Bonjour à tous,
Je vais essayer de faire le plus concis compact dans ce post qui risque d'être un peu long, je m'en excuse par avance , je vais essayer de structurer.
Contexte :
J'ai actuellement 18ans ; j'ai une vie enviable pour certains, mais comme pour beaucoup ici, pas un long fleuve tranquille.
Ma réalité est que je n'ai jamais connu de stabilité malgré un cadre parental correct.
Jusque là des choses banales : divorce de mes parents, déménagements (12 en tout), je vis mal mon collège, ma mère fait tombe sur un gars toxique avec qui elle se met en couple et se sépare 6x... ok c'est pas idéal, pas stable mais c'est la vie.
Me voilà arrivé en classe de 2nd : je déteste le lycée, des gars avec qui j'ai rien à voir me confondent et me menacent de mort (armés)... je dois changer de lycée.
Ma mère me réveille à 5h du mat, on m'a trouvé une place en internat, à 7h30, je suis devant le lycée à 1h30 de chez moi avec ma valise, je ne connais personne, je suis désormais interne.
Infos importantes à garder en tête :
- Je suis fils unique dans une famille ou chacun a ces problèmes et des relations très conflictuelles = j'entends du mal de tout le monde sur tout le monde mais je dis rien pour éviter le conflit.
- Ma mère et ma grand mère se détestent de façon irrationelle et malsaine ; je suis le seul petit fils de ma grand mère qui a fait bcp pour moi = coincé
C'est là que le périple commence (15ans).
En Février, accident important : je me casse les 2 tibias et péronés au ski.
Mal plâtré, médecins pas dispo, ça se déplace gravement = opération.
Au réveil, on a perdu la prescription du médecin : pas d'antalgiques...pendant ±72h.
On m'a vissé 14 vis par jambes sur l'os dans le tibia et la maléole dans des plaies ouvertes de + de 20cm chacune. J'ai un peu plus de 15ans donc les pédiatres renvoient au médecins et vice versa.
Je passe mon année de seconde en rééduc + ou - coupé du monde.
Je reprends la première, je bosse pour rattraper les 2ans, j'excelle mais j'ai des crises de DR/DP.
Je vais donc voir un psychiatre...qui perd mon dossier à chaque fois, puis
erreur fatale, je vais voir celui que ma mère voyait lorsqu'elle était jeune.
Le psychiatre n'hésite pas à me prescrire du
Valium :
- 5 en cas de crise
- puis 5x3/J
- puis 10x3/j
- puis 20x3/j (à l'oral, pas direct sur l'ordo)
Il connaît la pharmacienne en bas du cabinet, il renouvelle des ordonnances chaque semaines pour 28j, fis du chevauchement, la délivrance ne m'a été refusé qu'une fois.
Puis du Tranxène en double prescription puis de la
Ritaline parce que j'étais dans le brouillard puis me pousse à prendre des
ADs que je refuse...
J'ai pu, je ne sais comment prendre jusqu'a 150mg de
Valium/J sans me retrouver à cours de benzos pendant des semaines si ce n'est pas + à l'âge de 16ans.
Bien-sur je suis obligé de revenir le voir pour renouveler, je suis addict jusqu'a l'os.
Quand je suis en vacances où que je ne peux pas le voir je falsifie des ordonnances.
Je finis par partir dans le sup, j'arrête les benzos seul (à ne pas faire ! mortel !). = je fais une syncope en cours.
Je décide que c'est fini et je vais voir une addictologue, je lui demande une réduction rapide mais raisonnable - elle est ok mais je ne peux la voir que tous les 2 mois.
Je tiens ma réduction avec un coût mental et physique immense (crampes, perte de 20kgs en 3mois, faiblesse, tremblements...).
J'arrive enfin à mes dernières semaines de sevrage J'ai repris le sport, je voit mes amis, j'ai mis en place tout ce que je pouvais dans ma vie ; une chose me bloque : le rebond d'insomnie lié au
sevrage...un coût physique et mental insupportable.
Je re penche vers de mauvaises habitudes, je mélange H1 et
alcool pour dormir, j'ai envie de tout ce qui a pû me soulager :
morphine,
MD,
Tramadol...
Je ne craque "que" 3x sur les 2 mois mais cette semaine je tiens, je suis sain, c'est le bout du tunnel.
Je vais voir mon psychiatre en lui demandant de m'accorder du sommeil physiologique le plus correct possible : du
Stilnox.
Une molécule addictive mais qui ne détruit ni le REM, ni le N3.
Une molécule qu'il m'a déjà prescrit par le passé, que j'ai eu à l'hosto en si besoin.
Une molécule addictive mais "propre" - plus qu'une bouteille de vin et 5 Donormyl ou 3 Téralène ; qui respecte les cycles biologiques...et surtout que 14 petits jours.
Je lui ramène les plaquettes des autres médocs, je n'en veut plus c'est fini, il peut compter les cachets, j'ai suivi les prescriptions à la lettre...IL REFUSE CATÉGORIQUEMENT DE ME PRESCRIRE DU
STILNOX.
Sa solution : on augmente les benzos ou on prescrit des H1 qui sont du faux sommeil et qui laissent une horrible pâteuse...c'est pas grave, la
Ritaline est là pour compenser !
Je suis extrêmement en colère, 14j de Z drugs pour finir ma cure refusé sans autre arguments médicaux que "je suis le médecin".
C'est sûr que l'
alcool c'est mieux pour dormir lol, surtout mélangé à d'autres médocs !
Je suis au bout, j'ai fini ma cure, 2cm séparent le stylo et une feuille qui pourraient définitivement me sortir de ces années de souffrance, d'abrutissement, de néant et un homme qui ne connaît même pas la demie-vie, les effets secondaires et les conséquences sur le sommeil des molécules qu'il prescrit à la pelle s'y oppose !
RESULTAT : J'ai volé du
Stilnox à ma grand mère (son stock supp) - je lui ait avoué le lendemain (2j de vol) parce que ça faisait 3j que je n'avais pas dormi, parce que je devenait fou...
Ma grand mère à compris ; le psychiatre à appelé ma mère qui à fait le lien entre ma grand mère le
Stilnox et moi... et c'est encore plus la guerre avec moi comme receptacle en + de mon
sevrage insupportable.
Je dois jongler entre mes conditions familiales dont je ne suis pas responsable, mon étique, ma polytoxiomanie, mon
sevrage...
Ma mère faisant une confiance aveugle à son psychiatre d'adolescence et ma grand mère le détestant et portant un amour étouffant sur moi - je suis a bout.
Et quel médecin donnera du
Stilnox à un jeune adulte avec des antécédents de polytoxicomanie ? - Personne
Alors que quel est le risque ? - Une addiction de plus ? et alors ? j'en serais plus à ça près si je replongeais.
Il y a un an je pensais que la solution était de me sédater à mort pour éviter de m'ouvrir du coude au poignet - aujourd'hui je n'ai jamais été aussi déterminé à m'en sortir, je met tout en place - et ce qui me bloque... UNE PU*** d'ordonnance.
Et tout ce qui en découle ; si je ne retrouve pas le sommeil, je vais finir par dérailler, replonger dans la polytoxicomanie ou je vais devoir me fournir de façon illégale.
Sans compter les conséquences déjà en partie évoquées.
Une vie une fois de plus potentiellement torpillée pour de l'administratif et des positions de pouvoir ? Qui a le droit de décider à ma place ; d'autant plus que je montre ma détermination à m'en sortir, de me priver de sommeil alors que j'explique exactement de façon pharmaceutique pourquoi je préfère tel médicament à un autre ?
Le même docteur qui m'a fait finir en désintox qui m'empêche de finir mon
sevrage ou qui rajoute une difficulté.
Aujourd'hui je vous exprime ma colère mais j'aimerais aussi votre opinion.
Certes je vous ai exposé "ma" vérité d'homme en colère mais pensez vous que cet homme exploite une faille à son profit (plus je fais de séance, plus il encaisse), qu'il pense bien faire (l'enfer est pavé de bonnes intentions) ou que je mon raisonnement est bancal et qu'il a effectivement raison ?
Merci
Dernière modification par Benzotrip (Aujourd'hui à 01:07)