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Dernière modification par Mynight (27 février 2026 à 07:48)
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Dernière modification par Astinks (27 février 2026 à 18:47)
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Dernière modification par Crokococo (01 mars 2026 à 07:06)
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Crokococo a écrit
Re, j'ai vu un medecin en visio qui m'a prescrit de l'acupuncture? Certain savent si ça peu vraiment diminuer les douleurs post sevrage ou pas?
Elle a pas voulu entendre parler d'autre choses question soulagement de la douleur
ce n'est pas ce que je ferais en tout cas, par contre je n'ai pas compris tu t'es retrouver à devoir faire un sevrage pour quelle raison? Et tu souhaite quoi un TSO ou rien du tout ?
Perso si je devrais faire un sevrage, j'aurais prévus du catapressan ( pour les jambes) qqes benzo mais, bon j'ai trop de mauvais souvenirs lors de sevrages forcés donc il y a env 15ans j'ai décider de passer un TSO...
Bon courage en tout cas!
Bien à toi
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Dernière modification par Crokococo (01 mars 2026 à 07:14)
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Crokococo a écrit
@Mynight:
Oui c'est scandaleux cette non équité fasse au tso, dans mon coin il y a pourtant une antenne d'un carruud, sauf qu'à cette antenne il ne prescrive pas de tso, parce que il n'y a apparemment pas de médecins sur place, donc il aurait fallu prendre un premier rdv directement au caarud d'une grande ville, faire des deplacement de plus d'1h30 regulierement pour des tests urinaires, sachant que j'ai une jambe dans le plâtre et un conjoint qui travaille plus de 70h semaines. C'est comme ça j'habite en région touristique, ici personne n'en a rien a foutre de personnes en situation d'addiction. Seul le trafic dérange, et encore, seulement lorsqu'il ne dessert pas le tourisme... je m'égare.
J'ai lu tes dernières nouvelles.
Tout d'abord, comme je suis soulagée que l'Acupan te soulage!
C'est un antidouleur, mais totalement différent des opioïdes.
Je suis en revanche tellement désolée pour toi: jambe dans le plâtre + désert médical en addictologie tout du moins, mais quel bonheur!
(Ça continue de me foutre en rogne...
)
1h30 aller-retour... Peut-être une fois ta jambe déplâtrée, une mise sous TSO serait peut-être envisageable, avec une grooosse grosse volonté pour te taper les trajets...
Si c'était à ta portée, que de prendre un TSO, est-ce que tu opterais de façon certaine pour cette option?
De toute manière, inutile d'en parler pour le moment, avec ton plâtre et cette foutue distance, inutile de spéculer.
N'empêche que ma colère ne redescend pas. Qu'en France, en 2026, on doive encore se payer des sevrages secs, en l'occurrence d'héro dans ton cas, qui est pourtant si bien connu pour être abominable.
Tiens, même des films cultes le montres, brut de décoffrage (Requiem for a Dream, Trainspotting...)
Il y a ce que tu vis/a vécu, à savoir ce que beaucoup résument à un Cold Turkey (alors qu'en vrai, tu te paies bien pire qu'un simple cold turkey, hein), mais il y a aussi l'après. Le fameux "après"...
Reprendre une vie normale, sans.
Et encore, si on ne se paie pas un bon PAWS...
La vie, sans la substance, paraît morne, plate comme un champ dans une plaine en Belgique en Novembre, sous la pluie battante, t'as qu'à voir.
Il y a une citation tirée de Trainspotting qui m'a toujours parue tellement juste.
"Life is boring and pointless. At first, we're full of extraordinary dreams, and then we find ourselves stuck in them. We realize we're all going to die without ever having found the right answers. We take every theory seriously, spouting nonsense, and in fact, they're just serving up our own lives in different guises. And they've never given us any real substance or coherence about the truly important things. In short, your life is short, disappointing, and then you die. We fill our lives with crap, like careers and relationships, to make ourselves believe that it's not all completely pointless.
So, that's what we tell ourselves, that we'll have to live without it."
Je met la traduction pour les non Anglophones:
"La vie est rasoir et inutile. Au départ, on est plein de rêves extraordinaires et puis on se retrouve assis dessus. On se rend compte qu’on va tous y passer sans avoir vraiment trouvé les bonnes réponses. On prend au sérieux toutes les théories à cent litres de salive à l’heure et, en fait, c’est nos propre vies qu’ils nous servent mais sous d’autres formes. Et jamais ils nous ont musclés les pattes avec des trucs cohérents sur les vraies grandes choses. En deux mots, ta vie est courte, décevante et ensuite tu meurs. On occupe nos vies avec de la merde, comme les carrières et les relations, pour nous faire croire que tout n’est pas totalement inutile.
Voilà, c'est ça qu'on ressent quand en sait qu'on va devoir vivre sans."
Donc "l'après" est une phase tellement compliquée durant laquelle il faut être suivi, et de près. À mon sens, c'est la phase la plus difficile, de par sa longueur, son implacable répétitivité (chaque matin le jour se lève, tu dois te lever, et faire ce que ton quotidien t'oblige à faire. Et quand c'est dur, ça prend une forme absurde.
Bref, je disgresse.
Je suis juste, encore une fois, à la fois soulagée que le pire du sevrage physique soit derrière toi (d'ailleurs, au total, ça aura duré combien de jours ces souffrances physiques?), et à la fois, je suis dans l'espoir, vraiment, que tu trouves une solution dans un futur proche pour que tu n'aies PLUS à souffrir.
Plein plein de pensées, courage!♡
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Mynight a écrit
La vie, sans la substance, paraît morne, plate comme un champ dans une plaine en Belgique en Novembre, sous la pluie battante, t'as qu'à voir.mur
Et oui haha, oui, je suis d'accord, et j'ai beaucoup ris de la formulation x)
Dernière modification par Crokococo (02 mars 2026 à 20:20)
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Crokococo a écrit
Ça aura duré 6 jours de souffrance physique, bien assez pour etre au bord de la grosse connerie.
Le tso, oui, après la si pour l'instant, je tiens sans rien, bah je vais en profiter le temps de mettre en place les projets qui nécessitent d'etre sobre afin qu'ils se déroulent le mieux possible, et surtout sans jugement...
Je vais voir comment ce passe le paws, c'est sur que ça me fait un peu peur, mais bon, je suis pas dupe, je vais pas vivre une vie de sobriété exemplaire, comme je l'ai dis plus haut, le speed va m'aider a fond dans cette periode post sevrage.
Peut etre que je devrai en avoir honte je sais pas. Quoiqu'entre ça et me bourrer d'anxiolitique, je préfère encore tapper ma petite trace du matin et passer ma journee dans la bonne humeur et la détente
Et je suis suivie, par une hypnotherapeute qui est vraiment competente, des fois un peu a l'ouest concernant les produits malheureusement, mais d'une grande aide, vraiment
Oui, la citation de trainspotting je la connais et je l'adore. J'aime beaucoup de film aussi, meme si la vision de l'hero y est tres glamourisée, d'une certaine façon, ça a le mérite de parler du sujet.Mynight a écrit
La vie, sans la substance, paraît morne, plate comme un champ dans une plaine en Belgique en Novembre, sous la pluie battante, t'as qu'à voir.mur
Et oui haha, oui, je suis d'accord, et j'ai beaucoup ris de la formulation x)
Salut Crokococo !
Je suis vraiment soulagée que tu semble allé mieux ! Bravo d'avoir tenue l'objectif que tu t'es fixé. Même si un sevrage ne devrait jamais se passer de la sorte, je suis vraiment impressionnée et heureuse que tu es réussi !
Si le speed t'aide, il t'aide, il n'y a rien de honteux dans cette situation. De manière générale, il ne devriait pas avoir la moindre trace de honte dans quelconque consommation. Si ta consommation te convient parfait, sinon, tu devrais avoir le droit de parler librement et d'obtenir l'accompagnement nécessaire pour éviter des situations semblable à ce que tu as vécu ces derniers jours.
J'espère sincèrement que ton entourage et les personnels soignants qui te suivent ne sont pas dans le jugement et ne te mette pas la pression. Ta consommation, ton choix. C'est à toi de déterminer ce que tu en fais.
Encore bravo d'avoir réussi ce que tu t'étais fixé et bon courage pour tout ce que tu vis en ce moment,
En esperant que tu trouve l'équilibre que tu souhaite avec ou sans conso, peu importe.
Prends soin de toi et tout mon soutiens !
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Crokococo a écrit
Ça aura duré 6 jours de souffrance physique, bien assez pour etre au bord de la grosse connerie.
Le tso, oui, après la si pour l'instant, je tiens sans rien, bah je vais en profiter le temps de mettre en place les projets qui nécessitent d'etre sobre afin qu'ils se déroulent le mieux possible, et surtout sans jugement...
Je vais voir comment ce passe le paws, c'est sur que ça me fait un peu peur, mais bon, je suis pas dupe, je vais pas vivre une vie de sobriété exemplaire, comme je l'ai dis plus haut, le speed va m'aider a fond dans cette periode post sevrage.
Peut etre que je devrai en avoir honte je sais pas. Quoiqu'entre ça et me bourrer d'anxiolitique, je préfère encore tapper ma petite trace du matin et passer ma journee dans la bonne humeur et la détente
Et je suis suivie, par une hypnotherapeute qui est vraiment competente, des fois un peu a l'ouest concernant les produits malheureusement, mais d'une grande aide, vraiment
Oui, la citation de trainspotting je la connais et je l'adore. J'aime beaucoup de film aussi, meme si la vision de l'hero y est tres glamourisée, d'une certaine façon, ça a le mérite de parler du sujet.Mynight a écrit
La vie, sans la substance, paraît morne, plate comme un champ dans une plaine en Belgique en Novembre, sous la pluie battante, t'as qu'à voir.mur
Et oui haha, oui, je suis d'accord, et j'ai beaucoup ris de la formulation x)
Hey, miss, si je t'ai fait rigoler un peu, j'en suis super contente, c'est déjà ça!
Rire, ne serait-ce que rire, je m'étais rendue compte à quel point cela ne m'arrivait plus, lorsque j'essayais d'arrêter (ou simplement de diminuer) le Tramadol.
J'étais comme anesthésiée de toute émotion positive.
J'en garde un souvenir glaçant, vraiment.
Je n'ai jamais été capable de tenir, alors qu'il ne s'agissait "que" de Tramadol, alors un sevrage comme le tien, sec, à l'héroïne... Non, je suis trop faible pour ça. J'en serais incapable.
Disons que je suis assez dure au mal, ce qui m'aurait effrayée au plus haut degré, c'est de devoir vivre sans.
Je m'en demande énormément,au quotidien, à tous les niveaux (c'est assez épuisant d'ailleurs), donc je ne peux pas concevoir de vivre "sans", je ne me serais pas autorisée à ralentir, freiner et moins exiger de moi-même, ce qui est proprement indispensable dans une telle entreprise, le minimum, c'est de se foutre la paix.
Et de mettre un pied devant l'autre au début, puis réapprendre à vivre, un pas après l'autre ensuite.
Ma construction psychique ne m'accorde pas ce type de ralentissement, pourtant hautement bénéfiques à certains moments-clés.
D'ailleurs, c'est le serpent qui se mord la queue, car c'est cette programmation psychologique qui m'a rendue dépendante au Tramadol.
Si j'ai commencé à en prendre très rapidement quotidiennement, c'est précisément pour pouvoir performer.
Même pas juste pour le plaisir, même si oui, j'étais super bien, et que c'était justement, un réel plaisir, mais ce qui m'a accrochée, très, trop vite, c'est le rendement que le Tramadol me permettait d'avoir.
Il me rendait aussi tellement plus sociable, moi qui étais épuisée de faire le caméléon au travail, qui aime ma solitude, je me forçais la moitié du temps à être sociable, alors qu'avec le Tramadol, plus aucun effort à faire.
Je fonctionne sur le mode performance = sécurité + amour des autres.
Relâchement, même très léger, même sur un temps court = insécurité maximale + déception de ceux qui compte àmon égard, or mon cerveau adore tout ce qui sécure, prévisible, contrôlable, et j'ai besoin d'être aimée, validée, infiniment.
Je suis en plein travail là-dessus, et seigneur, que c'est difficile de "déprogrammer pour reprogrammer" une construction psychique très ancienne, très fortement ancrée.
Bref, je suis encore en train de m'égarer, on est pas là pour parler de moi, en fait. 
Donc tu dis, 6 jours infects au niveau physique.
Et là, tu prends toujours de l'Acupan?
Et comment te sens-tu surtout???
Je croise les doigts pour que tout se passe au mieux, on est là pour toi!
Dernière modification par Mynight (Hier à 07:58)
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!Dernière modification par Crokococo (Hier à 20:02)
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Crokococo a écrit
Coucou again!
Non j'ai arrêté l'acupan, j'ai plus vraiment mal par contre j'ai encore beaucoup de frissons assez gênant que l'acupan a jamais fais partir.
Oui, le speed ça aide, et puis crotte vous avez raison, j'ai bien droit a ma bequille! C'est déjà assez dur comme ça d'arrêter d'un coup l'heroine.
Après le manque physique viens le manque psychique, impossible de dormir, sensation de tristesse des que je suis sobre, et immense sentiment de solitude, surtout en ce moment ou je peux a peine bouger comme je veux.
C'est dur putain xD
Une amie m'a dit "tu verra le manque physique c'est du pipi de chat a côté du manque psychologique".
Je suis pas entièrement d'accord parce que j'ai vraiment douillé physiquement mais j'avais sous estimé a quel point je suis attachée a cette substance.
Si au moins je pouvais m'occuper l'esprit comme je voulais en attendant, mais non, je suis coincée entre 4 mur minuscule (j'habite en camion). Passer de la vie voyage, fête, travail a... ça, en me détachant du seul produit qui me faisais me sentir entière et sereine... quelle tannée! Je dois vraiment être maso xD
Pourtant y'a un côté fière de moi, genre "ouai j'arrive a arreter sans sub j'suis trop forte" ... avant de me dire que c'est un peu nul de penser ça, que ça n'a rien a voir et que franchement etre forte pour souffrir y'a pas trop d'intérêt.
Mon hypnotherapeute va gentilment me réorienter vers une nouvelle psy sans avoir reprogrammé de rdv, alors je me sens encore plus désemparée. Putain je me souviens a quel point je me sens seule en fait.
Encore devoir tout réexpliquer a une nouvelle personne, encore, encore et encore en espérant avoir une réponse et une aide sur mon état~
Que j'aurais aimé que ça soit simple, je me trouve naïve, de m'être dit que ça allait etre l'histoire de quelques jours, et que le soleil reviendrait figurativement et miraculeusement dans ma vie, une fois que ce vilain manque physique sera parti!
@Mynight je comprends tout a fait que tu n'ai pu envisager te séparer du tramadol. Et non tkt, parle de toi si tu veux, ce forum est un lieu d'echange a mon sens, au contraire, avoir d'autres témoignages c'est tellement aidant!
Et je capte pour l'ordonnance, haha, chacun ses besoins.
Moi la je me dis que je serais pas contre une petite bequille supplémentaire justement, parce que quand le speed arrete de faire effet (ce dont j'ai besoin pour dormir), ça fait mal au cul (enfin au moral surtout). Les soirées sont difficiles, les matins sont difficiles, les journées se passent pour la seule raison que je suis a balle.
Bref c'est pas la grande joie aujourd'hui, peut etre demain ça ira mieux, nous verrons bien.
Ps: vous êtes tous trop mignons avec vos messages d'encouragement et de soutiens!
Vraiment ce forum et ses membres c'est pépite!
perso déjà tout arrêter d'un coup je respecte. Mais bien sûr que tu as le droit à une béquille, tant qu'elle ne devienne pas un autre problème. Sa fait 2 moi que j'ai plus fait Iv et reprendre le canabis ma été d'un grand soutien.
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Crokococo a écrit
Coucou again!
Non j'ai arrêté l'acupan, j'ai plus vraiment mal par contre j'ai encore beaucoup de frissons assez gênant que l'acupan a jamais fais partir.
Oui, le speed ça aide, et puis crotte vous avez raison, j'ai bien droit a ma bequille! C'est déjà assez dur comme ça d'arrêter d'un coup l'heroine.
Après le manque physique viens le manque psychique, impossible de dormir, sensation de tristesse des que je suis sobre, et immense sentiment de solitude, surtout en ce moment ou je peux a peine bouger comme je veux.
C'est dur putain xD
Une amie m'a dit "tu verra le manque physique c'est du pipi de chat a côté du manque psychologique".
Je suis pas entièrement d'accord parce que j'ai vraiment douillé physiquement mais j'avais sous estimé a quel point je suis attachée a cette substance.
Si au moins je pouvais m'occuper l'esprit comme je voulais en attendant, mais non, je suis coincée entre 4 mur minuscule (j'habite en camion). Passer de la vie voyage, fête, travail a... ça, en me détachant du seul produit qui me faisais me sentir entière et sereine... quelle tannée! Je dois vraiment être maso xD
Pourtant y'a un côté fière de moi, genre "ouai j'arrive a arreter sans sub j'suis trop forte" ... avant de me dire que c'est un peu nul de penser ça, que ça n'a rien a voir et que franchement etre forte pour souffrir y'a pas trop d'intérêt.
Mon hypnotherapeute va gentilment me réorienter vers une nouvelle psy sans avoir reprogrammé de rdv, alors je me sens encore plus désemparée. Putain je me souviens a quel point je me sens seule en fait.
Encore devoir tout réexpliquer a une nouvelle personne, encore, encore et encore en espérant avoir une réponse et une aide sur mon état~
Que j'aurais aimé que ça soit simple, je me trouve naïve, de m'être dit que ça allait etre l'histoire de quelques jours, et que le soleil reviendrait figurativement et miraculeusement dans ma vie, une fois que ce vilain manque physique sera parti!
@Mynight je comprends tout a fait que tu n'ai pu envisager te séparer du tramadol. Et non tkt, parle de toi si tu veux, ce forum est un lieu d'echange a mon sens, au contraire, avoir d'autres témoignages c'est tellement aidant!
Et je capte pour l'ordonnance, haha, chacun ses besoins.
Moi la je me dis que je serais pas contre une petite bequille supplémentaire justement, parce que quand le speed arrete de faire effet (ce dont j'ai besoin pour dormir), ça fait mal au cul (enfin au moral surtout). Les soirées sont difficiles, les matins sont difficiles, les journées se passent pour la seule raison que je suis a balle.
Bref c'est pas la grande joie aujourd'hui, peut etre demain ça ira mieux, nous verrons bien.
Ps: vous êtes tous trop mignons avec vos messages d'encouragement et de soutiens!
Vraiment ce forum et ses membres c'est pépite!
Je te trouve déjà bien courageuse d'avoir la force d'écrire, au vu de ce que tu vis.
Rien que pour ça, merci, merci vraiment de donner de tes nouvelles.
Ce que tu endures, ça a beau être un grand classique, ça n'en reste pas moins infernal lorsqu'on se retrouve dans la situation.
J'ai tendance à être d'accord avec ton amie... Le plus difficile, le vrai grand marathon, c'est de réapprendre à vivre sans.
Et on ne commence jamais pour rien, en plus.
Lorsque les prises ne sont plus qu'uniquement récréatives, lorsqu'on est amené à consommer quotidiennement, c'est que, pour reprendre tes mots, à la base, on ne se sent pas serein, entier, heureux.
Je peux vraiment parler en connaissance de cause, le Tramadol, que j'ai très rapidement consommé quotidiennement était mon antidépresseur, anxiolytique, et comme tu le dis encore une fois, la seule molécule qui me faisait me sentir entière, sereine, joyeuse, sociable, ultra rentable au travail aussi...
J'ai une question: quand seras-tu déplâtrée?
Ce sera déjà un boulet de moins.
Je veux bien imaginer à quel point les choses doivent être compliquées, lorsqu'on passe d'un mode de vie comme le tien, super exaltant, à un sevrage brutal, en étant en mobilité réduite en plus...
Naïve, non mais naïve de quoi?
Dans ce cas, je pense que nous sommes un sacré paquet à l'être!
Nous sommes des tas à avoir cru pouvoir nous débarrasser d'une consommation devenue franchement problématique en serrant un bon coup les dents, et que les choses rentreraient dans l'ordre en quelques jours...
Et tu as amplement le droit de te sentir forte. Tu n'as même pas le choix! Et tu tiens quand même!
Je me dis quand même, ce serait l'idéal si tu avais accès à un TSO, spécifiquement la Méthadone, qui est un puissant antidépresseur et anxiolytique.
Mon passage à la Méthadone a été LE grand virage de ma vie, et la molécule est vraiment sympa.
Déjà, que tu aies passé la première semaine seule, sans rien (oui, l'Acupan au bout de plusieurs jours, c'est déjà ça, mais ça pourrait être tellement mieux avec un substitut!)
Moi, je te trouve hyper courageuse d'avoir franchi ce premier cap, tu te rends compte que des tas de personnes n'auraient pas tenu?!?
Toi, tu n'as rien lâché, et pour ça, je te tire mon chapeau, bas.
Comment te sens-tu ce matin?
Je croise fort les doigts pour que peu à peu, le soleil revienne dans ta tête, ne serait-ce qu'un tout petit peu.
Plein de pensées.
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Sickboy85 a écrit
Sa fait 2 moi que j'ai plus fait Iv et reprendre le canabis ma été d'un grand soutien.
Salut Sickboy85, à qui le dis-tu !!! J'ai promu la vaporisation et l'usage thérapeutique du cannabis en aide aux sevrages d'à peu près tous les produits (le cannabis est une redoutable drogue si utilisé avec perspicacité).
Une dernière remarque pour Crokococo : si la méthadone demande encore de passer par un service hospitalier ou un CSAPA (pas caarud) et que tu n'as pas la possibilité de t'y rendre, la buprénorphine peut être prescrite par n'importe quel généraliste (le tout est de trouver celui qui est pour et que la molécule te convienne).
Amicalement
Fil
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