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avalanche a écrit
Bonjour à toutes et tous
Je partage mon expérience avec mon médecin généraliste. Cela fais un an maintenant que j’ai osé lui parler de ma consommation de cocaïne. J’ai commencé de manière occasionnelle il y’a 5ans et j’ai été dépassée rapidement puis je suis réellement devenue dépendantes depuis 2ans. J’en consomme tous les jours à raison de 3G/semaine. Je travaille, je suis en couple (mon conjoint est dans la même dépendance). Je veux m’en sortir car le mental ne suit plus et je perd mon élan vital. Mon docteur ne m’a ps jugé mais il m’a mis sous buprenorphine et je ne l’ai pas du tout supporté. J’avais des vertiges de malade, des vomissements, une énorme fatigue bref je ne pouvait pas travailler dans ces conditions alors j’ai arrêté. D’après lui c’est l’unique solution de traitement. J’ai donc pris rendez vous avec un psychiatre et j’espère qu’il me donnera un autre traitement plus “doux” compatible avec mon emploi. Si certains.es sont dans mon cas n’hésitez pas à me répondre. Courage à tous.tes
Bonjour,
j'irais plus loin que prescripteur : ton médecin généraliste est un incompétent ! Le subutex, c'est pour l'addiction aux opiacés. Il n'y a aucune indication dans la consommation de cocaine....
Et en plus, au début, le subutex peut te faire gerber beaucoup si tu est naif aux opiacés...
Pierre
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avalanche a écrit
Bonjour à toutes et tous
Je partage mon expérience avec mon médecin généraliste. Cela fais un an maintenant que j’ai osé lui parler de ma consommation de cocaïne. J’ai commencé de manière occasionnelle il y’a 5ans et j’ai été dépassée rapidement puis je suis réellement devenue dépendantes depuis 2ans. J’en consomme tous les jours à raison de 3G/semaine. Je travaille, je suis en couple (mon conjoint est dans la même dépendance). Je veux m’en sortir car le mental ne suit plus et je perd mon élan vital. Mon docteur ne m’a ps jugé mais il m’a mis sous buprenorphine et je ne l’ai pas du tout supporté. J’avais des vertiges de malade, des vomissements, une énorme fatigue bref je ne pouvait pas travailler dans ces conditions alors j’ai arrêté. D’après lui c’est l’unique solution de traitement. J’ai donc pris rendez vous avec un psychiatre et j’espère qu’il me donnera un autre traitement plus “doux” compatible avec mon emploi. Si certains.es sont dans mon cas n’hésitez pas à me répondre. Courage à tous.tes
bonjour Avalanche,
par curiosité, quel est ce traitement "plus doux" que t'a prescrit ton psychiatre? un autre TSO? anxiolytique? somucol?...
aurez tu le nom?
est il efficace?
merci
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c'est pas la preuve que ceux qui prescrivent les drogues n'y connaissent rien ?
Ce WE en formation sur les troubles du comportement (je suis éduc en pedopsy) j'ai repris tous le monde (psy y compris) sur la questions des traitements (qui m'intéresse forcément)... Beaucoup d'erreurs, approximations et méconnaissances ...
Plus les discours habituels "ba la maman c'est une junkie toxico camerounaise qui prend de la coke et du crack" ...
Déprimant ... J'ai pas osé ouvrir ma gueule mais la prochaine fois je lui demande si elle parle d'une personne usager de drogue qui a peut être besoin de soins et d'aide ou d'un monstre ...
mais envie de meurtre qd même
Dernière modification par Mr Collie Man (16 mars 2024 à 16:56)
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C’est pas ce que je fais de mieux mais il m’arrive parfois de regarder FranceInfo.
Quatre invités présentés comme des spécialistes du sujet (le trafic de drogue), l’animateur sort : « Le crack c’est un mélange de cocaïne et d’ammoniac. ». Aucune des personnes sur le plateau pour le reprendre. Ou encore : « La cannabis ça se fume, la cocaïne ça se sniff, et l’héroïne ça s’injecte. ». Là il y en a quand même un des gus qui a vaguement indiqué qu’il y avait plusieurs mode de consommation d’une même substance…
Il y a un truc que j’ai réalisé il y a seulement quelques années, en entendant les énormités des journalistes sur des sujets que je connais, c’est qu’il fallait surtout pas que je me dise qu’ils pouvaient m’avoir appris quelque chose sur un sujet que je ne connais pas. Parce qu’il n’y a strictement aucune raison qu’ils ne racontent pas de la merde sur absolument tous les sujets…
Dernière modification par AmyW (16 mars 2024 à 17:30)
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pierre a écrit
J'ai effacé les derniers messages. Nous volons des témoignages qui racontent une expérience pas des conseils d'un phrase du style "Il faut être honnete avec son médecin".
Car Toute la discussion prouve le contraire !
On a tout à perdre à parler de ses consos à ses médecins, additologues compris.
Et pourtant, dans l’absolu, et si nécessaire, il faudrait bien pouvoir le faire. Mais je comprends ce que tu veux dire.
Dans un autre post quelqu’un⋅e disait avoir parlé de son « nomadisme médical », ça je trouve que c’est bien un truc à garder pour soi. (C’est juste mon avis)
De manière générale je pense qu’on doit dire à son médecin tout ce qui nous pose des problèmes, tout ce qu’on considère nuire à notre santé, que l’on ressent comme tel. Si on a une consommation de stup’ qu’on vit très bien, sans problème médical associé, alors c’est évident que c’est inutile de mettre ça sur le tapis.
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La Moustache a écrit
avalanche a écrit
Bonjour à toutes et tous
Je partage mon expérience avec mon médecin généraliste. Cela fais un an maintenant que j’ai osé lui parler de ma consommation de cocaïne. J’ai commencé de manière occasionnelle il y’a 5ans et j’ai été dépassée rapidement puis je suis réellement devenue dépendantes depuis 2ans. J’en consomme tous les jours à raison de 3G/semaine. Je travaille, je suis en couple (mon conjoint est dans la même dépendance). Je veux m’en sortir car le mental ne suit plus et je perd mon élan vital. Mon docteur ne m’a ps jugé mais il m’a mis sous buprenorphine et je ne l’ai pas du tout supporté. J’avais des vertiges de malade, des vomissements, une énorme fatigue bref je ne pouvait pas travailler dans ces conditions alors j’ai arrêté. D’après lui c’est l’unique solution de traitement. J’ai donc pris rendez vous avec un psychiatre et j’espère qu’il me donnera un autre traitement plus “doux” compatible avec mon emploi. Si certains.es sont dans mon cas n’hésitez pas à me répondre. Courage à tous.tesbonjour Avalanche,
par curiosité, quel est ce traitement "plus doux" que t'a prescrit ton psychiatre? un autre TSO? anxiolytique? somucol?...
aurez tu le nom?
est il efficace?
merci
Bonjour La moustache. Mon psychiatre m’a prescris paroxetine et alprazolam je suis à ma deuxième semaine de traitement et premier jour d’arrêt de conso. (Il m’a dit que je pouvais continuer à consommer au début) Je te dirai plus tard…
Mon médecin est vraiment pas renseigné sur le sujet je voulais parler avec lui d‘autres solutions mais j’ai pas osé et j’avais seulement une étude sur le sujet. Bref une prochaine fois je le ferai sûrement car effectivement j’ai beaucoup vomi avec le subutex et si il voit d’autres patient.es comme moi ça pourrait éviter qu’il le prescrive en systématique…
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pierre a écrit
J'ai effacé les derniers messages. Nous volons des témoignages qui racontent une expérience pas des conseils d'un phrase du style "Il faut être honnete avec son médecin".
Car Toute la discussion prouve le contraire !
On a tout à perdre à parler de ses consos à ses médecins, additologues compris.
Si toute la discussion prouve le contraire, alors je suis l'exeption qui confirme la regle. Je concois qu'on puisse ne pas parler de ses consos a son generaliste qui n'y pipe rien, mais si on ne peux meme pas honnetement parler de ses consos a son addictologue, en CSAPA par exemple comme a ete mon experience en la matiere, il vaut mieux changer d'addicto si c'est possible a mon avis... J'ai ete 100% honnete de A a Z, et ca a ete positif pour moi. Y'a certe surement des encules, y'a des vieux ou vieille qui s'en battent les couilles et ont jete l'eponge, mais quand on en trouve un bien qui correspond, et que la relation est honnete, c'est la que c'est le plus efficace a mon humble avis venant de ma maigre experience.
Dernière modification par DopeIsBeautiful (26 mars 2024 à 14:33)
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DopeIsBeautiful a écrit
Si toute la discussion prouve le contraire, alors je suis l'exeption qui confirme la regle. Je concois qu'on puisse ne pas parler de ses consos a son generaliste qui n'y pipe rien, mais si on ne peux meme pas honnetement parler de ses consos a son addictologue, en CSAPA par exemple comme a ete mon experience en la matiere, il vaut mieux changer d'addicto si c'est possible a mon avis... J'ai ete 100% honnete de A a Z, et ca a ete positif pour moi. Y'a certe surement des encules, y'a des vieux ou vieille qui s'en battent les couilles et ont jete l'eponge, mais quand on en trouve un bien qui correspond, et que la relation est honnete, c'est la que c'est le plus efficace a mon humble avis venant de ma maigre experience.
Rien à voir avec des "enculés", mais tout à voir avec la stigmatisation ! C'est ce que nous combattons au jour le jour ici, et qui ressort ici.
Par ailleurs, dans cette discussion on parle de médecin traitant pas forcément de médecin en CSAPA. Et sans préjuger de ton expérience, (que au passage tu ne racontes pas), c'est que si tu n'as pas eu de problème avec les médecins du CSAPA, c'est aussi que tu étais peut etre tout a fait dans la norme, et dans la volonté d’arrêt... Quand tu rentres dans le cadre et le norme, tu n'as effectivement pas de problème.
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Car Toute la discussion prouve le contraire !
On a tout à perdre à parler de ses consos à ses médecins, additologues compris.
J'ai reagit a cette partie principalement. Ca m'as l'air un peu extreme. Je concois que dans certaines conditions c'est la maniere optimale de proceder, mais la generalite me laissait un peu dubitatif. Et oui effectivement tu tombe juste, je suis a chaque fois alle en CSAPA avec la volonte d'arreter mes consos (sinon pourquoi le faire, hors du cadre d'une consommation d'opiaces ?).
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Dernière modification par prescripteur (27 mars 2024 à 10:55)
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Beaucoup de bonnes choses dans ce pdf. Ah si seulement tous les médecins se posaient autant de questions sur l'alliance thérapeutique et la médicalisation des comportements !
J'en extrais quelques lignes pour les mettre en valeur. J'apprécie tout particulièrement le démontage des fantasmes de maladie et de guérison, ainsi que l'affirmation que c'est la personne qui a la clef. Tel que je l'entends, ça résonne avec ma conviction que ce sont les personnes concernées qui ont un savoir sur "l'addiction", en tant que souffrance psychique dans leur rapport avec un produit. Pour moi, le fait de devoir cacher ses consos à son médecin n'est que l'effet visible, la conséquence, le symptôme qui est causé par le déni généralisé de ce savoir singulier, qui est propre à chaque personne...
C'est le drame de la biologisation totale et totalitaire de la vie psychique, qui frappe de plein fouet les personnes qui utilisent de la drogue. Comme dans la fable, ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés.
Le mensonge et la manipulation sont souvent les derniers recours des usagers pour échapper à un sevrage douloureux ou à une atteinte abusive à sa liberté. Et ils les utilisent à contre coeur.
La consommation est souvent au long cours et ne se « guérit » pas instantanément par une prescription simple et au moment choisi par la famille, la société ou le médecin. C’est donc une « longue histoire » dont le patient a la clé, bien plus que le médecin.
(...)
Enfin , sur l’ »incurabilité » la pédagogie portera sur le démontage des fantasmes de « maladie » et de « guérison » qui affectent négativement la relation thérapeutique.
La consommation de substances psychotropes est elle une « maladie » ? Pour l’alcool à doses raisonnables la réponse « publique » répond en général non. Pour la tabac ce n’est pas une maladie en soi mais ça peut entrainer des maladies. Il en est un peu de même pour toutes les substances. Mais la consommation de certaines est officiellement qualifiée de « maladie », bien que ce soit relativement fluctuant dans l’Histoire. La consommation de substances psychoactives n’est donc pas, de nature, une maladie. Et s’il n’y a pas de « maladie » il n’y a pas de « guérison ».
Le mieux placé pour en juger est évidemment l’usager lui même et dans ce sens, il expliquera au médecin les limites de sa demande et pourquoi il ne demande pas que ces limites soient franchies. Il lui expliquera que c’est lui qui détient les clefs de son destin et que le médecin ne peut, s’il cherche à lui voler ces clefs, que jouer aux apprentis sorciers.
Dernière modification par Pesteux (27 mars 2024 à 14:17)
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Dernière modification par Agartha (28 octobre 2025 à 15:38)
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Dernière modification par zuzu (09 avril 2024 à 03:22)
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Dernière modification par Agartha (25 novembre 2025 à 11:04)
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