Se ruiner à  21 ans. / PsychoACTIF

Se ruiner à  21 ans.


#1 17 octobre 2013 à  20:59

Nitaka 
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Se ruiner à  21 ans.

Bonjour/Bonsoir.

Tout d'abord je me présente.
Je suis un jeune de 21 an, en formation en troisième et dernière année de Technicien de laboratoire en biologie.
Sa fait bientôt 6 mois que je vous suis régulièrement avec un grand intérêt.

Si aujourd'hui je poste ici c'est pour chercher un soutient, vider mon sac. J'ai fait en 6 mois beaucoup de chose moralement incorrecte, et aujourd’hui la honte me ronge. Je veux aussi vous faire part de mon histoire, peut être que certains ce reconnaitrons, s’identifierons.

Ce n'est que aujourd'hui que je sais d'où me viennent tous mes maux.

Je vous explique.

Il y a de cela 6 mois j'avais une migraine, une vraie. Ma mère étant sous traitement anti douleurs ma autorisée a prendre un de ses "Codafalgan". Moi j'en ai pris trois sans vraiment réaliser sur le coup. Je me suis allonger sur le lit avec mon bruit de fond de télé. (Sa cachais le Tictac de l'horloge qui me rend dingue quand je fais mes migraines).
Après environ une demie-heure, boum ! Poussée d'euphorie, chaleur dans tout le corps, bref je m'attarde pas trop sur les effets je crois que c'est déjà  assez détaillé sur d'autres posts.
Vous l'aurez compris, j'ai adorer cette première vraie expérience. Et c'est la que le bas blesse.
Il est évident que je n'ai a aucun moment ressentit un quelconque manque après cette prise. Mais je le redis j'ai adoré cette expérience. Puis bon "c'était que de la codéine".

Alors après avoir fait mes recherches sur internet j'ai vu qu'il y avait en vente sans ordonnance des médicaments sans ordonnance contenant de la codéine. J'ai ainsi simplement commencer a en prendre régulièrement en grosse quantité. De 300 à  500mg combiné à  un anti-histaminique que l'on connait tous. Mais j'avais toujours au moins deux jours entre chaque prise.

Parallèlement, j'ai commencer à  me sentir triste, angoissé, stresser. J'ai pris sur moi. Je suis aller voir mon médecin traitant sans lui dire à  quoi je jouais. D'une part à  cause de la honte et d'autre part car pour moi il était impossible que ce soit lié, il m'en aurais forcement fallut plus sur une plus longue période (du moins c'est ce que je croyais). C'est alors que j'ai continué. Un jour je suis tombé sur du tramadol lp. J'avais eu "des bons échos" (pardonnez moi l'expression). J'en ai pris 400 mg d'un coup. A coté de ça je prenais du Zoloft que me prescrivais mon médecin traitent, et je ne savais pas ce que c'était un syndrome sérotoninergique moi. Ben c'est simple j'ai eu le pupilles contractées 3 jours une nausée de chien 3 jours et un déprime encore plus énorme et surtout le premier jours impossible de tenir debout même en y mettant toutes mes forces.

Mais je n'ai pas fait le lien, pour moi si ma déprime avait augmenter ce n’était pas a cause de la substance en elle même, mais à  cause des effets secondaire. J'ai donc continué à  jouer comme sa avec des la codéine (plus de tramadol trop peu d'effet réels sur moi) deux à  trois fois par semaines et des fois 4 jours à  la suite. En parallèle je supportait de moins en moins le boulot; trop de pression, un rien m’énerve et m'angoisse la journée, surtout 1 jour après ma dernière prise. Et chaque jour qui passe je me vois m'enfoncer un peu plus. Évidement je ne pense toujours pas à  ce moment que cette dépression est due a ma consommation.

Vien l'été, mon grand père est malade. Je pose 5 jours et je monte en Alsace pour passer du temps avec ma grand mère et voir mon grand père. Donc j'ai fait beaucoup d'aller retour entre l'hopital et la maison de ma grand mère. Un jour la bas en prenant ma douche, j'ouvre un tiroir, et je vois une boite de "Skenan LP". Et la je me suis dis BINGO, je vais enfin pouvoir tester de la morphine, de la vraie. Je savais que c'était à  mon grand père mais il était à  l’hôpital. Alors j'ai tester sur trois jours combiné à  du théralène. Bref je m’attarde pas sur les effets. Deux semaines plu tard min grand père est décédé. Et je me suis toujours enfoncé plus profond.

Ensuite 2 semaines de vacances en Espagne chez ma grand mère et la je découvre les benzos hypnotyques. Je combine tout sa à  de la codéine évidement. Je me suis servit, j'ai mélanger, j'ai consommé. Toujours un peu plus. Mais pour moi mes consommations n'avaient rien a voir, au contraire elles m'aidaient, je me disais que quand j'en prenais j'allais mieux.

Maintenant cela fait six mois que j'en prend plus ou moins une à  deux fois par semaine. Parce que la dépression est trop forte a supporter. Même physiquement dernièrement je fais des grosse insomnies, j'ai aussi des grosses douleurs dans les articulations, je ne supporte pas la pression, je creuse encore en ce moment.

Quand j'en prend je suis bien 2 jours et après je commence une longue décente aux enfers autant physiquement que mentalement. Et même si j'ai des gens qui m'entourent je n'en parle pas, j'ai trop honte et trop peur des conséquences. Je suis seul face à  ça. Des douleurs j'en ai eu mes pas des comme sa sur la durée combinée à  de l'insomnie etc etc. 

j'aurais encore tellement de choses a dire sur ces 6 mois, six mois qui ont radicalement changé ma vie. Mais je ne vaux pas faire un post qui soit trop long.     

Ma copine avec qui je suis depuis trois ans n'est pas au courant de ce que je vous écris, ni même ma famille ou mon patron. Je suis seul et je n'ose pas en parler avec mon médecin. La honte ... vous savez ... 

Aujourd'hui au moment au j'écris je prend une boite de tussipax. La dernière ? Je ne sais pas ... SI je prend cette boitte aujourd'hui c'est parce que j'ai trop mal aux jambes, je ne dors plus, et je suis effondré mentalement.

Si j'ai un but pour l'avenir ? Oui essayer de supporter le manque pendant 3 semaines. Oui le manque par ce que aujourd'hui après m'être renseigné je sais que je suis dépressif a cause de ma consommation parce que je fait des trous de deux trois jours des fois. Et mon cerveaux a besoin de cette substance. Tout est lié. Si je me défait de mon addiction alors je redeviendrais comme j'étais avant.

Je veux m'en sortir, ne pas perdre les gens que j'aime

Merci de m'avoir lu pour ceux qui en ont eu le courage.

Cordialement, Nitaka.

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#2 18 octobre 2013 à  00:14

Roubz26 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Salut mec. Honnetement, ton poste m'ouvre les yeux. Avant toute chose je t'explique mon cas brievement :
J'ai 19 ans, je vis chez mes parents, j'ai toujours eu ce que je voulais plus ou moins, j'ai fumé et vendu beaucoup de shit, arrêté les cours avec l'argent facile, rencontré des mauvaises personnes addictes que j'ai suivi en passant plus de 2 ans à  taper de la coke tous les jours en quantité, en sniff a coup de 20 traces/jour de pure. Un jour j'en pouvais plus de la coke, plu de paroie nasale, ça me rendais mauvais et je supportais plu la défonce. J'ai décidé d'arreter et je suis tombé dans la came betement. J'ai aimé ça rapidement et tapé tous les jours en l'utilisant comme un traitement du matin au soir, comme un moteur au travail, parce que je bosse en usine depuis 6 mois. J'ai passé 6 mois dans la came.
Aujourd'hui je m'en suis sorti en allant dans un CSAPA le plus proche de chez moi en me renseignant comme tu le fais. Tout est anonyme et confidentiel là  ba, pas de risque, tout est gratuit .... j'aurais du y aller plus tot, et tu devrais y aller toi aussi. J'ai aujourd'hui un traitement de méthadone, un fort opiacé qui accroche, mais qui se supprime en baissant la dose progressivement jusqu'à  l'arret, si on est bien dans sa vie à  coté du traitement, le traitement se passe bien.
Je suis a 40mg matin + 10mg soir, c'est très peu. Je pense être sevré de tout opiacé d'ici 1an. Je ne consomme plu de came depuis plus d'1mois et j'en suis très content.

Actuellement, j'hésite, pour lutter contre mon anxiété naturelle, qui m'a poussé à  la conso excessive de drogue, à  prendre un anxiolytique, benzo ou autre, et j'avoue que ton poste me fait vraiment peur. Est-ce la consommation excessive de ces produits, et surtout hors du cadre, qui provoque une telle dépression et dépendance ? Est-ce comme ça que ça se passe à  tous les coups ? Est-ce que c'est de mélanger qui t'a foutu en l'air ?
Ce qui est sur c'est que tu ne t'es pas rendu compte de ce que ces produits ont comme effet sur toi et ta personnalité.

Bref, ce qui est sur, c'est que je m'en sort, et que toi aussi tu vas t'en sortir. A ta place je foncerais dans le CSAPA le plus proche de chez toi, sans aucune honte, t'as pas a avoir honte, t'as ouvert les yeux mecs, tu t'es rendu compte, que c'est la facilité de continuer a nourrir la sale dépendance que tu t'es infligée. Tout vas redevenir comme avant si tu choisis la bonne solution. Je peux pas te la donner, mais tu peux être sur qu'il existe des gens qui sont là  pour t'aider, te donner ce qu'il faut de la façon qu'il faut, dans le but que ton sevrage se passe pour le mieux et que tu reprenne une vie sereine sans consommation excessive
Je te souhaite de faire ce qu'il faut pour te sortir de là , et je laisse a ceux qui pourront te répondre mieux que moi de le faire. J'te souhaite d'y arriver, t'es dans la bonne voie, t'as compris le probleme, c'est pas donné à  tout le monde, ça fais que 6 mois.
A bientôt je suivrais ton poste.
Amicalement.
Roubz


On a qu'une seule vie, il faut faire en sorte d'être réellement heureux.
Il faut se donner de l'importance par ce qu'on est, ce qu'on entreprend,
pas par ce que l'on possède .
et ce n'est pas bon de laisser ses émotions guider sa vie.

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#3 18 octobre 2013 à  10:55

drugstore cowboy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour nitaka et soit le bienvenu parmi nous.
J'ai lu aussi avec attention ton post, tu devrais trouver de l'aide parmi nous je pense, en tout cas n'hésite surtout pas.

DC

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#4 18 octobre 2013 à  11:30

Ricoson 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour nitaka.

J’ai aussi lu activement ta présentation.
Sache que tu n'es pas tout seul a être accroché a ces produits.
Tu as pu lire tous les témoignages a ce sujet.
Donc, bienvenue sur Psycho-activiste........................drapeau-blanc

Rico-Son.


Soyons réalistes, exigeons l'impossible !!

La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toute circonstance. La terreur provoquée par leur tyrannie se dissipe simplement par leur divertissement et leur inconséquence.

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#5 21 octobre 2013 à  17:34

Nitaka 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour, je vous donne des mes nouvelles.

J'ai parlé avec ma copine de ma consommation. Elle a été plutôt tolérante mais ne veut pas passer sa vie avec un consommateur de drogues.
Je pense cependant qu'elle ne réalise pas. Elle m'a dit je cite : "Tu sais moi aussi si je devais arrêter le chocolat j'en souffrirais et je ressentirais un manque."
Je vous avoue qu'après avoir entendu ça je n'ai plus vraiment fait attention a ce qu'elle me disais, je me suis un peu détaché de la discution. J'en arrive à  la conclusion suivante; au final seul le gens étant passés par la peuvent réellement comprendre ce que sa représente.
J'aime ma copine énormément et c'est bien grâce à  elle si je déconne pas encore lus.

Sinon j'ai vu mon médecin aujourd'hui je n'ai pas osé/voulu lui parler de ma consommation. J'ai peur et aussi peur d'avoir honte en plus de la peur de me faire jeter dehors.

J'ai envie d'arrêter, mais je ne sais pas si j'ai la motivation/volonté suffisante pour le faire. Après plus ou moins deux jours sans ça peut aller et la sa fait trois jours et je sens que sa commence à  devenir intenable. Je suis donc aller à  la pharmacie pour aller m'en procurer. J'attend que le phenergan fasse son effet avant d'en prendre. J'ai honte mais ... c'est comme ça.

Roubz26 je t'ai lu avec attention et c'est bien que tu sois en traitement mais j'ai peur de passer par cette case et je me vois mal prendre des la bupré ou de la metha pour de la codéine. Sa ne risque as d'être pire ?

Sachez que parler avec vous, déballé mon sac m'a fait/me fait du bien.

Je vous donnerais des nouvelles tous les deux/trois/quatres jours.

Merci, et courage à  tous.

Cordialement, Nitaka.

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#6 21 octobre 2013 à  18:00

Roubz26 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Salut Nitaka .
Aujourd'hui tu es exactement dans la case où j'étais, qui est :
Tu as toutes les cartes en main, ta copine au courant prête a te suivre dans ton sevrage et donc a t'accepter dans ton mal-être, tu n'as donc aucune honte à  avoir avec elle désormais, le pire est passé et c'est bien que tu en ai parlé, ça fais vraiment avancer de pas être dans le mensonge quoi qu'on fasse.
Ensuite, tu à  le produit, celui qui te fais oublier ta motivation d'arrêter, une fois arrivé en manque, quand ça deviens intenable comme tu dis.
Figure toi qu'un traitement de substitution pour de la codéine, ça t'enfoncerais pas non, ça te sauverais la vie. Parce qu'aujourd'hui tes consos multiples elles sont impossibles à  sevrer sans être complètement anéanti. Et faire un sevrage progressif avec baisse dégressive des doses quand on parle du produit auquel on est completement addicte, faut être très fort pour y arriver, pas mon cas et je pense pas le tiens.

Alors tes multiples consos de médicament qui n'ont rien de bénéfique pour toi, à part te maintenir en vie sous produit, excuse moi du terme. Les echanger contre un seul et unique traitement de substitution qui te permettrait de vivre aucun manque physique dû aux opiacés, vu que t'es venu comblé ce qui faut avec de la méthadone, et gros effet sédatif anxiolytique anti-dépressif, c'est pour substituer de l'héro et ça fonctionne bien, j'suis pas addictologue mais j'imagine que pour de la codéine ça doit vraiment être efficace, et si ça l'est tu as toutes les raisons de le faire.

J'aimerais qu'on me confirme la possibilité de mettre en place un TSO pour Nitaka par rapport aux produits consommés ?

En tous cas, ça marche vraiment pour moi, et la drogue était vraiment encrée dans ma tête, cette routine était pour moi impossible à  arreter. J'ai pourtant passé le cap, grâce à  la méthadone, et mon but n'est pas d'arrêter desuite mais d'arriver a etre bien dans ma vie, et tellement bien que j'pourrais arrêter la méthadone facilement.

Si ça marche pour d'autres, pas de raisons que ça marche pas pour toi. T'es pas tombé dans la drogue la plus vicieuse, ça se stoppe les médicaments, avec des souffrances, mais pas autant que si tu continue.
T'as aucune honte à  avoir vis a vis d'un professionnel, si c'est ton medecin de famille que tu vas voir, tape CSAPA et le nom de ta ville sur google et fonces à  celui le plus proche de chez toi, parler à  des gens qui t'aideront à  te sortir de là .
Le nom de ton poste c'est des conneries. T'as 21 ans mais t'es loin d'être ruiné, si tu fais ce qui faut tout sera loin derrière toi dans pas longtemps, 6 mois c'est rien dans une vie, t'es même pas tombé dans la came ! J'essaye d'te rassurer, c'est loin d'être négligeable.

J'te souhaite bon courage pour la suite,
Amicalement,
Roubz'

Dernière modification par Roubz26 (21 octobre 2013 à  18:07)

Reputation de ce post
 
Du subutex pour 6 mois de codéine deuxà  trois fois par semaine??

On a qu'une seule vie, il faut faire en sorte d'être réellement heureux.
Il faut se donner de l'importance par ce qu'on est, ce qu'on entreprend,
pas par ce que l'on possède .
et ce n'est pas bon de laisser ses émotions guider sa vie.

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#7 22 octobre 2013 à  16:35

ziggy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Nikita,

Je t'ai lu avec attention, et je vais essayer de te donner quelques pistes en te donnant mon point de vue, en tant qu'usager de drogue. Pour me présenter brièvement, je consomme des opiacés depuis 10 ans - je prends actuellement entre 700 et 1400mg d’héroïne de bonne qualité en injection par jour. Je ne souffre plus d'aucune dépression, je ne perds pas mes amis, je bosse, j'ai la pêche, tout va bien... le fait de consommer n'altère pas mes facultés non plus.

Par contre, oui j'ai connu la consommation d'opiacés combiné à  une dépression de fond et là , effectivement c'est très différent. Tout se mélange et ca devient difficile de faire la part des choses, de savoir qu'est ce qui provoque quoi etc... A te lire , il me semble vraiment que tu navigues dans un truc comme ça...  Sur la base des éléments que tu donnes dans tes écrits, il n'est pas vraiment difficile de voir que tu traverses une période de merde - visiblement une bonne grosse déprime - passablement même une vraie belle petite dépression...   qui à  mon sens, reste la principale cause de ton mal-être actuel.

Tu seras d'accord qu'avec tout ce que tu nous dis ici, il y a un faisceau de choses qui mise bout à  bout semble matérialiser la dépression :
- le sentiment de HONTE qui revient très souvent dans ton expérience
- tu parles de tristesse, d'angoisse, de stress
- tu supportes de moins en moins le boulot;tu parles de pression, de nervosité
- tu as une prescription de ZOLOFT
- et puis ta première prise de codéine, celle-ci semble avoir déclenché quelque chose de l'ordre de l'automédication. Je m'explique : pour une personne en bonne santé mentale, prendre une micro-dose de codéine (3 effarlagan)  ne "bouleverse en rien" le quotidien et n'est pas suffisante pour ouvrir une dépendance (Par ex, le tussipax c'est ce que prend ma grand-mère pour ses migraines depuis dix piges et crois moi, c'est une modèle de vertu depuis 85 ans : pas un verre (même pas à  Noel), pas une clope de toute sa vie, elle a élevé 7 gamins et va à  l'église tous les dimanches matins... et prend un peu de tussipax de temps en temps.)

Ce que j'essaie de te dire ici, sans vouloir minimiser ton vécu, ce qu'il semble que  tu as été extrêmement réceptif à  une dose de 50 mg de codéine orale: tu parles carrément de poussée d'euphorie, de grosses chaleurs, d'expérience, tu emploies même le terme "adorer". Ce n'est pas commun. On a l'impression de lire un trip-report sur la came au Laos ou sur le dilaudid en shoot smile ........ Mais voila, en supposant que tu étais en dépression chimiquement parlant donc assez MAL, alors oui, on comprend mieux comment et pourquoi un petit dosage de codéine a pu sérieusement te soulager de fond en comble - et te faire autant de bien !!! et donc forcément te marquer l'esprit...

"Évidement je ne pense toujours pas à  ce moment que cette dépression est due a ma consommation", oui et tu as bien raison et aurait tort d'aller chercher ailleurs... Il serait trop facile de tout mettre sur le dos des opiacés alors que visiblement le problème était déjà  là . Par contre, une chose est certaine, en consommant comme tu le fais, à  savoir 2 à  3 fois par semaine, il est normal que tu ressentes "des effets de descente" et que tu maximises ton mal-etre et ta dépression... car tu consommes en YOYO, c'est le pire du pire physiquement parlant - ce qui fous la merde sur le plan neurologique, tu alternes des phases de "plein" avec des phases de vide longues. Quitte à  consommer très régulièrement, cela ne sert à  rien de s'imposer des descentes. Avec les opiacés, il y a pas 5000 façons d'en consommer : il faut choisir - soit c'est occasionnel (une fois max tous les 15 jours) soit c'est quotidien.

Pour finir, je conclurai sur la question d'un TSO dans ton cas, qui me semble carrément du grand N'IMPORTE QUOI (pour ne pas dire) et je m'étonne même qu'on ait pu te le conseiller ici même.... deux à  trois prises par semaine de codéine orale depuis moins de 6 moins ne justifie en rien la mise en place d'un TSO, qui serait, dans ce cas précis, non pas une pérenissation de la dépendance mais bien son initialisation... et jusqu'à  preuve du contraire, un TSO a pour but de soigner l'opidépendance non pas de l'inoculer...

et sur ce, j'attire ton attention sur le fait que le sevrage de codéine quand on consomme peu dure en moyenne 5 jours, celui du subutex environ 3 semaines et la méthadone à  peu près entre 6-8 semaines. Des informations non négligeables avant de faire un choix et pour éviter de finir à  "pleurer" et à  s'insurger contre les TSO bien des années plus tard...

Dernière modification par ziggy (22 octobre 2013 à  16:52)

Reputation de ce post
 
ziggy excellente approche thérapeutique
 
Je suis bluffé par la pertinence de ta réponse, fine et juste
 
Toujours aussi cru et vrai.

Life on Mars ..........................................

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#8 22 octobre 2013 à  18:48

Nitaka 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Merci de ta réponse ziggy.

La première prise exacte était de 120mg.
Et oui voila tu as tout à  fait compris, j'ai une consommation plutôt yoyo. Je m'en passe 2 jours au max et après je tiens plus et je suis "obligé" d'en reprendre. J'ai déjà  réussi à  tenir 6 jours sans ,ais vraiment je veux plus trop revivre ça déjà  au niveau physique mais surtout mental car je touche vraiment le fond du fond.
Ces dernières semaines mes consommations sont plus de l’ordre d'un jours sur deux ou tous les jours en fonction. Et le soir si j'ai pas ma prise je sens qu'il manque quelque chose. J'ai du mal à  dire si c'est le geste en lui même ou la substance en elle même sur le coup.

En réalité en faisant le cumul de ce qui ne va pas dans ma vie ces temps ci je me sens complètement.
perdu.

D’ailleurs, je sens très bien que les effets se font de moins en moins "puissant" et je suis aussi conscient que plus de 500mg par prise ne servent à  rien ...

Bref je vous donne des nouvelles dans quelques jours. A bientôt.

Merci de votre soutient.

Dernière modification par Nitaka (22 octobre 2013 à  18:51)

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#9 23 octobre 2013 à  00:45

Snoop' 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

salut nitaka,
j'arrive comme un cheveu sur la soupe, te donner mes impressions sur ton probleme de conso de codeine, par rapport a ma propre experience....
moi perso, ma drogue de "predilection" ca a été la coke pendant dix ans, et a donf'....
quand j'ai touché l'extreme limite, j'ai decidé de stopper ma conso.....
a noter que je prenais aussi a coté une quantité enorme de medocs psychotropes, donc je souligne le coté "melange de substances" dont tu parles.....c'est tout sauf bon, a plus ou moins long terme, ca te "nique" la tete et la depression s'installe tres vite
quand j'ai arreté la coke, meme si j'avais toujours une ordonance a rallonge (la liste prenait la page entiere), je me suis tournée vers la codeine moi aussi, en auto medication, pour etre de nouveau "bien", et comme toi, je me disais "ce n'est QUE de la codeine"....
au debut, meme conso que toi, en yoyo, puis petit a petit, c'est devenu journalier, a raison de boites entieres de tussipax.....bref, j'avais replongé, passée d'une drogue a une autre.....
heureusement, j'etais deja suivie depuis quelques années en csapa pour mon addiction a la coke, et quand je me suis rendue compte de la situation dans laquelle je m'etais a nouveau foutue, j'ai pas hesité a prendre rdv avec ma toubib addicto!
le seul tres bref instant où j'ai ressenti de la honte, c'est quand je me suis dis "tu savais, et t'y a été quand meme"....et puis la toubib m'a fait entrer dans son cabinet, m'a demandé pourquoi j'avais fais ce choix de la codé, ma frequence de conso (devenue frenetique), et tout ca, sans aucun jugement de sa part, a aucun moment!!
elle m'a ecoutée, connaissant mon passé de consommatrice "extreme", elle s'est dit que le premier probleme, c'etait l'exces a gerer avant tout....elle m'a dit d'arreter le tussipax, et m'a fait une ordo de dicodin...."quittes a te mettre la tete a l'envers, au moins, pour l'instant, durant la transition, fais le facon "safe", moins de cachetons pour des effets sommes toutes assez similaires" (je la cite) ca c'est son coté Reductions des Risques....
avec le dicodin, j'ai reussi a me stabiliser, plus de consos a outrances, 3 cachetons par jour me suffisaient....
et puis, elle m'a passé au suboxone.....j'en ai pris pendant 5 mois, baissé les doses petit a petit, et puis sevrage.....difficile, mais reussi!!
comme d'autres te l'ont fait remarquer, tu as testé, tu as kiffé, puis c'est devenu un moyen de mettre ta vie que tu n'arrives plus a gerer pour l'instant, de coté....
donc, en fait, ton premier probleme (ta vision de ta vie) a amené ton deuxieme probleme (l'addiction a la codé, qui est de mon point de vue un "symptome" du premier)
mon conseil serait donc d'aller dans un csapa (comme d'autres te l'ont suggeré) où tu pourras trouver de l'aide quant a ton addiction grandissante qui pourrai bien necessiter un tso (sorry ziggy) de COURTE DUREE, MAIS AUSSI de trouver de l'aide pour gerer les choses que tu ne maitrises plus (y'a des psychologues dans les csapa), parce que, je pense que tout le monde sera d'accord avec moi si je dis qu'un sevrage sans therapie en parallele, ca abouti rarement.....et là , on retombes sur ce que dit ziggy, tu vas t'etre mis a un tso qui va durer des années.....et pour une conso de 6 mois, ca serait vraiment regrettable!!
voilà , c'etait mon avis perso....
salut


Born by accident, Bastard by choice, just...Bad seed...

"Si chaque personne savait ce que les uns disaient sur les autres, il n'y aurait pas deux amis au monde"

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#10 23 octobre 2013 à  14:00

psychodi 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

bonjour Nitaka
d'abord, félicitations pour avoir oser t'affranchir un peu de la honte en écrivant et partageant ton histoire, après avoir fréquenté le site durant 6 mois, tu as osé faire le pas d'écrire, de nous dire ce qui ne va pas. C'est un premier pas qui peut en initier bien d'autres.
Je ne suis pas usager de drogues tels que les médicaments mais je sais que cela "accroche" pas mal...et tu verras dans mon profil que je suis psychologue en CSAPA...donc, sans vouloir prêcher pour ma paroisse et après avoir lu l'intégralité de ton post, je vais dans le même sens que beaucoup : une consultation en Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) pourrait être le second pas...ou alors en parler à  ton généraliste qui pourrait te renvoyer vers le CSAPA le plus proche s'il ne se sent pas de t'accompagner sur la réduction/l'arrêt de la prise de médicaments.
Toujours est-il que tu as fait les constats suivants si j'ai bien compris :
- il existe une dimension dépressive à  tes soucis, que cela soit une dépression engendrée par les médocs ou à  la base du mésusage de ces derniers (c'est un peu comme la poule et l'oeuf, cette histoire)...de toute manière, tu auras besoin d'un espace de parole, la dépression ne se règlant jamais par la prise d'antidépresseurs uniquement (ou alors c'est un coup de bol). D'où la suggestion que je reprends et que j'appuie fortement, en redisant que les prises en charge en CSAPA sont gratuites, confidentielles et même anonyme si tu le souhaites. Et les psy, c'est comme les chaussures, si ça passe pas, faut en changer.
- une prise en charge médicale semble primordiale à  ce stade : il faut faire le point sur l'ensemble de ce que tu consommes et revenir à  des posologies adaptées en cessant les conso yoyo car comme on te l'a fait très justement remarqué (et tu l'as constaté aussi) cette irrégularité dans les prises peut provoquer tout un tas d'inconvénients qui cesseront dès lors que cela sera régularisé dans le temps... Pour t'aider à  t'affranchir de la honte, sache que les médecins addictologues sont en général assez humbles et peu portés sur les jugements moraux (tu parles en effet au début de ton post de comportement "immoral", je ne vois pas ce qui est immoral dans le fait de chercher autour de soit ce qui permet de soulager la souffrance, même si ce sont des psychotropes...solution qui devient problème)
- tu as fait le constat que parler de ce qui t'arrive te fait du bien, qu'en parler à  ta copine a permit de clarifier les choses (elle a du mal à  comprendre, les CSAPA aident aussi l'entourage à  clarifier les choses en expliquant le processus de dépendance, etc...donc le conseil d'y aller est aussi valable pour elle)

la honte se soigne en l'exprimant, la culpabilité se soigne en agissant...tu as toutes les cartes en main, à  toi de jouer...

courage, on reste là  si besoin


Parler à  un con, c'est un peu comme se masturber avec une râpe à  fromage : beaucoup de souffrance pour peu de résultat (P.Desproges)

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#11 23 octobre 2013 à  15:41

Roubz26 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Ola Nitaka .
Excuse moi et excusez moi tous pour mon mauvais conseil du TSO, j'ai sur-estimé la dépendance de la codéine et des anti-dépresseurs que je ne connais pas, ni d'expérience ni de renseignement, donc j'ai parlé trop vite. Même si le but premier de mon post était de te conseiller d'aller consulter dans un CSAPA en oubliant toute honte que tu n'as aucune raison d'avoir, puisque là  ba c'est fait pour ceux qui ont des problèmes et qui veulent trouver une solution pour les régler. La bas ils te diront ce qu'il faut que tu fasse pour que ça se passe en douceur, et tu trouveras peut-être la facilité d'accès à  une psychothérapie, que tu n'aurais peut-être jamais fais la démarche d'aller chercher par appréhension.
Tu veux sortir de là , tu y arriveras. Mais tout seul c'est dure de prendre les bonnes décisions, on a pas la science infuse et on peux penser faire les bonnes choses pour soit, comme quand tu continué ta consommation pensant que les produits n'étaient liés en rien à  ton mal-être, et en fait se tromper complètement, comme moi quand j'te parle de traitement de substitution ^^
Je te souhaite de te sortir de cette mauvaise passe, de retrouver toute ta joie de vivre aussi vite que tu l'as perdu, et de reprendre une vie normale avec tous les plaisirs qui l'accompagne.

Au plaisir,
Roubz'


On a qu'une seule vie, il faut faire en sorte d'être réellement heureux.
Il faut se donner de l'importance par ce qu'on est, ce qu'on entreprend,
pas par ce que l'on possède .
et ce n'est pas bon de laisser ses émotions guider sa vie.

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#12 23 octobre 2013 à  15:57

prescripteur 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour Nitaka,
Il y a sur le psychowiki (voir le menu en haut) un article sur la codeine et un sur la dependance à  la codéine et au tramadol. Tu y trouveras des infos.
Mais pour prendre des décisions il me semble qu'il vaut mieux voir un medecin ou même mieux une equipe (medecin, psychologue etc..) dans un CSAPA.
Dis toi que les CSAPA sont là  pour soigner les personnes dépendantes aux psychotropes et ne sont donc pas étonnées qu'elles viennent consulter. Si tu venais en disant tout va bien et je ne consomme rien, c'est là  que tu te ferais sortir (gentiment quand même j'espère).
Quant aux TSO ils sont parfois la meilleure solution (quand le sevrage "direct" ne marche pas) et parfois non indiqués. C'est justement tout cela qu'il faut discuter.
Amicalement


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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#13 23 octobre 2013 à  17:41

ziggy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

prescripteur a écrit

Bonjour Nitaka,
Quant aux TSO ils sont parfois la meilleure solution (quand le sevrage "direct" ne marche pas) et parfois non indiqués. C'est justement tout cela qu'il faut discuter.
Amicalement

Oui, c'est quand même une question sérieuse. Je voudrais pas avoir l'air de m'insurger sur cette question mais en tant que pro-TSO, c'est important que les traitements ne soit pas prescrits à  tout va... c'est ça qui alimente la polémique comme le cas du petit jeune fumeur de cannabis qui avait été mis sous subu par le médecin de famille, qui lui croyait vraiment bien faire... pour se défendre le médecin s'est retourné contre le visiteur médical schering plough qui  lui aurait vanté les mérites du substitut en expliquant que cela permettait d'aider tous les "drogués". Ridicule.

Les notices d'utilisation que ce soit celle du sub ou celle de la metha stipule bien que le cadre de prescription concerne uniquement : une dépendance majeure aux opiacés.Et il me semble évident que le minimum requis pour parler de " dépendance majeure "soit l'accroche physique (encore que...), c'est à  dire syndrome de sevrage aiguà« survenant à  la déconcentration de l'opiacé consommé.

En CSST, mine de rien, avant de se prononcer pour l'initialisation, le médecin prend soin de vérifier ce facteur par un contrôle d'urine qui se doit d’être positif. Or pour que les languettes passent positives, il faut un minimum de concentration en métabolites opiacés. Par exemple, si je prends 30-40 mg de skenan par voie orale, je ne serai pas positif sur ces tests, je le sais ça m'est arrivé plusieurs fois. Par contre si j'injecte 30-40 mg de morphine (soit 3 fois plus), là  le test passe positif... Bref, tout cela pour dire que pour éviter les erreurs et/ou les détournements, le test contrôle la véracité de la dépendance des personnes en mesurant si il y a eu dans le sang une dose signifactive pouvant attester une dépendance... tout cela pour dire qu'avec quelques neo codions dans le sang, cela n'est pas suffisant pour accéder à  la méthadone et tant mieux : qui de plus normal...

Les TSO n'ont rien de magique, il ne faut pas mentir aux usagers et leur utilisation principale n'a jamais été , n'est et ne sera jamais le sevrage, mais bien la maintenance sous opiacés.Il faut bien insister sur la notion "de substitution" - il s'agit de remplacer un produit qu'on estime néfaste et incontrôlable par un autre produit, plus maitrisable - et adoucir les galères liées à  la dépendance. Et le sevrage, s'il survient et si il est possible, sera une conséquence heureuse du traitement mais ce n'est pas l'objectif recherché - de toute façon les molécules utilisées ne permettent pas d’arrêt sans passer par une lente progression sur plusieurs mois/années. L'objectif recherché est la stabilisation, le bien-être et la gestion. Mais le prix à  payer est celui de rester accrocher à  la molécule des années durant... si cela peut faire sens pour une personne ayant des années de shoot d'hero, il me semble que proposer 3-10 ans de méthadone à  une personne qui consomme irrégulièrement de la codéine depuis quelques semaines est abberant puissance 1000, pas loin de l'erreur médical.

Les TSO ont de sérieux avantages pour celui qui en a besoin, de nombreux inconvénients aussi pour celui qui s'est mis dedans sans grande raison. Pour que cela vaille le coup et y trouver son compte, il faut que les avantages soient en terme de santé largement supérieurs aux inconvénients. Or si les avantages sont nombreux, ils sont d'un intéret réduit pour une personne mangeant de la codeine :
- c'est légal
- c'est gratuit
- c'est pur
- ca permet de passer d'une pratique d'injection, sniff, fume à  une prise orale
- ca permet la monoprise et la stabilisation
- ca permet de combler les besoins physiologiques en opiacé sans créer d'euphorie et de défonce
- ca peut permettre un suivi complet

Car avec la codéine, le produit est déjà  légal, très peu cher, pharmacoliguement contrôlé, on le prend déjà  par voie orale, 2/3 prises quotidiennes permettent de se stabiliser. Donc finalement la plupart des avantages proposées dans le TSO existent déjà  dans la prise de codéine. La codéine a l'avantage d'une demi-vie courte et d'un sevrage à  pallier rapides qui s'estompe en quelques jours... et quand on voit le nombre de gens qui finissent leur substitution en s'aidant avec de la codéine pour réussir...

Si l'objectif est d’arrêter la consommation d'opiacés, alors clairement, il conviendra bien mieux de diminuer progressivement la codéine, cachet par cachet. Si la personne n'y arrive pas, elle ne risque pas mieux d'y arriver avec la métha (ou le sub) mais pourra alors trouver un avantage à  se substituer, en acceptant l'idée de prendre un substitut opiacé sur une période de temps longue et indéterminée...


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#14 23 octobre 2013 à  18:39

Nitaka 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Je vous ai tous lu.

Vous m'avez convaincu de prendre un rendez-vous avec le csapa le plus proche de chez moi.
Cependant je ne sais pas vraiment de quelle manière poser un rendez vous. Avec qui ? par mail ? telephone ? aller directement las bas ?

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#15 23 octobre 2013 à  19:27

Snoop' 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

salut nikata,
pour prendre un rendez vous, rien de plus simple: tu telephones, ou tu y passes....a mon souvenir de mon premier pas dans mon csapa, j'ai d'abord été recue par la toubib et l'educatrice, puis sont venues l'infirmiere et la psy (et encore plus tard, l'assistante sociale)
n'hesites pas a pousser la porte, là  bas, personne ne juge personne, et toute l'equipe est qualifiée et est prete a aider....
tiens nous au courant pour la suite
salut


Born by accident, Bastard by choice, just...Bad seed...

"Si chaque personne savait ce que les uns disaient sur les autres, il n'y aurait pas deux amis au monde"

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#16 23 octobre 2013 à  22:00

thefiendhouse 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Je me suis inscrit ici suite à  une lecture de ton poste. J'ai aussi 21 ans, et je me retrouves dans nombreux aspects de ton partage. Mon histoire est longue, ça fait cinq ans que je suis une longue descente en enfer. Ayant vécu une bonne partie de ma vie aux Etats-Unis, j'y suis retourné pour la fac à  l'age de 17 ans après quatre ans en France. Jeune, j'étais un fervent militant anti-drogue, mais cette conviction a vite laché prise. Ca a commencé ma première année à  la fac, en Floride, avec une consommation d'alcool hallucinante tous les soirs, en contexte de soirée ou boite de nuit. L'année suivante, je me suis calmé, transféré à  une consommation de cannabis, tous les soirs, puis l'extasy, tous les deux jours. Suite à  une rupture amoureuse scindant, et ayant des nouveaux colocs qui consommaient de la cocaine et autres psychoactifs qui m'étaient auparavant inconnus. M'indiquant bien sympathiquement qu'il pouvait me donner quelque chose qui m'effacerait toutes mes douleurs dans l'espace de dix minutes. Il m'a posé dans la main une petite pilule bleu (je notes que c'était l'époque où la Floride était connue pour ses excès de prescription d'opiacés), d'Oxycodone 20mg. Ce jour a changé ma vie éternellement. Après une vague d'euphorie, un calme puissant, un bien-être monumental, et tout ce qui va avec, j'ai rapidement réalisé que je voulais tout essayer, avoir toutes les sensations, mais surtout effacer ma deprime, mon angoisse et ma perte de confiance. Je suis passer rapidement à  la "freebase", faire glisser la pilule sur du papier alu en absorbant la fumée dans les poumons. Effets de l'opiacé encore plus fort, et une défonce plus immédiate. Je suis passé de 20 à  80mg d'oxycodone tous les jours en très peu de temps, auquel j'ai combiné/ajouté les benzodiazepines (alprazolam, lorazepam, clonazepam, etc.), les hallucinogènes (champignons, LSD, 2C-B), les stimulants (amphetamine, methylphenidate, cocaine) et autres (par ordonnance: zolpidem, zopiclone, etc.). Petit à  petit ma dépression est devenue inquiétante, aggravée, et je suis allé voir un psychiatre, avec un but secondaire d'obtenir des ordonnances plus intéressantes (ex. benzodiazepines). Il m'a diagnostiqué de trouble bipolaire II, et m'a prescrit le Lamictal qui a eu une effet positif, mais qui était entièrement impuissant face aux masses de substances illicites que je mettais dans mon estomac, narines, poumons, etc. Cette consommation a duré jusqu'au moment ou je me suis fait viré de ma fac (j'avais mis un coup de poing dans une porte, cassé une vitre suite auquel les pompiers sont venus, etc.). Mes notes avaient chutées de 18 à  10, et je n'allais que très rarement en cours. J'ai échangé mon groupe d'amis pour un groupe d'amis drogués (sauf les anciens amis qui, certains à  cause de moi, étaient aussi devenus drogués). Je note au passage que un été, rentré en France, un mélange de codeine/ethylmorphine et promethazine m'a fait faire une crise d’épilepsie chez ma tante, qui a terminé en ma hospitalisation. Enfin, suite à  mon comportement à  la fac, j'ai fait le choix de rentrer en France pour de bon, avec le but de suivre quelques mois de traitement (psy, NA, psychiatre, médecin, etc.) puis de suivre des études de droit en France. Pendant le temps où je devais me rétablir, et face à  une addiction de 100 et quelques mg d'oxycodone, j'ai transféré à  la codeine/ethylmorphine, sans ordonnance et le seul opiacé que je pouvais trouver régulièrement en France (sans passer à  la came). Dosage nécessaire pour éviter la douleur du sevrage, 900 mg (450C/450EM) par jour. Pendant 6 mois, j'ai continué à  "m'améliorer" tout en menant une vie secrète à  coté. Après, j'ai recommencé mes études, où j'ai réalisé que je ne sentais plus rien du dosage que je prenais, que ma déprime était pire que jamais, que je n'avais plus d'amis, et plus de vie. Surtout, toute activité que j'avais avant, j'avais perdu. Social, amiable, plein d'énergie, je suis passé au noir, vide et compagnie. Après avoir eu ma première année de droit, j'ai réalisé que j'en avais marre, que tout n'allait pas. Mais mis à  part le besoin physique, je continuait ma consommation d'opiacés car c'était devenu la totalité de ma vie. Pour mon angoisse et mon insomnie, j'avais deux ordonnances (médecin et psychiatre) pour le lormetazepam et l'oxazepam, avec un mois de médicaments qui disparaissait dans une semaine. J'ai aussi découvert les "research chemicals", en provenance de l'anglettere. Du côté "downers", l'etizolam, le diclazepam, le pyrazolam, et du côté "uppers", l'ethylphenidate, methiopropamine, 3,4-CTMP. En réalité, j'avais peur (j'ai toujours peur), d'avoir tout oublié dans la vie. Aujourd'hui, je ne sais plus comment agir dans un milieu social, je ne sais plus me faire des amis, je n'ai plus d'appétit sexuel, je n'ai plus de créativité, je n'ai plus de confiance, et j'ai l'impression que je ne pourrais plus jamais regagner tout ce qui faisait de moi quelqu'un d'heureux cinq ans auparavant. Puis récemment, pendant ma deuxième année de droit, j'ai fait un overdose, mes parents sont venus dans la nuit et ont tout découvert. Pour la première fois en cinq ans, j'ai été (presque) honnête en leur disant la vérité (presque). Je suis content, parce que ça m'a donné une excuse de vraiment tenter de terminer cette triste histoire, de ne plus me raconter des histoires. Quelques temps plus tard, avec un aide psychologique, psychiatrique et des NA, et surtout une motivation de changer la situation dans laquelle je me suis mise, j'ai eu la motivation de faire un sevrage "modéré", en baissant ma consommation journalière d'opiacés à  la quantité juste nécessaire pour me permettre de fonctionner (aller en cours, etc.). C'était il y a deux semaines, et je suis maintenant à  200mg par jour. Au début, même avec une petite consommation, j'étais encore plus déprimé, je dors très mal (voir pas du tout), crises d'angoisses quasi-permanentes, mal (au ventre, la tête, les os), mais j'ai pu éviter le pire de la nausée, la gerbe, chiasse, les jambes qui bougent, et tout ça. Mais en même temps, petit à  petit, je reviens. Je deviens un peu plus heureux, je suis plus vif, mon cerveau tourne bien, je suis plus motivé, je ressens des émotions que je n'ai pas ressenties depuis au moins trois ans. Ca me rassure, qu'après cinq ans pendant lesquels j'ai fusillé mon corps en permanence, détruit mes neurones, effacer ma personne. C'est loin d'être terminé, mais ça m'amène à  penser que la fin n'est pas atteinte, qu'il reste du temps à  vivre et à  vivre bien. J'aurais 22 ans la semaine prochaine, et même aujourd'hui j'ai parfois l'impression d'en avoir 80 (ma psychologue m'a dit que je parlais comme quelqu'un qui avait 80 ans et qui était en train de mourir lentement). Mais si tu te dis que ça ira mieux si tu te pousses un peu (vraiment beaucoup), si tu fais un très grand effort, tu verras Nitaka que ça peut aller mieux, et que malgré la présence de problèmes psychologiques, physiques ou autres indépendants des substances, qu'il seront gérables plus facilement si tu n'y ajoutes pas des problèmes psychologiques, physiques ou autres causées par une consommation de substances. J'avais à  la fois une addiction aux opiacés qui m'aidait à  survivre, et une addiction à  tout ce qui m'éclatait le cerveau pour me permettre à  passer le plus de temps possible aux cieux synthétiques. Les deux sont difficile à  battre, mais se ruiner à  21 ans n'est pas la fin du monde. Il suffit juste de ne pas se dire: "demain j'arrêterai", parce que comme tu dois le savoir, les journées se suivent et se ressemblent. Et quand on vit comme j'ai vécu/je vis/tu vis/nous vivons, la cage que nous avons bâti fait de chaque journée un enfer.

Espoir! Tu as de longues années devant toi, tout ce que tu peux faire c'est essayer de faire de demain une meilleure journée qu'aujourd'hui.

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#17 23 octobre 2013 à  22:32

prescripteur 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

thefiendhouse,
que dire ? On ne peut qu'écouter et si possible entendre. je te souhaite de pouvoir sortir de cette situation. En tous cas,  le forum sera là  pour te soutenir.
Amicalement


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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#18 24 octobre 2013 à  07:53

Disturb 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Salut Thefiendhouse ,

joli témoignage également.

  j'ai deux questions cependant :

- overdose ? est ce que tu veux bien nous dire avec quel produit ou quel médoc ? et à  quelles quantités ?

- je suis interressé par ton témoignage sur les NA...( j'ai essayé d'en parler vite fais ici , ouvert un topic, mais sans grand succès ) . Je me demandais surtout comment tu avais été accueilli et suivi , sachant que tu es encore usager...?

en tout cas force et courage à  vous !
bye
Dstrb


Tout ce qui monte doit redescendre...

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#19 24 octobre 2013 à  09:57

ziggy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Si ce genre de témoignage m'émeut car la souffrance y est palpable et réelle, je ne peux m’empêcher d'y lire aussi une trop simple accusation des substances psychoactives. C'est toujours la même histoire : soi-disant au départ tout va bien, la personne touche un produit et quelques mois après elle s'écroule littéralement dans les affres - le produit étant décrit comme le perturbateur principal.... il me semble que c'est souvent une façon de raconter son histoire et surtout de "se reraconter" son histoire en occultant un certain nombre de fragilités/faiblesse présentes à  la base et qui ne demandait qu'à  s'exprimer...

aussi que ce soit le message de Nikita ou celui de Fienhouse, j'y lis surtout deux beaux témoignages sur la souffrance dépressive bien plus que des témoignages sur le soi-disant enfer des opiacés, si enfer il y a. Pour ma part, je reste intimement persuadé à  ce jour, que l'enfer opiacé n'existe que parce qu'on veux que celui-ci existe, stimulé par la dépression... je suis passé par là  - à  combiner ma dépression avec de l'hero, ça a été une catastrophe et pourtant je ne consommais pas tant que ça... je ne supportais pas la moindre descente, je culpabilisais H24, je ruminais des pensées mortifères - tout cela sur fond de quelques traces de came... j'ai fini pas loin de vouloir me mettre une balle. Clairement, c'était pas une bonne idée que d'aller jouer avec les opiacés alors que je n'étais pas en état pour le fait, forcément j'ai plongé...

Des années après et largement guéri, j'ai pu redécouvrir une consommation opiacé non gouverné par des affects dépressifs et ça n'a plus rien à  voir : quand je suis malade, ca me fait pas marrer mais voila j'ai conscience que ca durera pas plus de quelques heures - j'en fait pas un foin - si je me shoote et ben je me shoote, je fais pas m'en faire une salade, et je ne suis pas focalisé du matin au soir à  me martyriser sur la question du sevrage. Je me régule avec la méthadone - qui reste une arme essentielle pour le maintien.

Pour finir sur NA, je n'ai rien contre eux et je trouve la formule plus pas mal, cette idée que le meilleur soutien doit provenir de personnes ayant vécu la même chose. Là  ou je me retrouve vraiment pas dans leur discours, c'est la facilité avec laquelle ils remettent tout leur blème sur le dos de la consommation, c'est un peu trop facile. Pour eux, c'est les prodz et uniquement eux qui posent problème. A en croire les NA, la recette du bonheur est simple : c'est l'abstinence. Il suffit d'aller à  une réunion pour se convaincre que l'abstinence visiblement ne suffit pas à  remplir le quotidien...

Reputation de ce post
 
d'accord avec toi, la conso est plus un symptome que le probleme initial, snoopy

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#20 24 octobre 2013 à  15:21

thefiendhouse 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Merci tous le monde pour vos mots et pour l'accueil!

Disturb, je vais essayer de répondre à  tes questions le mieux possible. Concernant l'overdose, c'était benzodiazépine et opiacés. Concernant le dosage, pour les benzos honnêtement j'en ai aucune idée, mais j'en avais mélangé (Etiz, Lormetaz) avec 800 mg Codéine/Ethylmorphine et 40 mg d'oxycodone (ma grand-mère avait un cancer et j'avais craqué et volé ses médicaments). En réalité le mot overdose n'est pas forcément adapté, je sais juste que j'ai vomis et perdu connaissance, et c'est comme ça qu'on m'a trouvé. Je ne sais pas si c'était que les doses étaient trop élevés seules ou en combinaison malgré ma tolérance, ou si c'était juste un cumul d'effets attendus des médicaments. Je pense personnellement que sans les benzos je n'aurais pas perdu connaissance, et sans les opiacés, je n'aurais pas gerbé. En plus, je suis toujours vivant malgré une absence d'intervention immédiate.

Concernant les NA, j'avoue que je suis d'accord avec tout ce que tu dis Ziggy. C'est vrai qu'ils remettent la totalité (ou en tout cas une partie très conséquente) de leurs souffrances simplement sur le dos de la drogue. Surtout parce que la majorité des personnes présentes sont clean depuis un certain temps, leurs témoignages montrent très clairement la présence d'autres problèmes qui les tracassent (familiaux, personnels, émotionnels, physiques, etc.), et que leur consommation, si elle contribuait à  leur problèmes, n'était pas forcément la cause mais un moyen comme un autre de gérer quelque chose qu'ils n'arrivaient plus à  supporter seuls. Ce qu'on retrouve chez tous le monde, c'est une souffrance profonde, une isolation du monde, et c'est (en mon avis) là  qu'on trouve tout l'intérêt des NA. Dans ces réunions, on parle rarement des drogues en détail (la spécificité est même interdite), c'est plutôt un sorte de "groupe psychologique", où chacun est libre de parler de leurs problèmes ouvertement. Donc il faut aimer écouter, mais surtout ça permet de partager avec des individus qui comprennent parfois d'ou tu viens, où ce que tu est en train de vivre. Concernant mon accueil, c'était la meilleure partie du programme. Je n'ai jamais connu des gens aussi accueillant et sympathiques. Au début j'étais un peu (très) méfiant parce que ça me donnait presque une impression de culte, tous le monde s'embrasse, tous le monde s'aime. Comme le disait Ziggy, pour eux la formule est simple: il suffit d'aller aux réunions, l'abstinence viendra, et après tu sera sauvé. Je parlais à  quelqu'un et il m'a dit qu'il suffisait de venir à  NA pour arrêter la drogue, et je lui ai dis bien sympathiquement que je ne croyais pas que c'était aussi simple que ça. Il m'a regardé avec un air bizarre et m'a répété qu'il suffisait de venir, et ça pendant un quart d'heure avant que j'accepte juste pour m'en aller. Après, je ne peux que recommander d'y aller, d'essayer, parce que pour certains ça aide vraiment, les gens sont vraiment sympas (que tu sois toujours consommateur ou pas, tout le monde est égal là -bas), ils t'accueillent, te rassurent, ils te donnent gratuitement de la lecture, leurs numéros (appeler quand on veux si on en a besoin), des conseils,  etc. Même si tu ne veux pas partager, ce n'est pas un problème, parfois ça fait du bien d'écouter. Je rappelles que la "seule" règle des NA c'est de vouloir arrêter de consommer. Une dernière chose, la question de la "spiritualité"... Je sais qu'ils insistent que c'est "dieu comme chacun l'entend", mais même en gardant l'esprit ouvert, je ressens encore ce sentiment de culte par moments. Après, chacun aura ses propres impressions, je ne peux que partager les miens.

J'espère que ça répond à  tes questions Disturb, si jamais tu veux des précisions, n'hésite pas!

Aussi, Ziggy, ce que tu disais sur le lien entre la consommation et la dépression (et autres troubles psychologiques) est vrai (ou en tout cas je partages cet avis). Je n'oublies pas que drogue n'égale pas forcément souffrance, et que mes problèmes existaient avant ma consommation d'opiacés et autres délicatesses. D'ailleurs mon dérapage a démarré parce que la drogue (notamment les opiacés) m'aidait au début à  ne pas justement me mettre une balle dans la tronche. Après un certain temps, malheureusement, elle n'a fait que contribuer à  ma misère. Mais tu as absolument raison, peut exister une consommation modérée qui ne fait de mal à  personne. Je n'essayais pas par mon témoignage de blâmer autre chose que moi-même. Ma situation présente est le seul résultat des décisions que j'ai faites par le passé. La question du sevrage se pose seulement parce que la vie que j'aimerais avoir en ce moment ne correspond pas à  la réalité pour des raisons qui me sont évidentes. Je sais que sevré, j'aurais toujours les mêmes troubles psychologiques, et une tentation générale à  la défonce... mais ça j'y travaille sur le côté. Et je n'exclu pas qu'un jour peut être je maîtriserai ma consommation, c'est juste que malheureusement aujourd'hui c'est en dehors de mes capacités.

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#21 24 octobre 2013 à  17:14

ziggy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Rebonjour ici,

et merci à  Fiendhouse pour les précisions.

La description des groupes NA est fidèle à  ce que j'ai vu aussi. Mais clairement je n'adhère pas à  leur vision totalement dogmatique et ça me semble totalement inadapté au sevrage. Ces dernières années, ils ont été totalement à  côté de la plaque. Au début des années 2000, ils interdisaient aux personnes substituées de venir. Pour eux, la méthadone était une des pires drogues, le meilleur moyen pour parachever une dépendance, en la pérennisant et en la favorisant - et en ne permettant même plus de bénéficier de temps de sevrage lors de l'incarcération par exemple ou lors de problèmes x ou y obligeant d’arrêter... comme ils disaient, la methadone - cette héroïne gratuite en sirop, camisole d'état visant à  museler et contrôler les toxicomanes sans leur offrir la moindre chance de guérison, était une voie sans issue conduisant inexorablement à  l'hopital, en prison ou au cimetière.

Leur discours officiel était "il n'y aucune raison de penser qu'une personne qui n'arrive pas à  gérer sa consommation de d'opiacés arrivera à  gérer sa médication".... Le même discours était tenu par les addictos en poste à  l’hôpital Marmottan... et puis face à  la réalité, tous ont du admettre que finalement, peut être, ils avaient parlé un peu trop vite et mettre, discretos, de l'eau dans leur vin... sans quoi ils auraient disparu du tissu associatif. Alors pour ne pas perdre leurs subventions, ils ont finalement pris consciences que des centaines de personnes s'étaient rétablis et retrouvés des perspectives grâce à  quelques semaines de méthadone  et ce, malgré des années à  fond dedans... Ils ont donc du faire rebrousse chemin sur ce terrain : aujourd’hui Marmottan est un des principaux pourvoyeurs du nord ouest parisien et chez NA même sous metha on a le droit d'avoir son petit porte clef blanc et des applaudissements.. smile mais tout ça n'est pas sans porter un sérieux coup de cohérence à  l’idéologie narconon et anti-médicalisation qui fonde leur approche. Et par un mystérieux imbroglio théorique, ils essaient malgré tout de retomber sur leurs pattes...

J'aimais bien ce que disait Dave Gahan à  leur sujet :  "ils déplacent leur dépendance chimique sur le groupe, et pour que ça marche on les incite à  devenir accro au programme, à  leurs étapes, à  leurs bouquins, à  leurs parrains  si bien qu'ils le disent eux-memes, quand il n'y a aps de réunion,ils commencent à  se sentir mal... ce n'est pas pour faire ça que j’arrête de consommer !".

Cette critique étant faite, il ne faut pas cracher dans la soupe et il y a de l'aide à  y prendre mais plutôt dédiée au post-sevrage. Et ça peut être très aidant, il y a dans leurs salles une dynamique d'autosupport réelle. C'est souvent un endroit destiné à  rompre l'isolement et/ou aider à  élargir son réseau de connaissances. Quand on est totalement pris dans sa consommation et qu'on y arrive plus, qu'on a autour de soi plus que des potes à  fond dedans, ça fait du bien de voir des gens en nombre pour te dire " ne crois surtout pas que c'est foutu, ici on se shootait tous et on en est revenu.."Les gens racontent leur vie, leurs galères et ce qu'ils ont mis en place pour se reconstruire, des petites choses, des petits détails, le genre de trucs que l'on entend jamais dans la bouche d'un professionnel...


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#22 24 octobre 2013 à  17:20

Nitaka 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour.

thefiendhouse, je suis touché par ton histoire. Je ne sais que te dire si ce n'est que la solitude n'arrange rien. Moi j'ai que ma copine et après rien. Mes parents; j'ai de très mauvais rapports avec eux, des vrais amis ? Aucun. Sans ma copine aujourd'hui je serais mort ou alors en taule. En tous cas, tu as mon soutient !

J'ai pris rendez-vous dans le Csapa le plus proche de chez moi avec un médecin le Lundi 4 novembre.

Ma dernière prise remonte à  hier soir, ce soir ma copine est avec moi et je ne peux pas consommer en sa présence. Je sais pas comment je vais faire, mais bon ... C'est triste à  dire mais du matin au soir je n'ai qu'une pensée dans la tête : "La codéine". C'est même un mot tabou pour moi j'ai du mal à  le prononcer.

Je ne sais pas ce qu'il va découler de mon rendez vous avec le médecin et je suis conscient que la solution miracle n'existe pas, et que sans un minimum d'efforts il n'y aura aucune progression possible. Je ne veux pas d'une TSO et être dans la merde pour des années. Je ne veux pas d'un sevrage "à  la dure", j'ai déjà  tester et je ne pense pas être assez fort pour sa. Dans toute mal courte vie je n'ai jamais autant soufert physiquement et moralement que les 5 jours sans codéine. J'en ai marre de me faire prendre de haut par  les pharmaciens/enes, Vous savez je crois vraiment qu'il est possible de savoir tout ce qu'il pensent de moi rien que dans leur regards. Bref je m'étale la.

Ziggy je suis complétement d'accord. C'est trop simple de rejeter la faute sur les opiacés ou même toute autre drogue. Ce n'est pas mon cas j'ai connus des chose que je n'ai pas évoquées dans ces lignes et qui sont pour moi aujourd'hui difficiles à  exprimer. Cependant les opiacés n'ont dans mon cas, il faut le dire, rien arrangés, bien au contraire.

Bref, tout ce que je veux, et je sais que c'est beaucoup demander, surement utopique, mais c'est arrêter ma consommation sans connaitre de symptômes de sevrages physique ni psychologiques. Du moins je veux qu'ils soient minimisés. Je pense que je suis faible face aux drogues en général. Pourtant depuis ma plus jeune enfance, j'ai suivi des séances d'information à  l'école ou on vous dit que c'est pas bien
et tout le charabia. Mes parents même si je n'entretient pas de bons rapport avec eux m'ont je pense bien éduqués et m'ont toujours mis à  l'écart de ça. Mais j'ai aussi découvert récemment que mon père avait consommé de la cocaïne. Je pense au fond que personne n'est à  l’abri et que au final chacune a eu un motif qui fait qu'elle a commencé à  consommer. Pourtant croyez moi, on m'a toujours dit que les opiacés au début c'est bien, mais qu'après sa devient et sa reste durant de longues années une prison. Mais au fond, on ne comprend que quand on est concerné, et là  c'est trop tard.

Je vous tiendrais informé de mon cas.

Dernière modification par Nitaka (24 octobre 2013 à  17:26)

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#23 24 octobre 2013 à  19:21

ziggy 
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Re: Se ruiner à  21 ans.

Salut Nitaka,

Ce que tu viens d'exprimer me confirme ce que j'ai ressenti, en te lisant.

Tu es à  mon sens victime de precepts moraux venant de ton éducation et de ce fait, tu sembles extrêmement (trop?) focalisé sur cette affaire de codeinés. Tu mentionnais la honte à  tour de bras, tu prétends même avoir du mal à  prononcer les 3 syllabes de co-dé-ine. Ce qu'il va falloir faire dans un premier temps, c'est carrément DE-DRA-MA-TI-SER. Tu n'es pas encore au terminus de la came, t'es tout jeune, en pleine santé, tu as la vie devant toi. Le seul problème c'est qu'il y a une espèce de trouble anxio-dépressif qui t'accapares et t'empoisonnes ton jugement avec... Cela te donne l'impression d'etre "en enfer" etc... mais tu dois te rendre compte que tu es extrêmement pessimiste, ce qui est l'expression certainement d'un truc dépressif.

Tu te fais bien du stress avec cette histoire de dépendance. Ill faut que tu te rendes compte et acceptes que c'est pas forcément aussi dur et aussi horrible que ce que tu imagines et je suis sur que tu as déjà  plus souffert dans ta vie qu'en te privant quelques jours de codé.

Alors oui - je te rejoins, dans ces conditions, la codéine n'arrange rien à  ta souffrance, elle boucle la boucle, brouille les pistes. Et psychiquement elle te permet surement d'avoir un "objet" pour exprimer tes angoisses. Donc dans ton cas, il serait judicieux de laisser reposer tout ça. Opiacé et dépression ne font pas bon ménage : ça ne guérit rien, pire ça t’empêche de travailler ce qui bloque. Je reste persuadé que ce dont tu souffres le plus tient dans l'arrêt de l'effet antalgique de la codéine, qui de fait, va rendre hypersaillant ton mal-être. Quand la codéine s'estompe, le mal-être préexistant remonte d'autant plus. C'est donc un fabuleux terrain addictogène.

Par aillleurs, le fait de consommer en yoyo comme tu le fais depuis 6 mois montre que tu sembles effectivement en phase d'accroche, sans pour autant être arrivé à  Rome. Mais oui, tu sembles en chemin. Quand on est bien accro à  la codéine, on ne peut pas passer plus de 6H (et encore) sans avoir physiquement besoin d'en consommer à  nouveau- sans quoi ca se traduit par un syndrome grippal hyper prononcé : nez qui coule, frissons, nausées, tremblements, angoisses impérieuses. Si rien n'est consommé dans les 24H, le manque s’abat alors pleinement sans pitié aucune. Il n'est plus possible de se lever. Bloqué au pieu : Gerbe; Fievres, diarhées, mal etre, et impression de crever... Il y a 3 nuits difficiles à  traverser, on a l'impression que ca finira jamais et pourtant, ensuite tout se remet parfaitement en place. Le 7ème jour venu, on se sent tout neuf. Le dixième, c'est comme si tout cela n'avait jamais existé. Et l'appétit pour la codéine est toujours là , bien présent.

Quand on est en train d'accrocher ( c'est là  ou tu sembles en etre), cet état est beaucoup moins prononcé mais il se met en place, doucement, semaine après semaine. On est simplement un peu claqué et le deuxième jour et surtout déprime, nervosité. Au fur et à  mesure des mois, ça se précise. Au début on peux facilement passer un ou deux jours sans en prendre mais ça gratte et on sent qu'un soulagement est absent, on y pense "beaucoup". Et puis à  force de consommer, ce délai se raccourcit de plus en plus, jusqu'à  être physiquement bien dans la dépendance. Ceci dit, les opiacés sont certainement moins diaboliques que ce qu'on imagine souvent. Ce sont des produits extrêmement peu toxiques que l'on peut consommer sur des vingtaines d'années sans que cela se remarque. J'assume ici le fait que quelques mois d'alcool font bien plus de ravages qu'une consommation d’héroïne. Par ailleurs, sous opiacés, on fonctionne, on peut taffer, c'est discret, personne ne sen aperçoit  là  avec la picolle, c'est la fete du slip !

Comment peux tu dire que c'est TROP TARD ? Je suis perplexe ! Si c'était le cas, on aurait tous plus qu'une balle dans la tete à  se tirer. Je connais des gens qui se sont remis en quelques semaines de decennies de dépendance. Ici sur ce forum, tu vas discuter avec tout un tas de gens qui te le confirmeront, quelques mois à  consommer de la codéine par voie orale 2-3 fois par semaine n'est pas la mer à  boire, loin de là  ! Mais attention... la dépendance psychique elle, est déjà  là . Et elle peut s'exprimer physiquement. Je te rassure, on a tous arrêté plusieurs fois des consommations d'hero après des années en shoot - c'est pas facile mais crois moi, on s'en remet !

Dans l'état actuel des choses, c'est une bonne chose que tu ne voiles pas la face comme beaucoup le font en minimisant leur conso pendant des années...  et pour autant, "maximiser" n'est pas bon non plus. Je te le répète mais prendre un TSO n'a aucune utilité à  présent pour toi, dans la mesure, où le traitement dans ton cas n'en serait pas un, et les difficultés et désavantages qu'il propose sont au-dessus de tes désagréments actuels.

Prenons un exemple concret. Si j'ai bien compris, tu consommes une boite de tussipax un jour sur deux (15 comprimés à  20 mg), tu absorbes en gros 300 mg de codéine par voie orale - soit une dose qui revient à  50 mg de morphine orale. La biodisponibilité par voie per os étant faible, cela revient à  une injection de 15 mg de skenan tous les deux jours - soit 0.4 mg de subutex c'est à  dire le plus petit dosage auquel il faut prendre le temps s'habituer avant d’arrêter. Cela signifie que pour l'instant, ta tolérance est inférieure à  la dose à  laquelle on arrête un substitut. Te proposer un substitut même à  la plus faible dose te conduirait donc à  augmenter tes consommations actuelles, à  devoir t'habituer à  une dose plus forte prise quotidiennement. Si déjà  tu as des difficultés pour mettre fin à  ce cycle de codeine, je vois difficilement comment tu pourrais mettre fin à  un cycle de subutex dont le dosage serait plus fort et dont le syndrome de manque dure 4 fois plus longtemps...

Je ne suis pas certain que le CSST soit le meilleur endroit pour ton travail car eux focaliseront forcément sur la question de drogue et ça risque d'enfoncer le clou à  cette réalité là , en officialisant une étiquette de dépendant... un suivi chez un psychiatre pour parler de tout ça et un trouver le bon AD suivi d'un travail de fond sur ce qui va mal me semble approprié. Si tu arrives à  décoincer ce qui te peine et que tu trouves le moyen de respirer enfin, tu verras que ce truc de codéine se dissipera de lui même...

Quant à  tes consommations, il faut que tu essaies de les freiner. Ce que tu peux faire, si tu n'arrives pas encore à  ne rien prendre, c'est essayer de diminuer la fréquence de tes consommations en enlevant doucement un ou deux comprimés par prise.


Life on Mars ..........................................

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#24 16 novembre 2013 à  18:46

Croismoi 
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Date d'inscription: 07 Mar 2013
Messages: 129

Re: Se ruiner à  21 ans.

ziggy a écrit

Car avec la codéine, le produit est déjà  légal, très peu cher, pharmacoliguement contrôlé, on le prend déjà  par voie orale, 2/3 prises quotidiennes permettent de se stabiliser. Donc finalement la plupart des avantages proposées dans le TSO existent déjà  dans la prise de codéine. La codéine a l'avantage d'une demi-vie courte et d'un sevrage à  pallier rapides qui s'estompe en quelques jours... et quand on voit le nombre de gens qui finissent leur substitution en s'aidant avec de la codéine pour réussir...

Si l'objectif est d’arrêter la consommation d'opiacés, alors clairement, il conviendra bien mieux de diminuer progressivement la codéine, cachet par cachet. Si la personne n'y arrive pas, elle ne risque pas mieux d'y arriver avec la métha (ou le sub) mais pourra alors trouver un avantage à  se substituer, en acceptant l'idée de prendre un substitut opiacé sur une période de temps longue et indéterminée...

Tu sous entend que pour un cas comme moi, où j'ai besoin d'opiacés pour supporter ma douleur actuellement (je pensais à  tord que les opi m'enfoncent dans la dépression, ce post moe démontre le contraire) il me faudra donc passer par la case TSO pour décrocher d'un traitement médical, si je suis la logique de ta réponse ziggy ? (si il est question un jour de l'arrêter... ce que je ne vois même pas à  moyen terme pour le moment (rapel des doses : 250mg actiskenan/jour & sophidone 60mg par jour)

Et d'anti dépresseur (au secours, pas ça je ne supporte pas)

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#25 16 novembre 2013 à  19:05

prescripteur 
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Messages: 4920

Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonjour Croismoi,

Voir le wiki
http://www.psychoactif.org/psychowiki/i … u_tramadol
En résumé SI la diminution progressive de la codéine est faisable , c'est la meilleure solution. Mais SI elle est impossible (ou qu'on voit que cela ne marche pas) le passage par un TSO est probablement plus confortable et finalement plus efficace.
Evidemment quand il y a des pbs de douleur c'est plus difficile. La Methadone est assez efficace mais il faut la prendre au moins 2 fois par jour. Eklle n'a pas d'AMM pour la douleur mais de nombreuses équipes de traitement de la douleur s'en servent quand c'est utile.
Je remarque que tu prends 250 mg d'Actiskenan, ce qui est peut etre trop. Dans la plupart des cas, on reserve l'actiskenan aux douleurs "ponctuelles" dans la journée, le traitement de fond devant traiter la douleur de fond (eventuellement en lui incorporant  une partie de la morphine consommée en actiskenan ou son equivalent).
Amicalement


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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#26 16 novembre 2013 à  20:07

Croismoi 
Banni
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Date d'inscription: 07 Mar 2013
Messages: 129

Re: Se ruiner à  21 ans.

Dans ce cas je suis sous dosé en sophidone ?   Car l'actiskenan je le prend soit quand j'ai mal, soit quand j'ai froid et mal aux pattes avec les larmes qui vont avec) je me sens un peu piégé là .   Je suis conscient que c'est trop mais que puis-je faire ? ma vie, sans exagérer est un enfer. 

Dans quelques jours, je ferais (demanderai si il le faut) la rotation sur de la morphine pure (skenan lp -actiskenan), ça dégagera déjà  une molécule et permettra d'évaluer mon vrai besoin en morphinique car mon toubib, lors du passage au palier 3 n'a jamais fais aucune titration. ça c'est déroulé simplement d'un switch codeine/tramadol à  du fentanyl...   

J'ai passé 1 mois à  me stabiliser. arrivé là , des effets secondaires m'ont fait stopper le fentanyl (lui c'est donc terminé, pour le moment), et on est reparti, sans prendre en compte la tolérance, sur 10mg d'oxy. j'y vois comme un problème et à  chaque "switch", c'est la même chose. c'est un cadeau de 1 mois de simi manque et de douleurs exacerbées. 
Je ne comprend pas pourquoi mon toubib (et/ou la pharmacie) agissent de cette manière, pourra tu m'éclairer ?

Detressse.
Il y a sans doute pire mais à  chacun suffit sa croix.


Très cordialement.

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#27 16 novembre 2013 à  20:30

Croismoi 
Banni
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Date d'inscription: 07 Mar 2013
Messages: 129

Re: Se ruiner à  21 ans.

Allere faire un tour en Centre de Soin en Toxicomanie commence à  me troter dans la tête, maladie/douleur et traitement/défonce commencent à  se mélanger, et ce n'est pas bon du tout, je le sens clairement de part la frustration engendrée).

Je n'auurait pas touché à  la came avant, ce problème n'xisterai sans doutes pas. vu que je n'ai que rarement senti les efets des opiacés que je prend pour me soigner (sauf en cas de switch)

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#28 16 novembre 2013 à  21:09

prescripteur 
Modérateur
10100
Date d'inscription: 22 Feb 2008
Messages: 4920

Re: Se ruiner à  21 ans.

Bonne idée (aller consulter un CSAPA)
Pour l'actiskenan, en effet il faudrait transferer une partie de la dose d'actiskenan sur la sophidone ou le skenan.
Amicalement


Quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce qu'on sait, on a bien raison de penser ce qu'on pense. Pierre Dac

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