Et après? Bonne question... / PsychoACTIF

Et après? Bonne question...

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Dégun 
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Salut à tous,

A 40 ans passés et consommateur depuis plus de 25 ans surtout le week-end (alcool, canabis essentiellement et coke depuis quelques temps), j'ai décidé d arrêter.

Marre des journées du week-end gâchées à cause des gueules de bois, et devoir annuler tous les projets prévus la veille.

Bref, après plusieurs tentatives et rechutes,
j'ai enfin compris que seul j'y arriverais pas. Je me suis décidé à aller dans un csapa.

Donc depuis 3 mois aucune goutte d'alcool ni coke.
Je me rabats sur le kratom pour les week-end (et un peu en semaine aussi maintenant).

Je tiens le coup pour l'instant, sauf que...

Je m'ennuie grave maintenant, j ai l'impression d avoir perdu le seul truc qui me procurait du plaisir dans la vie.

Clairement, la défonce était mon loisir du week-end, bien mérité après la semaine à faire "tout comme il faut dans la vie" (surtout des trucs cons comme faire du fric).

Maintenant, je sais pas quoi faire. Je suis pas heureux ni malheureux, juste rien quoi.

Comme si la vie n'avait plus d intérêt.

Avant j'avais des projets pour le week-end en journée, certes toujours annulés à cause de mes consos de la veille, mais maintenant que je peux ben j'ai envie de rien.

Étonnement j'ai pas spécialement de cravings pour l'instant.

L'addicto m'a filé des neuroleptiques en cas des cravings, j'en ai pris une seule fois. La boîte est quasi neuve.

Je suis déçu, je pensais kiffer plus l'arret de ces consos qui étaient devenues handicapantes pour moi et m'imposaient des convalescence pour cause de gueule de bois.

Bien sûr il y a énormément d effets bénéfiques à l arrêt, inutile de les lister.

Mais les inconvénients sont aussi problématiques pour moi. Presque plus en réalité.

J'ai l'impression d'avoir perdu ma seule passion et moyen de decompression.

J aimerais réussir à gérer mes consos, ce que j'arrivais finalement à peu près à faire en me limitant aux week-ends.

Mais je sais que je suis pas capable de me modérer. Quand je commence je me finis.
C'était vraiment devenu problématique: je commençais à me rétablir à partir du mercredi...

Mais maintenant, bah, je me fais iech. Rien trouvé pour remplacer le plaisir que ça me procurrait.

Au csapa ils me proposent des idées pour m occuper. Rien qui m'interesse pour l instant.

Le sport? J'en fais deja en semaine pour être en forme et musclé. C'est un corvée pour moi, et le week-end c'est le moment de se détendre et de prendre du plaisir à mon sens.

C'est pas tout rose d'arrêter. Perso je suis pas convaincu pour l'instant.

La défonce c'est le seul truc qui a été stable dans ma vie d'adulte, et c'est tellement ancré dans mes habitudes que j'ai l'impression de ne plus être moi.

J'en viens à me demander si je préfère mourir à 80 ans ou bien vivre jusqu'à 60...
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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (meumeuh)
 
même sentiment avec arrêt de morphine Hyrda

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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prescripteur 
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Bonjour, le corps et l'âme doivent reprendre leur place et ce n'est pas immédiat. Pour le PAWS (cf psychowiki) je fais l'hypothèse qu'une partie des symptomes correspond à un "deuil du produit". Et comme l'immense majorité des deuils il y a une fin.
Et aussi comme dans le deuil les incitations à "sortir" sont inutiles et même contre productives tant que la personne n'est pas prête.
Mais il ne faut pas sous estimer le pouvoir des "petites riens".

https://www.psychologue.net/articles/le … ychologues

Amicalement

Dernière modification par prescripteur (04 novembre 2022 à  17:28)

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tellement bien dit merci Hyrda
 
Yesss je dirais presque Amen /Gastox

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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eduardo 
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Salut,
Je pense que face au vide que peut créer l'arrêt de telle ou telle drogue, il faut au début se forcer à se créer de nouvelles habitudes. Je ne sais plus où j'avais lu que le cerveau mettait à peu près 6 semaines à enregistrer une nouvelle habitude et à faire en sorte qu'ensuite tu fasses telle ou telle chose de manière un peu automatique.
Ça peut être n'importe quoi, deux heures de lecture chaque jour ou d'écriture, dessiner, s'inscrire à une activité quelle qu'elle soit etc
Pour le sport, je te conseille vivement la natation qui est un antidépresseur puissant.
J'ai du mal à comprendre que le sport puisse être une corvée quand tu sens la montée d'endorphines après une séance, notamment de natation (mais tous les sports surtout cardio - footing etc - font peu ou proue le même effet) et que tu constates les bénéfices incroyables qu'une pratique quotidienne procure. Quand je dis j'ai du mal à comprendre, ce n'est pas un jugement, c'est juste que pour moi c'est vraiment essentiel et bénéfique.
Dans le précédent post, il est écrit qu'effectivement tout changement prend du temps et qu'on ne se lève pas du jour au lendemain en se disant waouh ok je remplis cet espace vide dès maintenant et c'est vrai que les choses sont plus lentes et complexes.
C'est pour ça que je parle de tenter de s'imposer de nouvelles habitudes et de tenter de s'y tenir sans trop réfléchir pour qu'en suite cela devienne des automatismes.
3 mois d'arrêt d'alcool, c'est génial, mais c'est encore trop tôt pour voir les vrais bénéfices de l'abstinence, c'est même la période considérée par les alcoologues comme dangereuses car en gros ton cerveau n'est pas encore revenue à la normale si je puis dire et travaille encore pour reproduire naturellement endorphine/dopamine.
Je peux t'assurer qu'au bout d'un an, on voit les choses différemment.
Ce que je veux dire, c'est que tu es encore dans le creux de la vague, ton abstinence est récente et que si tu arrives à maintenir tout cela pendant encore quelques mois, je pense que tu reviendras avec un discours plus optimiste.
Moi aussi l'arrêt de l'alcool a provoqué un énorme vide et finalement il m'a refermé sur moi-même plus qu'autre chose au début, plus envie de sortir, d'aller à un rencard avec une nana etc... Puis la vie a repris ses droits !
Je te souhaite beaucoup de courage, je suis un peu plus âgé que toi, avec les mêmes prod et effectivement arrive un âge où tu te dis, qu'est ce que je choisis ? Continuer quitte à mourir jeune ou tenter autre chose et cette autre chose, ce n'est pas en trois mois qu'on arrive à le construire mais tu fais tout pour, notamment en étant suivi.
Peace !

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Dégun 
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Bonsoir à vous et merci pour votre soutient et d'avoir pris le temps de répondre,

prescripteur a écrit

Bonjour, le corps et l'âme doivent reprendre leur place et ce n'est pas immédiat.

Le pb c'est qu'ils n'ont jamais eu une autre place.
J'ai ça rythme depuis l'adolescence (sauf pour la coke, depuis 4/5 ans je dirais), donc en tant qu'adulte j'ai toujours connu que ça. Défonce tous le week-end ou plus.
Jamais eu d'autre routine...
C'est une place a créer donc. L'inconnu, et c'est assez angoissant pour l'instant.

prescripteur a écrit

Pour le PAWS (cf psychowiki) je fais l'hypothèse qu'une partie des symptomes correspond à un "deuil du produit". Et comme l'immense majorité des deuils il y a une fin.
Et aussi comme dans le deuil les incitations à "sortir" sont inutiles et même contre productives tant que la personne n'est pas prête.

https://www.psychologue.net/articles/le … ychologues

Amicalement

Merci pour le lien, et la référence au deuil c'est très intéressant. J'y pensais justement.
Et pareil, c'est angoissant.

"l'avantage" d'un vrai deuil, c'est que le retour est impossible. Mais pour la drogue c'est possible.
Ce que je veux dire c'est que si la drogue était "morte", j'aurais pas vraiment le choix.
Même si je voulais en reprendre je ne pourrais pas.

Ce qui est angoissant pour moi actuellement c'est pas tellement la peur de rechuter parce que la drogue est toujours "vivante" donc possible, mais surtout de concevoir de ne plus pouvoir ou devoir en consommer.
Je dois accepter que pour moi c'est mort alors que ça existe toujours.
J'ai du mal à me faire à cette idée.

Mais bon, on considère aussi que dans une séparation il faut faire aussi son deuil de la relation. Alors que l'autre personne est toujours vivante.
Donc le processus y ressemble un peu tout compte fait. Désolé pour la comparaison foireuse mais ça m'y fait penser.

Je ne sais pas encore si je suis prêt à accepter d'y renoncer toute ma vie. Mais me connaissant je sais que je ne saurais pas gérer si je remets ça.
J'aimerais pouvoir gérer comme ceux qui y parviennent. Mais j'ai pas cette chance. Je suis assez lucide sur ce point.
Tous mes précédents échecs en témoignent, je veux pas faire le candide encore une fois.

Je ne sais pas si actuellement je me situe à la phase "1. Incrédulité" ou "3. L'abattement"(cf le lien https://www.psychologue.net/articles/le … hologues).

Je crois que je suis dans plutôt dans l'incrédulité...

VickNarobi a écrit

T'es en plein dans une phase de changement, et le changement, il prend son temps...

Les petits riens, c'est les détails auxquels tu/nous ne portons pas forcément attention. Lorsqu'on s'autorise à prendre le risque d'un changement dans nos conduites, alors on peut aussi commencer à porter notre attention sur des petits détails qui paraissait insignifiants avant.
En règle général, on percute pas sur le moment, ça vient après (vraiment con ce changement quand même).

eduardo a écrit

Dans le précédent post, il est écrit qu'effectivement tout changement prend du temps et qu'on ne se lève pas du jour au lendemain en se disant waouh ok je remplis cet espace vide dès maintenant et c'est vrai que les choses sont plus lentes et complexes.
C'est pour ça que je parle de tenter de s'imposer de nouvelles habitudes et de tenter de s'y tenir sans trop réfléchir pour qu'en suite cela devienne des automatismes.

prescripteur a écrit

Mais il ne faut pas sous estimer le pouvoir des "petites riens".

Pour ce qui est du changement et du temps pour y parvenir effectivement je retrouve ces principes assez régulièrement dans mes lectures et vous partagez ce concept aussi.

C'est que ça doit être vrai, c'est positif et rassurant.

D'ailleurs ce post qui est hyper intéressant m'a amené à découvrir un autre vidéo de cette chaine Youtube, qui confirme ce principe de la progressivité nécessaire pour le changement:




eduardo a écrit

J'ai du mal à comprendre que le sport puisse être une corvée quand tu sens la montée d'endorphines après une séance, notamment de natation (mais tous les sports surtout cardio - footing etc - font peu ou proue le même effet) et que tu constates les bénéfices incroyables qu'une pratique quotidienne procure. Quand je dis j'ai du mal à comprendre, ce n'est pas un jugement, c'est juste que pour moi c'est vraiment essentiel et bénéfique.

En fait pour moi c'est une corvée parce que:

- Je pratique depuis 2 ans en semaine un jour sur deux le matin avant d'aller taffer. Ça m'oblige à me lever 1 heure plus tôt. (je suis pas matinal)
Je préfère le faire avant d'aller bosser, sinon toute la journée j'y pense: je me dis que ce soir je pourrais pas me détendre en rentrant vu que je devrais faire de l'exercice.

- Je fais des pompes, des abdos, des tractions, du cardio... ce style de tortures. Je trouve que ça n'a rien de fun.

- et faut reconnaitre que l'exercice, bah, ça fait mal!

Mais je suis d'accord avec toi, une fois lancé ça procure vraiment de bonnes sensations. Et des résultats, je suis en pleine forme pour aller au taff après ça.

J'ai ce rythme depuis 2 ans, avec une bonne alimentation j'ai perdu au moins 20kg et aujourd'hui j'ai quasi le corps que j'avais à 20 ans quand je faisais du sport régulièrement.
Je pensais même pas que c'était possible, à 40 ans passés et vu d'où je partais, après des années d'apéros quotidiens. En plus ça été assez rapide, en 4-5 mois j'étais métamorphosé, j'ai eu de la chance.

C'est surtout le résultat esthétique qui me motive à continuer. Mais si je pouvais éviter de m'infliger ça je m'en passerais allègrement lol. Je resterais au lit 1 heure de plus.

Pour continuer au sujet sport, ado je pratiquais plusieurs sports "à sensations", mais j'ai jamais connu un sport qui me procurais des sensations aussi intenses que la consommation de produits (d'ailleurs j'en parlais à la psy du csapa hier).

C'est pour ça que je suis assez dubitatif sur le fait de remplacer la drogue par le sport. De part les expériences que j'en ai.
Ou alors il faudrait que j'essaie le base jump ou un truc du style à la rigueur. Mais j'y crois pas trop non plus.

eduardo a écrit

3 mois d'arrêt d'alcool, c'est génial, mais c'est encore trop tôt pour voir les vrais bénéfices de l'abstinence, c'est même la période considérée par les alcoologues comme dangereuses car en gros ton cerveau n'est pas encore revenue à la normale si je puis dire et travaille encore pour reproduire naturellement endorphine/dopamine.

Je suis peut-être trop impatient aussi. Et les paramètres biologiques à prendre à compte j'y avais même pas pensé.
(en fait je me suis emballé, j'ai recompté je commence mon 3ème mois, ça fait que 2 mois complet en fait)

Et oui, je sens que je peux craquer malheureusement. Je vais essayer de me challenger encore un peu.

eduardo a écrit

je peux t'assurer qu'au bout d'un an, on voit les choses différemment.
Ce que je veux dire, c'est que tu es encore dans le creux de la vague, ton abstinence est récente et que si tu arrives à maintenir tout cela pendant encore quelques mois, je pense que tu reviendras avec un discours plus optimiste.

Ton discours me donne de l'espoir, car en effet je suis pas très optimiste actuellement. En ce moment j'ai tendance à penser que je vais rester dans cet état bâtard, un peu apathique.

J'arrive pas encore à concevoir que ça ira mieux.

Si dans 1 an je vais mieux, je suis prêt à essayer de prendre mon mal en patience.

Parce que si c'est mon état actuel qui m'attend sur le long terme ça a aucun intérêt d'arrêter.
Car malgré tous les bienfaits immédiats que je ressens bien entendu, mon état psychique actuel ne me satisfait pas du tout.

eduardo a écrit

effectivement arrive un âge où tu te dis, qu'est ce que je choisis ? Continuer quitte à mourir jeune ou tenter autre chose

Justement c'est mon grand questionnement du moment. On a qu'une vie.

Si c'est pour me flageller comme je le fais en ce moment et jusqu'à ma mort je vois pas l’intérêt.
D'un autre côté je ne supportais plus mes consos, c'est ce qui m'a fait arrêter.

Je suis un peu paumé, je ne sais même plus si j'étais moins mal avant ou maintenant.
C'est le bordel complet dans ma tête.

Je crois aussi que je commence à idéaliser le passé, alors qu'en y repensant objectivement je sais bien c'était pas le top du tout.

C'est pour ça que j'espère vraiment que ça en vaudra la peine, que je vivrais cet arrêt de façon positive plus tard (pas dans trop longtemps non plus...)

Apparemment tu le vis plutôt bien, ça me donne de l'espoir.  Tu n'as pas de regret en tout cas j'ai l'impression ?
Je ne sais pas où tu en es mais ça ne te manque pas?
Je peux te demander ce que tu fais maintenant de tout ce temps disponible?

Dernière modification par Dégun (06 novembre 2022 à  01:21)


Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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eduardo 
Nouveau Psycho
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L'abstinence m'a peu à peu apporté beaucoup de bénéfices. J'utilisais l'alcool comme un anxio, puis je me suis rendu compte après les premiers mois d'arrêt, que c'est au contraire l'abstinence qui me permettait de réguler mon anxiété plus rapidement, alors qu'avec l'alcool c'étaient des up and down incessants.
Mais au début, ça a été dur avec l'anxiété et de ne plus avoir cette béquille.
Idem pour la timidité, l'alcool me permettait de la dépasser, maintenant j'essaye de l'accepter, je dis pas que c'est simple tous les jours, mais je ne regrette pas mon choix.
Moi aussi j'ai idéalisé le passé, et parfois encore j'ai des envies de tout lâcher. Mais je sais que c'est juste de l'idéalisation car si je repense honnêtement à ma vie quand je buvais, ben, j'étais gros, dépendant, mal physiquement et psychologiquement.
Je me dis aussi que question fiestas et tout, j'ai eu ma grosse part du gâteau...
Pendant au moins un an tu auras des envies plus ou moins fortes qui vont aller et venir puis ça se calme, aujourd'hui l'odeur de l'alcool me dégoute un peu et la compagnie des gens bourrés me lasse assez vite. Et puis il y a la fierté d'y arriver.
Je crois que tu es à un stade où il ne faut pas trop te dire "c'était mieux avant" "je regrette", ton abstinence est récente, il faut poursuivre sans trop te poser de questions (enfin essayer !), franchement essaye de franchir le cap de la première année et là tu pourras faire le point sur tout ça. Il faut un an pour que les circuits neuronaux reviennent lentement et totalement à la normale. Réfléchis aussi à ce qu'était ta vie d'alcoolique et demande toi honnêtement ce que tu regrettes et si c'est ce que tu estimes te manquer t'apportait réellement... Fais une case + et une case - sur les bénéfices et les désavantages de l'alcool, à mon avis y aura pas photo...
L'alcool apporte une satisfaction immédiate, un plaisir immédiat. L'abstinence, non. C'est une construction sur du long terme.
Réfléchis aussi à ce qu'il se passerait si tu continuais l'alcool, dans 5, 10 ans...
Sinon des conseils de base :
si tu as des cravings forts : ne jamais avoir le ventre vide donc manger, boire un grand litre d'eau ou n'importe quoi, les cravings passent au bout de quelques minutes.
Evite les situations à risque dans un premier temps et tente de te tourner vers des personnes qui boivent pas ou peu. Il y en a plein en fait, on ne se rend pas compte quand on picole !
Et oui, sport, sport, sport, ça crée l'endorphine qui te manque, je te conseille d'essayer la natation, l'effet pour moi est plus puissant que la muscu.
Et encore une fois, deux mois d'abstinence tu es dans l'oeil du cyclone, il y a souvent l'euphorie du premier mois puis entre le 2è et le 4è mois un état dépressif. Essaye de passer ce cap. Pour te répondre, il peut m'arriver d'avoir encore des envies, car mon cerveau se rappelera toujours de l'effet relaxant et festif de l'alcool, mais pas des regrets...
Quand j'ai rechuté, je pensais retrouver ça, mais je n'ai retrouvé que du mal être...
je pense aussi à ce que je serais devenu en continuant, à ma famille et à ceux qui m'aiment... Ce n'est pas toi en soi qui idéalise le passé, mais l'addiction et un cerveau totalement chamboulé par cette nouveauté qu'est l'abstinence.
Peace !

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cependant
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Salut,

Juste pour revenir au sport, je dois dire que moi aussi je trouve assez dur de faire de la muscu pour la muscu (bien que ça fasse du bien et tout) ou encore plus courir !

C'est que j'aime bien c'est des sports pour lesquels faut une prepa physique. Je sais pas, pour faire de la boxe thaï ou d'autres sport de combat/arts martiaux il faut de la prepa musculaire. Mais le but n'est pas la muscu en soi. Et ça me motive grave.
Genre faire 100 kicks c'est bien plus motivant pour moi que le même geste sans objectif. En plus, avec les sports de combat c'est aussi l'efficacité qui compte, la propreté du geste...ce qui me fait pas penser sur le moment que je suis en train de faire du sport (car je ne me concentre pas sur l'effort musculaire, mais sur le coup). Et je préfère faire du cardio au sac de frappe que "en l'air".
Puis faire une séance de muscu pour que finalement les coups soient mieux, pour avoir plus de souffle et de résistance, ça me booste pas mal.

En plus c'est des sports qui développent aussi la socialité, en l'aidant à me concentrer sur d'autres objectifs.

Ou par exemple courir je déteste, mais utiliser par exemple le vélo comme moyen de transport quotidien (et y traverser la ville), ça me permet de me tenir en forme, faire de l'exercice et pas le sentir.

Bref, ça ne convient pas à tout le monde, mais moi c'est la parade que j'ai trouvé !

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eduardo 
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cependant a écrit

En plus c'est des sports qui développent aussi la socialité

Oui c'est pas faux, pour le coup nager est un exercice très solitaire smile mais j'ai fait pas mal de sports et pour moi le bien-être qui suit une séance de natation est inégalable (juste mon ressenti perso)
Je déteste aussi courir et ça me nique les genoux, nager est mon Graal mais chacun doit trouver le sport qui lui convient le mieux.
J'ai fait une fois un cours de boxe et c'est vrai que l'entrainement/échauffement avant ne plaisantait pas !
En tous les cas, pour moi le sport est et a été une condition sine qua none pour bâtir une abstinence solide.
peace !

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cependant
Modo bougeotte
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eduardo a écrit

Oui c'est pas faux, pour le coup nager est un exercice très solitaire smile mais j'ai fait pas mal de sports et pour moi le bien-être qui suit une séance de natation est inégalable (juste mon ressenti perso)

En tous les cas, pour moi le sport est et a été une condition sine qua none pour bâtir une abstinence solide.

Nager j'ai kiffé aussi longtemps, jusqu'à avoir des problèmes à une articulation qui ne me permettent plus de le faire intensivement.
Maintenant même la natation j'aime bien pour d'autres buts (ex plongée)...

Mais pour l’abstinence, je ne peux pas dire.

Perso je suis dans une situation proche de celle de Degun. Depuis que je suis ado, je ne conçois pas la vie sans moments de défonce.

Perso, ma solution n'est pas l'abstinence (ça me provoque une frustration qui me donne envie de consommer, et en général moins de bénéfices que la conso), mais une gestion de ma conso pourque justement ça continue qu'à me donner des bénéfices.
Et ça, ça me motive grave à ne pas faire des longues sessions, à trouver des plaisirs lucides (dont le sport justement), etc.
Franchement en ayant été habitué depuis toujours à une altération momentanée de la conscience à travers les prods, perso j'estime vraiment que l'effacer de ma vie, n'aurait pas tellement d'avantages. D'ailleurs, les époques de ma vie où j'ai fortement réduit la conso (voire la réduire à zéro) n'ont vraiment pas été mes meilleurs moments.

Je n'ai pas d'«avant» idéalisé d'une période heureuse sans prods. Même pendant l'enfance, je n'ai pas vraiment de souvenirs joyeux de bien être. Ceux là n'arrivent qu'à partir du moment où j'ai consommé (alcool, cannabis, etc).
Du coup, je n'ai pas de motivation du tout à m'imposer un arrêt des consos.

Le seul truc que j'ai arrêté c'est le cannabis (après 15 années de conso quotidienne), mais sans vraiment vouloir l'arrêter. C'était une période de dépression, avec des crises d'angoisses et une parano tétanisante, et je m'étais fait la réflexion que justement je ne savais pas ça ressemblait à quoi une vie d'adulte sans conso. J'ai donc commencé par faire une pause d'une semaine...qui s'est éternisée à 5 ans maintenant ! Mais ça s'est fait petit à petit, en voyant que sans cannabis, contrairement à mes craintes de pétages de plombs, finalement ça n'allait pas plus mal...voire un peu mieux (sans que ce soit radical, hein). J'ai fumé depuis, mais en découvrant de ne plus aimer ça (c'est quoi cette drogue qui rend tout hyper difficile ??). Et ça ne me pèse pas de m'en passer...après je ne pense pas c'est du hasard si j'ai fini par me rapprocher d'une conso plus intense d'opiacés. Car dans ma vie c'était inenvisageable de concevoir une sobriété permanente. Même si c'est inconcevable aussi d'être tout le temps défoncée hein.

Bref, tout ça pour dire que je comprends très bien la situation de Dégun. Mais malheureusement je n'ai pas de conseils, car perso j'ai tout fait pour ne pas m'y retrouver.

Dégun, tu estimes que les bénéfices de l'arrêt de la conso sont plus que ceux de la conso ?
Pour moi c'est là que ça se joue et c'est ça qui me motive.
Jamais je ne pourrais me motiver à arrêter juste pour répondre à un diktat moralo-sanitaire.
Mais si ça vient de moi, de mes objectifs et envies, j'arrive beaucoup mieux à gérer.

Bonne chance en tout cas !

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eduardo 
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cependant a écrit

Dégun, tu estimes que les bénéfices de l'arrêt de la conso sont plus que ceux de la conso ?

La question est pas pour moi lol mais concernant l'alcool, quand on boit beaucoup quotidiennement, la réponse n'est pas compliquée, car c'est une addiction physique et mentale forte et c'est ingérable, la dégradation est assez inexorable (je parle de l'alcoolisme dur, pas de la personne grosse buveuses ou gros buveur qui arrive à se maintenir à flots même si souvent l'évolution est négative) alors que je connais des gens qui gèrent leur vie avec la came ou la coke ou plein de prods, enfin bref, sans vouloir rentrer dans de longs débats, bien sûr, chacun a sa façon de vivre, de choisir l'arrêt ou de gérer ses consos en fonction des ses choix de vies, enfin de ses choix tout court ! smile
Perso je sais pas je suis dans doute excessif (comme tout addict ???) mais chacune de mes consos prolongées d'un prod ont fini par amener leurs lots de problèmes qui ne me permettent pas de vivre comme je le veux. Les opiacés par ex, je suis dedans aussi un peu trop en ce moment, et je constate que les bénéfices sont vite avalés par les inconvénients. Mais je parle pour moi. En tout cas il n'y a pas de diktat moral ou samitaire qui pourrait je pense m'influencer, même si en vieillissant on comprend mieux l'expression "à la fin du bal il faut payer les musiciens"... et que donc souvent l'arrêt s'avère important, notamment avec des drogues comme l'alcool (d'autres se gèrent bien mieux) si l'on veut envisager un avenir tout bêtement. Anyway ! Peace !

Dernière modification par cependant (07 novembre 2022 à  01:17)

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Dégun 
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Salut à vous,

cependant a écrit

Idem pour la timidité, l'alcool me permettait de la dépasser, maintenant j'essaye de l'accepter, je dis pas que c'est simple tous les jours, mais je ne regrette pas mon choix.
Moi aussi j'ai idéalisé le passé, et parfois encore j'ai des envies de tout lâcher. Mais je sais que c'est juste de l'idéalisation car si je repense honnêtement à ma vie quand je buvais, ben, j'étais gros, dépendant, mal physiquement et psychologiquement.
Je me dis aussi que question fiestas et tout, j'ai eu ma grosse part du gâteau...
Pendant au moins un an tu auras des envies plus ou moins fortes qui vont aller et venir puis ça se calme, aujourd'hui l'odeur de l'alcool me dégoute un peu et la compagnie des gens bourrés me lasse assez vite.

Tout pareil.
Pendant des années l'alcool c'était un anxiolytique pour moi, obligé de boire 3-4 verres après le taff. + lâchage le week-end.
Besoin "d'éteindre la lumière", de me mettre sur off.

Mais depuis 2 ans plus besoin de picoler tous les soirs, je réservais ça au week-end.
Le vendredi matin j'étais tout euphorique en sachant que c'était le jour de la défonce. Je savais que j'avais de la coke, plus qu'à choisir avec quel alcool accompagner ça.

Depuis l'arrêt j'ai fais 2 soirées avec un pote qui boit beaucoup, ça ma gonflé. Bon même quand je picolais il me gonflait déjà quand il est bourré.

eduardo a écrit

Je crois que tu es à un stade où il ne faut pas trop te dire "c'était mieux avant" "je regrette", ton abstinence est récente, il faut poursuivre sans trop te poser de questions (enfin essayer !), franchement essaye de franchir le cap de la première année et là tu pourras faire le point sur tout ça. Il faut un an pour que les circuits neuronaux reviennent lentement et totalement à la normale. Réfléchis aussi à ce qu'était ta vie d'alcoolique et demande toi honnêtement ce que tu regrettes et si c'est ce que tu estimes te manquer t'apportait réellement... Fais une case + et une case - sur les bénéfices et les désavantages de l'alcool, à mon avis y aura pas photo...

Je suis bien conscient de tous les bénéfices que l'arrêt m'apporte, et des inconvénients de mes consos aussi, c'est bien pour ça j'essaie encore une fois.

J'en pouvais plus de ne pas me contrôler, quand je commence à boire je me finis.
Et tous mes temps libres étaient monopolisés par ça (vacances idem, def tous les jours).
Donc je me reposais jamais, enfin seulement en semaine quand je bosse.
Et les soirées à dire de la merde, et à regretter le lendemain. Pour ça aussi que je préférais sur la fin me défoncer solo chez moi.

Je compte plus les soirées à taper dans les wc des bars ou des boites. J'avais trop honte de moi.
Et les lendemains où au volant de ma caisse avec une sacrée gueule je balançais ce qui me restait de c dans une poubelle en me disant "plus jamais"....

En plus j'arrivais plus à boire sans taper de la coke. Dès que je commençais à picoler la clochette de Pavlov sonnait dans ma tronche.

Ce qui m'a motivé aussi à arrêter c'est que j'éprouvais même plus de plaisir, j'avais presque plus d'effet, je savais même pas pourquoi je le faisais. L'habitude quoi.

Cette fois je mets plus de chance de mon côté en allant au csapa pour la première fois. Vu que tout seul j'ai jamais réussi à tenir.
2 mois sans une goutte ça m'était jamais arrivé en 25 ans. C'est un record absolu. J'ai du tenir 1 mois max.

eduardo a écrit

L'alcool apporte une satisfaction immédiate, un plaisir immédiat. L'abstinence, non. C'est une construction sur du long terme.
Réfléchis aussi à ce qu'il se passerait si tu continuais l'alcool, dans 5, 10 ans...

Franchement, depuis quelques temps je relativise sur la vie, je suis pas persuadé que la vie ai grand intérêt en fait.
Beaucoup de contraintes, de peines, de galères dans un monde de chacals pour peu de bonheur. C'est pas très gai mais c'est mon avis.

Je me dis que ce que je fais changera rien, pourquoi ne pas s'en foutre et ne rien prendre au sérieux.

eduardo a écrit

Evite les situations à risque dans un premier temps et tente de te tourner vers des personnes qui boivent pas ou peu. Il y en a plein en fait, on ne se rend pas compte quand on picole !

C'est clair, et quand je sors les gens ne relève même pas plus que ça que je décline un verre. J'étais un peu le "pire" de mon entourage. Donc ça passe plutôt bien de ce côté.

eduardo a écrit

Et oui, sport, sport, sport, ça crée l'endorphine qui te manque, je te conseille d'essayer la natation, l'effet pour moi est plus puissant que la muscu.

Je t'assure que fais beaucoup de sport. Ca fait du bien sur le coup, mais ça passe très vite je trouve.
La piscine de ma ville a fermé récemment...Pas de bol. lol

eduardo a écrit

Et encore une fois, deux mois d'abstinence tu es dans l'oeil du cyclone, il y a souvent l'euphorie du premier mois puis entre le 2è et le 4è mois un état dépressif.

Je suis plein dedans, et ça je l'avais pas venu venir. Je pensais pas du tout traverser ça.

Je vais essayer t'écouter en me disant que c'est transitoire. Je me laisse une chance, tant pis si je serre les dents si au final ça passera.

eduardo a écrit

Quand j'ai rechuté, je pensais retrouver ça

Ok merci, parce que justement je commence à envisager de re-tester pour me calmer. En espérant naïvement ne pas replonger. "juste une soirée" quoi...Mouais... même moi j'y crois pas.

eduardo a écrit

Ce n'est pas toi en soi qui idéalise le passé, mais l'addiction et un cerveau totalement chamboulé par cette nouveauté qu'est l'abstinence.

J'y étais pas préparé du tout, je pensais que ça serait que du positif d'arrêter.

cependant a écrit

Je sais pas, pour faire de la boxe thaï ou d'autres sport de combat/arts martiaux il faut de la prepa musculaire

J'y ai songé, en plus y a une salle de boxe thai juste à côté de chez moi.
Justement pour sociabiliser aussi. J'ai plus trop de pote ici, ils ont tous pour la plupart déménagé.

Mais l'idée de me prendre des taquets dans le pif après le taff m'a un peu refroidi lol.

cependant a écrit

Depuis que je suis ado, je ne conçois pas la vie sans moments de défonce.

Perso, ma solution n'est pas l'abstinence (ça me provoque une frustration qui me donne envie de consommer, et en général moins de bénéfices que la conso), mais une gestion de ma conso pourque justement ça continue qu'à me donner des bénéfices.
Et ça, ça me motive grave à ne pas faire des longues sessions, à trouver des plaisirs lucides (dont le sport justement), etc.
Franchement en ayant été habitué depuis toujours à une altération momentanée de la conscience à travers les prods, perso j'estime vraiment que l'effacer de ma vie, n'aurait pas tellement d'avantages. D'ailleurs, les époques de ma vie où j'ai fortement réduit la conso (voire la réduire à zéro) n'ont vraiment pas été mes meilleurs moments.

Voilà, c'est exactement ça. J'arrive pas à concevoir une vie lucide. Je connais pas vraiment en même temps. 
D'ailleurs le week-end je prends du kratom, histoire de compenser un peu. Ça m'aide et ça me permet de pas me coucher à 5 du, tout éclaté.
Dans l'idéal j'aimerais me passer de ça aussi, et surtout éviter de reproduire les mêmes erreurs avec un produit différent.

Je voudrais tellement réussir à gérer la conso des produits que je prenais, ça serait plus simple. Je me torturerais moins le cerveau. 

En plus j'ai une mauvaise expérience qui m'a traumatisé. Il y a 4 ans j'ai arrété de fumer.
Après pleins de tentatives avec des patchs, des chewing gum etc j'ai tenté sans rien, en me disant que j'allais en chier pendant quelques temps et que ça passerait.
Sauf qu'après 1, 2, 3, 4 mois c'était de pire en pire, je devenais fou.

Un soir une copine m'a fait essayer sa clope électronique, ça m'a de suite fait un bien incroyable.
Le lendemain j'en ai acheté une, depuis je m'en sépare pas et je fume toujours pas.

Donc l'arrêt pour moi c'est pas un bonne expérience.
Je regrette pas d'voir arrêter et j'ai pas envie ni besoin de refumer, mais l'arrêt en soi j'en garde un très mauvais souvenir.

cependant a écrit

Le seul truc que j'ai arrêté c'est le cannabis (après 15 années de conso quotidienne), mais sans vraiment vouloir l'arrêter. C'était une période de dépression, avec des crises d'angoisses et une parano tétanisante, et je m'étais fait la réflexion que justement je ne savais pas ça ressemblait à quoi une vie d'adulte sans conso. J'ai donc commencé par faire une pause d'une semaine...qui s'est éternisée à 5 ans maintenant ! Mais ça s'est fait petit à petit, en voyant que sans cannabis, contrairement à mes craintes de pétages de plombs, finalement ça n'allait pas plus mal...voire un peu mieux (sans que ce soit radical, hein). J'ai fumé depuis, mais en découvrant de ne plus aimer ça (c'est quoi cette drogue qui rend tout hyper difficile ??). Et ça ne me pèse pas de m'en passer...après je ne pense pas c'est du hasard si j'ai fini par me rapprocher d'une conso plus intense d'opiacés. Car dans ma vie c'était inenvisageable de concevoir une sobriété permanente. Même si c'est inconcevable aussi d'être tout le temps défoncée hein.

J'avais arrêter aussi pour les mêmes raisons. Mais depuis quelques temps je supporte beaucoup mieux, plus de crise d'angoisse.

Par contre pas une grosse conso, le soir et pas tous les soirs, avant de dormir.
Je ferais plus la même erreur de consommer la journée.
Comme tu dis c'est quoi ce produit qui t'empêche de tout faire lol. Enfin c'est mon cas aussi.

cependant a écrit

Dégun, tu estimes que les bénéfices de l'arrêt de la conso sont plus que ceux de la conso ?

Y a pleins de bénéfices c'est clair. Surtout au regard des inconvénients que ça avait sur moi.

Mais ça me rend pas plus heureux pour l'instant. Je me sens moins "heureux" au contraire que quand je consommais.
Je trouve la vie fade en ce moment.

Normal j'ai perdu le seul truc qui me faisais décompresser, mon hobby du week-end.

Comme je consommais pas en semaine pour pouvoir assurer le quotidien, ma défonce du week-end c'était ma récompense.
Mon plaisir dans ce monde de brutes.

J'avais justement réussi à me cantonner au week-end et ça m'allait, pendant quelques temps.
Mais quand c'est tous les week-end le même tarif, au bout d'un moment je savais plus quoi faire d'autre à part ça. C'est ça le problème je me suis enfermé dans cette routine, sans alternative.
Normal, j'ai connu que ce rythme. Et depuis la coke c'est encore plus problématique, je bois plus, je me couche plus tard et donc le lendemain journée perdue.

Quand je me limitais à boire ça allait, à 1h j'étais pété, je me couchais et le lendemain j'avais pas trop mal. Je pouvais faire des trucs la journée, autres que ramer comme une loque.

Mais maintenant je suis incapable de boire sans avoir envie de taper.

Si ça avait été occasionnel ça serait passé, mais là c'était régulier. Les week-end sans: sur les doigts d'un manchot.

Au début alcool + coke j'adorais, j'avais des effets positifs donc c'est ce qui m'a incité à réitérer chaque week-end.

Mais petit à petit je kiffais même plus en fait.

Dans l'idéal, si je reprenais faudrait absolument que je me limite à certains week-ends. Mais je pense qu'au bout d'un moment je repartirais sur ce même ryhtme.

Par contre tu dis un truc très intéressant: Pour ne pas être contrainte d'arrêter tu préfère gérer. Ça t'es moins dur à vivre.
Je trouve ça plein de bon sens.

Je crois que c'est le meilleur compromis, pour ceux qui y arrivent sans que se limiter ne soit une torture.

Perso, j'ai plus de mal à me limiter à une certaine quantité que ne pas en prendre du tout.
En tout cas sur une soirée, sur une vie on verra...

cependant a écrit

Jamais je ne pourrais me motiver à arrêter juste pour répondre à un diktat moralo-sanitaire.

Y a un peu de ça aussi, je culpabilise là-dessus...

Encore merci pour votre attention et votre bienveillance, on verra bien ce que l'avenir me réserve.


Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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100foie_niLoi 
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Yooo!

C'est un champignon vert que je souhaitais mettre avec le commentaire :

"J'aurais pu écrire la même chose... Lutter longtemps ou tout donner, vivre, profiter jusqu'au bout "

Si un modo peut modifier ma maladresse...

Si Tu Ne Sais Pas Ou Tu Vas, Souviens Toi D'ou Tu Viens...
Teuf Teuf Fais Le Train, C'est Le Gros Train De Vie...
Rip Darkmarket...

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cependant
Modo bougeotte
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Salut,

bien contente que cet espace d'échange puisse te faire un peu de bien dans ce moment difficile.

Dégun a écrit

Je crois que c'est le meilleur compromis, pour ceux qui y arrivent sans que se limiter ne soit une torture.

Bah le truc c'est que je ne le vois pas comme une limitation, c'est pour ça que ça marche.

Imaginons, un week-end j'ai envie de faire une randonné en haute montagne. Et bah, je sais que ce week-end là je ne le vis pas comme une limitation le fait de ne pas rechercher la défonce, mais au contraire comme un choix que je fais pour pouvoir faire ce dont j'ai envie.
Et je trouve souvent des "prétextes" de non conso wink

Par contre, ça m'arrive aussi de décidé d'avoir envie de me mettre la tête bien comme il le faut. Si le lendemain j'arrive à rien, ce n'est pas grave, car mon envie pour cette semaine c'était pas de faire une chose précise.

Et j'essaye de varier les activités (et les produits...), ce qui permet aussi de ne pas reproduire forcément des habitudes dont c'est difficile de s'en passer.

Après la difficulté que je rencontre c'est que certains prods (la came par exemple), m'aident clairement aussi à bosser. Et là ça devient plus difficile à gerer, car c'est en consommant que je suis efficace. Mais comme souvent ça altère mon sommeil, je finis par me dire que finalement ça me dessers plus qu'autre chose et du coup plus trop avoir envie de consommer.

C'est pour ça que je te posais la question sur les bénéfices. Pour moi quand j'ai des bénéfices évident, ça m'aide à suivre mes décisions (même si ce n'est pas toujours facile !), mais en gros ça me fait dire que je ne consomme pas parce que j'ai envie de ne pas le faire et je ne réprime pas mon envie de le faire (où je me fixe à l'avance des moments où je sais que je pourrais me lâcher, ce qui me motive à me refréner dans d'autres).
Là je m'étais dit que je n'aurais pas chopé de la came plus souvent que 15j, l’échéance était vendredi. Dès mercredi jeudi, j'en aurais eu un peu envie, mais je m'était dit que c'était cool de ne pas consommer pour faire baisser un peu ma tolérance, profité pour faire des trucs qui n’étaient pas très adaptés à la conso. Et finalement à la place de foncer direct vendredi, j'ai même attendu jusqu'à aujourd'hui (ok, c'est pas non plus 2 ans, ça reste deux jours, mais j’étais bien comme ça).

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Dégun 
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Salut,

@ Cependant: Ok je comprends ta manière d'aborder les choses pour gérer et ça sans te priver finalement.

Perso j'ai trop délaissé des loisirs autres que la défonce depuis 2-3 ans. Plus d'alternatives du tout.

@eduaedo: tu ne bois plus mais tu consommes autre chose.
Ça me conforte dans mon idée que vivre lucide à temps plein quand on a connu les plaisirs de la défonce n'est pas une évidence.

Si je décide de reprendre un jour je crois et j'espère que mes erreurs m'auront servit de leçon.

Rien que tout le temps passé au csapa est contraignant, m'en serait bien passé..

Parce qu'entre les effets négatifs de consos non maîtrisées et la difficulté de l'arrêt, dépasser les bornes c'est vraiment la loose....
Tout à perdre.

Même si ne pas consommer apporte des avantages, je considère objectivement qu'on passe aussi à côté de sacrées sensations et de plaisirs en tripant.

J'en parlais hier avec l'addicto, qui me dit "bienvenu dans le monde réel".

A quoi j'ai répondu que la réalité était vraiment fade, quand on a connu une autre réalité je voyais pas comment s'en contenter.

Bref, je vais essayer de continuer à abstenir le plus longtemps possible, pour pouvoir faire un choix en conscience le moment venu.

Quoiqu'il en sera je ferai vraiment attention à gérer si je reconsommais dans l'avenir. aucune envie de revivre l'excès et un arrêt forcé..

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eduardo 
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@eduaedo: tu ne bois plus mais tu consommes autre chose.
Ça me conforte dans mon idée que vivre lucide à temps plein quand on a connu les plaisirs de la défonce n'est pas une évidence.

Oui bien sûr, je suis un assez gros consommateur de cannabis, opioides aussi à cause de douleurs chroniques et d'une addiction qui du coup s'est enclenchée.

Perso je suis dans une optique de tout supprimer à terme, et de tenter la vie clean, je ne sais pas si j'y arriverai et c'est un choix personnel pour revenir à la discussion sur ce post, c'est juste mon désir, le mien et je respecte tout ce qui a été écrit ici.

Bien entendu que ce n'est pas une évidence... Je n'ai pas écrit cela d'ailleurs.

Après le cannabis ou même la codéine ne me pose pas autant de problèmes que l'alcool au quotidien, autant sur le plan psycho que physique. Pour moi l'alcoolisme est ingérable et je ne vois que l'abstinence pour m'en sortir et je pense sincèrement que pour un alcoolique, une consommation contrôlée est souvent + dure que l'abstinence, mais encore une fois, c'est mon ressenti.

Il y a peu de drogues où je me sois dit que ce n'était pas gèrable et que ça allait m'entrainer au fond du trou : il y a l'alcool, le crack et la meth.

Vivre ou non sans substance relève du choix de chacun (bon enfin quand on est dans une conso à fond et dépendant, je ne sais pas si ça relève d'un choix réel). Perso l'alcool ne me manque pas au quotidien, car la dégradation physique qui en a résulté était réelle, visible, et c'était pour moi le seul choix que d'arrêter.

Bien entendu j'ai une personnalité addict et je compense (transfert d'addiction)
Je ne suis pas non plus à l'abri de reboire.
Bref, chacun fait comme il peut avec ses moyens. Mais quand on a passé un certain âge avec une longue conso d'alcool, je me répète, c'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens !

Dernière modification par eduardo (11 novembre 2022 à  10:38)

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Dégun 
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Salut,

Effectivement, ma grande interrogation est de savoir si on peut apprécier (se contenter?) une vie lucide quand on a connu les sensations fortes des produits.

C'est mon expérimentation du moment.

Il y a des hauts et des bas, périodes de déprimes alternées avec quelques moments de joie.

Petit à petit mon cycle de sommeil devient régulier entre le week-end et la semaine. Je me couche et me lève assez tôt.

Enfin, je dirais plutôt que je me lève pas tard parce que je m'emmerde le soir en week-end et que je me couche tôt (hier soir samedi je piquais du nez à 22h...). Donc pas de raison de me lever tard.

Ce qui est positif c'est que je commence à m'habituer et à trouver des occupations en journée.

Le soir la défonce me manque encore beaucoup. Mais le matin je regrette pas d'être frais.

C'est très ambivalent comme ressentis,  entre le soir où j'ai l'impression de me punir et le matin où je suis fier d'être en forme.

Pour le positif j'ai l'impression que mon cerveau commence à s'habituer lentement à ne pas être stimuler artificiellement. Donc je retouve un peu (à peine) de sensations et d'émotions naturelles.

Je suppose (j espère) qu'au fil du temps ces instants agréables seront plus nombreux, intenses et durables. Et je verrais à ce moment si ça me suffira.

Pour être tout à fait honnête et me motiver à faire durer cette abstinence le plus longtemps possible, je me dis aussi qu'au plus j'attends au plus la première fois où je recommencerais je ressentirai pleinement les effets du produit consommé.

J'essaie de tromper mon cerveau mon ça.

Lol quel boulet, je suis incorrigible.

Cette technique me permet de retarder l'échéance sans devoir faire le deuil d'être dans un état second.
Pour le moment j'arrive pas à me faire à l'idée de ne plus consommer de ma vie.
C'est trop dur mentalement.

Déjà que je déprime d'être lucide, pas besoin de me déprimer encore plus.

Ainsi j'ai un but: attendre un max pour bien ressentir le produit la prochaine fois.
Et peut-être qu'à force d'attendre j'aurais même plus envie de consommer du tout.

Je verrais quels résultats de cette technique de feinte de mon cerveau m'apporte.

Avant d'arrêter je ressentais presque plus les effets positifs des consommations. Je consommais par habitude, sans y prendre plus de plaisir que ça.

Mais je sais pas si je m'alcoliserai par contre, bienque le combo alcool+coke me faisais kiffer.

Peut-être que j'essaierai ghb ou gbl (jamais testé)+coke pour compenser.

Pour l'alcool à l'excès on est bien d'accord, à un moment on paie la facture.

L addicto aussi m'a dit ça la semaine dernière. En plus selon lui quand les conséquences de l'alcool se manifestent c est souvent trop tard, la santé se dégrade d'un coup.

Il m'a prescrit un bilan sanguin. J'ai de la chance je n'ai aucune séquelles.

Je vais essayer de ne pas laisser passer cette chance.

Portez-vous bien!

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eduardo 
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C'est très ambivalent comme ressentis,  entre le soir où j'ai l'impression de me punir et le matin où je suis fier d'être en forme.

Salut, moi je n'avais pas la sensation de me punir, ça n'allait pas jusque là, mais par contre quand j'avais de grosses envies le soir et que je ne craquais pas, je me rappelle effectivement des matins qui suivaient et de la joie me lever l'esprit net et en forme !
Je pense qu'il ne faut pas forcément se dire "l'abstinence est à vie, l'alcool est fini à tout jamais" mais se donner quelques mois, un an, tenter le coup quoi, puis faire le bilan, bref offrir à ton cerveau une porte de sortie (dont il n'aura plus besoin sans doute après).
bon courage à toi

Dernière modification par eduardo (14 novembre 2022 à  05:03)

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Dégun 
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Salut,

Quand je disais "se punir", je voulais dire subir la frustration de ne pas consommer. Résister au cravings.

Me dire que c'est provisoire, essayer de tenir quelques mois effectivement c'est ce que je me dis pour me rassurer.
Histoire d'y aller petit à petit psychologiquement.

Je me suis fixé jusqu'à fin décembre. Soit 4 mois.

La dernière fois que j avais stoppé la coke c'est le temps que ça m avait pris pour ne plus y penser.

Ce qui est positif c'est que les conséquences de l alcoolisations sont vraiment de bonnes raisons de ne pas reprendre.

Bourré, je me manque pas...

A+!

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Dégun 
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Bon, ayé 3 mois sans alcool ni coke. Du tout, walou.

Je m'ennuie toujours le week-end. Samedi dernier sorti en soirée avec une copine.
Elle est pas vraiment au courant de mon passif, elle pense que je suis un simple "fêtard".
Donc elle a pas compris pourquoi je refusais de boire de l'alcool.

Elle m'a proposé des verres toute la soirée.
Comme elle connaît pas le contexte je lui en veux pas.
Au bar je cède, j accepte un verre juste pour lui faire lui plaisir. Même pas envie, mais vraiment.
Le temps d aller s assoir je me ravise et lui donne mon verre.
Elle a fini la soirée éclatée, complètement incohérente.
Assister à cette situation à jeun c'est vraiment chelou, c'est moi qui suis comme ça d habitude. Du grand n'importe quoi.

Bon au moins j'ai pu conduire avec 0 gramme dans le sang et la ramener en sécurité.
Couché à 5h,  dormi 4h en tout mais le lendemain frais comme jamais. Aucun regret.

En ce moment je carbure au kratom en soirée le week-end, ça me permet  d'être def. Complètement lucide je suis pas encore prêt, je crois que j en ai pas envie en fait.
Pas capable, pas prêt, pas envie. C'est trop mon plaisir d'être dans un état second. Faire une parenthèse sur la réalité qu est-ce que c'est bon....

Par contre je sens beaucoup moins l effet du kratom. À force d en prendre 3 ou 4 dans le week-end c'est moins intense.
J ai essayé avec la codeine mais pareil, je crois que je la ressens encore moins avec la tolérance au kratom.
S'il faut que je me limite à 1 week-end sur 2 avec le kratom ou la codé ça va être chaud, le week-end sans rien. Enfin, juste au cannabis en substitut.

Plus de fume donc je suis retourné au spot au j'allais me fournir en coke.
J avais peur d etre tenté d en racheter en y allant, mais non. Sur place ça m'a pas posé de pb.
Les cravings de coke commencent à passer, et ceux d'alcool aussi.
C'est plutôt cool.

Par contre comme j'ai toujours pas changé ni trouvé comment occuper mes soirées de week-end je flippe de reprendre les mauvaises habitudes au bout d un moment.

L addicto m'a mis en garde, je le plussoie.

J ai beau chercher je vois pas ce qui pourrait remplacer l effet de decompression qu apporte la défonce après une semaine bien chargée en obligations à la con...

Je teste le micro dosage de truffe le matin en semaine.

Je suis incorrigible...lol

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joel92 
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Aie aie aie...

Ici arrêt de la tize depuis juillet... Plus envie non plus, trop de regrets occasionnés.

Mais je compense, speed, 2-fma, kéta, opioides, benzos un peu... Incapable de ne pas être def.

J'ai pas de conseil à te donner vraiment donc je sais pas trop pourquoi j'écris..

Mais ouais l'alcool perso c'était une plaie, pas envie de m'y remettre. Et socialement c'est chaud comme tu le dis. mais là je sens que c'est durable, donc pour moi c'est déjà ça de prit...

Pour la coke j'ai toujours évité (bah ouais le speed c'est 20€ max et carrément plus fort donc j'ai toujours tourné aux amphets).

J'espère que t'arrivera à trouver ton équilibre..

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Dégun 
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Salut,

L’alcool en effet c'est une plaie pour certains, nous par exemple....

D’ailleurs depuis que je ne bois plus je réalise à quel point j avais vraiment pas la même descente que les autres. En soirée la plupart boivent un verre, deux ou trois grand maximum....

Sinon de mon côté je constate que ma perception de la situation évolue progressivement.

Ca devient intéressant cette expérience en fait. Une sorte de introspection, avec des prises de conscience et des points de vue évoluant au fur et à mesure.
Ce qui fait que même si l’arrêt est dur à vivre, ça me motive à poursuivre l expérience pour connaître la suite. Un peu comme un feuilleton. (Désolé le terme est un peu vintage, et les séries ça a jamais été mon truc).
Je suis acteur et aussi spectateur de l’expérience, c'est chelou mais intéressant.

Même si j’arrive pas pour l'instant à apprécier vraiment un soirée sobre (avec des gens) j’apprécie le fait de ne pas trop avoir de cravings sur le moment. Rien que ça c'est appréciable, ça devient plus vivable. Mais je m’ennuie un peu beaucoup quand même...
Même si c’est reposant de ne plus avoir à réfléchir aux stratagèmes et à des endroits glamours comme des WC pour aller taper de la coke toutes les demies heures

Je suis pas non plus complètement sobre quand je sors. Je prends du kratom ça me fait une bonne béquille pour m’aider, mais assez soft. L’effet est pas violent, je perds pas le contrôle de ce que je dis ou fais et le lendemain je suis pas un légume. Et aussi ça me permet de pouvoir conduire pour rentrer une fois l effet passé, vu que ça dure pas trop longtemps.

J’appréhende plus trop ces moments à risque que sont pour moi les soirées.  Mais je reste vigilant, j’évite les situations trop risquées.
J’appréhende plus le fait de m’ennuyer.

Ouais j’arrive pas encore à apprécier la soirée juste pour ce qu’elle est. C'est pas le top, mais au moins je vis moins comme une torture de m’abstenir. C’était inconcevable avant, je savais que rester lucide serait pas un bonne soirée à cause des cravings.
Je reste plus seul le week-end, c'est déjà ça. Avant pour ne pas consommer (et encore...) je ne prenais pas le risque de sortir.

Si j’arrive un jour à trouver du plaisir dans une soirée en étant lucide, ça sera une avancée incroyable pour moi.

Jusqu'à présent, passer une soirée sobre était plutôt une contrainte. Limitée à lutter contre les envies.

Maintenant je lutte plus trop, mais j’arrive pas pour autant vraiment à passer un bon moment. Je m’ennuie un peu. Inconsciemment, une soirée réussie est pour moi une soirée où je me défonce.

Tout ça m’amène (aujourd'hui) à plusieurs constats:


- Je pourrais jamais oublier le plaisir que m'ont procuré les drogues.

- Je sais pas m’amuser autrement qu’en étant dans un état second. J'ai jamais appris.

- Avant j avais pas le choix de consommer, c’était ancré, j’étais trop dépendant et habitué.

- Maintenant j'ai pas le choix non plus. Si je veux reprendre le contrôle et ne pas subir mes consos je suis obligé de m’abstenir.

- Et ça m est insupportable de ne pas avoir le choix....Je peux pas rester comme ça, je serais jamais heureux dans cette situation.

Vu que j’arrive toujours pas concevoir une vie sans profiter des sensations que procurent la conso je mets un challenge. Un objectif pour me laisser entrevoir la possibilité rassurante de pouvoir un jour reconsommer.

Pour l’instant l’idée d’une vie sans drogue c'est trop de pression pour moi, et déprimant. J'ai jamais connu un truc aussi divertissant que la drogue. Même pas le sexe, pourtant c'est un truc de fou aussi.

Le deal avec moi-même c'est que tant que je n’arriverais pas à kiffer les soirées, les repas festifs, les concerts etc... sans produits, je reconsommerais pas.

Sinon si je reconsomme je vais forcément kiffer, et j’arriverais à la conclusion que je ne peux passer des bons moments que dans la consommation. Et retour à la case départ...

Par contre, si je parviens à me desinhiber, à sociabiliser, lâcher prise sans produits, alors consommer ne sera plus une obligation. J’aurais le choix.
Je saurais que les bons moments ne passent pas forcément par la drogue. Enfin j'espère que c'est le cas!

Je pourrais consommer et profiter si j'en ai envie. Et aussi à l’inverse ne pas être obliger de consommer pour apprécier les autres moments.

Donc c'est mon objectif actuel: réussir à être bien sans produits dans un premier temps.

Quand j’aurais, j'espère, réussi je verrai bien si je voudrais reconsommer ou pas. Si j’arrive à apprécier la vie sans me défoncer, si ça se trouve j’aurais plus jamais envie (besoin surtout) de consommer.

En tout cas cet objectif me rassure aussi, car ça me laisse entrevoir la possibilité (l espoir aussi...) de reconsommer peut-être sans retomber dedans de plus belle, mais de façon raisonnée. Comme beaucoup de mes potes y arrivent et que j’envie.

Si ça se trouve j’y arriverais pas, je pourrais jamais avoir des vrais bons moments de détente sans conso maintenant que j’y ai goûté.

Quand je connaissais pas les drogues j avais pas besoin de ça, mais maintenant?
Je vais tout faire pour y arriver, si je réussi pas être bien sans drogue je serais déçu. Mais au moins je saurais, que j'ai plus le choix. Faut que je consomme pour réussir à vivre.

Bref, je gamberge pas mal. Je sais pas si c'est lié à avoir les idées claires ou à mon expérimentation du micro dosage.

En tout cas ça m’occupe bien l esprit en ce moment...Je verrais l évolution de mon point de vue avec le temps.

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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Bonjour, il y a peut etre un peu de PAWS la dedans.

https://www.psychoactif.org/psychowiki/ … de_sevrage


https://pbinstitute.com/blog/post-acute … -syndrome/



4 – Anhédonie

L'anhédonie est un terme utilisé pour décrire une condition dans laquelle quelqu'un a perdu, partiellement ou entièrement, la capacité de faire l'expérience d'un plaisir. L'anhédonie va bien au-delà d'une simple perte d'intérêt pour les activités et les activités dont quelqu'un a bénéficié auparavant et est souvent décrite par ceux qui en font l'expérience comme le sentiment que leur capacité à apprécier presque tout a été désactivée. Symptôme typique de sevrage, ceux avec PAWS sont susceptibles de souffrir de périodes plus longues et plus extrêmes d'Anhédonie, perdant de l'intérêt non seulement pour les passe-temps ou la socialisation, mais aussi dans les relations, l'activité sexuelle, et même les désirs de base comme manger.

Donc avec le temps l'aptitude au plaisir va revenir. Amicalement

Dernière modification par prescripteur (03 janvier 2023 à  10:21)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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Dégun 
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Bonsoir Prescripteur,

Merci

Malheureusement je reconnais assez bien les symptômes décrits...

J'ai l'impression de n'avoir aucune émotion, ni bonnes ni mauvaises.

Avant j'avais quand même des sensations, j etais content, excité, euphorique,  triste ou énervé et ce même sans consommer.

Depuis l'arrêt c'est presque le néant. A part quelques passages d angoisses irrationnelles.

Le programme à l'air sympa :

"Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.

Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.
"

2 ans à ce rythme c'est énorme, c'est pas étonnant de rechuter....
Faut une sacrée motivation.

Par contre je n'ai pas de variations de phases, je suis à plat presque continuellement depuis plus de 3 mois d arrêt.

Ce que je me dis depuis que j'ai arrêté, à quoi bon si c'est pour se sentir plus mal qu'en consommant.

C'est une donnée importante à connaître et à considérer si on veut arrêter.
Savoir qu'on est parti pour une longue période difficile.

J'espère que l'aptitude au plaisir reviendra, c'est dur à  vivre.

Et j'espère que si on rechute, enfin plutôt que si on reconsomme sans reprendre le rythme des consommations d'avant on ne repart pas à zéro pour 2 ans fermes..

Dernière modification par Dégun (13 décembre 2022 à  21:35)


Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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Grut 
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Dégun a écrit

Courage à toi Dégun smile

Dernière modification par Grut (13 décembre 2022 à  23:19)

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Bonjour, les temoignages sur PA montrent que 2 ans c'est un maximum plutot qu'une moyenne ! Moyenne difficile à evaluer comme la plupart des personnes ne font pas de PAWS (60% ?). Et quand il survient c'est plutot quelques mois.
Mais la sortie est souvent progressive avec des moments de mieux et de moins bien alternés.
Amicalement

Dernière modification par prescripteur (14 décembre 2022 à  09:23)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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Bonjour, (Degun) ta question m'a poussé à chercher des articles sur la neurologie du bonheur (le contraire de l'anhedonie). D'autant que j'ai lu dans Sapiens de juval Hariri ce point qui m'a interpellé.
Il semble que le bonheur soit relativement peu lié aux événements extérieurs (richesse , reussite etc..). Une étude classique sur la relation entre bonheur et revenu montrait que le bonheur augmentait avec le revenu pour les bas revenus mais ensuite n'augmentait plus , avec unne limite autour de 6000 euros/mois environ.
Pour certains auteurs les événements extérieurs n'expliqueraient qu'environ 10% du bonheur.

Alors qu'est ce qui génère le bonheur. Tout simplement les neurotransmetteurs (endorphines, dopamine, ocytocyne, GABA). Certains ont les "gènes du bonheur" et oscillent entre 6 et 8 sur une echelle de 1 à 10. D'autres n'ont pas cette chance et oscillent entre 4 et 6.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4449495/
ijph-43-14681.pdf


Mais ces neurotransmetteurs sont justement  ceux qui sont liés aux "drogues" soit directement (stimulants)  soit indirectement (dopamine par le circuit de la récompense).On peut donc penser que la consommation de "drogues" est un essai de booster sa capacité innée au bonheur, soit qu'elle paraisse insuffisante, soit qu'on veuille encore l'augmenter.

Et, en effet, on pourrait rêver à une "pilule du bonheur". Malheureusement les produits existants ne fournissent qu'une partie de ce cahier des charges, soit parce qu'ils ne sont pas assez efficaces assez longtemps, soit parce qu'ils ont des effets secondaires qui finissent par s'opposer au bonheur.

https://www.lexpress.fr/sciences-sante/ … 93667.html

D'autre part, il y a une différence importante entre le plaisir et le bonheur, qui a été très discutée par les philosophes.

https://www.kartable.fr/ressources/phil … heur/11240

La différence la plus citée est que le plaisir est éphémère alors que le bonheur est un état plus constant. Sur le plan neurobiologique le plaisir serait lié à la Dopamine et le bonheur à la sérotonine. Certes le plair peut mener au bonheur mais aussi au désir insatiable, qui est source de souffrance.

psychaanalyse.com/pdf/LE_BONHEUR_SELON_LE_BOUDHISME_FICHE.pdf

D'ailleurs une étude montre le caractère négatif de la recherche insatiable (craving) en opposition au bonheur de vivre des moments de plaisir sans en faire une quête perpetuelle.
Pour prendre un exemple, manger des patisseries de temps à autre fait partie des plaisirs de la vie et mène au bien-être, alors que vouloir en manger tous les jours sera une source de satiété et d'insatisfaction (et de diabète).

pb-61-1-1036.pdf

Revenons sur le rôle des psychotropes qui peuvent mener au bonheur. La plupart mènent en effet au plaisir mais mènent ils au bonheur? Comme tous les plaisirs ils peuvent augmenter le bien-être mais ils ne doivent pas être l'objet d'une recherche perpetuelle, au risque de mener à un effet négatif. Une "bonne" gestion de leur consommation est donc necessaire mais il est difficile de préciser ce qu'elle doit etre chez chacun (avec ses gènes, son histoire etc..).

nihms344799.pdf

Toutefois existe il actuellement des psychotropes du bonheur ?

Les BZD, les AD ont été cités comme "pilules du bonheur" (ce qui mntre bien le caractère "zen" du bonheur, avec des GABAergiques et des serotoninergiques).mais le problème est qu'ils semblent efficaces chez ceux qui ont des symptomes negatifs (depression, angoisse) mais qu'ils ne semblent pas efficaces pour renforcer le bonnehur chez les personnes deja heureuses. Si c'était le cas, leur consommation serait massive mais après des espoirs initiaux, notamment sur le prozac, il ne semble pas y avoir de consommation massive en dehors des traitements de symptomes identifiés.

jci39766.pdf

En fait il existe aussi des moyens non médicamenteux de boosting du bonheur , notamment generosité, altruisme, meditation, alimentation saine, sport, modération sur PA etc..

On pourrait donc proposer à ceux qui consomment des psychotropes à la recherche de "plus de bonheur" une association avec des methodes non pharmacologiques pour booster leur recherche du bonheur. Notre société fait evidemment le contraire à travers la repression et la stigmatisation.Je propsoe donc l'ouverture d'une "école du bonheur" sur PA où les forumers pourraint échanger leurs recettes.

nb= La définition du bonheur comme un état de "zenitude"  (l'ataraxie du sage) n'est d'ailleurs peut être pas la seule valable. Peut être certaines personnes percoivent isl le bonnehur comme la succession d'émotions fortes, comme par exemple suivre des matchs de football.

Ce texte essaie d'ouvrir un sujet qui peut, à mon avis, être poisitif sur la consommation et sur la réponse  médicale et sociale à cette consommation. Vos avis sont bienvenus.
Amicalement

Dernière modification par prescripteur (03 janvier 2023 à  10:23)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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Dégun 
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Bonsoir Prescripteur et merci pour la réponse détaillée,

prescripteur a écrit

Il semble que le bonheur soit relativement peu lié aux événements extérieurs (richesse , reussite etc..). Une étude classique sur la relation entre bonheur et revenu montrait que le bonheur augmentait avec le revenu pour les bas revenus mais ensuite n'augmentait plus , avec unne limite autour de 6000 euros/mois environ.
Pour certains auteurs les événements extérieurs n'expliqueraient qu'environ 10% du bonheur.

Effectivement, dans mon cas du moins le conditions matérielles n'ont pas amené plus de bonheur.
J'ai été pendant plusieurs années au RSA. Maintenant que ça va beaucoup mieux financièrement et que j'ai une situation plus stable ça n'a pas changé grand chose.
Ça a surtout enlevé le stress lié aux questions d'argent, mais pas agit du tout sur le bonheur. D'ailleurs la semaine dernière je me disais justement que si je gagnais 10x je ne serais certainement pas plus heureux.

prescripteur a écrit

On peut donc penser que la consommation de "drogues" est un essai de booster sa capacité innée au bonheur, soit qu'elle paraisse insuffisante, soit qu'on veuille encore l'augmenter.

Perso, l'alcool me servait à décompresser et à m'anesthésier. La coke pour apporter du plaisir.
Beaucoup de mal à trouver ça sans produits.


prescripteur a écrit

La différence la plus citée est que le plaisir est éphémère alors que le bonheur est un état plus constant.

Ca me parle beaucoup, j'ai toujours cherché des "shoots" de plaisirs pour en éprouver, même avant la drogue. Par exemple des sports à sensations etc...


prescripteur a écrit

Revenons sur le rôle des psychotropes qui peuvent mener au bonheur. La plupart mènent en effet au plaisir mais mènent ils au bonheur? Comme tous les plaisirs ils peuvent augmenter le bien-être mais ils ne doivent pas être l'objet d'une recherche perpetuelle, au risque de mener à un effet négatif. Une "bonne" gestion de leur consommation est donc necessaire mais il est difficile de préciser ce qu'elle doit etre chez chacun (avec ses gènes, son histoire etc..).

Le hic c'est que quand on a trouvé avec les produits ce qu'on a jamais trouvé ailleurs, on a tendance à y retourner...

Perso la première fois que j'ai testé l'extasy j'ai tout de suite pensé sur le moment que je voulais vivre toute ma vie dans cet état. Euphorie et soucis inexistants, que du "bonheur".
La vie "normale" est vraiment fade en comparaison.

Sauf que la redescente était encore plus intense que la montée, donc ça m'a calmé. Sans ces effets secondaires je serais sous mdma H24 je crois.


prescripteur a écrit

En fait il existe aussi des moyens non médicamenteux de boosting du bonheur , notamment generosité, altruisme, meditation, alimentation saine, sport

La seule chose citée que j'ai pas essayée c'est l'altruisme. Pourquoi pas.
La méditation j'ai essayé quelques temps, pas facile. J'ai peu peut-être pas insiter suffisamment pour ressentir des effets durables.


prescripteur a écrit

modération sur PA

lol

prescripteur a écrit

On pourrait donc proposer à ceux qui consomment des psychotropes à la recherche de "plus de bonheur" une association avec des méthodes non pharmacologiques pour booster leur recherche du bonheur[...]
Ce texte essaie d'ouvrir un sujet qui peut, à mon avis, être positif sur la consommation et sur la réponse  médicale et sociale à cette consommation. Vos avis sont bienvenus.

Si certains on des idées de "recette du bonheur" ça pourrait être utile en effet, peut-être que ça pourrait en aider, comme moi.
Je suis preneur de "trucs et astuces".

Grut a écrit

Courage à toi Dégun smile

Merci! En ce moment c'est la loose.roll

Dernière modification par Dégun (19 décembre 2022 à  20:16)


Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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Hilde 
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Bonsoir Dégun,

Je ne pense pas avoir grand chose d'utile ou joyeux à apporter à la discussion mais elle me touche. Je vous lis avec intérêt et j'ai l'impression de me retrouver dans ce que tu racontes Dégun, cette difficulté à trouver de l'intérêt à la vie sans prods, surtout lors des moments de décompression, résonne en moi.

Chez moi ça se limitait au tabac et à l'alcool, mais tellement associés à la récompense l'un et l'autre, et à une forme de dopage permanent pour le tabac, que l'incapacité à envisager faire sans m'a maintenue dans le status quo pendant des années. Jusqu'à ce que les bénéfices des consos ne justifient plus les dommages et risques en fait.

C'est presque pire d'ailleurs, c'est comme s'il n'y avait plus vraiment de bénéfices possibles. Comme si l'effet premier des consos était ou serait les dommages - à l'indicatif ou au conditionnel selon le niveau d'abstinence, partiel ou total.
Le tabac n'est même plus envisageable en ce qui me concerne ; mais si la vape n'en a pas tous les inconvénients elle n'apporte pas non plus la même intensité de plaisir, c'est vraiment un substitut un peu fade.
Quant à l'alcool, avec un ou deux verres je ne retrouve pas l'euphorie des grands soirs, juste un peu de détente, et si je vais au-delà je risque surtout d'en subir rapidement les effets sédatifs, et le lendemain tous les inconvénients physiologiques.

Tout ça pour dire qu'en fait j'ai pratiquement fait mon deuil de ces plaisirs-là que mon corps ne peut plus encaisser. J'ai longtemps encaissé, comme si la nuit remettait les compteurs à zéro. Une bonne nuit et ça repartait. Arrive un moment où la machine commence à buguer, puis casse. A ce moment-là évidemment on n'a pas la solution pour gérer sans, pour trouver goût à la vie "sans", quand on a toujours vécu adulte avec. Mais je n'avais plus le choix, je n'ai plus le choix, au point qu'aujourd'hui même "avec" le plaisir n'est plus possible.

Longtemps je me suis demandée comme j'avais fait avant l'âge de 15 ans. Avant de vraiment connaître la cigarette. Je n'arrivais pas à me figurer que j'avais pu exister, faire un tas d'activités qui m'avaient procuré du plaisir avant d'avoir été addict au tabac (et au café, puis à l'alcool). C'était super perturbant, j'avais l'impression d'être née à l'adolescence, sans arriver à saisir ce qui avait pu exister avant et qui savait faire sans toutes ces augmentations.

A l'arrêt ma première préoccupation c'était d'être capable de fonctionner au quotidien sans béquille toxique, sans tabac et sans alcool, et ça, ça marche (avec la vape, mais même la vape avec un peu d'efforts je peux m'en passer toute une demi-journée).

Je ne me suis jamais vraiment interdit totalement l'alcool mais en fait sans tabac je n'imagine pas pouvoir retrouver les mêmes sensations qu'autrefois, et comme dit, aujourd'hui je sens difficilement les effets euphorisants mais j'en sens facilement les désagréments, donc même pour le soir, les sorties ou le WE, ce sera sans ou avec très peu d'alcool. Là ça marche aussi, c'est-à-dire que je gère ou survis sans difficulté, mais effectivement, je n'ai jamais retrouvé les sensations d'avant 2007, c'est-à-dire avant le bannissement du tabac des cafés, bars, restos et boîtes. En fait ça fait 15 ans que je me  .... que je m'ennuie...,  d'une certaine façon. Quoique je reconnais que de pouvoir vaper à l'intérieur m'a permis d'apprécier de nouveau un certain nombre de lieux où je mettais de moins en moins les pieds.

Cela me fait bizarre d'écrire ça. Aujourd'hui j'apprécie énormément que tous ces lieux soient non-fumeurs, tout comme les lieux publics, et je n'ai aucune envie d'être enfumée, mais je me souviens qu'avant j'ai vécu des moments d'euphorie d'une intensité qui ne m'est plus accessible. 

J'ignore si c'est le contraire du traumatisme, un peu comme des souvenirs de récompense ultime qu'on serait perpétuellement motivé à rechercher, et une fois qu'ils ne sont plus accessibles on a beaucoup de difficulté à réorienter sa motivation vers d'autres recherches.

En même temps en ce qui me concerne ça m'obligeait à filtrer un certain nombre d'expériences selon mes critères, ce qui avait pour résultat d'appauvrir mon existence finalement, à passer à côté ou disqualifier certaines des expériences qui procuraient du plaisir aux autres. Des expériences qui auraient sinon pu être plaisantes ne pouvaient l'être à partir du moment où fumer était impossible et qu'il n'y avait pas un peu d'alcool au bout de la journée.

Aujourd'hui je ne poursuis pas le gros rush de dopamine et d'ailleurs je ne saurais pas comment faire. Certaines situations peuvent néanmoins me le procurer mais c'est au cas par cas, non automatique et en général non prévisible ou planifiable. J'avais à peu près le même problème que toi, je n'ai pas trouvé la solution de substitution mais ça ne m'est pas insupportable de vivre sans, je prends plaisir dans des sorties et expériences ordinaires, dans une réalité non-augmentée.

Je ne sais pas vraiment si j'ai fait mon deuil, si je me suis résignée ou simplement adaptée à la situation. J'ai l'impression qu'au passage une partie de moi est morte, mais c'est peut-être l'âge ou un tas d'autres facteurs aussi car c'est difficile de faire la part des choses finalement. Cela fait 5 ans que j'ai mis un énorme frein à l'alcool et 3 ans et demi que j'ai arrêté le tabac et je me sens toujours en période de reconstruction.

Je voulais ajouter un peu plus et commenter certains de tes écrits car je te trouve très clairvoyant mais également trop pessimiste, peut-être parce que trop exigeant. Finalement je me dis que je risque de tomber un peu à côté du sujet.

Bon courage et bonne chance en tout cas!

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Dégun 
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Salut Hilde,

Merci pour les encouragements, je vais essayer de continuer à me faire souffrir t'inquiètes! Lol
tongue

J'espère que tu vas bien?
Je crois me souvenir de discussions sur le forum alcool en 2017 ou 18.
Ça passe sa race...
big_smile

Pour moi aussi l'interdiction du tabac dans les bars et restos a été un deuil. Jusqu'à ce que je découvre 10 ans plus tard la possibilité de vaper en douce dans ces endroits.

Par contre je vape toute la journée, même au travail non stop. Perso je crois que je préfère la vape au tabac maintenant. Même si quand je picolais je fumais de temps en temps en "soirée".

Je sais pas si je suis exigeant comme tu dis.
Ce qui est sûr c'est que je considère que quand on a connu des états de "réalités augmentée" la vraie réalité semble tellement fade.
Du moins la réalité continuelle, sans moments de decompression et de lâcher prise intenses. Que j'ai jamais connu sans prod de mémoire d'adulte.

Actuellement je trouve ça dommage de devoir m'en passer.
Vu que j'ai du mal à trouver un sens à la vie, je m'interroge sur l'intérêt de vivre lucide.

Si je continue à ne pas kiffer grand chose comme en ce moment, je vois pas pourquoi persister à m'infliger ça.

Le (presque) pire c'est que j'ai presque plus de cravings. La phase d'arrêt qui était difficile commence à passer.
Réussir à ne pas céder me procurait au début au moins un peu de satisfaction, la fierté de ne pas craquer. Ca me consolait un peu.
Mais maintenant je me dis bon beh voilà quoi, je consomme pas. Youpi....
hmm


Depuis quelques semaines je pense beaucoup aux vieux qui se laissent mourir parce qu'ils n'ont plus goût à la vie.
Ceux qui ont perdus leur conjoint, leurs amis, et qui ne voient plus d'intérêt à continuer de vivre.

Ça me parle vraiment depuis quelques temps.

Je pense pas du tout me suicider ni me laisser mourir, mais je crois comprendre ce qu'ils ressentent. Je fais le parallèle.
Jusqu'à présent je pouvais pas comprendre ça, cette abdication face à la difficulté de vivre quand on y trouve plus d'intérêt.
Je comprenais pas comment on pouvait perdre l instinct de suirvie.

Maintenant je comprends tout à fait.

Je pense à ma grand-mère qui alors en pleine forme physique est décédée quelques semaines après être entrée en Ephad. Ça l a énormément déprimée.
J'ai toujours pensé qu'elle s'était laissée mourir, je voyais pas d'autre explication.

Bref, c'est assez pessimiste effectivement comme mood, mais je trouve ça assez réaliste malheureusement.

Pourtant je me sens pas plus déprimé que ça. Je commence à me résigner. La vie n'est pas la même sans prods.
En même temps je dis ça mais je suis pas clean non plus, je me kratomise avec impatience tous les week-ends. C'est mieux que rien pour moi.
Je crois que j'ai pas encore passé un week-end absolument lucide.
Déjà que c'est pas la joie j'imagine même pas sans rien du tout.

Bref, ceux qui veulent arrêter, je vous souhaite pas de connaître ce qui m'arrive.
V'là le chamboulement!

lol

Dernière modification par Dégun (19 décembre 2022 à  22:02)


Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite.

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Bonjour, excuse moi de continuer mais c'est un sujet qui me semble important. Je me suis aperçu que j'avais oublié le systeme andocannabinoide. Et bien il est là lui aussi.
Amicalement

https://www.fundacion-canna.es/en/pursu … have-do-it

Matsunaga M1, Isowa T2, Yamakawa K3, Fukuyama S4, Shinoda J4, Yamada J4, Ohira H3. Genetic variations in the human cannabinoid receptor gene are associated with happiness. PLoS One. 2014 Apr 1;9(4).

https://journals.plos.org/plosone/artic … ne.0093771

Résumé

Le bonheur a été considéré comme un état émotionnel temporaire (par exemple, le plaisir) et un état relativement stable de bonheur (niveau de bonheur subjectif). Comme des études antérieures ont démontré que les individus ayant un niveau de bonheur subjectif élevé ont noté leurs états affectifs actuels de manière plus positive lorsqu'ils ont connu des événements positifs, ces deux aspects du bonheur sont liés. Selon une étude de neuroimagerie récente, la cytosine à polymorphisme mononucléotidique de la thymine du gène du récepteur 1 du cannabinoide humain est associée à une sensibilité à des stimuli émotionnels positifs. Ainsi, nous avons émis l'hypothèse que nos traits génétiques, tels que les génotypes du récepteur 1 humain, sont étroitement liés aux deux aspects du bonheur. Dans l'expérience 1, 198 volontaires sains ont été utilisés pour comparer le niveau subjectif de bonheur entre les porteurs d'allèles de la cytosine et les porteurs de thymine-thymine du gène 1 du récepteur 1 du cannabinoide humain. Dans l'expérience 2, nous avons utilisé la tomographie par émission de positrons avec 20 participants sains pour comparer les réponses cérébrales aux stimuli émotionnels positifs des porteurs de l'allèle de la cytosine à celle des porteurs de thymine. Comparés aux porteurs de la thymine, les porteurs d'allèles cytosine ont un niveau de bonheur subjectif plus élevé. L'analyse de régression a indiqué que l'allèle de la cytosine est significativement associé au niveau subjectif de bonheur. L'humeur positive après avoir regardé un film positif était significativement plus élevée pour les porteurs de l'allèle de la cytosine que pour les porteurs de thymine. La région du cerveau liée aux émotions positives telle que le cortex préfrontal médian a été activée de manière significative lorsque les porteurs de l'allèle de la cytosine ont regardé le film positif par rapport aux porteurs de thymine. Ainsi, les génotypes du récepteur 1 des cannabinoides humains sont étroitement liés à deux aspects du bonheur. Comparés aux porteurs de thymine, les porteurs de l'allèle de la cytosine du gène 1 du récepteur cannabinoide humain, qui sont sensibles à des stimuli émotionnels positifs positifs, ont montré une plus grande magnitude d'émotions positives lorsqu'ils ont vécu des événements positifs et ont eu un niveau de bonheur subjectif plus élevé.

Introduction

Le bonheur est l'un des objectifs humains les plus fondamentaux, ce qui a conduit les chercheurs à examiner la source du bonheur individuel. Le bonheur en tant que construction scientifique a été considéré comme un état émotionnel temporaire (hédonie) et un état relativement stable d'être heureux (eudaimonia) [1-[3------------------------------------------------------------------------------------------------- L'hédonie est généralement expérimentée lorsque nous obtenons les objets matériels et les possibilités d'action que nous souhaitons posséder ou expérimenter [4-[8-------------------------------------------- Par conséquent, au moins, l'hedonia correspond à un état de plaisir psychologique et est fortement influencée par les événements ou les circonstances de la vie, tels que la santé, les relations humaines, le revenu du ménage et les conditions de logement [3-[6-------------------------------------------------------------------------------- En revanche, selon des études précédentes, il existe un état relativement stable de bonheur, ce qui est lié à la somme des niveaux récents d'affect, de satisfaction de sa vie et de disposition/propension.[3] Bien que l'eudaimonia puisse être plus difficile à définir scientifiquement, au moins, elle correspond à une évaluation subjective de sa vie vécue bien (par exemple, le bien-être subjectif ou le niveau subjectif de bonheur) plutôt qu'à un sentiment émotionnel [4-[6-, [9----------------------------------------------------------------------

Bien qu'il y ait une distinction conceptuelle entre le plaisir et le niveau subjectif de bonheur, ces deux aspects du bonheur sont liés. D'après des études antérieures, les individus ayant un niveau de bonheur subjectif élevé ont noté leurs états affectifs actuels de manière plus positive lorsqu'ils ont connu des événements positifs [4, [10, [11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11, 11 Inversement, les expériences consécutives d'événements positifs ont également augmenté leur niveau de bonheur subjectif [4, [7, [8 et [8 et [8 et/ou/ou////////////////////////////////////////// Les psychologues ont établi deux modèles psychologiques qui expliquent la relation entre ces deux aspects du bonheur : un modèle du haut vers le bas et un modèle bas-bas en haut de la page [3, [4. Le modèle du haut vers le bas suppose que les individus avec une propension positive, comme l'optimisme, peuvent évaluer leur niveau de bonheur subjectif et les événements de la vie quotidienne plus positivement que d'autres qui connaissent un nombre similaire d'événements positifs de la vie[4]. En revanche, le modèle ascendant suggère que l'expérience hédoniste dans chacun des domaines de la vie (par exemple, le revenu du ménage, les conditions de logement) influencent positivement le niveau de bonheur subjectif [3, [4-, 4----------------------------------------------------------------------------------- Ainsi, la somme des événements de la vie positive peut être importante pour construire un niveau subjectif de bonheur. Cependant, les données épidémiologiques précédentes ont suggéré une interaction plus complexe entre ces deux composantes du bonheur; il y a à la fois des processus de haut en bas et de fond dans le traitement du bonheur[3].[4] Ainsi, les chercheurs ont proposé un troisième modèle psychologique, le modèle up-down, qui permet des interactions bidirectionnelles entre les deux composantes du bonheur [3, [4.

Des études récentes ont suggéré que le système humain endocannabinoide est associé à un traitement émotionnel positif. Le système endocannabinoide fait référence à un groupe de lipides neuromodulateurs [13). Les endocannabinoides tels que l'anandamide et le 2-arachidonoylglycérol [14-[16) se lient aux récepteurs des cannabinoîdes du cerveau, qui sont impliqués dans plusieurs processus physiologiques, y compris l'appétit, la nociception, l'humeur et la mémoire.[13] La fonction du récepteur 1 (CB1) est bien connue. Dans le cerveau, CB1 inhibe la transmission de l'acide bêta-aminobutyrique (GABA) de façon presynaptique [17-, [18-. Des études récentes ont démontré un rôle pour CB1 dans la modulation du système de récompense du cerveau; en fait, l'activation de CB1 peut induire la libération de dopamine dans le striatum, y compris le noyau accumbens [19, [20-. Le gène du récepteur CB1 humain (CNR1CNR1) est situé au niveau du chromosome 6q14-15 et il existe plusieurs polymorphismes mononucléotidiques (SNP) dans le CNR1 ; cependant, ses effets sur la fonction récepteur CB1 ne sont pas encore clairs[21]. Une étude récente a indiqué qu'une cytosine à thymine (C/T) SNP de CNR1 (nombre dbSNP rs 806377), située dans l'exon 3 non traduite, les réponses striaptes modulées aux visages heureux [12-. L'activité striatale chez les porteurs de l'allèle de la cytosine (C) était plus élevée que celle chez les individus présentant un génotype thymine-thymine (TT) lorsque des visages heureux étaient présentés [12, ce qui suggère que l'allèle CNP du CNR1 peut augmenter l'activité CB1.

Sur la base de ces observations précédentes, nos traits génétiques, tels que les génotypes CNR1, sont étroitement liés aux deux aspects du bonheur. C'est-à-dire, comparé aux individus avec des génotypes TT, les porteurs d'allèles CNP du CNR1CNR1, qui sont sensibles aux stimuli émotionnels positifs, peuvent présenter une réponse de plus grandeur du plaisir lorsqu'ils présentent des événements positifs et peuvent avoir un niveau de bonheur subjectif plus élevé. Dans l'expérience 1, pour étudier la différence de niveau subjectif de bonheur entre les porteurs d'allèles C et les porteurs TT, nous avons évalué le niveau subjectif de bonheur de 198 participants en bonne santé. Dans l'Expérience 1, les participants ont été invités à évaluer leur niveau subjectif de bonheur en utilisant la version japonaise de l'échelle du bonheur subjectif (JSHS) [10, [11, [22, et,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Nous avons prédit que le niveau subjectif de bonheur était plus élevé chez les porteurs d'allèles C que chez les transporteurs TT. En outre, dans l'expérience 2, nous avons étudié les différences dans les réponses cérébrales et les notations subjectives des états d'humeur temporelles entre les porteurs d'allèle C et les porteurs TT. Pour ce faire, nous avons mené une étude de tomographie par émission de positons (TEP) avec un groupe indépendant de 20 participants sains en utilisant la tâche de regarder les personnes préférées. Notre précédente étude TEP utilisant la même tâche a indiqué que l'acte d'examiner les personnes préférées a évoqué les émotions positives[10]. L'activation du cortex préfrontal médian (mPFC) a été positivement corrélée avec l'auto-évaluation des états d'humeur positifs actuels des participants [10. Ainsi, par rapport aux transporteurs TT, nous avons prédit que les porteurs d'allèles C peuvent évaluer leur état d'humeur actuel de manière plus positive et que leur mPFC pourrait être activé dans une plus grande mesure lorsqu'ils se sont penchés sur leurs personnes préférées. Heureusement, l'objectif de cette étude a été atteint grâce à ces expériences.

McPartland JM, Guy GW, Di Marzo V. Care and feeding of the endocannabinoid system: a systematic review of potential clinical interventions that upregulate the endocannabinoid system. PLoS One. 2014 Mar 12;9(3).

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articl … 089566.pdf

Dernière modification par prescripteur (03 janvier 2023 à  10:24)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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Je rajoute aussi ces deux pdf qui sont interessants. Amicalement

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S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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