec le centre stipulait que je voulais tout arrêter sauf l'alcool et le cannabis.
Le sevrage c'est très bien passé car durant les perm je pouvais me bourrer la gueule wine

Par la suite j'ai commencé à boire, mais plus en mode dépressif qu'auparavant où je buvais pour me détruire et être le plus îvre possible.

J'ai donc continuer à boire tous les jours durant plusieurs années jusqu'à ce que j'ai un déclic qui m'a fait prendre conscience que ma consommation d'alcool n'était plus en adéquation avec ce que je recherchais avec ce produit.

J'ai réussi à passer de plus de 2L par jour (j'avais tout de même pas mal diminuer) à boire de temps en temps.

Ce déclic je l'ai eu durant une perche à la MXE (methoxetamine), un dissociatif.
Cette prise de conscience peut arriver durant une thérapie, c'est un peu le principe. Réfléchir sur soi, essayer de trouver le pourquoi de ces consommations et qu'est-ce-que l'on recherche en consommant.

En tout cas c'est ainsi que je m'y suis pris.

Mais c'est vrai que souvent il est recommandé d'être abstinent durant 1 an pour que notre petit cerveau se remette à fonctionner à peu près de façon pas trop bordélique punk1

Toi tu as l'avantage d'avoir déjà eu la prise de conscience. Pour ma part avant je n'aurait jamais pu guarder de l'alcool chez moi sans le boire. Aujourd'hui ça n'a strictement plus rien à voir.

Je t'invite à lire la discussion que j'ai ouverte durant ma "transition" : L'alcoolo-dépendance.

Bon courage à toi,
Miky

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Anonyme1756
Invité
Bonjour Mélie,

Je viens poster mon témoignage car, sans présager du futur, j'ai depuis quelques mois réussi à contrôler globalement ma consommation d'alcool.

J'ai un historique tabagique assez important et j'ai longtemps pensé que ma consommation d'alcool n'était pas problématique, que seul le tabagisme dont je me sentais totalement dépendante l'était.

J'ai conmmencé assez tard à consommer vraiment de l'alcool, du jour au lendemain, quand j'ai accepté de ne plus "contrôler", d'accepter d'aller au-delà d'un ou deux verres en soirée et découvert les plaisirs de l'ivresse. J'avais plus de 21 ans. A partir de ce moment-là mes soirées de week-end ont été assez chargées, même si le nombre de fois où je me suis rendue malade de mémoire se compte sur les doigts d'une main. Quelques années plus tard j'ai largement délaissé les alcools forts, coktails, etc., et suis passée sur une consommation quotidienne ou quasi quotidienne de vin rouge le soir en semaine, toujours avec des soirées de week-end plus arrosées (et des lendemains parfois difficiles). En veillissant les soirées de week-end se sont fait plus calmes et généralement moins excessives, mais la consommation quotidienne de vin rouge, parfois précédée d'une ou deux bières est restée, avec une moyenne de 3 à 4 verres par jour, et sur les dernières années de plus en plus de périodes avec des jours sans. Dans les dernières années j'ai eu le sentiment que ma consommation dérapait à plusieurs reprises: lors d'une tentative assez longue de quasi arrêt du tabac, lors de chocs affectifs ou émotionnels, suivis d'une difficulté à redescendre et revenir à une consommation normale après : cela pouvait prendre plusieurs semaines après un ou plusieurs mois clairement excessifs. Ce n'était que de ce point de vue que je considérais ma consommation problématique, mes bilans de santé semblant indiquer que ma consommation était sous contrôle.

A l'automne dernier après un été assez chargé et une soirée à l'extérieur au cours de laquelle ma consommation avait largement dérapé j'ai décidé qu'il fallait absolument faire un break. Mes motivations étaient d'abord liées à ma santé mentale car j'avais remarqué (et ce n'était pas vraiment nouveau) que mes capacités mémorielles avaient nettement diminuées en comparaison de mon enfance et de ma jeunesse et je voulais tenter de les recouvrer en partie, du moins d'essayer si c'était possible. L'idée était vraiment de retrouver toute ma puissance intellectuelle. Il n'y avait plus d'alcool à la maison et j'ai cessé d'en consommer pendant 6 jours. Je ne me suis pas sentie bien du tout. Mais comme j'avais arrêté sans vraiment y penser, plus parce que ça tombait bien car je n'en avais pas sous la main, et en espérant que physiquement j'irais mieux, je n'ai pas fait le lien. En faisant des courses j'ai machinalement racheté de l'alcool et en ai consommé pendant 6 jours de suite. Puis idem derrière je n'en ai plus consommé pendant 6 jours, et ça n'allait toujours pas bien. C'est à ce moment-là que j'ai pensé à un éventuel symptôme de sevrage, que je suis allée chercher des infos sur le net qui ont confirmé ma suspicion: tachycardie, trémulations, hypertension, sueurs nocturnes, nuits écourtées (plus je me couchais tôt, plus je me réveillais tôt...) et autres. Là je me suis dit que c'était grave, que symptômes de sevrage = alcoolo-dépendance et cela m'a motivée pour décider d'arrêter d'autant que je soupçonnais d'autres effets de l'alcool. A partir de ce moment-là j'ai pris conscience que les recommandations OMS n'étaient pas pipeau, décidé que je ne consommerai plus d'alcool à la maison et que donc je n'en achèterais plus, et qu'à l'extérieur j'aurai pour objectif de limiter et de contrôler ma consommation à maximum 4 verrres par occasion.

Cela a bien commencé, j'ai réussi à tenir l'objectif premier sans réelle difficulté une fois que les premiers 15 jours étaient passés: pas d'alcool à la maison le soir. En même temps j'ai cherché à limiter les tentations à l'extérieur pour un temps en limitant les sorties. Quand c'était un dîner chez quelqu'un j'apportais de l'eau en plus du vin pour avoir autre chose à boire que de l'alcool, et tenir la limite des 3-4 verres ou ne pas boire d'alcool du tout. Et finalement, sans faire d'effort et sans le chercher précisément mais en m'en réjouissant, je me suis retrouvée à expérimenter une abstinence totale de 7 semaines. C'était trop court pour constater une amélioration mesurable de mon intellect, mais largement suffisant pour constater un tas d'améliorations physiques et un meilleur bien-être physique. En creusant un peu les choses j'ai compris que l'alcool pouvait induire un tas de déréglements, en particulier par déséquilibre nutrionnel et malabsoprtion, et que c'était probablement de là que venaient un tas de plus ou moins importants problèmes de santé physiques qui avec le temps ne s'arrangeaient pas et empiraient. Cette réalité était suffisante pour maintenir ma motivation. J'ai rompu l'abstinence à une première occasion, sans excès, sans enfreindre les règles que je m'étais fixées. Les fêtes sont passées avec très peu d'alcool consommé. C'était étrange de refuser des verres et de consommer beaucoup moins que les personnes qui m'entouraient. C'est le seul truc qui me demande (encore?) un effort: une fois le premier verre consommé, ne pas me laisser entraîner, la solution est de consommer ce premier verre le plus tardivement possible. Ces derniers temps c'est encore mieux puisque je suis arrivée à interrompre ma consommation plusieurs heures au cours d'une soirée après 2 verres avant de reprendre un dernier verre tardif. La plus grosse difficulté: se retrouver plusieurs jours 24/24 avec des personnes qui consomment de l'alcool à tous les repas. J'ai tenu les premiers jours sans puis les derniers avec un ou deux verres en toute fin de dîner, mais avec le risque de revenir vers un schéma où l'on s'habitue à une consommation quotidienne. Néanmoins au retour à la maison il n'y a pas eu de problème pour respecter la règle de l'abstinence à la maison. En revanche je ne me suis pas mis la pression sur le tabagisme, qui ces derniers temps a commencé à se réduire spontanément de lui-même, doucement.

Malgré une alcoolo-dépendance physique nette compte-tenu des symptômes que j'ai eus à l'arrêt, passée cette période de sevrage pénible et flippante, à partir du moment où j'ai éliminé toute tentation, cela n'a pas été difficile du tout pour moi de faire l'impasse sur le vin rouge (alors que c'était une lutte de chaque instant lorsque j'avais tenté une abstinence tabagique de renoncer à la cigarette), à partir du moment où je ne m'interdisais pas de fumer, consommer du café, etc. J'ai retrouvé le plaisir que j'avais à 20 ans de me sentir en contrôle et lucidité totale, un plaisir différent et très agréable, qui avec le temps s'atténue un peu. Ma consommation de tabac n'a pas augmenté au départ et elle a commencé à diminuer au bout de quelques mois. La seule chose qui ait augmenté: la consommation de produits sucrés alors que je n'aime pas vraiment cela et en consommais très peu. J'essaie de faire un effort nutritionnel pour combler d'éventuelles carences vitaminiques, fortifier mes os et mes muscles. Et si je bois un total de 3 verres de vin sur une occasion isolée j'ai l'impression d'avoir bu énormément, ressens presque les effets de l'ivresse dès le premier verre.

Ce que je constate sur moi c'est que le problème est l'accoutumance: je ne saurais pas gérer une consommation quoditienne minimale (ce que j'avais réussi un temps avec le tabac), en revanche une consommation occasionnelle sans excès m'est gérable, à condition d'espacer les occasions et de ne pas me laisser entraîner à l'excès au cours d'une occasion, et donc de m'imposer à la fois de refuser l'alcool dans des situations sociales pour éviter les prises trop rapprochées (hiérachiser les occasions, celles sans et celles avec), et de ralentir ma consommation ou la retarder en situations sociales. Ces deux-choses là me sont plus difficiles mais pas insurmontables parce qu'au plaisir des moments vécus avec l'alcool on apprend à substituer ou apprécier d'autres plaisirs une fois que la tension due au manque d'alcool a disparu. Si elle a disparu aujourd'hui a priori, elle peut revenir avec le première gorgée de vin consommée (ou pas d'ailleurs) ce qui oblige à une certaine vigilance, surtout si on se sent fatigué ou avec le besoin de se changer les idées. Pouvoir apprécier quelques verres de temps en temps sans subir les effets de la consommation chronique d'alcool est quand même bien agréable.

J'espère que mon témoignage pourra servir et encourager ceux et celles qui souhaitent contrôler leur consommation à ne pourquoi pas tester ce genre de stratégie pour voir si cela marche aussi aisément que cela a marché avec moi. Rétrospectivement le seul risque est lié au syndrome de sevrage éventuel , d'où l'intérêt d'être accompagné médicalement lorsqu'on se sèvre brutalement (ce que je n'ai pas fait).

ILE

filousky 
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Salut à toi Melie,

Je suis proche de Miky depuis 2009 et ai vu son comportement évoluer franchement et réussir à maîtriser à fond ses prises d'alcool.

De mon côté, j'ai vécu quelques cures de désintoxication et post cures pour l'alcool en 1989 et 1990. C'était le crédo de "l'abstinence totale ou rien" à cette époque et j'ai suivi cette logique du No Alcool.

Ça a marché et j'ai alors confirmé le credo en essayant de picoler un peu de Vodka un soir d'hiver, seul à Moscou (1997 donc 7 ans après l'arrêt).
Le cliché total a fonctionné, j'ai éclusé 4 litres en trois jours et me suis retrouvé au fond d'un désespoir balaise. L'anecdote s'est arrêtée dès l'atterrissage à Charles de Gaule. J'en ai déduit à cette époque que les alcoologues avaient raison et que je resterai sensible toute ma vie.

Je suis resté sobre depuis, non par conviction, mais juste par dégoût de l'ivresse alcoolique et surtout de ses lendemains.
Je bois parfois un peu de très bon vin rouge, mais jamais assez pour ressentir l'ivresse. Je satisfais mes besoins d'ivresse avec une autre drogue qui ne laisse pas de dégâts comparables : le cannabis utilisé à cet effet, en tant qu'aide au maintien de mon TSO méthadone, aide au maintien de ma sobriété alcoolique, et en soutien d'un traitement A.D. + anxiolytiques que je peux maintenir à faible dosage.

Aujourd'hui, je me sens libre à 100% vis à vis de l'alcool et plus du tout dans le danger de replonger si je devais boire un peu.
Convaincu aussi par le vécu de Miky qu'au bout de 27 ans, je pourrai à nouveau boire de l'alcool, j'en ai juste pas envie (facile quand on connaît l'état que procure le mélange alcool, méthadone, antidépresseur et benzodiazépine).

Le principal à retenir dans mon post est que 27 ans après l'arrêt de ma surconsommation d'alcool, je vais bien et que l'alcool n'est plus du tout un problème pour moi.

Amicalement

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