Avez vous des problèmes de médecin pour votre traitement de substitution ? / PsychoACTIF

Avez vous des problèmes de médecin pour votre traitement de substitution ?

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pierre
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Bonjour,

nous lançons cet appel à témoignage alors que la pénurie de médecin s'aggrave et que les CSAPA  (Centre de Soin en Addictologie) sont au bord du gouffre : Ils n'arrivent pas vraiment à attirer de nouveaux médecins généralistes, alors que les anciens partent en retraite. Les nouveaux médecins CSAPA sont soient des médecins étrangers qui ne connaissent pas la substitution, soient des intérimaires... quand ils ne disparaissent pas totalement ( https://www.psychoactif.org/forum/viewt … p?id=66512 )

Ajouter à cela, les déserts médicaux continuent à s'amplifier. Dans la plupart des endroits, les médecins de ville ne peuvent pas prendre le relais des médecins de CSAPA.

Ceci est problématique pour avoir un traitement de substitution, ou même pour le continuer. Et ca risque d’être de plus en plus problématique dans les années à venir, alors que la pénurie de médecin va augmenter...

Et vous, ou en êtes vous avec votre médecin et votre substitution ? Va t'il partir en retraite, et si oui, va-t-il être remplacer ? Est il un médecin étranger et si oui parle t'il correctement le français, connais t-il la substitution ? Est il un intérimaire ? Votre CSAPA vous a t-il donner un ultimatum pour que vous trouviez vous même votre médecin ?

Merci pour votre témoignage.

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Anodynie 
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Bonjour, mon médecin traitant me prescrit de la buprénorphine sans problèmes, il est dans la quarantaine donc je ne pense qu'il va partir en retraite tout de suite.
Je n'ai jamais été dans un CSAPA et d'ailleurs je souhaite m'y rendre pour consulter un addictologue car j'ai l’impression de perdre le contrôle de ma consommation (et pas que...).

Je suis situé dans l'est de la France, pour info.

Bonne soirée.

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Zembrocal 
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Bonsoir à tous,

J'ai 28 ans, je suis poly-consommateur depuis 6 ans avec une longue et belle période d'abstinence de 4 ans. J'ai rechuté, bien bien bien comme il faut.... Cela fait 6 mois que je consomme quotidiennement de l’héro, ces derniers temps à plus d'un gramme par jour, sur mon ami l'aluminium... Jamais d'injection, je ne supporte pas les piqures/aiguilles (Heureusement ?... ) quasiment toujours associée à un stimulant : cocaïne, crack, ou speed la plupart de temps (question de budget)... Je taffe en cuisine, il faut tenir le rythme.. Arrivé au fond du trou, trou qui pour moi signifie : puiser sévèrement dans mes réserves financières, ne pas pouvoir sortir du lit sans avoir fumé et avoir sa feuille d'alu sur sa table de chevet, s'être fait plaquer par sa conjointe et foutre en l'air 7 ans de vie commune à cause de cette rechute... etc, etc....

J'ai décidé de sortir de cette merde... J'ai donc contacté pas mal de médecins, psychiatres, psychologues et cliniques, libéralaux, en vain... Je me suis rapproché du CSAPA proche de chez moi et miracle, j'ai été reçu... dans un premier temps par une infirmière, puis 2 semaines et 2 rendez-vous plus tard, par un médecin.. Temps qui m'a paru tellement long et éprouvant, car j’étais vraiment à bout... Je voyais ma consommation et ma tolérance augmenter de façon exponentielle, j'ai dû me mettre en arrêt quand je n'avais plus de came alors que le travail passe avant tout pour moi, je n'ai jamais été en retard, jamais d'absences à cause de la came....  J'ai énormément de chance, j'en suis conscient.. car j'ai pu démarrer mon TSO à la méthadone sous forme gélule sans passer par la case sirop et car j’ai commencé à 80mg/j, évitant ainsi les difficiles paliers à 40mg puis 60mg/jour....

J'ai de le chance car l'infirmière qui me suit a fait tout son possible pour démarrer au plus vite l’induction à la méthadone.... le test urinaire, l'ECG etc...
Un dimanche soir, veille de mon premier rendez-vous avec le médecin du CSAPA, je termine mon stock d'héro.... Mais vraiment la dèche de ces dèches, à faire mes poubelles pour trouver une feuille d'alu sur laquelle il resterait un petit peu de came à fumer... Je me retrouve en chien, mais grave..... Un membre de ma famille, que je remercie du fond du cœur, fait 600 bornes aller-retour dans la journée pour m'accompagner au rendez-vous car incapable de conduire, me déplacer... Ne sachant pas du tout quelle sera l'issue de ce rendez-vous, j'y vais un peu défaitiste, n'espérant pas grand chose en pensant que l'induction ne sera pas pour tout de suite... Quel soulagement (j'en ai eu la larme à l’œil, vous imaginez en chien depuis plus de 12h....) quand le médecin m'annonce dès le début de la consultation que celui-ci va me délivrer une ordonnance de métha pour une semaine... S'en suivent les questions nécessaires à la constitution du dossier patient et puis vient cette question : " Monsieur,  pourquoi se décider à une substitution maintenant, alors qu'il n'y a plus assez de médecins ?" voilà donc la triste réalité, qui confirme les propos de Pierre qui a ouvert ce topic... Mon témoignage n'apporte pas grand chose, mais il fait office de présentation, car je compte bien partager avec vous l'avancée de mon TSO...

Aujourd'hui je commence ma deuxième semaine sous méthadone... Pour des raisons professionnelles je vais changer de région d'ici un mois et demi, je commence donc à me renseigner au sujet des différents CSAPA et autres centres à proximité de mon futur lieu de résidence... Et il est vrai que je commence à m’inquiéter un peu au sujet du relais.. J'espère que celui-ci se fera sans encombres...

Dernière modification par Zembrocal (21 septembre 2022 à  03:43)

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meumeuh
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Aucun soucis, buprenorphine via mon médecin traitant, qui m'a aidé plus tard pour être initié à la méthadone,  je ne suis pas allé dans un CSST ( ex CSAPA ) mais je suis allé voir une addicto en Centre Hospitalier dans un service psy.

Elle m'avait pas fait uriner mais ma demander de venir avec des résultats d'analyse de laboratoire.
Et après deux rdv je suis retourné vers mon Médecin traitant qui depuis me prescrit la méthadone.

J'ai du allé au CSAPA pour le switch Sirop/Gélules.

Dernière modification par meumeuh (21 septembre 2022 à  23:53)


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Marco 68 
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Un hôpital en banlieue m'as introduit au tso skenan en 2002 et en 2010 jen ai eu marre et suis parti a marmottan pour arrêter au bout de 6mois avec le methadone.
Arrêté toute conso pendant 3ans , première fois, j'ai  commencé en 86...
Depuis que j'ai repris j'suis toujours suivi par marmottan et cest nickel,  jamais eu des problèmes niveau médecin, délivrance, etc

La Fiorentina é una fede

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Psychonogeek 
Psycho junior
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dans le Gard ça va médecin français pas intérimaire et les généraliste en relais il demande qu a avoir de nouveau patients j en connais 1 qui veut plus de substitution cause agressivité de certains  patients débile mentaux

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Fastofle 
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Salut Pierre,

je bosse dans une structure alliant un CSAPA et un CAARUD. Nous sommes dans les Hauts de France.

Nous rencontrons ces derniers temps des difficulté d'orientation vers les généralistes du secteur pour la délivrance de traitement de substitution. Il y a plusieurs facteurs.

- Départ de médecins à la retraite et non remplacés, donc pas de reprise de patientèle.
- Si reprise de patientèle les jeunes médecins sont parfois réticents à la délivrance de substitution.
- Clairement certains médecin ne veulent pas " de ça " dans leur cabinet. Mais filer des benzo comme des bonbons pas de soucis...

Dans les faits lorsque nous orientons c'est le bagne pour trouver un toubib. Même nos collègues des appartements thérapeutiques avec des personnes stabilisées doivent passer nombre de coup de fil. Dernier record en date 32 appels à des médecins pour obtenir un rendez-vous.
Le médecin référent du CSAPA est over-booké. Il propose les primo prescription d'un mois pour temporisé et laisser le temps de trouver un généraliste en ville.
Heureusement il nous reste un ou deux toubibs peu regardant et qui prennent encore. Mais du coup le suivi n'est pas très efficient. Ils donnent l'ordo et basta.

Nous avons bien sur remonter la situation de notre territoire à l'ordre des médecins. Mais difficile de se les mettre à dos alors qu'on compte sur eux.

A toute
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Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

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BOLOT 
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Personellement, Oui tout le temps d'ailleurs c'est comme cela que j'ai perdue de vue mon dernier et meilleur psychiatre qui à déménagé à Lille alors que je suis de Paris de plus il ne fait pas de téléconsultation donc depuis je suis perdu dans la nature j'ai arrêter l'alcool grace à lui alors que ça fesais Sept ans que je buvais tout les jours et beaucoup.
Donc concernant la prescriptions de certains médicaments je suis forcé de me tourner vers le marché noir ce qui est très pénible.
C'est ça le problème avec ces types de consultation.
Un jour étant en manque de Valium, en sueur, diarrhée...
je prend rendez-vous avec un médecin en Ligne, je me déplace, Je lui explique mon gros problème malgré les preuves à l'appui elle me dit d'aller vers les urgences psychiatrique j'ai pas régler et ai depuis retrouver un médecin plein de compassion qui me renouvelle mon traitement psychiatrique

Dernière modification par BOLOT (26 septembre 2022 à  11:59)

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pierre
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Voilà un complément sur le manque de médecin généraliste


Déserts médicaux : l’accès aux spécialistes est de plus en plus difficile
Pédiatres, gynécologues, gastro-entérologues… une quarantaine de départements sont sous le seuil critique de 40 spécialistes pour 100 000 habitants, selon un indicateur révélé par « Le Monde ».
Par Camille Stromboni
Publié aujourd’hui à 05h39, mis à jour à 08h53
Temps de Lecture 9 min.


Rétablir l’accès aux soins pour l’ensemble des citoyens constitue la principale ambition affichée par le gouvernement dans le cadre de la concertation consacrée à la santé qui doit être lancée le 3 octobre. Outre l’hôpital en crise, les déserts médicaux vont, à coup sûr, se retrouver au cœur des discussions. « Trop nombreux sont aujourd’hui nos compatriotes à ne pas avoir de médecin traitant et à avoir de plus en plus de difficultés à avoir accès à des spécialistes », a reconnu Emmanuel Macron, lors de son intervention au congrès de la Mutualité, le 7 septembre. « Cette situation n’est pas acceptable », a ajouté le président de la République, sans s’avancer sur la réponse de l’exécutif. Pas question de se prononcer sur la conflictuelle question de la remise en cause de la liberté d’installation des libéraux – chiffon rouge pour la profession – que des élus locaux ou encore des parlementaires posent toujours plus fortement ces derniers mois.
Le manque de médecins généralistes concentre bien souvent les alertes, mais la désertification chez les spécialistes, dont témoignent de nombreux Français qui n’arrivent plus à trouver de rendez-vous et vont parfois jusqu’à renoncer à se soigner, paraît tout aussi préoccupante. Pédiatres, gynécologues, gastro-entérologues… Quelle est la situation de la médecine spécialisée ?


Selon un indicateur que Le Monde révèle en exclusivité, réalisé par le géographe de la santé Emmanuel Vigneron dans le cadre de travaux pour l’Association des maires ruraux de France, la chute s’est poursuivie ces dix dernières années. Et parfois plus fortement encore qu’en médecine générale.

Pour ce qui est de la densité, le nombre de professionnels de ville (libéraux ou en exercice mixte) est ainsi passé de 68,4 pour 100 000 habitants en 2012 à 65,5 en 2022 dans une dizaine de spécialités les plus « courantes » (pédiatrie, gynécologie médicale, gynécologie-obstétrique, psychiatrie, ophtalmologie, dermatologie, rhumatologie, cardiologie, oto-rhino-laryngologie, gastro-entérologie, radiologie, anesthésie-réanimation). « En sélectionnant douze spécialités auxquelles la population a le plus fréquemment recours, on constate que la situation n’a fait qu’empirer ces dix dernières années, mais aussi que les fractures se creusent entre les territoires », observe M. Vigneron. Ces spécialistes représentent 44 398 médecins, soit un chiffre en stagnation depuis 2012, contrairement à la population, qui n’a cessé de croître.
« Phénomène de métropolisation »
Les trois quarts des 101 départements se trouvent toujours à un taux inférieur à la densité moyenne. Mais si vingt-deux départements se situaient en 2012 sous le seuil critique, selon le chercheur, de 40 spécialistes pour 100 000 habitants, ils sont désormais près du double.


Quelle est la bonne couverture médicale ? Il n’existe pas de taux idéal. Les besoins varient selon les spécialités et les populations, avec une proximité attendue forcément moindre que celle de la médecine générale, premier pilier de l’accès aux soins. « On ne prétend pas qu’il faut des spécialistes de tout partout, précise le professeur Vigneron. Mais la densité moyenne peut au moins constituer un minimum, un point de repère, un objectif. On voit bien alors, au regard du nombre de départements qui ne l’atteignent même pas, la nécessité d’un rééquilibrage. »
Les territoires ruraux, premiers touchés par la désertification, sont aussi ceux qui subissent la plus forte dégradation sur la décennie qui vient de s’écouler, de la Creuse, qui enregistre la baisse la plus extrême de 35 %, aux Vosges en passant par l’Indre, la Charente ou encore le Tarn. Apparaissent désormais aussi dans la liste des départements en grande souffrance des espaces plus mixtes, semi-urbains, comprenant parfois une grande ville ou plusieurs villes moyennes, comme le Pas-de-Calais, avec l’agglomération de Calais, ou encore la Manche avec Cherbourg. Ce sont aussi le Lot-et-Garonne – avec Agen, Villeneuve-sur-Lot, Marmande… – et les Côtes-d’Armor – avec Saint-Brieuc, Lannion, Lamballe, Dinan.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés L’automne des grands chantiers pour le secteur de la santé
A l’inverse, dans la vingtaine de départements qui demeurent à un niveau supérieur à la densité moyenne figurent principalement ceux des métropoles, de Paris à Lyon en passant par Bordeaux, ainsi que le sud de la France. « Les territoires qui étaient relativement les mieux lotis renforcent leur position, reprend Emmanuel Vigneron. Le phénomène de métropolisation est très net, avec des spécialistes qui continuent de s’y concentrer, de même que la forte attractivité méridionale et celle du Sud-Ouest, entre Bayonne, Biarritz, Anglet. » Certains territoires ultramarins, en situation difficile, se révèlent eux aussi attractifs ces dernières années, avec de fortes progressions aux Antilles et à La Réunion.



Les écarts vont néanmoins grandissant, avec des taux extrêmement faibles, de 20 à 30 spécialistes pour 100 000 habitants dans l’Eure ou encore en Haute-Loire, contre 100 à 120 médecins comptabilisés dans les bassins les mieux pourvus, en Gironde, dans les Bouches-du-Rhône ou encore les Alpes-Maritimes. Sans citer Paris, qui explose tous les scores avec 219 spécialistes pour 100 000 habitants.
« Rare et cher »
On trouve ainsi 1,3 gynécologue en Mayenne, et 1,4 en Aveyron pour 100 000 habitants, mais huit fois plus dans les Hauts-de-Seine ou le Bas-Rhin (pour une moyenne de 7,1 sur l’ensemble du territoire). Les habitants du Gers ou de la Haute-Saône ont accès dans leur département à moins de trois cardiologues pour 100 000 habitants, quand ceux des Pyrénées-Orientales, de l’Hérault, du Var ou encore de la Haute-Corse et des Pyrénées-Atlantiques peuvent espérer se tourner vers neuf à douze spécialistes de la discipline pour 100 000 habitants. En pédiatrie, une dizaine de départements se rapprochent même désormais dangereusement d’une densité proche de zéro : l’Indre s’y trouve déjà, quand Mayotte, la Haute-Marne ou encore la Manche et les Deux-Sèvres s’y dirigent.
Lire l’entretien : Article réservé à nos abonnés Déserts médicaux : « Le problème majeur reste la répartition des médecins sur le territoire »
Outre les écarts entre territoires, certaines spécialités voient leur densité s’effondrer plus que d’autres lors de cette dernière décennie : − 17 % chez les gynécologues, − 18 % chez les rhumatologues ou encore − 19 % chez les dermatologues… la dégringolade y est ainsi plus élevée que chez les généralistes (− 9 %). Quelques spécialités connaissent tout de même une progression, comme l’anesthésie (+ 8 %), la radiologie (+ 8 %) et la cardiologie (+ 7 %).


Mais à l’accessibilité géographique s’ajoute la question de l’accessibilité financière, en particulier chez les spécialistes. Avec une barrière invisible : l’importance du « secteur 2 », soit des spécialistes effectuant des dépassements d’honoraires. « Il faut reprendre la question de l’organisation de l’offre de spécialistes, inadaptée aux besoins, mais aussi limiter le secteur 2, dit Gérard Raymond, à la tête de France Assos Santé, qui réunit plusieurs associations de patients. Le médecin spécialiste se fait bien souvent rare et cher, ce qui engendre de vraies ruptures dans le parcours de soins. »
Selon l’Assurance-maladie, si 95 % des médecins généralistes sont en secteur 1 en 2021, plus de 50 % des spécialistes sont en secteur 2. Un chiffre qui n’a cessé de progresser depuis vingt ans (ils étaient 37 % en 2000). « Le sujet va faire partie des discussions de la nouvelle convention médicale avec les médecins cet automne », assure le directeur général de l’Assurance-Maladie, Thomas Fatôme, tout en rappelant que, si cette proportion a crû, le niveau des dépassements d’honoraires, régulé par différents dispositifs, a, lui, diminué.
Lire l’entretien : Article réservé à nos abonnés Médecine libérale : « Il faut parler de revalorisations et de contreparties avec les médecins »
Chez les spécialistes comme chez les généralistes, le premier facteur d’aggravation des déserts médicaux est la démographie médicale. « Il y a une conjonction entre une démographie très atone et des besoins de santé qui ont augmenté, rappelle Emmanuel Touzé, président de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé. Nous allons encore en souffrir durant au moins une dizaine d’années. » La très forte restriction décidée par les pouvoirs publics à la fin des années 1990 sur le numerus clausus – soit le nombre de jeunes autorisés à suivre des études de médecine – pèse toujours, malgré le desserrement, continu depuis, de cet étau – et encore plus lors du dernier quinquennat avec sa suppression et son remplacement par un numerus apertus (un seuil minimum d’étudiants acceptés, fixé notamment par les universités). Outre les dix à douze années d’études nécessaires pour former un médecin, les départs en retraite en masse, qui interviennent dans le même temps, d’une génération nombreuse de libéraux viennent enfoncer le clou.


Consultations « avancées »
« Il est indiscutable qu’on manque de professionnels, mais le nombre ne fait pas tout, estime néanmoins le professeur Touzé. On peut former toujours plus, mais si, à la fin, les médecins rejoignent un autre exercice ou un autre lieu que celui attendu, les inégalités ne se corrigeront pas. » Le neurologue ne va pas pour autant jusqu’à prôner un dispositif contraignant sur le lieu d’installation, soutenant plutôt une « responsabilité territoriale » assurée « collectivement » par les médecins.
« Contre-productive », « inefficace », « inutile » en temps de pénurie… l’idée d’une contrainte reste refusée de toutes parts chez les spécialistes, qui ne manquent pas de mettre en avant leurs particularités. « La culture de l’exercice en groupe est particulièrement forte, décrit Franck Devulder, de la Confédération des syndicats médicaux français. En particulier dans les spécialités médico-techniques ou chirurgicales, pour lesquelles il y a besoin d’investir dans un plateau technique. » De même, la proximité des équipements et des blocs opératoires des grands hôpitaux et des cliniques participe au phénomène de concentration dans les grandes villes.


C’est une tout autre gamme de mesures que l’on défend chez les professionnels de santé pour répondre à la détérioration de la situation. Il s’agit avant tout de dégager du « temps médical » grâce à l’appui d’autres professionnels, comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Ce sont aussi les consultations « avancées », durant lesquelles le spécialiste quitte son cabinet pour exercer sur un site distinct à 50, 60, 70 kilomètres… qui doivent permettre de résoudre les problèmes d’accès sur des zones désertifiées. « Mieux vaut qu’un médecin se déplace pour voir quinze patients que l’inverse, reprend le gastro-entérologue rémois Franck Devulder, qui effectue ainsi une ou deux demi-journées par mois de consultations dans une petite ville de Champagne-Ardenne. Il faut que l’Etat soutienne mieux ces dispositifs, pour que cette coordination puisse s’organiser sur tous les territoires. »
Si contrainte il doit y avoir, elle doit être « collective », abonde Patrick Gasser, du syndicat Avenir Spé-Le Bloc, qui met en avant les « équipes de soins spécialisées », c’est-à-dire des médecins d’une même spécialité qui se structurent, comme cette équipe parisienne de dermatologues sur le mélanome. « C’est le groupe qui doit rayonner sur un territoire et organiser le parcours des patients », dit-il.
L’Assurance-maladie envisage d’ores et déjà, dans ses propositions pour 2023, « en complément des mesures incitatives à l’installation des médecins dans les zones en faible densité », le soutien à ces équipes de soins spécialisés ou encore le développement des consultations avancées. « Il faut rendre ces dispositifs plus systématiques », relève son directeur.
« On est au bout du bout »
Dans certaines spécialités en grande souffrance, on peine néanmoins à voir comment s’en sortir. En premier lieu celles aux densités les plus faibles, qui correspondent bien souvent aux « moins rémunérées », observe-t-on dans les rangs syndicaux. Et de citer la psychiatrie ou la gynécologie. « Nous faisons partie des spécialités qui gagnent le moins car ce qui est valorisé en France, ce sont les actes techniques [dans la cotation des actes par l’Assurance-maladie] et non pas “intellectuels”, comme la consultation… c’est désolant », décrit Isabelle Héron, présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « Déserts médicaux » : la piste d’une quatrième année d’internat pour les médecins généralistes fait débat


Sa spécialité a aussi la particularité d’avoir disparu des cursus de médecine pendant quinze ans – seule demeurait la gynécologie-obstétrique, davantage tournée vers la chirurgie – pour être rétablie en 2003 seulement, avec un nombre de postes progressivement augmenté mais toujours jugé insuffisant. « Il y a des départements qui n’ont plus de gynécologue, c’est dramatique, surtout en zone rurale, reprend la médecin, qui exerce à Rouen. Et partout, quand un gynécologue part à la retraite, on n’arrive pas à absorber toute sa patientèle… » Le soutien des généralistes, qui peuvent effectuer le suivi gynécologique, ou encore des sages-femmes, sur le volet dit « physiologique » (prévention, dépistage, contraception) ne suffit pas à combler les besoins. « C’est bien mais c’est un cache-misère, dit Mme Héron. On est au bout du bout, c’est la santé des femmes qui va se dégrader, c’est certain. »
Dans un autre secteur sous haute tension depuis plusieurs années, l’ophtalmologie, on veut mettre l’accent sur l’amélioration de la situation, malgré la densité en berne. « Nos délais d’attente continuent de baisser », souligne Thierry Bour, président du Syndicat national des ophtalmologistes de France, dont l’enquête annuelle est parue le 12 septembre. S’il fallait 90 jours en moyenne en 2017 pour obtenir un rendez-vous « sans notion d’urgence », il en faut 49 en 2021 – pour un délai « souhaitable » évalué à 25 jours, selon le syndicat.
Le « travail aidé » – en l’occurrence l’appui des orthoptistes –, la poursuite d’activité de médecins de plus de 65 ans ou encore le renfort des médecins étrangers ont permis d’éviter ce « crash qu’on nous prédisait sur la démographie », avance le responsable. Même pour ce qui est de la répartition, la tendance est encourageante, promet-il : la nouvelle génération s’installe, certes, très largement dans les grandes aires urbaines, mais elle apparaît plus encline que ses aînés (17 %, contre 8 % de ceux qui exercent déjà) à se diriger vers des zones très peu peuplées en ophtalmologistes. Une autre manière de défendre encore, s’il le fallait, l’absence de toute mesure plus coercitive.

Camille Stromboni

Source : LeMonde

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marvin rouge 
L'ami du pas couché, l'ami rond carré..
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Perso, j'ai commencé mon tso en 2006
Buprenorphine au début, prescription par csapa, jamais eu de souci. Médecin tip top, il m'a même fait venir chez lui, à son cabinet (car il était 50% généraliste, 50% au csapa) un dimanche car j'étais en galère.. Une crème ce type!
Suite à un accident de voiture, gros problème de dos. Douleurs bien sévère, Je deconnais avc mon ttment. J'ai commencé à retaper et à essayer le ske.
S'en est suivi une prescription de skenan pendant 5 ans ( après dosage trop faible pr moi, 200 mg par jour) par ce même médecin, après tt un protocole, rdv cz le médecin conseil de la cpam.
Je n'ais pas tarde à l' IV
Bref j'ai explosé ma tolerance
Pris mon ttment ds plusieurs pharma car je bougeais pr le taf
(j'ai déconne, fais de vrai-fausse ordo pendant 3ans. Jme suis fait péter, mais en suis bien sorti, ms j'en suis pas fier. :-()
Ré médecin conseil
Induction methadone 15 jour a l'hôpital pr gérer le switch. Stabilisé a 60 ou 80, je sais plus, c'était en 2013.
Tjours suivi par le csapa de mon département.
Pas toujours ds la même ville car formation pro.

Le changement de csapa s'est fait sans souci, toujours eu un rdv, avc un médecin que je connaissais en plus.

Retour ds mon csapa, je suis désormais stabilisé à 100mg.

Je je n'ai jamais de problème pour avoir mon ttment depuis. Je récupère l'ordo, soit un des médecin, soit avc un/une infirmières, après un petit entretien lors du rdv. Parfois je ne vois pas le médecin pendant 3 mois, je vois ça avc les infirmiers, l'ordo est préparé, on fait notre rdv et basta.
J'ai même eu qq bons chevauchements à une époque, il ne m'ont jamais laissé en galère.

Il m'est arrivé qqs fois,, de devoir faire faire une ordo par mon médecin traitant, qui prend ss rdv, tu viens, t'attend, faut être patient, ms t'es sur d'être pris, peu importe le jour, c'est top. Bref..
Ça n'a pas posé pb avc la secu

Donc non, a titre personnel, je n'ai jamais eu de robleme ni de rdv pr avoir le suivi de mon ttment

The music was New, black, polished chrome, and came over the sun like liquid night
M-R probably taking drugs..  Certainly taking drugs

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filousky 
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Je suis exactement dans la même situation que Marvin et ai la chance d'avoir trouvé un jeune généraliste qui a choisi la campagne et qui m'a accepté en relai de prescription méthadone, alors que je sais depuis qu'il en a refusé un bon paquet, ayant, avant ma fréquentation une attitude très réactionnaire vis-à vis des gens demandant une substitution.
Au bout de plus de dix ans de consultations mensuelles, sa dernière demande a été de se former à la prescription de cannabis thérapeutique. C'est mon job de convaincre des gens du bien fondé des TSO et du cannabis thérapeutique. Si il lui arrive quoi que ce soit, je ne sais pas quel médecin parmi les trois de mon village accepterai de relayer mon TSO (je me suis fâchée avec la principale pour ses préjugés sur les PUD).

C'est un telle problématique que je couvre mes arrières avec un professeur de Clermont Ferrand qui m'assure qu'en tout cas de manque d'ordonnance, il envoie par mail ou fax une ordonnance de méthadone à mon pharmacien. 

Être âgé et bien présenter ont énormément joué en ma faveur. 

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cependant
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Salut,

moi par contre je peux témoigner de quelques difficultés (difficulté accès, refus de prescription et refus de soin)...même si pour l'instant ça se passe plutôt bien !
Ça vient peut-être du fait que j'étais partie sur un TSO non officiel aussi, mais ça se révèle être un avantage car j'ai pas besoin d'ordonnance sécurisée...

Alors pour poser le contexte :

Été 2021 : recherche d'un généraliste pour une prescription de sub.
Désert médical, difficulté de trouver un médecin. Enfin un qui prend des nouveaux patients. Une semaine pour avoir un RDV et puis refus de prescription car il ne prescrit pas « ce genre de chose » sous prétexte (faux !) que c'est réservé aux CSAPA...

Je tente une téléconsultation, mais refus de prescrire des opiacés...
À la maison médicale de garde, on veut bien me faire une ordo de dépannage mais un peu à contre-cœur.

Bref, RDV au CSAPA donc (le seul dans le coin).
15 j d'attente pour un RDV « social ». Puis 35j d'attente pour un RDV addicto (toujours pas de traitement entre-temps...).
L'addicto ne me prescrit rien, sauf des examens et « on verra la semaine prochaine ».

Une semaine plus tard, il refuse de prescrire ce qu'on avait décidé 7 jours auparavant.
Il me dit qu'il faut que j'attende encore 20j pour une initiation au sub (ou à la metha).

Je téléphone à tous les CSAPA dans un rayon de 200km. J'obtiens 10j plus tard un RDV dans un CSAPA à trois heures de chez moi dans la banlieue parisienne.
L'équipe est au top, je n'avais RDV qu'avec l'infirmière, mais finalement j'ai pu voir le médecin.

Depuis je suis suivie chez eux. Selon la personne que je vois c'est assez cool, ils comprennent que j'habite loin, du coup ils acceptent un entretien téléphonique pour valider la prescription.
Et j'ai même eu droit à une ordonnance renouvelable de trois mois car je partais bosser loin (youppi...ce qui me fait pas regretter d'avoir insisté pour avoir un autre TSO que la métha...).

Le médecin part en maladie, mais ça va, il est remplacé. Le suivant pour l'instant m'a fait les prescriptions pour la suite du traitement. Peu de créneaux disponibles et franchement pas compatibles avec mon taf. Ils acceptent du coup de faxer l'ordonnance à la pharmacie après entretien téléphonique.

Avant hier, un pote avait besoin de prendre RDV pour un traitement avec un généraliste, j'ai l'impression que la situation s'empire. Aucun RDV possible pour un nouveau patient ! Même sur Doctolib rien, il faut aller à plus de 100km. Pour mon généraliste, j'ai des délais d'attente d'au moins 15j à chaque fois.

J'ai l'impression que :

- une certaine flexibilité de l'équipe du CSAPA permet un maintien d'accès aux traitements (notamment consultation de renouvellement téléphonique, envoi des ordonnances directement en pharmacie)
- et en outre qu'un assouplissement des conditions de prescription pourrait jouer pour un meilleur accès aux soins (ex. ordonnances renouvelables ! Pourquoi le TSO ne peuvent pas en profiter ?? ça simplifierait les choses, un peu comme pendant le confinement...).

Pour moi ça serait des revendications à avancer...
S'ils ne sont pas capables de mettre les moyens pour la santé et dans une formation efficace pour avoir des médecins, au moins qu'ils assouplissent les conditions de prescription !

Sans compter le cercle vicieux/vertueux : plus on est suivi, mieux on est suivi. Si on ne trouve pas de médecin traitant c'est la merde (pourtant ça arrive !)...

Voilà, voilà pour moi
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Faust08 
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Coucou,

Témoignage venant tout droit de Belgique (env 40 min de la frontière). Je suis à la recherche de TSO (typique ou atypique) depuis fin 2019 et cherche vraiment à stabiliser ma conso depuis debut 2021.

En Belgique les CSAPA n'existent pas, ce sont les hôpitaux ,les ASBL et bien plus souvent les généralistes ou les psychiatre qui s'occupent des TSO (typique ou atypique).

J'ai commencer avec mon médecin de famille, qui n'a pas voulu m'aider directement (quand je ne voulais pas vraiment l'être) puis début 2019 en voyant mon état s'aggraver il a décider de prendre la situation  en main. Malheureusement il a mis fin à ses jours début 2020. S'engagea une recherche tres longue pour trouver un soignant me correspondant (accompagné d'une escalade de conso).
Je suis d'abord passé par un psychiatre reconnu à bruxelles qui avait la main TRÈS lourde sur les benzos et les barbituriques. Il était très strict et très rapide sur le sevrage progressif et je n'avais pas un mot à dire. Mais j'ai eu le rendez vous à peine une semaine après contact.
Ensuite je suis passé par un autre généraliste de village, très âgé et surtout constamment surpeuplé (il consultait parfois de 8h à 22h), pareil, un appel et quelques jours plus tard il me prit à son cabinet. Ça n'a pas fonctionner car il racontait sa vie pendant les consultations qui parfois durais jusqu'à 1h30 (une fois plus de 2h même). Je vous dis pas l'horreur d'arriver à son cabinet à 8h du matin, en manque et d'attendre jusque 13h pour le voir puis 14h30 pour avoir l'ordonnance. De plus, lui aussi désirait avoir le contrôle total et parfois il prescrivant une boîte en moins ou m'était un dosage plus bas, et bien sûr sans prévenir, il fallait donc reprendre une journée complète pour faire scandale pour avoir mes médicaments.
Je suis repassé par deux psychiatre entre temps, le premier (psy de grandes villes) ça n'a pas été dès la deuxième séance (mais j'ai encore eux le rendez vous à peine 2 semaine après l'appel). Le deuxième qui avait un comportement étrange et qui, encore une fois, désirais baisser les dosages à son rythme et ne parlais jamais de mes problèmes mais de ses enfants. C'est lui qui m'a mis aux patch de fentanyl car à cette période mon estomac ne supportait plus d'avaler quoi que ce soit. J'ai couper liens avec lui lorsqu'il a commencer à introduire le sujet de ma sexualité sans que j'en ai parler moi même une seule fois (j'ai su plus tard que j'étais loin d'être le seul). A cette période j'étais aussi dans un hôpital de jour ASBL (dans une ville de 35.000 habitants), qui n'avait pas le pouvoir de prescrire mais qui accompagnait psychologiquement. (J'ai eu ma place environs 2 mois après le premier appel). Cet hôpital s'occupait surtout d'autiste ou d'alcoolique, ils n'avaient pas les compétences pour s'occuper de moi.
Retour au nomadisme médicale quelques mois avant de retrouver une autre ASBL (celle-ci dans une petite ville de 25.000 habitants) en partenariat avec un médecin généraliste impliqué et compréhensif (il s'est même auto-formé en RC !). Cette ASBL travail uniquement avec les PuD et mettent un point singulier à la RdR et à la stabilisation avant même de parler de sevrage. J'ai eu un rendez vous le lendemain de l'appel pour un premier contact, et puis deux semaines après j'ai commencé un sevrage dégressif avec eux.

Tout les médecins que je vous ai cité avais tous plus de 50 ans. D'ailleurs celui qui me suit actuellement a cet asbl en a plus de 60, c'est pour ça qu'ils travaillaient d'arrache pied pour trouver un autre médecin, cela a mis environs 2 mois a eux et ils ont trouver, et quelqu'un de jeune. Bref, actuellement je suis très serein en ce qui concerne le suivit médicamenteux vu l'implication de cette ASBL.

Pour résumé, en Belgique, c'est plutôt facile et rapide de trouver un rendez-vous, par contre c'est très dur de trouver celui qui convient. Probablement car n'ayant pas de structure comme les CSAPA, on ne peut pas savoir à l'avance si le soignant sera ouvert à ce genre de soins (Je suis tellement mieux depuis que j'ai trouver cette structure). Je souhaite à tous de trouver l'entourage qu'il lui faut, ça aide bien plus qu'on le croit lorsqu'on est seul face à ses consos.

Voici ma contribution, j'ai été un peu long dans les détails mais ça m'intéresse beaucoup de voir la différences d'un pays à l'autre et j'imagine ne pas être le seul.

Je finirais par vous avouer que, au delà de trouver un soignant, c'est plus une pénurie de médicaments, organisée ou non, qui me fait peur pour l'avenir. C'est arrivé de nombreuses fois que tel ou tel dosage, ou tel ou tel produit venait à manquer uniquement car ce n'était plus rentable pour les pays producteur de faire de petits dosage, des petites boîtes ou un certain produit (Les rappel en urgences car la prescriptions ne peut pas être délivré ça m'est arrivé plus d'une fois !). Je sais très bien qu'ils ne pensent qu'à leurs profits et que les petites gens qui pourrait souffrir grandement d'un manque de leurs médications n'est que le cadet de leurs soucis...

Bonne journée/soirée a tous !
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- J'me prépare à tout on sait pas de quoi sera fait le futur.
- Ouais, moi aussi j'suis survivaliste t'sais, j'ai 30 boîtes de sken sous l'matelas.

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dashkin 
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Difficile de comprendre ces problèmes

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JeVoisPasLeBout 
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Cc tout le monde, alors moi, c'était pas une obligation de soin mais une obligation de baisser mon sub'. A l'époque, je bougeais pas mal, donc, je changeais beaucoup de médecin et lors d'une formation AFPA à st-malo, le médecin que je suis allée voir m'a un peu niqué la gueule. Je lui disais que la remise en route pour étudier était difficile et que j'avais du mal à me concentrer. Il m'a proposer de baisser mon sub'. Réticente, il m'a rassuré en me disant que c'était qu'un essai et qu'il me repasserait à l'ancien dosage, si ça le faisait pas. Et bien, ça l'a pas fait (en même temps, allez bosser sur une charpente avec 2mg de sub' en moins...). Bref, je me sentais molle et sans force. C'était pas pire mais c'était pas la grande forme non plus. Je le rappelle et là, refus catégorique de me prescrire l'ancien dosage !!! Il m'a dit que ça passerait etc... Du coup, ça a foutu le reste en l'air. Moi qui était stable avec mon traitement depuis des années, et bien, je me suis mis à en prendre plus. Je pensais qu'à ça. Je me suis mis à boire plus tôt dans la journée aussi. Bref, la cata !
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Flo6813 
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Bonjour,

J’ai rencontré trois fois des problèmes avec des médecins :
Le premier, je débarquais dans l’Est avec une TSO très particulière : 5cp de Dicodin matin et soir et une diminution progressive de l’oxycodone (j’étais à 30mg matin et soir LP). Je cherchais juste un médecin « d’appoint », mon médecin dans le sud continuant par visio le suivi addicto, mais par transparence je lui ai montré tout mon traitement. C’était pour lui « n’importe quoi » quand bien même ça m’allait très bien et m’aidait à supporter la diminution de l’oxycodone que j’avais eu loooongtemps. Sans que je ne le sache déjà, il s’est déclaré médecin traitant! Ensuite, il a remonté l’Oxycontin à 80mg matin et soir en virant la DHC… avec en plus de ça une « demande d’autorisation de soin » envoyé à la sécu. J’ai rechuté dans l’oxycodone la semaine qui a suivi…
Le deuxième j’ai été hospitalisé en neurologie pour mes Algies vasculaires de la face. Un premier médecin, très sympa, m’a proposé, en attendant une infiltration par un radiologue, deux solutions : suppression de la buprénorphine et passage à un agoniste + fentanyl à la demande OU on gardait la buprénorphine et il demandait à un collègue une titration suffisante de fentanyl pour ne pas provoquer de syndrome de sevrage et que le fentanyl soit efficace. Par confort, j’ai choisi l’option 2. J’ai attendu le collègue et celui ci s’est contenté de doses minimales de fentanyl, quand il m’a annoncé la dose, j’ai dit non (je suis dans le corps médical), il a dit que c’était mon choix. Syndrome de sevrage en plus des AVF, génial. Heureusement que le neuro est revenu le lendemain et m’a fait confiance pour le dosage de fentanyl… Mais j’ai passé une après midi, une soirée, et une nuit infernale…
La troisième et dernière est que je suis allé me mettre dans un désert médical, bonne âme que je suis. En plus de ça il y a un médecin généraliste en face qui va pouvoir faire le relais du CSAPA ! Résultat « ah non la buprénorphine je prescris plus.. pourquoi vous vous vous le prescrivez pas vous même ? Vous avez dû faire pareil plein de fois pour en arriver là ».

Petite anecdote vite réglée : dans une pharmacie alors que sur l’ordo il est bien écrit « délivrance unique » la pharmacienne a dit que la loi imposé qu’elle le délivre semaine après semaine…

Le corps médical a bcp de mal avec la toxicomanie, qu’elle prend pour un problème et non une maladie.

Voilà mes petites anecdotes qui paraîtront bien futiles comparées a d’autres.
Amicalement,
Flo

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pierre
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Flo6813 a écrit

OU on gardait la buprénorphine et il demandait à un collègue une titration suffisante de fentanyl pour ne pas provoquer de syndrome de sevrage et que le fentanyl soit efficace.

Merci pour ton message qui confirme la stigmatisation dont sont victimes les usagers d'opiacés par les "soignants".

Je ne savais pas que le subutex puisse se mélanger au fentanyl ?


Flo6813 a écrit

En plus de ça il y a un médecin généraliste en face qui va pouvoir faire le relais du CSAPA !

Ce n'est pas le CSAPA qui a essayé de trouver un médecin relais avec toi ?

Dernière modification par pierre (17 octobre 2022 à  18:21)

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pierre
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Je vous raconte une discussion dans une réunion d'équipe inter-CSAPA avec un médecin qui a "20 ans d'expérience en addito". Je commence à lui parler que j'aimerais embaucher dans mon CSAPA  des personnes utilisatrices de drogue (PUD) actives en tant que médiateur-pair.

Sa première phrase : « La drogue, c’est l’immédiateté ».
Déja le terme LA drogue est un objet qui porte tous les préjugés moraux sur les consommateurs. LA drogue n'est pas une drogue, c'est le représentant du stigmate sur les PUD !
Ensuite la fameuse « lmmédiateté » qui cachent le fait que les usagers auraient des problèmes avec la frustration, et pour lesquelles de nombreux professionnels vont les frustrer encore plus.
Ensuite, ce médecin commence à dire que les usagers sont des voleurs (de méthadone), puis elle finit par dire que si on emploie des usagers actifs, attention aux nombres d’arrêt maladie. Ce qui sous entends que les PUD actifs ne sont donc pas en capacité de travailler, irresponsables qu’ils sont.

En trois phrases, ce médecin a dégainé un nombre impressionnant de préjugés sur les personnes consommant des drogues.

J'ai fini par lui dire que j'étais moi-aussi une PUD actif de drogue, (et chef de service d'un CSAPA), ce qui lui a coupé la chique, et renvoyé son "savoir" au chiotte, ou il devrait être !.

Mais sa réaction m'intérroge grandement sur le dispositif des CSAPA, car il y a fort à parier que beaucoup de professionnels de ses structures n’en pensent pas moins, et meme plus, que cela soit un discours dominant dans les CSAPA.

Ceci n’amène à quelques réflexions :
    - comment peut on aider les personne qu’on accueille, si on les méprise à ce point ?
    - Comment avance t-on pour déconstruire cette vision des usagers, qui fait in fine des CSAPA des instruments de reproduction du stigmate des usagers.

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Bonjour, il faut dire que les CSAPA sont largement centrés sur les TSO et notamment la Methadone et sur la RdR "materielle" (seringues etc..) et pas tellement sur le vécu des usagers, et tout ce qui est discuté dans PA.
Quand on est uniquement un prescripteur de Methadone on peut en arriver à des idées aussi simplistes.
Amicalement

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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Flo6813 
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pierre a écrit

Merci pour ton message qui confirme la stigmatisation dont sont victimes les usagers d'opiacés par les "soignants".

Je ne savais pas que le subutex puisse se mélanger au fentanyl ?


Flo6813 a écrit

En plus de ça il y a un médecin généraliste en face qui va pouvoir faire le relais du CSAPA !

Ce n'est pas le CSAPA qui a essayé de trouver un médecin relais avec toi ?

Salut,

Elle est quasi systématique, parce que limite inculquée dans les universités…

Oui en urgence on peut rajouter du fentanyl sur de la buprénorphine, mais en fonction du dosage un fentanylé on risque un syndrome de sevrage, un manque d’efficacité du fenytanylé par blocage competitif, ou avec un titration très délicate on peut passer du fentanyl, avel toujours ces risques. Le fentanyl et ses copains sont les seules avec les molécules de recherche avec molécules n’ayant d’affinités que pour les récepteurs mu qui passent par dessus la buprénorphine.
Regarde dans la plupart des notices de l’Astral ou le Medivit par exemple, on doit prévenir son médecin, ce n’est pas une contre indication totale dans les douleurs très violentes cancéreuse ou non non cancéreuses. C’est un long débat, d’autres faisant de la buprénorphine et la pentazocine une contre indication de la buprenorphine.
Il faut pouvoir surveiller patient très régulièrement.
Mais j’habite dans un désert médical ou la toubibs du CSAPA à appelé plusieurs médecins qui ne prennent plus de patients *du tout*... C’est pourtant une belle petite ville… les médecins sont très mal répartis et on est face à un phénomène qui m’inquiète. Là du coup je mets une heure pour aller à mes rendez vous avec l’addictologue qui me le prescrit tous les mois.

Dernière modification par Flo6813 (17 octobre 2022 à  20:12)

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Flo6813 
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Bonjour,

Eh bien suite de mon parcours du combattant pour trouver un generaliste proche de chez moi qui fasse le relais. Et nouvelle anecdote qui montre encore à quel point une tranche de la population (y compris médical…).
J’ai réussi à avoir un rdv avec un médecin, en espérant qu’il fasse enfin le relais avec le CSAPA. Je lui ai dit et ai montré la dernière ordonnance faite par un ami dans le sud (je suis actuellement en Alsace) étant donné que je n’ai pas pu voir mon addicto le mois dernier.
Celui-ci m’a juste répondu qu’il ne faisait pas « d’ordonnance de complaisance (je n’ai pas caché que c’était un ami j’ai été parfaitement transparent, mais je lui ai aussi donne le numéro du CSAPA qu’il n’a pas appelé) comme dans le Sud »… j’ai expliqué mon cas, déjà assez en colère, et il m’a rétorqué que « de toute façon », il ne prescrit pas de buprénorphine. J’ai essayé de lui dire que j’étais honnête qu’il pouvait appelé l’addictologue, il m’a répondu « je ne m’occupe pas de ça désolé ».
La j’ai craqué. J’ai poussé une bonne petite gueulante en quittant son bureau, en continuant dans la salle d’attente, en étant assez (très) humiliant, il a répondu quand je partais « je ne soigne pas les toxicomanes ».
Mon ami m’a fait l’ordonnance, il n’y a aucun soucis avec la pharmacie, mais qui a déjà eu de mauvais échos de ce médecin... je suis tombé sur le bon vieux toubib alsacien ultra rigide… que mon addicto, qui avait réussi à m’obtenir ce rdv, a pourri par téléphone.
L’addictologue m’a envoyé des ordonnances pour les 3 prochains mois, à dater avec chaque fois spécifié « chevauchement autorisé », au cas où. Fin de l’histoire. Je n’aurai pas de généraliste qui me fera le relais.
Je trouverai quelqu’un en reprenant à l’hôpital mais les petits villages alsaciens, à 30 minutes d’une ville où les TSO ne sont pas diabolisés par les toubib de l’ancienne (et qui n’a pas compris que la médecine c’est une formation continue…) génération.

Il y a un réel problème avec cette société qui veut qu’on soit dans la norme. Une personne qui boit souvent et beaucoup, c’est un fetard. Quand son foie fatigue il se fait soigner mais il n’est pas un ancien fetard mais un *alcoolique*. Avec tout le bagage dans le regard des gens que ça implique, alors qu’avant c’était drôle, maintenant qu’il veut arrêter, il a et gardera son étiquette.

Et quand on lit des témoignages plus haut, ça fait froid dans le dos.
Mes petites histoires ou autres petites anecdotes, comme ces soins qui sont de la torture déguisée doivent effectivement faire l’objet de textes et travaux.
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NaiveAngel 
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Flo6813 a écrit

il m’a répondu « je ne m’occupe pas de ça désolé ».
il a répondu quand je partais « je ne soigne pas les toxicomanes ».

Flo, il s'agit d'un refus de soin.

Selon le code de déontologie (article 7 et 47) : LA DÉONTOLOGIE IMPOSE AU MÉDECIN DE DONNER SES SOINS À TOUTE PERSONNE LES DEMANDANT ET EN TOUTE SITUATION. SI DES SITUATIONS PARTICULIÈRES PERMETTENT À UN MÉDECIN DE REFUSER SES SOINS, ELLES NE PEUVENT ÊTRE FONDÉES SUR UN MOTIF DISCRIMINATOIRE. DES CONDITIONS PRÉCISES S’IMPOSENT À LUI.

Je pense qu'il s'agit ici de discrimination envers les PUD selon ce que tu as décrit. Si tu as le courage et le temps, je t'encourage à écrire une lettre circonstanciée (en citant le plus fidèlement et factuellement possible vos échanges, notamment sa réponse "je ne soigne pas les toxicomanes") à l'Ordre des Médecins.

Si ce refus met ta santé à risque, c'est d'autant plus grave. L'Ordre devrait dans ce cas au moins diligenter une enquête et convoquer ce médecin pour l'interroger et lui demander de se justifier. Il pourrait recevoir un rappel à l'ordre.

La suite semble avoir été prise en charge, mais si cela avait eu des conséquences sur ton état de santé, ce refus de soin aurait relevé du code pénal.

Dernière modification par NaiveAngel (31 octobre 2022 à  10:14)

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prescripteur 
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Je rejoins Naive Angel mais malheureusement les professionnels de santé sont parfois "relous".
Il y a quelques années nous avions discuté sur PA du probleme des pharmaciens qui refusent de distribuer des TSO. J'avais interrogé l'Ordre des pharmaciens qui a confirmé que ce n'etait pas conforme à la deontologie. Mais les usagers ont trouvé qu'il était plus simple de changer de pharmacien que de porter plainte. Amicalement

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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meumeuh
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Marco 68 a écrit

Un hôpital en banlieue m'as introduit au tso skenan en 2002 et en 2010

Ciao Marco,

Mais sans avoir déjà essayé le tso sub ou méthadone  ??!!
Et en France  en plus. thinking

prescripteur a écrit

Mais les usagers ont trouvé qu'il était plus simple de changer de pharmacien que de porter plainte.

En effet, vu que j'ai commencé par un tso sub j'ai du faire à l'époque quelques pharmacies pour en trouver une.

Amicalement

Dernière modification par meumeuh (31 octobre 2022 à  14:53)


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L'Apoticaire 
Comme un pharmacien, mais en moins bien
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Entre 2019 et 2021 j'avais de la bupré, 8mg direct, j'l'ai eu au premier RDV avec juste un pipi pour vérifier que j'étais positif aux opis (héroïne en l'occurence pour mon cas)

Sauf que bon... La bupré ça va bien 5 minutes quoi : grosse gerbe, deshydratation+++, mal de crâne, le tout pour un manque qui est ceeeertes "enlevé" (j'mets les guillemets car l'effet ago/antago de la bupré chez moi ça m'réussit très peu, quasi aucun effets agréables pour la masse d'effets secondaires) j'ai parlé un paquet de fois à mon addicto d'un passage à la metha, mais à chaque fois elle voulait pas, peur que j'fasse des OD, que j'me défonce trop avec, que j'en revende pour m'acheter d'autres trucs, que j'mélange ça à trop d'autres prods (peur justifiée hein, moi niveau mélanges et foncdé j'suis un furieux, après j'ai jamais fais d'OD de metha, et j'compte pas en faire vous inquiétez pas^^)

Après depuis 2021 jusqu'à nos jours je suis passé à la metha, au début mon addicto voulait pas (comme à chaque fois que j'abordais le sujet avec elle), j'ai donc du aller à 35 bornes de chez moi dans un autre CSAPA, qui m'a passé à la metha sirop (au début 30mg, on a très vite augmenté jusqu'à 100mg, aujourd'hui j'en suis à 120mg/jour)

J'ai fais environ 4 mois de sirop, et il a fallu que je gerbe mon traitement 3 putain de fois avant que eeeenfin un médecin décide que ça semble plutôt judicieux de me passer aux gélules étant donné que le sirop me foutait trop la gerbe en dépit d'effets recherchés pourtant bien au rendez vous.

(En + je supporte assez mal le sucre, ça m'faisait chier d'avaler 20 putain de grammes de sucre au reveil tous les jours, quand tu t'es enfilé 20 grammes de sucre, sois 4 morceaux de sucre, t'as absolument plus envie d'enchainer sur un petit déjeuner, en tout cas moi non... Sans parler du fait que ça fasse grossir pour que dalle, augmente les risques de diab!ète pour aucun plaisir gustatif, car oui : si eeencore c'était bon au goût, et que c'était agréable à boire, là pourquoi pas, mais là : noooon seulement c'est la blinde de sucre à avaler, mais eeeen plus c'est dégueu, vraiment y a queee des désavantages quoi, suuuper...)

Quand j'suis passé à la metha gélule ça a été une vrai bénedecition : tous les effets euphorisants, anxiolytiques, planants, agréables, antalgiques, stimulants, et j'en passe de la methadone, le tout avec quasiment aucune gerbe en raison de mon accoutumance au produit, alors que avec le sirop, même au bout de 4 mois ça m'foutait toujours la gerbe leur putain de sirop...)

Et sachant que j'ai pas trooop fait pété ma tolérance avec l'héro, que j'ai consommé seulement quelques mois au quotidien, en shoot, environ 1g/jour de brown à environ 20%+ (bon après depuis 2015 j'ai consommé des centaines de doses d'opioïdes en tous genres : tramadol IV/Plug/oral, morphine IV, oxy IV, fentanyl fumé/IV/SL, codéine/ethylmorphine/pholcodine, tianeptine pas mal, kratom/kra thum khok, opium, un peu d'came, de méthadone IV/plug principalement, donc quand même pas mal d'opis mais quasi jamais en conso quotidienne, c'était assez sporadique de 2015 à 2019)

Bah mes actuels 120mg de metha/Jour ça me fait un effet mais genre grave mieux ou tout du moins laaaargement aussi bien que mes 1g de brown sootés/jour, avec 120mg de metha chaque matin j'suis biiiiien foncdé, stimulé, anxiolysé, relaxé, ça synergise avec tous les autres prods que j'prends : caféine, benzos IV, dérivés de PCP (3-MEO-PCP, 3-HO-PCP, etc...), dérivés de ritaline, alcool, cannabis en douille avec du tabac, psychédeliques, DXM, et j'en passe et des meilleurs

Vraiment j'estime avoir beaucoup de chance d'avoir accès à de gros dosages de metha gratos, remboursés par la sécu (bon après vu le prix dérisoire des boîtes de métha AP-HP, j'lui coûte pas bien cher à la sécu, ça va, ça passe^^)

Bonus / une pét'ite tof' de toooutes mes boîtes de TSO que j'ai gardé depuis le début de mes precriptions (bon il en manque queeelques dizaines car défois à la pharma ils divisaient les plaquettes donc j'ai pas eu tooouutes le sboîtes mais j'en ai eu quand même pas mal) :

Ma collec de boîtes vides de TSO (la classe non ?)

Dernière modification par L'Apoticaire (31 octobre 2022 à  19:51)

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Ton pseudo s'explique-Intéressant de visualiser en img les QT de TSO pris. Capt'

J'adore c'que j'fais.

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C4 
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Bonjour à tous,

Alors pour ma part les problèmes ne sont pas terminés car je n'ai toujours pas encore eu acces ma primo prescription.

Après une abstinence de plus de 10mois de mes 21 à 22 ans grâce à ma copine qui a rendu supportable tous ce qui ne l étais pas malgres tout nos problèmes.
j ai rechuter sévèrement suite à notre rupture.
Malgré pas mal de trauma lié à la drogue et les frayeurs que les opiacés m ont déjà fais par le passer je ne peux pas m en empêcher.. je retombe donc dans une conso de morphine quotidienne légère mais en croissance de 40 à 100mg de skenan et plus pendant les 4 premier mois pour pas me buter, je recommence à penser même sous produit et commence alors à prendre conscience de l impérativite de passer a un tso , car après plusieurs tentative de sevrage impossible.

Je contacte le csapa le plus proche et attend 1 mois avant le premier rendez-vous avec un psychologue rdv avec l infirmière 1mois après et pareil pour le premier rdv avec le médecin addicto avant de se rapprocher un peu plus.

J ai en parallèle contacter mon psychiatre et mon généraliste. En pleins manque lors d une tentative de sevrage mon généraliste m à envoyer chier avec refus de rendez vous me disant qu il n étais pas dealer et qu il ne voulais pas traiter ce genre de cas car « je ne sais pas vraiment si ce que tu dit est vrai » (bien qu il ai ête  informé depuis plusieurs année de ma conso d opiacés et que je demande un rdv pour lui expliquer l évolution et où j en suis!!?!)

mon psychiatre bien qu ayant déjà fais ce genre d ordonnance eu urgence psy et étant également parfaitement au courant de mes conso me le fais miroiter depuis des mois et m a dit mots pour mots «on entame la quetiapine ce mois si et on rajoutera le subutex le mois prochain comme ça vous vous habitué déjà au premier traitement et on verra si vous êtes toujours aussi motivé ».
J attend impatiemment pour au final apprendre qu il m a mentie ( ou oubliez/changer d avis) et ne souhaite pas me faire cette prescription parce qu il ne ce sent pas à l aise avec ces produits… Ma confiance en lui a donc été balayée par la colère.

Je ne peux pas passer par le csapa de chez moi car j ai enfin leur réponse et il veulent me garder tous les jours puis tout les deux jour puis 3 etc pendant au moins 3 mois sans même me garantir une prescription mensuelle à terme donc en plus de mes problème psy rendant compliqué chaque sortie cela est impossible vu que je serais pas toujours en moyen de m y rendre.

Je dois passer par un nouvel addicto le 11 novembre après 4/5mois de recherche pour espérer une primo prescription assez rapidement et si mon psy ment pas encore il se chargera du renouvellement.

Conclusion J en suis donc a 300/400mg/j de sken en iv sans même être vraiment défoncé alors que je tente d avoir un tso pour me stabiliser depuis 100mg/j  et uniquement du sniff comme roa .

Je trouve anormal le comportement  de mon psy et généraliste alors qu ils sont les mieux placés pour confirmer la véracités de mes propos, sont en droit de faire cette prescription et connaisse tout deux mon honnêteté sur ce sujet.
Je trouve même leur réticence dangereuse car si j ai pue a ce point augmenter le dosage et augmenté les risques lié à mon mode de conso j aurais aussi eu le temps d en creuver et c est sans doute déjà arrivé à certain..

Je trouve qu Imposer un suivie obligatoire long desservi plus qu autre chose et n ai pas quelque chose qui convient à tout le monde. La mise en place de ces traitements devrais être facilité pour motiver ceux nécessitant un petit coup de pouce chimique pour arrêter leur conso et un suivie adaptable proposé sans en être la condition principale

Dernière modification par C4 (01 novembre 2022 à  14:50)

Reputation de ce post
 
Merci pour ce témoignage - MM
 
Texte mis dans les morceaux choisis de Psychoactif. (pierre)
 
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous partager tout cela

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pierre
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15989 messages
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Bonjour
Et merci pour ton témoignage.

Sache que ce n’est pas toi qui déconne !

Tout ses médecins sont graves à côté de la plaque. Ils reproduisent ce qu’on peut attendre de pire sur la substitution. Les psychiatres qui ne prescrivent pas ( et mentent), les csapa qui te font voir tout les pros a intercalé d’un mois avant de voir le médecin (alors que c’est une décision purement médicale) et ensuite de faire venir  tout les jours ou presque pendant 3 mois ce qui ne permet pas à grand monde de suivre ce traitement à part si on fait une croix sur sa vie pendant 3 mois, ce qui est inadmissible .

Mais quel mépris pour les PUD !!!!!!!

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xetubus 
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1831 messages
Bonjour, ça fait un bail...

Je suis dégouté de voir comment certaines personnes du corps médical traitent les PUD, je diras que ce sont des fachos en devenir ou affirmés.
J'ai eu des cas ou le pharmacien me refusaient un Steribox, d'autres ou le médecin me disait clairement "Moi je ne délivre pas "ça" (metha), (j'en avait entendu parler de la métha)
J'ai 73 ans, vieux briscard des sixties.  j'ai tout pris des anciens produits, du shit à 16 ans, et du bon !  Fringanor, dinintel j'aimais bien le speed, ether, trychlo, acides de l'ancien temps, Opium,Datura, champis, bref un peu tout ce que j'ai pu.
je suis tombé dans l'héro sur le tard, j'ai pris mon premier rail à 30 ans !

Évidemment j'ai adoré... j'en ai pris pendant 1 an en fix ; marié, deux adorables fillettes, (c'est leur maman qui m'a mis dans le bain).
J'ai eu des périodes de stop, puis des reprises quand le néo-C ne me faisait plus rire.

Re-rabla, j'ai eu la "chance" de voir la régression de la qualité du prod...ça à duré quelques années- lexo-dope/néos bref c'était une sale , sinon la pire période de ma life.
Le temps passant, mes filles grandissant, j'ai dit STOP !
J'ai décidé de voir quelqu'un qui aurait pu me sortir de ça. Je suis allé voir un psy qui m'a dirigé vers un CSAPA; après un entretien ou j'ai été le plus honnête possible le médecin très gentil et compréhensif, m'a proposé la Méthadone, j'ai suivi.
Très heureux de savoir qu'il y avait peut être une solution.
je suis sous Metha depuis 20 ans ; j'ai commencé doucement, mais il fallait vite augmenter, je suis passé plus tard par 130/jour ; le médecin me proposait de baisser , un peu réfractaire sur le début je finis par l'écouter.
Aujourd'hui je ne vais plus au csapa, trop loin, plus de caisse, j'ai un psy génial, je suis à 35/j, avec lui on parle que de musique étant tous les deux musicos..

Le problème c'est qu'il a 75 ans... alors moi 73 demain (eoui c'est mon anniv ! ) le quel partira le premier, j'aimerais que ce soit moi...
Car l'avenir me fait peur...
oui l'avenir me fait peur... léga
Amitiés à tout mes sœurs et frères de galère, Merci à Pierre d'être toujours là...
La bise.

"Le monde ne sera pas detruit par ceux
qui font le mal, mais par ceux qui les
regardent sans rien faire" - Albert Einstein.

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meumeuh
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4041 messages
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xetubus a écrit

l'héro sur le tard, j'ai pris mon premier rail à 30 ans !

Pareil j'avais 29ans pour être précis...

xetubus a écrit

e médecin me proposait de baisser , un peu réfractaire sur le début je finis par l'écouter

Ben ça ce n'est pas à lui seul de le décider, c'est avant tout la PUD sous TSO qui est la mieux placée pour savoir ce qu'elle souhaite, ( stabiliser avec son TSO,  réduire et donc sevrage dégressif ) donc ça doit être une décision commune, mais en aucun cas imposer par le "tout puissant" médecin.

Bon anniversaire alors !! ^^

Amicalement

Dernière modification par meumeuh (02 novembre 2022 à  05:59)


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inattendus? ⤵️
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xetubus 
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Inscrit le 15 Nov 2007
1831 messages
Oui, c'est exact, mais il ne me l'imposait pas, il me le proposait, alors après à moi de décider ; en général je refusais...
Après j'ai quitté le SAT c'était trop loin et j'ai pris l'ancien médecin "chef" du SAT qui est parti en retraite et a ouvert un cabinet vers chez moi, donc j'ai foncé, il avait une très bonne réputation et il s'est avéré que lui au contraire surveille bien si je suis bien dosé, il veut pas que je replonge..

Et merciii ! !drogue-peace

"Le monde ne sera pas detruit par ceux
qui font le mal, mais par ceux qui les
regardent sans rien faire" - Albert Einstein.

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