Drogues et littérature / PsychoACTIF

Livre - Drogues et littérature   (2 votes)


#31 19 Jul 2015 à 22:05

PtiDav 
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Re: Drogues et littérature

Pas de souci je reviendrais donner mon avis. Sur FB ca va etre difficile vu que je ne suis pas inscrit sur les reseaux sociaux. Je sais, c'est rare de nos jours de pas y trainer sur fb... lol.


"Le sage cherche la vérité  tandis que l'imbécile l'a déjà trouvée..." (B.W)

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#32 19 Jul 2015 à 22:22

Ravenor 
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Re: Drogues et littérature

Dans la littérature SF (Warhammer 40k)

je vous invite à lire la trilogie de "Ravenor" (et et oui...)

Récit d’un groupe de Mercenaires agissant pour l’empereur et chargés de mettre fin à de nouveaux trafics de stups aux effets parfois bougrement appetissant et d’autres fois diablements pervers et sadiques.... Leurs enquêtes les menent à ratisser des planetes poubelles, des ghettos de la pire espèce mais aussi des station spatiales ou reignent pouvoir et raffinement.

commencer par Ravenor Tome 1 "Rencontres", édition Black Library.

Depaysement garanti, sans risque d’OD....;-).

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#33 19 Jul 2015 à 22:35

Mikizik 
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Re: Drogues et littérature

salut salut,

je viens vous conseiller
FLASH
de Charles Duchaussois de 1971

Pour un rapide résumé c'est un étudiant qui décide de partir en voyage, ayant un petit penchant pour tout ce qui est illégal il voyagera dans divers pays avant de commencer à gouter aux spécialités des divers pays (par spécialité j'entends la drogue), avant de finir à kathmandou.

3/5, c'est une histoire vraie vraiment intéressante qui décrit plutot bien les effets des drogues et loin d'en faire l'apologie il à un regard plutot objectif dessus. Certaines anécdotes sont un peu grosses pour paraitre vraiment vraies (c'est pour ça que je ne lui met que 3/5) néanmoins la découverte de la culture des pays et ses relations avec les habitants du pays sont plaisantes à suivres.
On voit également son comportement évoluer au fur et à mesure de l'histoire, il sera également à mettre en parallèle avec son rapport à la drogue qui change et évolue tout le récit.

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#34 27 Jul 2015 à 00:51

anarcoca 
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Re: Drogues et littérature

Coucou.
Je suis aussi passionné de littérature (d'ailleurs un de mes grands kiff c'est de lire sous l’effet de
la coke...).
Pour rebondir au post sur V. Despentes, je voulais signaler le bouquin
"Apocalypse bébé". Sortit juste avant les deux tomes de Vernon Subutex. Je le conseille, c'est très bien. L'histoire d'une jeune ado accroc au sexe et à la c, qui fugue et dont les parents décident d'embaucher une détective privé pour la ramener. Le synopsis peut paraître simplet, mais c'est vraiment très très bien !

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#35 31 Jul 2015 à 23:38

Dancetaria 
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twt 

Re: Drogues et littérature

xololt a écrit:

Les 2 premiers de Carlos Castaneda : "l'herbe du diable et la petite fumée" et "voir : les enseignements d'un sorcier yaqui".
  La datura : l'herbe du diable, le peyolt : mescalito, et un champi : la petite fumée. Il s'agit là d'une approche magique, rien à voir avec la défonce et l'aspect récréatif. Les autres livres ne font quasi plus référence aux "plantes pouvoirs", celles-ci n'étant qu'une étape dans l'apprentissage..

J'ai adoré les livres de Carlos Castaneda que j'ai dévoré quand j'avais17 ans.
Il faudrait que je les relise,  car ça commence à dater (presque 14 ans).
Ceci dit, je m'en souviens mieux que des cours xD

Sinon je suis très fan de Virginie Despentes.  Surtout pour sa façon de penser et de décrire le monde. Je m'y reconnais tellement...

Dernière modification par Dancetaria (31 Jul 2015 à 23:42)


"La musique c'est du bruit qui pense.." - Victor Hugo

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#36 30 Aug 2015 à 04:02

Vernon Subutex 
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Re: Drogues et littérature

Site découvert par hasard.

Un petit mémoire sur "La Drogue Dans L'Art"

Tres bien écrit, intéressant, concis avec de bonnes références.

La-Drogue-Dans-L'Art

Extrait :

" Dès l'apparition des Hommes, les plantes psychotropes ne servent pas à nourrir mais, procurent l'euphorie, le confort et l'impression de bien-être.

Depuis toujours, toutes les civilisations ont utilisées des substances modifiant les états de conscience. Avec le temps, elles ont été appelées « Dont des Dieux », « Guide du paradis » ou encore « Plante de la joie ».

Les drogues naturelles ont été utilisées dans l'histoire des peuples pour les clients de bien-être, des rites religieux, mais également à la production d'une intoxication et d'une euphorie.

Par le fait que les drogues soient intégrées dans un rituel social, mystique ou religieux, elles bénéficient d'une tolérance socio-culturelle, qui devient une tradition.

Chez les Anciens, dans l'histoire de l'humanité, la drogue est une préoccupation quotidienne.

Parmi les 800 000 plantes connues, une soixantaine d'entre-elles étaient utilisées par les premiers Hommes pour leurs pouvoirs et leurs fonctions diverses qui sont généralement le « voyage », l'extase ou encore, le contact avec les puissances supérieures.

Elles sont le véhicule des premières religions ; la source d'un plaisir lié au sacré et au secret mais aussi un médicament pour guérir les maux de l'âme et du corps ou au contraire, elles peuvent être utilisées comme un poison qui provoque des risques de déchéance et de mort.

Grâce au fait que l'Homme ait laissé des traces de son passage par l'art pictural, dans les sculptures ou dans les premiers écrits ; des archéologues ont fournit des preuves d'une utilisation rituelle de ces substances.

L'effet de ces psychotropes ressenti lors de l'usage peut aussi être atteint par la spiritualité, la méditation ou encore, à travers l'Art.

Les plantes psychotropes sont représentées, ce qui permet aux chercheurs d'avoir des témoignages de leur importance dans la société.

Les civilisations orientales sont les premières à trouver l'efficacité des plantes pour soigner certaines maladies ; on en trouve la preuve dans certains textes hindous.

Elles utilisent aussi le chanvre durant les cultes religieux et les méditations.

Cette plante peut provoquer des crises et des hallucinations ; on l'appelle « le médicament du sommeil de l'enfant » car il calme la folie et apaise.

Les Égyptiens consomment le pavot duquel on extrait l'opium en tant que médicament ou poison ; et le jusquiame, autrement appelé « l'herbe aux poules » en tant que calmant.

On a aujourd'hui reconnu les propriétés narcotiques et toxiques de ce dernier.

25 000 ans avant Jésus-Christ, dans le Golf Persique, les Sumériens sont les premiers à laisser des témoignages grâce à des idéogrammes à propos de l'opium, qui créerait joie et réjouissance.

Du Ve au Ier millénaire avant Jésus-Christ, les civilisations s'épanouissent grâce aux bienfaits des substances végétales.

Des cultures de pavot existaient déjà il y a 3 000 à 4 000 ans en Asie et également en Europe du Sud-Est.

Dans l'Antiquité, on mentionnait déjà les opiacés en tant que médicament contre les douleurs et les diarrhées et comme moyen d'intoxication.

Pour les rites Chamans, les peuples Sud-Américains utilisaient des cactus hallucinogènes comme le peyote et la mescaline, également hallucinogène.

Le cannabis est originaire de l'Himalaya, et utilisé par l'Homme depuis des millénaires en Extrême et Moyen-Orient.

Originaire des Andes, la cocaïer est un arbuste cultivé en Amérique du Sud, en Indonésie et dans l'Est Africain.

Dans les sociétés pré-colombiennes, la cocaïne servait de drogue stimulante, d'objet rituel et de moyen de paiement pour les impôts. L'intérêt pour ces produits résulte de l'envie d'un état supérieur de conscience.

Depuis 2 000 ans avant notre ère, le chanvre indien, ou cannabis est très prisé pour oublier les soucis du quotidien, la faim, la fatigue ou encore pour se rapprocher des Dieux sous le contrôle des prêtres.

Pour les Assyriens du Proche et Moyen-Orient voulant être de bons croyants, le chanvre doit être utilisé afin d'intégrer les cultes.

Les Romains consomment également l'opium. Nous le savons grâce au poète Virgile qui en parle dans deux de ses ouvrages : L'Enéïde et Géorgiques.

Dans ses écrits, Hérodote, parle des vertus thérapeutiques de l'opium ; et Homère, au 3e siècle avant Jesus-Christ écrit dans son Odyssée qu'Hélène fait boire à Thélémaque un breuvage pour oublier douleur et malheur mais personne ne connait sa composition.

Cependant, cette boisson ressemble étrangement au jus d'opium. "


La-Drogue-Dans-L'Art


Quand le sage désigne la lune
L'idiot regarde le doigt

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#37 30 Aug 2015 à 04:13

Vernon Subutex 
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Re: Drogues et littérature

11 Minutes d'intelligence, d'humanité. De bonheur.

Extrait de l' ABECEDAIRE de Gilles Deleuze ( ARTÉ 1989 )

Lettre B comme Boire

ABECEDAIRE-Gilles-Deleuze-B-Comme-Boire

Reputation de ce post
 
Excellente référence l'abécédaire de Gilles Deleuze. Richard Horpe

Quand le sage désigne la lune
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#38 30 Aug 2015 à 04:46

Vernon Subutex 
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Re: Drogues et littérature

Je me suis dit : Et si on faisait une liste de tout les grands artistes ou écrivains avec en face le ou les trucs qu'ils utilisaient.

Puis très vite me suis rendu compte que ça serait un taf de ouf !

Donc plus marrant une liste de tout ceux qui ne prennent ou prenaient rien.

Déjà on souffle ça va être rapidos IoI

C'est drôle je vois pas parmis tout ceux que j'aimes un seul buvant de la tourtelle ou s'eclattant avec des gelulles de valériannes.

Lui je suis presque sur qu'il prend queudalle :

Alexandre Jardin > Jogging tout les matins et perrier tranche


Vincent Delerme > Vélib apres un bol de Ricoré

Ayé fini IoI


Quand le sage désigne la lune
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#39 03 Sep 2015 à 14:57

Vernon Subutex 
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Re: Drogues et littérature

Deux clasiques, pour ceux que les psychédéliques intéressent.

Deux livres de Henri Michaux à propos de ses expériences, retours d'expériences.

avec, entre autre, la mescaline et le Peyolt.

Approches scientifiques encadrées d'un littéraire entre 1961 et 1971

De lecture très accessibles et facilement trouvables en format folio  :


Henri Michaux
Connaissance par les gouffres

Nouvelle édition revue et corrigée en 1968
Collection Le Point du Jour, Gallimard
Parution : 15-06-1961

«Les drogues nous ennuient avec leur paradis.
Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Nous ne sommes pas un siècle à paradis.

Toute drogue modifie vos appuis. L'appui que vous preniez sur vos sens, l'appui que vos sens prenaient sur le monde, l'appui que vous preniez sur votre impression générale d'être.
Ils cèdent. Une vaste redistribution de la sensibilité se fait, qui rend tout bizarre, une complexe, continuelle redistribution de la sensibilité. Vous sentez moins ici, et davantage là. Où "ici" ? Où "là" ? Dans des dizaines d'"ici", dans des dizaines de "là", que vous ne connaissiez pas, que vous ne reconnaissez pas. Zones obscures qui étaient claires. Zones légères qui étaient lourdes. Ce n'est plus à vous que vous aboutissez, et la réalité, les objets même, perdant leur masse et leur raideur, cessent d'opposer une résistance sérieuse à l'omniprésente mobilité transformatrice.
Des abandons paraissent, de petits (la drogue vous chatouille d'abandons), de grands aussi.…

Fiche de l'éditeur :

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLI … s-gouffres

---

Henri Michaux
Misérable miracle. La mescaline

Nouvelle édition revue et augmentée comportant
quarante-huit dessins et documents manuscrits originaux de l'auteur
Collection Le Point du Jour, Gallimard
Parution : 28-03-1972

Misérable miracle est le premier livre consacré par Henri Michaux à ses expériences sur les hallucinogènes. C'est surtout la relation du premier choc de la mescaline, la notation brute de sa première agression, subie comme un viol. Il y a là non pas description, mais communication au sens le plus direct, le plus physique du mot. Car en plus des états exceptionnels qu'il nous révèle et des informations qu'il nous apporte, Misérable miracle fait apparaître chez Michaux, et plus généralement dans la littérature contemporaine, un nouveau langage. Ce livre est ce qu'on pourrait appeler le «reportage» exemplaire d'une expérience psychophysiologique.


Fiche de l'éditeur :

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLI … le-miracle


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#40 04 Sep 2015 à 17:33

Mister No 
Pussy time
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Re: Drogues et littérature

C'est surtout la relation du premier choc de la mescaline, la notation brute de sa première agression, subie comme un viol. - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/p1950 … ml#p195034

Je ne note dans ma "not to do list" :
- mescaline
Ah non, j'vais déjà noté ! big_smile
Par contre merci pour l'envie du livre !

3/5, c'est une histoire vraie vraiment intéressante qui décrit plutot bien - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/viewt … 85#p195185

Ya certainement des vrais morceaux de viande, mais c'est aussi du reconstitué tambouillé par un journaliste à partir de cassettes audio. Cela renforce l'illusion de récit.
Never trust a guy who said en parlant du Flash : (cela reste un livre "culte" pour 74, une forme de témoignage d'une autre époque)

Voilà pourquoi tout vrai drogué, un jour ou l'autre, en arrive fatalement avec la piqûre.
Et devient un junkie.
Un dieu.
Ou une loque.
Au choix.

Fin de la préface. Flash. C Duchaussoix.

Un autre roman qui peut aussi avoir valeur de témoignage d'une autre époque, Impair et manque de Jean-Marie Gingembre :

http://www.trouble-fete.fr/img/p/15-143-large.jpg

http://www.trouble-fete.fr/product.php?id_product=15

Une interview de l'auteur :

Tu choisis quel album pour passer à la question ?

On va retourner à l'époque. Alors soit du reggae, soit du bon vieux rock ( punk rock ou rock'n blues). Ou, le silence. Comme tu préfères.
En y repensant, le Velvet serait le mieux. She's a femme fatale.




Fais péter le CV Monsieur Gingembre, on verra plus tard pour les lettres de motivation. Enfance, vie professionnelle, vie artistique, lieux, dates, casier judiciaire ? Monsieur Gingembre, c’est ton vrai nom ? je te préviens, je veux tout savoir.

Tout ça ?
Je me nomme Jean-Marie Gingembre (c'est pas un pseudo)
Enfance entre bourgeoisie et aristocratie (fauchée. Forcément ?)
Au niveau pro... Après avoir passé un DEUG de philo et un BTS de cinéma, plein de petits boulots (coursier, fleuriste- et assistant réalisateur, monteur, projectionniste, employé de banque. Puis, créatif de pub ( la grande époque) pour terminer comme scénariste, "nègre" et journaliste.

Parlons drogues. De quelles drogues s’agit-il dans le roman ? Je veux tout savoir. Le prix, la qualité, la vie qui va avec, je te préviens, je veux des tranches d’années 80 avec des vrais morceaux dedans. Peux-tu décrire un peu le marché des drogues à cette époque, les tarifs, la disponibilité surtout que tu as beaucoup voyagé ?

De quelles drogues ? Il s'agit d'héroïne. de la blanche. A l'époque, ça valait entre 1000 et 1200 francs le gramme.
Pour moi, il y avait deux marchés. Celui de la rue. Le marché de dépannage (en général, tu y trouvais du brown de plus ou moins bonne qualité)
Et, le marché de "boulot", d'appartement ou de salon. C'était en général de la blanche. A une période, on me livrait à domicile matin et soir. J'avoue que c'était assez confortable. Et, comme je gagnais bien ma vie, aucune difficulté pour un crédit ou payer au mois.
Dans la rue, c'était cash. Et, pas question de discuter la qualité, la quantité...
Le brown coûtait, à peu près, deux fois moins cher que la blanche. Quant à la coke, tu échangeais sans difficulté, un gramme d'héro contre deux grammes de coke (quelle que soit la qualité )
Très souvent, on se retrouvait soit dans l'appart de notre dealer, soit dans le café d'à côté et, très vite, ça se transformait en salon où l'on parlait de la dernière expo, du film de machin, de tel essai ou roman. C'était assez étrange, on avait l'impression d'être de vrais intellectuels (alors qu'on n’ en avait pas la culture) et on échangeait des tas d'idées. On refaisait le monde en attendant d'être servi.
Et, à part quelques crises de parano, on n’ avait jamais la sensation de se faire repérer, gaulé, puis mis en garde à vue et tout le bordel....
De temps en temps, on repartait, avec en plus du petit paquet une charmante jeune fille...
Que puis-je te dire d'autres ?
Ah si, une anecdote.
On avait l'habitude de se retrouver ( on était une dizaine) dans un troquet en face de la mère de notre dealeuse. Dans ce groupe, il n'y avait que des "créatifs", journalistes, galeristes designers, etc.
Donc, on discutait énormément.
Un jour, un gendarme en uniforme nous a demandé si nous faisions partie d'un club et est-ce que ça nous gênerait que son club de gendarmes se joignent à nous.
Le lendemain, on avait changé de troquet.

C’est la galère l’héro quand on gagne sa vie comme un fils de pub ?

Oh que oui !
Quand t'es en manque, t'es en manque. En plus, les plans de rue te jettent, essayent de te braquer ou, au minimim de t'arnaquer.
C'est vrai que ça a l'air confortable vu de l'extérieur.
Tout ton blé passe dans la poudre et tu dois aller voir tous les derniers films, lire tous les derniers bouquins, voire toutes les expos, écouter et acheter tous les disques... Donner le change... Toujours faire penser que tu assures. Camoufler tes rendez-vous avec ton dealer sous divers prétexte (en général, tu t'absentes deux heures, mais comme t'arrives à l'agence à une heure et que tu rentes chez toi - avant d'aller à la Coupole ou à la Closerie avant de se finir aux bains et terminer sa soirée au dépanneur, vers 6 heures du mat'.
On vivait dans une sorte de tribu. Presque tout le monde était célèbre.
Et si tu quittais la tribu ne serait-ce qu'une semaine, tu redevenais un "touriste"
Je crois que je craignais que l'on me voit derrière l'apparence que je tentais de projeter....
Bref, même si j'étais surpayé, je vivais comme un indien au fin fond de l'amazonie. En bouffant n'importe quoi, en cherchant comment gagner un gramme de plus par jour.
Je ne te dis pas la dégringolade.


Le livre comporte deux parties : « Elle » la première, où la narration se fait à la troisième personne du singulier. IL est un des pères des fils de pub que nous sommes. Pourtant le style est d’une étrange simplicité. Cette idée est renforcée par le fait que la lecture glisse toute seule, comme le petit jésus en culotte de velours sur une rampe d’escalier. J’ai tout de suite pensé au publicitaire qui est en toi, à ta capacité d’utiliser les mots pour écrire des phrases simples qui touchent directement la cible, dans un style qui parait épuré, sans superflu qui pourrait détourner l’attention. Comment expliques-tu ce ressenti de simplicité qui donne cette fluidité particulière ? Les phrases commencent souvent par « Elle », alternées par « Il ». Elles paraissent brutes comme des instantanées, des polaroïds, des slogans.


Là, c'est une question difficile.
Dans la première partie, j'ai essayé de poser un regard "neutre". Je me suis inspiré de 5 filles et de trois ou quatre hommes dont moi. Nous étions à peu près toutes et tous dans le même cas. Pour arriver à "Elle" et "Il", il a d'abord fallu que je fusionne toutes ces expériences différentes. Je ne pouvais donc rien décrire, juste suggérer. Je crois que j'ai passé plus de temps à élaguer le texte qu'à l'écrire (en fait, ça m'a pris entre 5 et 7 ans). Je ne voulais que rien ne soit en trop. Quelle importance de savoir si la voiture était comme-ci ou comme ça, raconter tout ce qui s'est passé dedans . Aucun.
Alors que si tu dis que cette voiture en a vu plus que beaucoup de monde, tu en dis beaucoup plus, en moins de mots et sans envoyer le lecteur sur une voie secondaire.
Et, j'ai essayé d'écrire au rythme. Que chaque phrase, chaque paragraphe fasse ressentir la pression, l'urgence ou le vague moment de repos ou de plaisir dans la vie d'un tox.
Si l'héroïne s'appelle "elle", c'est pour un double sens. Pour que le "héros" soit amoureux d'Elle et de l’Héroïne Et raconter ce quotidien amoureux, toujours pressé et que l'on imagine sans lendemain. Ou alors, des lendemains tellement meilleurs.
J'ai surtout voulu être simple et que chacun/e - usager, tox ou abstinent total - lise cette histoire, se rende compte que les toxs ne sont pas des voleurs, des arnaqueurs, des putes.. j'en passe. A la télé, dans les feuilletons, le "drogué" est ce qu'il y a de plus bas dans la société. Et, ça c'est faux !
Quand tu dis que les phrases sont simples (...) "Elles paraissent brutes comme des instantanées, des polaroïds, des slogans.". C'est exactement ça. Mais ces polaroïds, ces slogans s'entrechoquent et provoquent un "malaise, une interrogation.
Comment j'y suis arrivé ?J'en sais rien. A un moment, ça semblait équilibré. mais sans la deuxième partie - qui est autobiographique -, ça n'aurait pas été "équilibré", juste.
Et si la si la première partie m'a pris des années, la seconde, je l'ai crachée en 15 jours (tu peux demander aux potes qui ont relu)
Va comprendre !

Quand-as-tu décidé d’écrire ce livre, quand l’as-tu commencé et achevé ? Comment t’est apparue cette envie ? D’abord, c’est une envie ou un besoin ?

A la base, je voulais casser le cliché : Drogué - délinquant
Je ne voulais que montrer que c'était des gens comme tout le monde. Avec des histoires d'amour, de boulot et tout ce qui s'ensuit.
Et, c'est pour ça que je me suis inspiré de 5 amies (dont une était hardeuse) et de leurs mecs.
Donc, les personnages principaux étant multiples, je ne pouvais les décrire autrement que par des attitudes, des poses.
Question difficile... Pourquoi j'ai écrit ce livre ? On en avait tous marre de l'image que les médias renvoyaient des toxs. Plus on se regardait entre nous moins on se trouvait de rapports avec cette image.
Alors, en 1985, j'ai commencé par écrire des petites nouvelles sur tous les micro-événements de la vie que nous avions. J'ai fini de l'écrire (les 2 parties et l'élagage de la 1° partie qui faisait presque 700 feuillets, quand même). Ensuite, le plus dur a été de trouver un éditeur.
Beaucoup ne voulait pas entendre parler d'une autre image du "drogué", d'autres me disaient : après Kepa et les nuits fauves, il n'y a plus rien à dire sur l'héroïne et le Sida. Et puis, j'ai rencontré Elvire et Jean-Pierre Galand qui ont décidé de me publier.
J'ai mis presque plus de temps à trouver un éditeur qu'à écrire ce roman.
En plus, les 3/4 des gens me disaient : ce n'est pas un roman mais une autobiographie.
Ai-je répondu à ta question ?
Un effet pervers de ce livre, c'est que moi qui voulait faire exploser un préjugé, décoller l'étiquette "voleur, menteur, pute, escroc", je me suis retrouvé avec l'étiquette :"auteur pour histoire d'amour et de drogue" (sans "S" le mot drogue)
Je voulais, avant tout, briser l'image du tox, du junk : la personne la plus bas dans la lie de l'humanité.
Et, je savais, je voyais que c'était faux. Totalement faux.
Et que ce Mensonge allait entraîner tout le monde dans une sorte de schizophrénie. Je consomme mais je ne suis pas comme celui/celle que l'on présente dans les médias.
Je trouvais ça injuste, débile, stupide. Et ça ne pouvait nous entraîner qu'au pire. Chacun étant le complice de son sa dealeur/dealeuse. Un peu comme dans un régime totalitaire où les gens disent ce qu'on leur dit de dire mais pensent totalement différemment et tentent de l'exprimer.
Casser ce préjugé, cette étiquette... c'était ce qu'il y avait de plus important pour moi.
Il fallait montrer qu'ils étaient comme tout le monde. ils essayaient de vivre à la fois leur vie pro et leurs vies perso ( le pluriel est volontaire). Leurs "addictions" leur permettant de remplir un vide, les mettre toujours en "état d'urgence".
La vie de quelqu'un accro est très très intense. Elle en devient "passionnante"
Intensité + passion = "impairs et manque".

Donne-moi du croustillant sur les années du livre. Tu as du croiser pas mal de monde quand tu travaillais dans la publicité. Tu étais payé pour lire des livres, aller au cinéma ou au théâtre, assister aux avant-premières, les vernissages, les expos. Fais nous rêver un peu, je veux du backstage, de l’underground. Allez, tu peux en parler, il y a prescription maintenant. Paris à cette époque, c’était comment ?

Je ne peux pas te donner de noms. Mais c'est vrai qu'en bossant dans la pub, en étant scénariste et journaliste, j'ai croisé pas mal de monde. Certains sont morts comme Patrick Dewaere
Mais, je ne peux pas te donner de noms. Désolé.
Tu veux du croustillant, du sExe.... C'était les années "Sexe and drugs and rock'n roll". Dans une des agences que j'ai fréquentée, un des grands jeux était de se cacher et de choper la première personne (si possible du sexe opposé) avec qui on baisait et puis, on reprenait naturellement nos occupations.
J'ai emmené des clients de l'agence faire "Paris by night" avec des call-girls etc…
Pour impressionner certains clients de province, on organisait des castings de jambes pour des pubs de collant ou de sous-vêtements. Et quand le client-prospect arrivait, il était entouré de jeunes filles magnifiques. Et lui vendre une campagne était beaucoup plus simple.
Dans certaines agences, il y avait soit dealer intégré, soit la poudre était dans le coffre de l'agence et c'était défalqué de ton salaire. Il m'est arrivé d'avoir des salaires négatifs...
Je me souviens d'un client qui venait discuter avec un commercial puis partait aux toilettes et revenait avec une tache de sang sur sa chemise.
Quand il y avait une charrette, on nous filait 500 Francs de l'époque pour que nous puissions passer la nuit à chercher et trouver la campagne adéquate.
On pouvait faire ce que l'on voulait de cet argent. Pour certains, c'était "excellent resto", pour d'autres : putes de luxe et pour les autres : coup de fil au dealer et livraison rapide. Ensuite, on bossait toute la nuit et le lendemain, on assurait la présentation devant des gens très coincés. Mais, on était excusé d'avance. Nous étions une race à part : des "créatifs".
Il y a tellement de petites histoires que je ne sais laquelle choisir.
Par exemple, à une soirée, un mec avait "fait" l'armoire à pharmacie et il a lu "décontractant" et il se l’est envoyé. Manque de bol c'était un relaxant pour sphincters et il a fini la soirée coincé aux chiottes.
Quand j'ai bossé pour une grande émission "culturelle" de seconde partie de soirée, j'ai vu des stars totalement bourrées, incapables de dire un mot, d'autres piquant du zen toutes les 30 secondes.
Ou encore, chez U1, de mes dealers, vers 2 heures du mat', le copain d'une fille passait et réglait son "addition" (et on essayait, discrètement, d'ajouter notre consommation à celle de la fille). En général, cet auteur-compositeur-chanteur et provocateur réglait l'addition et partait avec sa copine qui avait du mal à marcher. A chaque fois, elle arrivait, se faisait un shoot et s'écroulait dans un coin jusqu'à ce que S. vienne la chercher
J'ai un stock d'anecdotes. Tu as quelques siècles pour que je te les raconte toutes ?

Oui !

Un soir, on revenait de chez notre dealer du moment. Contrôle de flics. Et, ils nous ont laissé passer sans aucun blème. L'un était fils d'un ex-premier ministre, un autre était grand journaliste, un autre agent de la DGSE (sic). Le contrôle n'a pas duré longtemps.
Et, je pourrais te raconter les histoires que les filles m'ont dit avoir vécu. C'est assez "drôle".

La drogue aujourd’hui ? Je veux tout savoir, le récréatif, le thérapeutique... Attention, sois précis, tout à l’heure, dans la salle de bain, je dresserai l’inventaire de ta boite à pharmacie pour voir ce que tu me caches. Tout ce que tu as, tu l’as obtenu par ordonnance ? Des extras ?

Là, tu me joues "descente de police" :-)
La drogue aujourd'hui... C'est du passé. Bon, je suis sous métha à 65 mg/jour (en 2 prises).
Et, sinon, je prends de la teinture-mère de chanvre ( comme je ne la trouve pas en pharmacie, je suis obligé de la faire moi-même et, à chaque fois, de retrouver le dosage qui me correspond) et je vaporise 3 à 4 fois par jour en fonction des douleurs, des spasmes, etc.
L'herbe, c'est essentiellement thérapeutique. Avant qu'un infirmier m'en parle, pour moi, l'herbe n'était qu'une "drogue" d'ado. Ensuite, je me suis rendu compte que ça m'évitait de me retrouver aux urgences tous les 3 mois en moyenne.
Et, ça m'a aussi permis de baisser ma consommation de médocs ( prescrits).
L'héro ? J'ai déjà vu le film. En noir et blanc, en couleur, en V.O asiatique sous-titré en marseillais, etc.
La coke, c'est pas mon truc. Et, en France, elle est de tellement mauvaise qualité que ça vaut pas le coup. (NDLR / l'animal a vécu au Vénézuela)
Reste toutes les dopes chimiques... Euhhh... je crois que ça va. J'ai déjà perdu toutes mes dents et cramé pas mal de neurones, j'ai pas trop envie d''éliminer ceux qui restent.
Je ne suis pas William Burroughs. Hélas ( peut-être)

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#41 14 Sep 2015 à 19:37

Richard Horpe 
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Re: Drogues et littérature

Bonjour,

Y'a-t-il des livres intéressants sur toutes les drogues en général? Une sorte d'encyclopédie. Hormis "Drogues, une encyclopédie", qui n'est plus disponible, ou "Histoire générale des drogues". Ce dernier parle-t-il vraiment de tout? Est-il intéressant?

Merci.


"Staline était possédé de la volonté de puissance, rompu par une vie de complots, à masquer ses traits et son âme. À se passer d'illusion, de pitié, de sincérité. À voir en chaque homme un obstacle ou un danger. Tout chez lui était manœuvre, méfiance et obstination. La Révolution, le Parti, l'Etat et la Guerre lui avaient offert l'occasion et les moyens de dominer."

Charles de Gaulle.

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#42 14 Sep 2015 à 20:56

duannes 
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Re: Drogues et littérature

salut il existe un bouquin tres interessant qui s'intitule du chocolat a la morphine!!!!je l'ai lu !!!j'ai pu me le procurer sur le goeland a l'epoque ca doit faire 8 ans je ne sais pas si il est toujours dispo


prenez soin de vous

born to loose,live to win

lemmy kilmister

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#43 16 Sep 2015 à 13:54

Caïn 
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Re: Drogues et littérature

Mister No,
Concernant Gingembre, le bouquin a l'air bien. Mais, petit bémol, je ne crois pas à ces boîtes de pub, rédaction de journaux où tout le monde tapait de l'héro.
Etant moi-même journaliste, je peux t'assurer que j'ai jamais vu personne se faire un rail dans un bureau. D'accord je suis en province mais bon.


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#44 22 Sep 2015 à 18:38

Mister No 
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Re: Drogues et littérature

Concernant Gingembre, le bouquin a l'air bien. Mais, petit bémol, je ne crois pas à ces boîtes de pub, rédaction de journaux où tout le monde tapait de l'héro. - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/p1961 … ml#p196179

Je me souviens d'un client qui venait discuter avec un commercial puis partait aux toilettes et revenait avec une tache de sang sur sa chemise. - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/p1968 … ml#p196837

Ce n'est pas un morceau du roman, c'est une tranche de vie de l'artiste... C'est vrai que ça fait histoire à 99 balles.[vieux con on] Mais c'était avant... c'était les années 80 version sex drugs and rock and roll. Rien à voir avec maintenant même si on trouve de la drogue dans la boite aux lettres. [/vieux con off] drapeau-blanc
D'après mes souvenirs, dealer intégré ou came dans le coffre de l'agence ne signifiait pas forcément que tout le monde tanquait en réunion... par contre, c'était un moyen efficace de conserver les créatifs au bureau, une forme de pragmatisme pour les directeurs. Pas de substitution à l'époque, donc être au bureau n'est pas compatible avec la recherche de came. Je n'ai pas oublié le nom des agences ni des personnes évoquées durant l'entretien. cool

Dernière modification par Mister No (23 Sep 2015 à 11:58)

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#45 22 Sep 2015 à 18:50

youyou 
Nouveau Psycho
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Re: Drogues et littérature

2 manques criants dans ce thread:

- Charles Baudelaire "Les paradis artificiels"    (haschish et opium)

- Aldous Huxley "Les portes de la perception"  (Mescaline) - pour la petite histoire, le nom du groupe The Doors est inspiré du titre de ce livre smile

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#46 23 Sep 2015 à 10:38

Caïn 
Psycho sénior
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Re: Drogues et littérature

Si tu remontes au Libé de Pacadis, années 80. Oui effectivement la came tournait dans pas mal de rédactions. Même fin des années 80 (ou début des années 90), je me souviens d'une boîte de prod' à Lyon, où la moitié des cameramen étaient à fond dans l'héro. Il leur arrivait de piquer du nez en filmant !


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#47 23 Sep 2015 à 10:42

Mister No 
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Re: Drogues et littérature

J'exagère un peu, mais toute la France piquait du nez. big_smile
Fin 70 début 80, j'avais même un prof qui piquait du nez au milieu du cours. On bougeait pas, on faisait corps pour ne pas le déranger dans son piquage de zen, à un moment où il nous paraissait moins pénible malgré son infini gentillesse. Au bout d'un moment, il sursautait et on se marrait bien et il reprenait son cours presque comme si rien ne s'était passé. (sauf qu'il savait plus trop où on en était et moi non plus d'ailleurs)
Même les stups/douanes se shootaient (des agents très spéciaux). Un de mes dealers s'était fait passer les menottes par un gars avec qui il avait shooté et testé/vendu/acheté de la came à nombreuses reprises et qu'il fréquentait depuis des mois. Undercover !
La pub battait des records et par endroits, ils se mettaient bien à l'envers... déjà quand Beigbeder apprenait à lire, Gingembre vivait au Venezuela... Mais avec la pub,  on s'éloigne de la littérature et du journalisme.

http://www.dailymotion.com/video/xnmfxa … aient_news



Pas que des pétards à en croire ses déclarations. coke, LSD, héro de qualité, sevrages au néo codz, pas de substitution, bref, toute une époque.  drogue-peace
Je ne peux pas critiquer objectivement le livre de Gingembre, c'est mon pote et son livre m'a bouleversé, il pourrait mal écrire que je ne m'en rendrais pas forcément compte.
Je risque de ne pas être objectif, mais ce roman au moins valeur de témoignage de cette époque. Reste que j'ai aimé sa lecture pour d'autres raisons que la nostalgie de ma jeunesse et le polaroid que j'avais sous les yeux.
Une époque où il fallait accepter l'idée de la mort imminente d'un proche et/ou de sa propre mort... Je pense à ceux qui sont en vie après avoir accepté de devoir mourir en quelques mois ou semaines il y a de cela plusieurs décades. Reprendre le cours de sa vie après avoir accepté l’imminence de sa mort... C'est aussi là un passage très singulier dans la vie d'une personne...
Une époque sans traitement de substitution et où l'héro pouvait conduire plus que jamais à faire n'importe quoi pour s'en procurer, faute de soins. La citation : "la drogue c'est de la merde surtout quand il n'y en a plus" illustre bien le mal chronophage qui dévorait. Quelle vie quand le quotidien est rythmé par la recherche de produits, d'argent et le manque ? (10 grammes et tu cramais un salaire très confortable pour l'époque... 1g/jour, fallait un salaire de nabab et pour plus fallait être une machine de guerre pour encaisser en restant debout.)
Une époque où la pharmacie en bas de chez moi se faisait braquer régulièrement par des gars dans l'urgence du manque. Une époque révolue et comme pourrait le dire Ribery, la routourne a tourné.

Dernière modification par Mister No (23 Sep 2015 à 13:05)

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#48 23 Sep 2015 à 13:39

Caïn 
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Re: Drogues et littérature

Pour revenir à la littérature. Le bouquin qui m'a le plus saisi, c'est "Héroïne une vie" d'Yves Salgues (biographe de Gainsbourg), l'époque décrite est antérieure aux années 80. Mais le parcours dans la came est parfaitement restitué.

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à lire ! Mr No

La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#49 23 Sep 2015 à 13:48

no punish
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Re: Drogues et littérature

Ardisson : on aime ou on déteste. Perso, moi j'aime beaucoup.
Thierry si tu suis toujours psychoactif, salutations wink

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#50 23 Sep 2015 à 15:34

Caïn 
Psycho sénior
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Re: Drogues et littérature

Je serais plus réservé que toi, No Punish, le mec a été et reste un vrai requin. Il a incontestablement symbolisé quelque chose, décoincé pas mal de trucs. Mais bon, j'ai un peu de mal avec le cynisme des mecs dans son genre.


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#51 23 Sep 2015 à 16:29

Mister No 
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Re: Drogues et littérature

Mais bon, j'ai un peu de mal avec le cynisme des mecs dans son genre. - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/viewt … 50#p196950

Tu parles de Gainsbourg ? drapeau-blanc
Je n'aime pas cette facette là et c'est assez facile, il me suffit d'oublier un titre et en plus, c'est de la soupe : (en matière de cynisme ça se pose, vu la blinde qu'il a du leur lâcher sans consommer, bien entendu je ne parle pas des brasseurs)

Aux enfants de la chance
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance
Ceci

Touchez pas à la poussière d'ange
Angel dust en
Shoot ou en shit
Zéro héro à l'infini

Je dis dites-leur et dis-leur
De casser la gueule aux dealers
Qui dans l'ombre attendent leur
Heure
L'hor
Reur
D'min
Nuit

Aux enfants de la chance
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance
Ceci

Ne commettez pas d'imprudences
Surtout n'ayez pas l'imprudence
De vous faire foutre en l'air avant l'heure dite
Comme Samantha
Edith
Et dites

Je dis dites-leur et dis-leur
De casser la gueule aux dealers
Qui dans l'ombre attendent leur
Heure
L'hor
Reur
D'min
Nuit

Aux enfants de la chance
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance
Ceci

N'approchez pas le magic mushroom
N'essayez surtout pas le free base
Car c'est lui qui vous baise
C'est celui qui vous baise
A l'aise

Je dis dites-leur et dis-leur
De casser la gueule aux dealers
Qui dans l'ombre attendent leur
Heure
L'hor
Reur
D'min
Nuit

Aux enfants de la chance
Qui n'ont jamais connu les transes
Des shoots et du shit
Je dirai en substance
Ceci

Touchez pas au dragon chasing
Chasse au dragon
Qui se prend en shoot ou en shit
Zéro héro à l'infini

Je dis dites-leur et dis-leur
De casser la gueule aux dealers
Qui dans l'ombre attendent leur
Heure
L'hor
Reur
D'min
Nuit

Pour en revenir à la pub et aux publicitaires, parler de cynisme sans citer séguela me manquerait ;

Quatrième de couverture de ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel.

C'est Jacques Prévert qui me fit entrer en publicité. Il faut avouer que j'avais le virus. Je le tenais de Pierre Lazareff. Comment être mieux contaminé ? Alors commença ma course contre le mal. Ma première crise fut de prendre Pompidou comme cover-boy. Je montrai dans l'Express le président barrant un moteur Mercury. Résultat : saisie du magazine. Je rechutai en baptisant " Choux " un immeuble de Créteil en quête de publicitaire. Ce fut le plus beau navet de ma carrière. Dès lors tout empira. Je décrochai le contrat de l'année en proposant les services de Salvador Dali. Mais je ne l'avais jamais rencontré. Pour me punir, le Maître, avant d'accepter, me fit passer de démentielles épreuves initiatiques. Pour ne rien arranger, vint le grand charivari de ma vie. Je lançai les Produits Libres. Je fus aussitôt cloué au pilori. Pour me faire oublier, je réalisai simultanément les affiches du PS., du PR. et du R.P.R.. Ce fut la curée. Restait à me faire soigner. Je traversai l'Atlantique pour trouver un associé yankee. Il me força à boire tant de Château-Margaux que je vis rouge et déclarai la guerre à l'Amérique. J'en suis là. Ne me touchez pas. Je suis contagieux. Je crois bien que je suis fou. Fou de publicité.

Dernière modification par Mister No (23 Sep 2015 à 17:23)

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#52 24 Sep 2015 à 14:04

Caïn 
Psycho sénior
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Re: Drogues et littérature

Quelle merde cette chanson de Gainsbarre ! Et en plus truffée d'erreurs (comment fait-on pour prendre le "dragon chasing en shoot ou en shit" ?


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#53 24 Sep 2015 à 14:24

Mascarpone 
Vieux clacos qui radote
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Re: Drogues et littérature

Caïn a écrit:

Pour revenir à la littérature. Le bouquin qui m'a le plus saisi, c'est "Héroïne une vie" d'Yves Salgues (biographe de Gainsbourg), l'époque décrite est antérieure aux années 80. Mais le parcours dans la came est parfaitement restitué.

Perso, ce bouquin m'a déçu. Je n'aime pas du tout le côté reniement de la came de l'auteur.
En général, dailleurs je n'aime pas les gens qui renient profondément ce qu'ils ont adoré une longue période de leur vie, et qui, si ça a mal fini, incriminent l'autre, les autres, le produit peut importe! sans d'abord regarder ce qui ne va pas chez eux et que, si ils ont merdé c'est avant tout à eux qu'ils faut en vouloir.


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
Le pire con, c'est le vieux con, car on ne peut rien contre l'expérience!
Ce qui est bien chez les félés, c'est que de temps en temps ils laissent passer la lumière!

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#54 24 Sep 2015 à 15:36

Caïn 
Psycho sénior
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Re: Drogues et littérature

Perso, ce bouquin m'a déçu. Je n'aime pas du tout le côté reniement de la came de l'auteur.
En général, dailleurs je n'aime pas les gens qui renient profondément ce qu'ils ont adoré une longue période de leur vie, et qui, si ça a mal fini, incriminent l'autre, les autres, le produit peut importe! sans d'abord regarder ce qui ne va pas chez eux et que, si ils ont merdé c'est avant tout à eux qu'ils faut en vouloir. - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/t9668 … =1#p197067

C'est vrai. Mais c'est une critique qui serait valable à peu près pour tous les bouquins sur la came, malheureusement (à l'exception notable d' "Une vie pornographique" de Mathieu Lindon).
Ces moments -décrits- où le héros rejette la came sont ceux qui m'intéressent le moins, c'est sans doute pour ça que je les oublie. "Tox" de Marc Rioufol (le frangin du journaliste du Figaro !!) m'avait aussi profondément soûlé sur la fin, alors que toute la partie sur la défonce est super.
C'est comme les rockers qui deviennent chiants quand ils arrêtent la dope, c'est ce qui est en train d'arriver à Pete Doherty, le mec s'est enterré à Melun (oui Melun) où il joue à la pétanque dans son jardin.


La drogue c'est de la merde, surtout quand t'en as plus.

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#55 25 Sep 2015 à 10:59

Richard Horpe 
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Re: Drogues et littérature

Si Pete Doherty est un vrai rocker, alors moi je suis Nabilla.


"Staline était possédé de la volonté de puissance, rompu par une vie de complots, à masquer ses traits et son âme. À se passer d'illusion, de pitié, de sincérité. À voir en chaque homme un obstacle ou un danger. Tout chez lui était manœuvre, méfiance et obstination. La Révolution, le Parti, l'Etat et la Guerre lui avaient offert l'occasion et les moyens de dominer."

Charles de Gaulle.

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#56 05 Nov 2015 à 12:37

Mascarpone 
Vieux clacos qui radote
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Re: Drogues et littérature

Caïn a écrit:

Mister No,
Etant moi-même journaliste, je peux t'assurer que j'ai jamais vu personne se faire un rail dans un bureau. D'accord je suis en province mais bon.

Au tout début des années 1990, j'ai été vacataire dans une boite de pub dans la région parisienne.
Je me souviens en particulier, d'une "mission" pour un leader des produits cosmétiques qui trainait en longueur parce qu'elle avait été mal conçue et qu'au lieu de durer quelques jours, 3 semaines après on y était encore tous plus découragés les uns que les autres (certains "chefs" passaient en touriste vu qu'ils n'étaient plus payés pour ça le budget ayant explosé). Tous les jours on était de moins en moins nombreux à venir bosser dans une atmosphère pire qu'enfumée où plus de la moitié des gens qui étaient là piquaient du zen sur leur clavier ou leur téléphone....Un jour éléctrique, ma voisine de bureau, pour désamorçer une engueulade m'a invité aux chiottes où j'ai pu trouver, étalée sur la boite à papier, un magnifique rail de blanche....

Comme quoi, je veux bien croire toutes ces histoires qui couraient sur les boites de pub dans les années 80......


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
Le pire con, c'est le vieux con, car on ne peut rien contre l'expérience!
Ce qui est bien chez les félés, c'est que de temps en temps ils laissent passer la lumière!

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#57 05 Nov 2015 à 13:04

Mister No 
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Re: Drogues et littérature

Bien vu la vanne sur P Doherty.^^
ça méritait pour moi une étoile et pas un post... mais bon, merci quand même. big_smile

Comme quoi, je veux bien croire toutes ces histoires qui couraient sur les boites de pub - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/viewt … =202117#zz

Et dans le prolongement 99 francs... là, je n'ai pas rencontré de protagonistes, mais je veux bien croire aussi à certaines pratiques. Tout en gardant des distances avec le roman, bien entendu.
Je ne l'ai pas lu, mais j'ai bien aimé l'adaptation.

Dernière modification par Mister No (05 Nov 2015 à 13:21)

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#58 05 Nov 2015 à 13:36

Mister No 
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Re: Drogues et littérature

Merci de vous limiter à des œuvres présentant un intérêt littéraire - See more at: https://www.psychoactif.org/forum/t9668 … .html#divx

La bande dessinée est un genre littéraire à part entière, non mais... big_smile
Encore un qui croit qu'avoir une visa premier rapproche du siège de dieu. (celui avec les accoudoirs)

Je pense bien entendu à bloody et Pierre Ouin, mais le coup de cœur du jour revient à ce cher Gilbert Shelton, ses freaks brothers et son chat, Fat Freddy.

http://i31.servimg.com/u/f31/15/21/39/18/freaks10.gif

Dernière modification par Mister No (05 Nov 2015 à 14:07)

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#59 05 Nov 2015 à 13:58

babaji 
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Re: Drogues et littérature

Bonjour les psychos,
Mr Nice est un bouquin hilarant surtout en vo (anglais)mais la VF  est correcte et bien ecrite .
C est une autobiographie,la destinée d un dealer de ganja et de shit a des niveaux enormes le tout sans violences avec des allies surpremant services secrets, mecs de l IRA etc c est vraiment un très bon bouquin que je vous recommande.
Dans un genre beaucoup plus dark influence New York et came et tordus en tous genres l oeuvre complete de Mr Hubert Selby Jr.(le plus Connu,requiem for a dream),le saule,retour a Brooklyn etc ecriture simple et superbe tres fort ,tres sombre mais magnifique.
Un auteur plus recent qui m a bien fait tripper.mr  Brett Aston Ellis dont  le plus connu est, American Psychos,dans tous ses ouvrGes Il y a de la dope ,on passe du reel a l ireel des person ages refont surface dans d autres romans .Il y enormement de second degre et d etat second De la violence phantasmées ou réelle et c est bien ecrit.Bonne lecture
Ciaoooo,
Babaji


La dope fait mieux passer les moments sans argent que l argent les moments sans dope

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#60 05 Nov 2015 à 17:43

Mister No 
Pussy time
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Re: Drogues et littérature

Mr Nice

Il m'éclate. Il remercie tout le monde, d'une infinie gentillesse, mais il a oublié le strain qu'il est censé promouvoir. Il a l'air loooooooin de cette agitation commerciale sans adrénaline. fume_une_joint

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