geosadak a écrit
Codeiman a écrit
re
Arf..... je suis vraiment candide en la matière ( moi qui croyais partir les poches pleines de neos) je blague .! rien de bien palpitant à vous raconter ? en fait j'ai juste vu l'infirmière sur ce rdv csapa ( sympa et mignonne) elle à tout noter combien je consomme , début de conso , antécédents médicaux ... train-train habituel à mon avis ! je dois attendre jusqu'à vendredi pour voir le médecin aucune place de libre avant..!
encore heureux que j'ai mes boites pour patienter...C'est leur processus de fonctionnement. Mais attention, n'attends pas le médecin addictologue comme le messie... C'est ce que j'ai fait (pas pour la codéine par contre) et j'ai été fortement déçu d'avoir juste retracé ce que j'avais déjà fait avec l'infirmière et la psy, et de repartir comme j'étais arrivé avec un "on va observer pendant 2 mois".
2 mois ça fera que 250L de bière ça va !
je ne comprends pas.! c'est-à-dire le csapa te relâche dans la nature sans aucun accompagnement , sans traitement de substitution...ton discours est en opposition de ce que j'ai entendu sur PA..!
Dernière modification par Codeiman (24 juillet 2017 à 14:37)
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Codeiman a écrit
geosadak a écrit
Codeiman a écrit
re
Arf..... je suis vraiment candide en la matière ( moi qui croyais partir les poches pleines de neos) je blague .! rien de bien palpitant à vous raconter ? en fait j'ai juste vu l'infirmière sur ce rdv csapa ( sympa et mignonne) elle à tout noter combien je consomme , début de conso , antécédents médicaux ... train-train habituel à mon avis ! je dois attendre jusqu'à vendredi pour voir le médecin aucune place de libre avant..!
encore heureux que j'ai mes boites pour patienter...C'est leur processus de fonctionnement. Mais attention, n'attends pas le médecin addictologue comme le messie... C'est ce que j'ai fait (pas pour la codéine par contre) et j'ai été fortement déçu d'avoir juste retracé ce que j'avais déjà fait avec l'infirmière et la psy, et de repartir comme j'étais arrivé avec un "on va observer pendant 2 mois".
2 mois ça fera que 250L de bière ça va !je ne comprends pas.! c'est-à-dire le csapa te relâche dans la nature sans aucun accompagnement , sans traitement de substitution...ton discours est en opposition de ce que j'ai entendu sur PA..!
Attention je parle d'alcool et de cannabis, alcool duquel je suis déjà sevré. Donc ya pas d'urgence... Mais ils peuvent vouloir prendre le temps...
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Dernière modification par Codeiman (24 juillet 2017 à 17:02)
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Et si je suis en "sevrage" au moment de ma consultation en csapa, ils risquent de me sous-doser non ?
En fait non, du moins pas si ça se passe comme pour moi, et comme ça se passe en général. Il m'a prescrit mon dosage (c'était du suboxone à ce moment-là) à partir de ce que je lui avais dit consommer comme héro (et je n'avais pas cherché à mentir mais à être le plus sincère possible, un médecin, même mauvais, c'est pas un flic). Si tu as peur du sous-dosage, tu peux éventuellement "gonfler" ta conso habituelle. Ou ne tenir compte, lui déclarer que les semaines où tu étais au maxi.
Biz
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Fredfenriz a écrit
Salut à vous. Nouveau sur le site et le forum. Je découvre, et vraiment, je trouve génial l'entraide et la camaraderie qu'il y a. Beaucoup de gens biens ici. Ça réchauffe l'âme. Inutile de préciser que je suis de tout cœur avec vous.
Voilà mon histoire. Mosellan, travaillant dans la sidérurgie au début 2000, souvent comme fondeur, acier liquide, chaleur, poussière, saleté, bruit, port de charges de fous. Ça vous fabrique un homme. Ça vous le détruit un peu aussi.
Un soir de 2006, mal diffus au dos (la chance d'avoir un corps plutôt solide malgré tout), je fais ma petite fiotte ce soir là. Paracétamol ne marche plus. Je découvre par un proche la codéine. Savais même pas ce que c'était. 2 petits cachets de dafalgan codéine 30mg avant dodo. Longue nuit magique, bien être total, rêves de fous, réveil en douceur super plaisant, retapé. Vous connaissez ça hein. J'ai même fais une sorte de délire dissociatif. J'ai tout de suite su que j'allais aimé ça. Je reste quelques jours sans, mais je deviens vite accro, j'en prends de plus en plus et de plus en plus souvent. Mon proche en a marre que je lui tape ses médocs. J'apprends que c'est vendu librement, à 25 mg maxi. Le début de 10 ans de fou. Je précise qu'avant je ne connaissais pas les drogues. J'aime pas l'alcool à part une bière parfois, ni le café, étant un cogitant l'herbe fait un effet merdique et dangereux sur moi.
Bref c'est parti. Je suis monté progressivement, même prudemment, étant un peu hypocondriaque. Hé oui on est pas tous des taré(e)s. J'ai longtemps stabilisé à 3 boîtes de codoliprane/jour en 2 prises, pas mal tout de même. Jamais de mélange. Juste ma codo et mes clopes. J'étais bien, mais certaines choses commençaient à merder. Douleurs légères au foie et aux reins, de plus en plus souvent la dose qui n'agit pas, à part l'anesthésie physique. Et parfois au contraire, quand le matin j'étais à peu près à jeun (je suis gros mangeur), la gerbe et un malaise limite d'appeler le samu, à cause de ce foutu paracétamol. Dieux remerciés encore d'avoir un corps bien solide, vous allez voir. Mais impossible de décrocher hein. D'ailleurs, parenthèse, j'ai jamais compris l'effet anti anxiété que la codéine fait sur certains. Je suis un anxieux au quotidien, un ruminant, souvent dans la procrastination, mais pas un dépressif. Je crois en mon avenir et celui de nos pays européens. Jamais touché un AD de ma vie. Mais vous pouvez déjà savoir dans quoi je vais tomber.
Ma vie dans les pharmacies. Je pourrais en écrire un bouquin d'anecdotes. Le petit vieux avec ses énormes sachets de médocs qui traînasse, le gars qui vient demander ses benzos en avance et qui insiste, limite brutal, ceux qui gueulent parce qu'ils doivent un peu payer.... mon territoire allait de la frontière luxo à Metz, une quarantaines de pharmacies. Dépense de temps et de gasoil tous les jours après le boulot, plus encore le samedi matin pour faire le plein pour le WE. Je faisais même une liste tenue à jour pour pas me fourrer et revenir trop tôt dans la même, roulements impeccables. Mais ils me connaissaient, et certains savaient sûrement. Le regard des pharmaciens, certains condescendants, certains sympathiques, d'autres indifférents, je ne les regardais jamais en face, trop honte, jamais sympathisé avec l'un deux. "Bonjour 2 boîtes de codoliprane svp" est la phrase que j'ai le plus dit dans ma vie. Somme exacte souvent, pour pas attendre le retour de monnaie. "Merci au revoir". 45 secondes chrono. Certains m'ont limités à une boîte, j'ai jamais osé demandé plus que deux. On ne m'a jamais refusé. Commerçants avant tout. Mais je ne leur en veux pas, c'est d'abord de ma faute.
Février 2010. J'en ai vraiment marre de ces dépenses, la moitié du temps un effet nul hormis l'anesthésie physique. Je suis au chômage, j'en profite, je me mets au sevrage brutal. Là je et vous allez commencer à rigoler. Chiasses en dizaines par jour (mon talon d'achille, une bière trop froide ou un banc glacé et c'est parti). Sueurs, insomnies, agitations, douleurs, certains connaissent en ce moment. 1 mois terribles à me vider, faible comme un nouveau né, à choper toutes les castros et tous les rhumes, maux de gorges.
Puis peu à peu la renaissance, la force, le goût des choses, la vie, nouvelle copine, l'amour :). Radios du foie, des reins, que dalle. Parfait. J'y pensais de moins en moins. Je ne prenais que de l'ibuprofène comme placebo.
Assez fier de moi, je reprends un boulot. Port de charges lourdes. Vu que je suis taillé comme un grand bœuf, c'est toujours pour moi ces boulots.
Vous imaginez la suite. Un soir de petite douleur, la copine qui me propose deux petits doliprane codéine 30 mg (ils ont tous une ordo pour ça ou bien?) et je replonge. Nuit magique encore, mais quelle salopen! Bon elle ne savait pas.
C'est reparti! Je suis monté à des 3/4 prises jours, mais jamais augmenter la dose. Au dessus le paracétamol me rend malade et la codéine ne métabolise plus. Plus de la moitié des doses sans effets psychiques , ce que je recherchais un peu. Que d'argent foutu en l'air. Hormis ma première dose à midi, je prenais toujours mes doses avant de faire un petit somme. Je suis un gros et bon dormeur à la base, le sommeil a toujours été un plaisir en soi depuis ma tendre enfance. Somnolence bien être, puis rêves de fous, expériences que je ne développerait pas, vous me prendrez pour un fou. C'était pas toutes les nuits, mais c'est ce que je recherchais avec la codo. A part ça c'était pour être bien dans mon corps la journée.
Mais je reste un anxieux de nature. Je hais fondamentalement le monde dans lequel je vis. Inutile de vous faire un dessin, mais je suis assez politisé. A vous de choisir et de deviner, plus un mot la dessus. Les dieux m'en préservent .
Donc septembre 2011, je découvre à 33 ans les benzos pour la première fois. Et la je suis parti en vrille. Mon cher médecin me prescrivait 2 boîtes/mois, le max autorisé. Je les avalais parfois en 3 jours. Puis lentement je remontais à la surface, le souvenir de rien. Jamais ressenti de manque de cette merde, j'attendais le mois suivant pour avoir mon ordo et recommencer les conneries. J'étais devenu un drogué compulsif. Mais j'avais ma codéine.C'est autre chose. Je n'ai jamais compris ceux qui pensent que le cocktail benzos/codo est dangereux, plus tard en prise normale de broma j'ai toujours trouvé que les effets s'annulaient plutôt.
Mais quelle résultat! Deux voitures à la casse, les gendarmes qui me ramènent chez moi après une séance sur autoroute à semi-éveillé sur la bande d'urgence à frotter mon aile sur les barrières. Tests alcool et cana négatifs, tenue sur un pied concluante, un "j'ai pas dormi" passait comme une lettre à la poste. N'était devenu un danger public. Heureusement jamais de blessés, autres ou moi. Le dieu des connards a toujours été avec moi. Parce que j'en ai été un beau.
Aujourd'hui je suis toujours sous benzos, mais c'est sous clé. Un proche me file ma dose chaque matin. Impossible pour moi d'être à une poso normale tellement j'ai explosé le seuil de tolérance. 2/3 très tôt le matin sauf WE avant de faire un petit somme pour éliminer les effets somnolants. Cela me suffit juste pour me bouger, aller bosser et ne pas trop procrastiner en fin de semaine. Mais mon médecin est au courant et je boucle mon mois entier avec ces merdes sans problèmes maintenant.
Allez une petite anecdote pour vous faire imaginer ou j'en étais, ou vous faire rire. Vous connaissez aussi un des sales effets de la codéine en masse, pissou leeeeeeennnnt lol. Un jour de full broma, sais plus trop, j'ai été avec une petite crasseuse de mon village. Le lendemain au réveil plus moyen de pisser. Panique, urgences, tuyau dans le tuyau (ma première, effet charmant garanti). Je pensais que c'était la codéine, mais j'avais chope une MST. Mais l'urologue m'a dit que la codéine n'aidait pas. Le premier a qui je l'ai dit, en doses raisonnables évidemment. Tout comme bon drogué menteur que je suis.
Je sais, je suis trivial, mais il faut parler franchement. L'autre côté aussi hein, à ne pas déféquer pendant trois jours, en sueur à essayer de lâcher un mastodonte, et y aller à la brosse à chiottes pour que ça passe le trou :)
Hé oui c'est aussi cela la vie d'un codéinoman.
Arrivons au présent. Il y a quelques mois j'étais passé au klipal. Moins cher, plus de codo, moins de para, et des comprimés enrobés. Je ne supportais plus les cachetons blancs du codiliprane, je n'arrivais plus à les avaler, même avec du soda. Mais étant un tox, je le faisais quand même. Je les régurgitaient, les ravalaient. Rien que me voir avaler ces trucs en cachette devait suffire à dégoûter n'importe qui.
Donc Klipal. 19 comprimés/prise, parfois 4 voir 5 prises le WE. Du joli. Toujours sans effet psycho, même pas physique des fois, vous savez, cette bouffée de chaleur montante et ce bien être dans son corps que vous ne connaîtrez plus pour beaucoup. C'était une habitude, avec mes benzos bien dosés qui annulaient l'effet souvent, et vice versa. Pure perte de temps, d'argent et de santé. Mais le corps et l'esprit réclament. Puis j'ai du fric, 15 pharmacies autour de moi, pourquoi arrêter?
Mercredi 12 juillet après le taf. Je sors de mes achats quotidiens. L'heure du goûter (je suis un gamin, je bois du nesquik à 38 ans). J'ouvre l'appli Figaro. Je lis. Je me suis tétanisé sur place. Même déjà un avant goût de chiasse. Pourquoi ils font ça? Je ne connaissais même pas cette Pauline ou ces rappeurs américains. Je ne regarde plus la TV depuis 2011, je ne vais que sur des sites réinformés, je suis metalhead depuis ma naissance, pas de facebook, je ne m'intéresse qu'à la politique, la littérature, musique et arts en général.
C'est quoi cette histoire? Arrêté immédiat? Applicable vendredi. Trop tard pour faire le plein. Demain je sèche le taf et je vais faire les pharmacies pour stocker. Je veux finir mon dernier WE codo en beauté, comme un seigneur. J'étais déjà résolu à arrêter au fond. Tant mieux. Lendemain, déception. Des pharmaciens appliquaient déjà l'arrêté qu'ils avaient reçu au matin, d'autres non. Juste réussi à choper 7 boîtes, j'ai vite arrêter mon tour, je supporte mal les refus. Comme ça on la fera dégressivement.
Dimanche soir. Ma dernière dose. Je vous jure, je l'ai dégusté jusqu'à la dernière minute du réveil lundi , avant que ca sonne 7h.
Mais voilà c'est fini.
Lundi ça va encore. Mauvaises pensées. Ou j'habite il me suffit de faire 100 m à pied pour avoir de la brune. Seulement j'ai jamais fait ça. Et comme j'aurais honte de moi, surtout d'avoir à acheter à ces gens...
Le soir, un petit somme de 19 à 23h bien sympa. Réveil terrible. Chiasse spontanée, tout juste le temps d'atteindre les toilettes. Nuit terrible, sueurs, douleurs, insomnies, un peu atténué par un visionnage de vieux épisodes des Pythons. Trouvé du Lopéramide chez moi pour la chiasse, mieux que cet inutile et dégueulasse Smecta. Trouvé aussi un myorelaxant, Lumirelax, sans grand effet. Prise de 2g paracétamol toutes les 2h comme placebo. Mais le lendemain, sûr, je vais chez mon docteur. Et je lui dit tout. Peut-être.
Lui dire tout? Mon médecin traitant à 30km, mon doc depuis mon enfance, celui qui m'a
presque torché, le seul qui a bien connu mon père, qui me connaît mieux que ma mère, mon presque second père/ami/doc/psychologue qui m'a fait ma brit milah d'européen et qui venait à la maison me soigner, parfois gratos. Vous pouvez montrer certaines parties à votre médecin traitant vous? J'en doute. Dire à mon vieux médecin juif de 64 ans, dans les yeux, que je suis un tox?
J'ai pas pu. Lui ai dit que je ne dormais plus depuis quelques jours à cause du taf et tous les symptômes cités sans dire plus. Il découvre que j'ai sûrement une petite tendinite à l'épaule gauche en pressant à peine, j'ai hurlé de douleur. Tellement anesthésié que je sentais même pas ce truc. Je sors déçu, avec juste des anti-inflammatoires et du bête paracétamol. Déçu surtout qu'il ne m'ai pas compris. Mais il me dis de revenir gratos jeudi si ça va toujours pas. Prises de sang et radios à faire bien sûr, je connais ça. Nuit de folie de merde, mais bizarrement, ça ne s'aggrave pas. La 2ème nuit est toujours la pire. Mercredi matin, j'arrive à dormir quelques heures grâce au broma, il m'a assommé en deux cachets, alors qu'avant il niquait plutôt mon petit somme pré matinal. Journée de merde, propre comme figuré, des douleurs intestinales comme des occlusions, mais déjà plus de chiasse? Le Bactéryl que j'ai acheté en absence de Lopéramide? L'été? Le paracétamol? Je pourrais être en pire état en fait, hormis la gueule de déterré dû au manque de sommeil. Nuit blanche encore mais je sais que je vais m'en sortir.
Ce jeudi matin, je me lève pas trop mal. Je vais chez mon doc. Mais je lui dis que ça pas mieux, on sait jamais si ça empire. Ach, je déteste lui mentir. Il l'ausculte de partout, comme les vrais médecins font, découvre que j'ai un peu de douleur sciatique, et peut-être comme ma mère un petite calcification des os. Me refait les ordos pour radios et prises de sang. Et me fait une ordo. M'explique les anti-douleurs, niveau I, paracétamol, ibu. 2ème niveau, "paracétamol codéine" et me fixe en le disant bien calmement. Je sais qu'il a compris. Pas besoin de mots entre nous. Mais c'est un médecin à l'ancienne. Je sais qu'il m'en prescrira pas. Pour lui je suis un dur, fory et je dois continuer à l'être. Il me prescrit comme anti inflammoires de la cortisone, un hypnotique dont j'ai plus le nom en tête et que je ne prendrais sûrement pas (mauvaise expérience avec un temesta) et un anti douleur que je ne connais pas. Il me dit sur celui que ça marche très bien pour les douleurs "et particulièrement pour les douleurs dues à ta situation mon garçon. Tu vas à la pharmacie et tu en prends deux de suite avant de retourner à ton travail". Son nom: Lyrica. Je m'exécute. Oh putain, presque plus de douleurs, un entrain, une joie de vivre. Mais franchement je marchais plus droit. Pas de taf possible. Je fais un assez bon petit somme. Je me réveille, je viens sur ce site. Lyrics: anti-douleurs, très peu prescrit, molécule machin chose, très bon pour les sevrages aux opiacés, presque un TSO. Mon bon médecin a vraiment tout pigé :). Boîte de 94, 3 par jour, de quoi venir. Et de m'en sortir. Mais maintenant j'en suis sûr. Les opis c'est fini. Sûr. Voilà ou j'en suis ce soir. Et j'arrêterais les benzos dans quelques mois. J'avoue avoir un peu peur pour les radios, j'attends un peu, pour la prise de sang aussi. J'ai eu tellement de chance jusque là. C'est pas éternel. Surtout peur du paracétamol. Mais j'ai lu tout et son contraire sur cette merde. Des corps dévastés par des abus très rapidement. Et des corps en pleine santé jamais malades, résistants. Je tombais jamais malade, jamais pendant ces 10 ans, et ce n'était pas l'effet de la codéine.
Enfin j'ai fini, pardon pour la longueur, paraît que c'est un des effets du Lyrica, la volubilité. Pardon pour les "crudités", mais j'avais envie de tout déballer. Inutile de cacher ces choses.
Je précise: je pourrais donner l'impression de mépriser ceux qui s'en sortent moins bien que moi, qui sont encore dans cet drogue. C'est tout le contraire. Je suis avec vous tous. Je pense à la façon dégueulasse dont cet arrêté a été déballé. Je pense aux gens qui ont vraiment de vrais douleurs chroniques, terribles, ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas aller au médecin, ce vieux que je connais et qui en prennait pour son arthtrose et que je ne vois plus depuis quelques jours. Non vraiment, la façon dont ça a été fait, une vraie saloperie qui se payera. Agnès elle peut se faire prescrire ce qu'elle veut elle hein... et je n'ai rien à dire ni pour Pauline ni pour sa mère désolé, pas un mot, je commencerais à tomber bien bas et ce serait contre mon honneur.
Courage à vous tous. Chacun de vos messages me réconforte et m'aide. Je vous envoie le peu de forces que j'ai.
Salutations et merci pour ceux qui m'ont lu jusqu'au bout. Bonne nuit. Peut être.
Super message !!
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Mascarpone a écrit
Oui, la guêpe, mais là ça devient... Comment dire? Saoulant qu'à chaque fois tu nous reposte des romans feuilletons....Non seulement c'est inutile et ça n'a aucun interet, mais en plus ça allonge ce thread déjà bien loti en nombre de pages pour rien du tout...Et on te l'a déjà dit au moins 2 fois.....
Si tu apprécies un post tu mets un champignon vert et basta!
d'accord ! champi vert !
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Laguêpe a écrit
Mascarpone a écrit
Si tu apprécies un post tu mets un champignon vert et basta!
d'accord ! champi vert !
Bah Mas pour cette fois c'est pas très grave puisqu'il s'agit de mon excellent témoignage :). Laisse le quote Laguêpe stp, que d'autres aient la chance de lire cette œuvre magnifique d'une vie bousillée :)
Sinon, pour mon sevrage, je ne sais que dire. Je prends à peine mes médicaments et au bout d'une semaine, ça va déjà super mieux. Je n'arrive pas à me l'expliquer. Mon premier sevrage avait été tellement dur et plus long. Et surtout avec les doses que je m'envoyais.
Puis je sais que je ne subirais pas le sevrage psychologique, n'ayant jamais ressenti dans la codéine un quelquonque effet anxiolytique. Puis j'ai toujours mes benzos, que je prends de moins en moins d'ailleurs.
Merci pour tous vos messages et témoignages qui m'aident et me font me sentir moins seul. On est une belle et grande communauté.
Toujours avec vous, qu'importe l'option que vous ayez choisie.
Amitié, force, courage. Fred.
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Dernière modification par PsyAgentDouble (24 juillet 2017 à 18:42)
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Kodeine a écrit
Concernant les sirops vendu sur insta je pense pas que ce soit du mytho, il y a plusieurs mecs qui en vendent et dans des villes differentes soit remis en main propre soit expedié mais tous le vendent à 50euros ba serieux ils peuvent se touché a se prix là ...
50 balles soit l'équivalent de 1 Gr de Skénan au marché noir.... , punaise mais genre bientôt va falloir revendre ses produits codéinés pour financer sa conso de sken/héro, du délire !
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Sufenta a écrit
Non mais il ne faut jamais acheter de la codo à ce prix, c'est plus cher que le skenan ou l'héroïne...
Si ça marche je commence demain lol
Édit : comme d'habitude qd un prod est prohibé ou que la sécurité est renforcée, ca augmente les prix à mort, la qualité baisse et quelque opportuniste veulent s'en mettre plein les poches ... si dès personnes achetes à ce prix de la codo je me tire une douille ^^
les personnes Codeinoman mal "en chien" , ils ne vont pas se reporter sur de l’héro ou du skenan...
même à 50 euros cela doit se vendre comme des petits pains ! à mon avis ...
(mais au fond je suis d'accord c’est fou)
Dernière modification par Codeiman (24 juillet 2017 à 19:23)
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Syam a écrit
. Et ce n'est pas plus difficile qu'avant puisque maintenant c'est juste une fois par mois (ou deux au pire).
L'argument que c'est trop difficile pour ceux qui vivent à la campagne, handicapés ou vieux, ne tient pas : si tu es capable de faire la tournée des pharmacies tous les jours pour te fournir, alors tu es capable d'aller voir un ou deux docs tous les mois.
Non Syam, tu ne peux pas dire ça (et j'ai des exemples autours de moi, je pourrais aussi prendre le mien si j'étais toujours dedans...) D'un parce que tu oublies un peu vite que la majorité des ex tox (comme moi) qui ont choisi de rester avec la codéine au lieu d'opter pour un TSO quand cela a été possible, l'ont fait pour des raisons qui sont les leurs (ne pas dépendre du système, ne pas dépendre d'un toubib mais de soi même, ne pas prendre un truc plus fort que la dose qu'ils prenaient, ne pas se faire repérer parce qu'ils bossent dans le seul cabinet médical à 50 bornes à la ronde...Et encore bien d'autres que j'oublie...) , de 2 parce que ceux là, peut être comme moi à l'époque ou ma pote, n'ont jamais galéré à faire 50 pharmacies pour se sustenter, soit parce que leurs doses étaient si petites qu'ils n'éveillaient pas la suspicion, soit parce qu'ils jouaient franc jeu avec leur pharmacien et que ça ne posait pas de problèmes..
De plus, autant;, oui, il n'est peut être pas si compliqué de trouver (et encore, regarde pour Héloise...) des médecins qui vont prescrire des doses dégressives de codeine, autant cette histoire ne va durer qu'un temps et en plus, pour ceux qui consommaient du néo, du tussipax ou du padéryl, ils vont le plus souvent se retrouver avec du codoliprane, ce qui, je t'assure, rien qu'en terme d'effets, n'est pas pareil...En plus, ceux qui sont depuis des lustres à des doses supérieures aux doses thérapeutiques, vont TRES vite se retrouver obligés d'arréter ou de passer à la bupré...Et quand ça n'est pas TON choix, crois moi, ça doit pas être finger in the nooze...
Alors, oui, il va bien falloir opter pour un choix ou un autre, à cause de cet arrété de merde, mais dire que finallement c'est pas si terrible, c'est pousser le bouchon un peu loin...Moi, au contraire, je pense que cela va bouleverser plus d'une vie tranquille depuis 20 ou 30 ans et que non, ça ne va pas être plus facile pour un certains nombre de personnes...
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Codeiman a écrit
les personnes Codeinoman mal "en chien" , ils ne vont pas se reporter sur de l’héro ou du skenan...
Ca dépend lesquelles...Tout dépend du profil de la personne et du pourquoi elle prenait de la codéine...Moi j'aurais opté pour le sken ou l'héro...Tous les potes que j'ai qui sont encore sous codéine opterons pour le sken ou l'héro si c'est plus simple à se procurer que la codéine...(Et clairement, ça va devenir 100 fois plus simple dans bon nombre d'endroits
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Mascarpone a écrit
ceux là, peut être comme moi à l'époque ou ma pote, n'ont jamais galéré à faire 50 pharmacies pour se sustenter, soit parce que leurs doses étaient si petites qu'ils n'éveillaient pas la suspicion, soit parce qu'ils jouaient franc jeu avec leur pharmacien et que ça ne posait pas de problèmes..
Mascarpone a écrit
De plus, autant;, oui, il n'est peut être pas si compliqué de trouver (et encore, regarde pour Héloise...) des médecins qui vont prescrire des doses dégressives de codeine, autant cette histoire ne va durer qu'un temps et en plus, pour ceux qui consommaient du néo, du tussipax ou du padéryl, ils vont le plus souvent se retrouver avec du codoliprane, ce qui, je t'assure, rien qu'en terme d'effets, n'est pas pareil...En plus, ceux qui sont depuis des lustres à des doses supérieures aux doses thérapeutiques, vont TRES vite se retrouver obligés d'arréter ou de passer à la bupré...Et quand ça n'est pas TON choix, crois moi, ça doit pas être finger in the nooze...
Alors, oui, il va bien falloir opter pour un choix ou un autre, à cause de cet arrété de merde, mais dire que finallement c'est pas si terrible, c'est pousser le bouchon un peu loin...Moi, au contraire, je pense que cela va bouleverser plus d'une vie tranquille depuis 20 ou 30 ans et que non, ça ne va pas être plus facile pour un certains nombre de personnes...
Syam,
J'adore tes interventions, vraiment et je te dois personnellement beaucoup parce que c'est grâce à toi que je me décide finalement à me rendre en csapa pour obtenir un tso.
Mais je dois admettre que je rejoins assez Mascarpone pour le coup : tu restes positif certes en nous aiguillant vers des solutions, ce qui est d'un grand secours pour nombre d'entre nous!! Je ne le nie pas.Mais je sens dans ton discours que tu as tendance à minimiser l'effondrement de la qualité de vie qui découle de cet arrêté.
Je suis d'accord avec toi, il existe des solutions qui permettent à ceux qui ont besoin de continuer les opiacés de le faire et c'est déjà génial.
Mais à choisir j'aurais continué à me fournir en codéine en pharmacie sans passer par des médecins.
Parce que ça m'allait très bien ainsi.
Je trouve que tu nies un petit peu la gene que certains vont ressentir à devoir faire "deux voire trois médecins" pour s'assurer leur dose, ou ceux qui devront pointer régulièrement au csapa alors qu'il leur suffisait de faire le tour des pharmacies il y a une dizaine de jours encore.
Ou ceux qui vont préférer (par commodité) prendre des tso alors qu'ils trouvaient leur compte avec la codéine. Etc. Chaque cas est particulier.
Ne le prends surtout pas mal, je comprends ton agacement de voir certains pleurnicher (moi il y a quelques jours par exemple) alors que des solutions existent, mais je t'en prie essaie de comprendre : ça n'était pas notre choix et nous avons à faire le deuil de la facilité qu'on avait à se procurer ce dont nous avions besoin pour être heureux. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, même si, heureusement que tu es là pour nous donner des pistes pour survivre à ce séisme dans nos vies :)
Amicalement
Elisa
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Dernière modification par MIAOU44 (24 juillet 2017 à 21:37)
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