salut,
Ma dernière opération a duré 8 heures, c'était pas de la rigolade, mais le contexte est similaire (substitution).
Mon expérience est que lorqu’on dort on ne sent rien, et quand on se réveille on ne peut plus sentir le rush d’opiacés, c'est trop tard.
De plus, étant sous
methadone à l'époque, j’ai eu droit à un bolus de
morphine auto-administré après mon réveil. Je dois dire que je me le suis envoyé le plus vite possible, certainement par erreur...
En plus, par la suite, j'ai eu du Contramal à la pelle.
Ben au final ça n'a rien réveillé du tout. Je pense qu'il y a une différence entre prendre des
opiacés parcequ’on a mal ou qu'on est opéré et prendre des
opiacés de manière récréative. De plus, on reprend la
substitution après toutes ces aventures, donc ça va.
Dans le premier cas, il est vrai que certaines personnes peuvent se faire piéger, mais après tout nous sommes avertis et je ne doute pas que tu saurais réagir si tu présentais le moindre malaise.
Bien qu’à mon avis, il ne se passera rien.
Je m’inquieterais plus de l'association des 2 produits qui ne serait vraiment pas recommandée si on faisait ça à la maison, mais le chirurgien est au courant et c'est l'essentiel. Par contre, tu n'auras pas d'
opiacés après l'opération à cause du
Subu, du coup je sais pas ce qu'ils vont te mettre en cas de douleur dans les jours qui vont suivre (spoiler de l'avenir : Comment ça Monsieur Lebowski vous avez mal? Pourtant vous avez déjà du
Subutex!). Bref...
Tout dépend aussi d'où tu en es dans ta tête avec les opis au bout de 6 ans,mais ne te fais pas trop de souci avec cette histoire de réveil.
Des opérations avec des usagers sous
substitution il y en a en pagaille et généralement ça se passe plutôt bien même s'il faut rester vigilant comme tu le fais.
Ça fait 30 ans que ça existe, ils savent gérer.
Enfin, concernant ce concept de ”je ressens les effets une fois et conséquemment je vais réveiller cette maladie du démon car je suis ancien addict", il y a un côté légende urbaine entretenue par tout le monde, en particulier à bas bruit par le corps médical.
Penser de la sorte c'est perdre son pouvoir à agir et à réfléchir sur l'ensemble de la problématique. ”J’en prends une fois et c'est foutu", c'est réducteur, simpliste, absolutiste, et ce n'est pas forcément vrai.
Dernière modification par Échec Scolaire (09 octobre 2026 à 17:20)