Merci à tous pour vos messages,
vos réponses me touchent vraiment.
Je vais essayer de répondre à tout le monde en même temps.
Ce que j’ai écrit, c’est vraiment ce qui se passe dans ma tête en ce moment : cette envie qui revient, qui insiste, qui tourne en boucle 24h/24 alors qu’au fond de moi j’ai décidé que non.

C’est épuisant parce que c’est une bataille invisible que personne ne voit.
J’ai pourtant des choses qui m’aident au quotidien : je peins, je lis, j’écris. J’ai fait une thérapie pendant 6 ans, et aujourd’hui je continue à avoir une psychologue. Mon compagnon est psychanalyste, il est très présent, il me soutient énormément et il est là même dans les moments où c’est difficile.
Mais malgré tout ce chemin, malgré tout ce que j’ai construit, il y a encore cette partie de mon cerveau qui revient vers le passé. Comme si une partie de moi se souvenait encore de ce que le produit représentait à une époque. Je crois que c’est ça qui est le plus dur : avoir avancé, avoir changé de vie, et sentir parfois cette vieille envie refaire surface.
Je suis aussi assez seule socialement. J’ai quitté la Belgique pour venir vivre en France, j’ai changé complètement d’environnement, et ici je n’ai pas réussi à reconstruire un cercle d’amis. À part ma famille que j’ai au téléphone, je n’ai pas vraiment de personnes avec qui partager ça au quotidien.
C’est aussi pour ça que je me suis inscrite sur Psychoactif. J’avais besoin d’un endroit où je peux parler avec des personnes qui comprennent, sans devoir expliquer tout depuis le début.
Et je crois que comme beaucoup de personnes qui luttent avec une addiction, je cherche encore parfois le médicament miracle. Quelque chose qui pourrait calmer ce bruit dans ma tête, arrêter ces pensées qui reviennent sans cesse. J’ai déjà un traitement important, mais j’ai parfois l’impression d’être arrivée au bout de ce que les médecins peuvent me proposer. Les psychiatres ne veulent plus vraiment ajouter d’autres traitements, et moi je reste avec cette question : comment apaiser cette partie de moi qui réclame encore ?
La
méthadone m’aide à rester stable, à vivre normalement, mais elle n’efface pas tout ce combat intérieur.
Malgré tout, je ne veux pas retourner en arrière. J’ai trop reconstruit, trop changé de choses dans ma vie. Je m’accroche à mon compagnon, à mes proches, à mes activités, à mes soins, et maintenant aussi à ces échanges ici.
Merci Blow pour ton lien ça m’intéresse vraiment
Je vais m’y pencher.
Merci vraiment pour vos mots. Ça fait du bien de ne pas se sentir seule. ❤️
Tali