"Arrêtez votre conso de drogues d'abord, je vous ausculte après",ou le refus d'accès au soin des PUD

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pierre
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Bonjour,

dans la série "lutte contre la stigmatisation et refus d'accès au soin", voici une nouvelle stigmatisation que beaucoup de PUD ont vécu : le refus d'accès au soin, parce que tout problème de santé est mis sur la faute des drogues.

Vous avez un problème de santé (n'importe lequel), avec un symptôme inexpliqué, et allez voir un médecin (spécialiste ou non) pour ce problème.
Là, pour mettre toute les chances de votre coté et être honnête avec le médecin, vous lui annoncez que vous consommez des drogues.
A partir de ce moment, le médecin change de ton, de regard, et vous renvoie : "Je pense qu'il faut que vous arrêtiez d'abord les drogues, si le symptôme persiste, revenez me voir après votre arrêt."


Tout est mis sur la fautes des drogues, qui prennent toute la place. Quand vous dites que vous êtes usagers de drogues, vous n'etes plus que cela, vous n'êtes plus une personne.
En en discutant en équipe, nous nous sommes aperçu que nous avions tous vécu cela,  avec des spécialistes de différentes. Et nous souhaitons savoir si vous aussi vous êtes concernés ?

Dernière modification par filousky (21 novembre 2023 à  09:48)

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UnJeuneHeroïnomane54
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A l'hôpital plusieur fois au début des problèmes d'estomac assez grave gastrite sévère et j'en passe des soucis que j'ai eu et qui metter sur le dos de la came .. et avant la coloscopie il mettait sa sur le dos de l'héroïne que sois disant c'est sa qui me fesait vomir et qui détruisez mon estomac mdr.. au final coloscopie et j'avais bien une inflammation liée au stress et je ne parle pas du jugement que j'ai vécu une fois qui était au courant de ma conso j'ai était traitée comme un moins que rien on me laisser attendre dans un box l'es regard les voix basse.. ce qui faut que aujourd'hui même avec un problème grave j'hésite à me rendre a l'hôpital si c'est pour être juger et qu'on mette tous sur le dos de ma conso ..
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Hamenpeine femme
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Hello,

Je n'ai pas été souvent à l'hôpital, la dernière fois il y a 4 ans. Je vomissais énormément, j'en pouvais plus, j'ai été aux urgences (à Bruxelles).
J'ai dit que je consommait de l'héroïne. Et je n'ai pas eu l'impression de jugement. Ils ont tous été sympa.

Après les urgences, j'ai été en chambres à l'unité gastro, avec des perfusions de potassium car c'était très bas. Et différents médocs. Le lendemain j'ai eu un test pour voir mon estomac.

Résultat, j'avais des petits ulcères à l'estomac (je mange pas le matin et consomme et c'est sûrement à cause de ça).

J'avais heureusement, durant le séjour, ma metha. Peut-être que si je ne l'avais pas avec, ça aurait été compliqué de s'en procurer à l'hôpital je ne sais pas.

En tout cas, ce moment là, tous les infirmiers, urgentistes, docteurs étaient pas dans le jugement.

Juste une autre fois, j'ai été voir un autre spécialiste pour un souci, et la elle m'a dit que c'était sûrement à cause de ma conso et la cigarette. J'avais l'impression qu'elle me jugeait un peu (pas très souriante,... et diagnostic mis sur le compte de la conso alors que ça peut arriver a n'importe qui ) , mais sans être si désagréable.

Aussi, je ne sais pas si c'est ma personne ou le fait que je consomme, je repousse au plus possible toutes des visites que je devrais faire. Je suis sensé aller voir des spécialistes depuis très longtemps pour différents soucis, et je n'y vais pas...

Voilà mon témoignage wink

Après, peut-être que le regard du personnel soignant sur les usagers de drogues est pas la même suivant les pays/région (en France, en Belgique... En région Flamande, où à la capitale ).

; )

Dernière modification par Hamenpeine (12 février 2023 à  15:34)

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Acid Test homme
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Oui, j'en ai parlé dans un des topics que j'avais fait .
La chose ne s'est pas posée exactement comme ça mais ça s'en rapprochait dans le sens où je venais à l'hosto pour un effet secondaire du à une coupe inhabituelle dans de la came et le personnel de l'hôpital qui s'est occupé de moi ne m'a pas cru , ils pensaient tout simplement que j'avais pris trop de came ( bah oui, évidemment , après 30 ans d'utilisation d'opiacés à haute dose, je ne sais pas faire la différence bien sur !)  , alors qu'après analyse par mes potes qui bossent dans plusieurs Assos RDR , comme Charonne / Sintes ( et " Analyse ton prod " ou un nom dans le genre , ceux avec qui PA s'est associé pour faire des analyses quantitatives ) et font les analyses dans un  Caarud à Paris et en banlieue , il s'est avéré  que la came était coupée au DXM !

Je n'ai jamais eu de refus total de soin par contre , dans le sens où on ne m'a pas dit de rentrer chez moi et de revenir après avoir arrêté les drogues mais  ne pas etre pris au sérieux et tout mettre sur le dos d'une utilisation abusive ( ou d'une utilisation tout court ) du produit , alors que l'on vient pour des effets secondaires inhabituels , m'est arrivé plusieurs fois depuis 30 ans, ça c'est sur !
Et c'est vraiment stressant !
D'autant plus lorsqu'on se sent mal et que l'on a besoin d'etre pris en charge et d'etre rassuré par quelques paroles compatissantes ( un peu d'humanité et d'empathie , ce qui malheureusement , manque à beaucoup de personnes dans le personnel soignant , alors que c'est primordiale et devrait meme etre enseigné !)  et de sentir que l'on est pris au sérieux !
Entre autres de voir le changement de comportement et de ton du personnel soignant vis à vis de nous , à partir du moment oû on leur dit que l'on est usager de drogue ; ça fini par etre exaspérant ce genre de stigmatisation/ discrimination !
Pour beaucoup de personnels soignants,  usager de drogue dépendant = menteur !
Et ça c'est insupportable !
Et par personnel soignant , je veux dire   médecins et infirmières,  meme si heureusement , ils ne sont pas tous comme cela ; bien qu'il y en a encore beaucoup trop qui ont des préjugés et a priori sur les usagers de drogue et " toxicomanes " .
Mot que je trouve d'ailleurs tres stigmatisant , beaucoup plus qu' "usager dépendant " que je lui préfère largement   ,
Tout est soit de la faute du produit consommé , soit mis sur le compte d'une utilisation abusive .
Alors que je n'ai jamais été mal parce que j'avais " trop pris " de came !
D'abord ,ça veut dire quoi " trop pris  " ?
À part lorsque l'on fait une OD ( ce qui ne m'est pas arrivé depuis 30 ans ) , je ne vois pas ce que ça veut dire !
D'autant plus que ça fait belle lurette ( 25 ou 30 ans ) que je ne me suis pas présenté devant un médecin où à l'hopital en piquant du nez au point de dormir debout , vu la tolérance que j'ai ( ni meme en piquant du nez tout court ) !
Ma consommation ne se lit pas sur mon visage ni dans mes yeux , car les pupilles en tete d'épingles , ça fait des années que ça ne m'arrive plus   malgré des dosages importants .
Et puis lorsqu'on parle d'heroine , tout de suite c'est pire que tout !
C'est incroyable de voir à quel point ce produit est diabolisé depuis des décennies alors que ce n'est rien d'autre que de la super morphine ( bien plus efficace que la morphine ) .
Il y a des tas de gens traités à la morphine pourtant mais l'heroine est diabolisée et pour certains , tout de suite c'est la caricature du junkie que l'on ressent  dans leur jugement , meme lorsqu'on présente plutot bien ou tout du moins correctement .
Je  veux dire par là , par rapport aux stereotypes de la societé et par rapport a la norme.
Car si en plus on a le malheur d'avoir un look un tant soit peu ( ou complètement )  " Rock n' roll "  ,c'est encore pire malheureusement !

Comme le dit quelqu'un plus haut , il est clair que j'évite au maximum d'aller à l'hosto ,quelle que soit la raison , vu  comme je sais que ma dépendance ( et  mes douleurs ) va etre mal prise en charge ( comme ça a été le cas il y a quelques mois lors de mon accident de moto, alors que j'avais plusieurs fractures ! ) .
Et ça  m'est arrivé encore récemment , je suis allé à pied jusqu'à l'hosto mais je n'y suis pas rentré , alors que je faisais une crise de tachycardie due à une coupe dans de la came,  comme là fois dont je parlais un peu plus haut ,il y a 2-3 ans ,  où là j'avais été à l'hosto car je flippais vraiment mais ce coup ci je n'ai justement pas eu envie de revivre la meme situation et heureusement je n'ai pas été aussi mal que cette fois là ( mais limite j'aurais attendu de faire une crise cardiaque  pour rentrer  dans l'hosto ).
Il faut vraiment que je n'ai absolument pas le choix ( et je repousse les limites de plus en plus loin ), pour aller à l'hosto.

Lors de mon accident de moto , vu qu'ils ont décidé de ne pas m'opérer , ils m'ont, proposé de sortir après une nuit , si je m'en sentais capable et si je pouvais marcher .
J'étais incapable de marcher et je ne tenais meme pas debout mais je me suis barré quand meme , alors que j'étais seul chez moi et à l'étage mais il était hors de question que je revive une nuit comme celle que j'ai vécu à l'hosto , à passer de 2h du matin à 14h ( heure  à lqquelle une infirmière a fini par avoir pitié de moi et a demandé à un médecin de me prescrire une partie de mon traitement , vu que je leur avait donné le nom de mon médecin , ils avaient pu le contacter la veille )  à gueuler car j'avais mal ( en plus  ils sont passés à'coté d'une de mes fractures , qu'ils n'ont pas vu et pas des moindres , alors qu'en refaisant des radios 3 semaines plus tard , là ça a été vu mais ailleurs , pas dans cet hopital )  et j'étais en sous dosage par rapport à mon traitement de maintenance aux opis et ma dépendance ..
J'ai preferé rentrer chez moi que de rester à l'hosto ( car j'avais de la dope chez moi et mon traitement de maintenance  , quitte à ne pas bouffer pendant plusieurs jours par moments car je n'avais personne qui pouvait passer m'aider ces jours là  .

Sinon, c'est bizarre, je vois que ça fait une semaine que Marco ne s'est pas connecté alors qu'il vient régulièrement sur le forum d'habitude , j'espère qu'il ne lui est rien arrivé !

Dernière modification par Acid Test (12 février 2023 à  03:53)

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bloodyvalentine femme
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UnJeuneHeroïnomane54 a écrit

A l'hôpital plusieur fois au début des problèmes d'estomac assez grave gastrite sévère et j'en passe des soucis que j'ai eu et qui metter sur le dos de la came .. et avant la coloscopie il mettait sa sur le dos de l'héroïne que sois disant c'est sa qui me fesait vomir et qui détruisez mon estomac mdr.. au final coloscopie et j'avais bien une inflammation liée au stress et je ne parle pas du jugement que j'ai vécu une fois qui était au courant de ma conso j'ai était traitée comme un moins que rien on me laisser attendre dans un box l'es regard les voix basse.. ce qui faut que aujourd'hui même avec un problème grave j'hésite à me rendre a l'hôpital si c'est pour être juger et qu'on mette tous sur le dos de ma conso ..

Dernière modification par bloodyvalentine (12 février 2023 à  23:49)

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Anagnostria femme
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J'ai une mésaventure un peu différente mais qui rentre dans le sujet de la mauvaise prise en charge dû aux préjugés sur les consommateurs.
Il y quelques années, j'ai eu un papillomavirus de stade II. J'étais déjà hospitalisée pour une pielonéphrite et des champignons dans le sang quand la nouvelle est tombée.
La gynéco de l'hosto où je séjournais m'a fait une biopsie du col de l'utérus. C'est flippant et très douloureux (on vous coupe un petit morceau du col avec une longue pince, qu'elle m'a montré). J'en ai eu des larmes de douleurs que je n'ai pu retenir.
La gynéco: " Vous ne devriez rien sentir, j'ai vu dans votre dossier que vous avez l'habitude d'injecter, ça ne fait pas plus mal qu'une de vos piqûres.
Inhumaine...

Je n'ai plus pu faire de frottis pendant 6 ans après ça, j'ai fait du vaginisme (bon ça et des violences sexuelles et c'est à l'arrêt de toute conso que les traumas sont ressortis sous forme de symptômes assez handicapants.)

Dernière modification par Anagnostria (13 février 2023 à  08:10)

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du soutien face aux violences gynéco...pud et 0+ contre les discriminations
 
quelle horreur :/ - joel92

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L'Apoticaire homme
Comme un pharmacien, mais en moins bien
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Il ne me semble pas avoir eu à faire à ce genre d'ultimatum, toutes les fois où je suis allé voir des médecins, ou à l'hosto, bah l'accueil était souvent très bien,

J'ai eu le droit à des remarques certes déplaisantes et provenant évidemment de la bouche de personnes qui ne savent pas du tout de quoi elles parlent (mais pour les infirmiers/médecins non addictos, notamment à l'hosto, qui m'ont fait des remarques impertinentes liées au fait que "se droguer c'est mal" peut on vraiment les blâmer quand ce sont des gens qui croient se rendre utiles en parlant sans connaissances de sujets qui leurs sont étrangers ?

Le "sujet" en question étant l'usage de psychotropes tel qu'il est pratiqué en 2023
(Et tout particulièrement l'usage purement récréatif et non thérapeutique strict, petit apparté sur l'usage purement pour le fun et comment c'est perçu par les soignants : 
Spoiler
Car certes, la "théorie" de l'usage de drogues ça les addictos voir généralistes sont censés connaître ces sujets, mais dans la pratique j'vous fais pas un dessin quoi, surtout de nos jours avec les prod de synthèse sur internet dispos par milliers pour 10x - cher que la rue = abondance++, l'accès à l'informations 1000x plus developpé qu'avant ce qui fait que souvent les consommateurs connaissent plus les produits qu'ils consomment que l'addicto, en tout cas la mienne m'a dit très explicitement que c'était le cas avec moi, et d'autres de ses patients, Marvin Rouge reporte la même aussi...

La situation est complétement différente de y a 15-20 ans quand la plupart ont fait leurs études...  JE PRECISE QUE JE GEEEENERALISE, TOUS LES ADDICTOS SONT PAS A COTE DE LA PLAQUE POUR COMPRENDRE LES PRATIQUES DES GENS EN 2023,ETC ETC... MERCI.)

Sinon revenons à l'accueil que j'ai reçu :

Genre même quand j'me ramenais à l'hosto (enfin "j'me" ramenais, non, "les pompiers" m'amenaient plutôt) en étant en pleine OD d'anesthésiants, avec defois methadone en +, qu'ils devaient me ventiler repiratoirement pour que je reste en vie, ainsi que de me sédater au midazolam pour me calmer parce que au reveil de l'OD de PCP-like bah une fois les effets respiratoires calmés bah pendant une OD de PCP-like on est OOOVER STIMULEEEES, genre + que sous methamphetamine IV, grave, donc sédation au midazolam, et une fois que j'suis revenu "sur terre" et redevenu normal bah relation nickel et ils me laissent sortir quelques heures après la sédation au midazolam quand ils voient bien qu'une fois redescendu j'me comporte comme quelqu'un qui a toute sa tête... (c'est court de ouf le mida IV, à peine une grosse demi heure, et je redescend très vite à un niveau de conscience acceptable avec les PCP-like)

Ils étaiet graaave cools avec moi, ils prenaient soin de moi, j'pouvais demander de la bouffe, je pouvais leur demander plein de cafés à la chaîne même si j'étais desinhibé, speed, et que j'parlais fort à cause de l'abus de caféine+la drogue que j'avais dans le sang à ce moment là, j'avais mon traitement methadone en temps et en heure alors que j'venais de faire une putain d'OD anesthésiant+metha genre 8h plus tot ils auraient caaarrément pu être réticents à me filer 100mg de metha mais non pas de soucis (et en gélules au lieu de sirop à l'époque s'il vous plait !)

Et ça c'est arrivé une demi douzaine de fois quand j'faisais des OD de dérivés de PCP, bah je dois dire que j'ai été traité comme un prince, enfin paaaaaas "comme un prince" LITTERALEMENT, mais en comparaison avec la connerie que j'avais faite, connerie qui est la raison pour laquelle j'me retrouve là, bah je trouve que, oui, j'ai été traité nickel, et même sans comparaisons avec la connerie que j'ai faite j'ai quand même été bien traité...

Dernière modification par L'Apoticaire (14 février 2023 à  17:27)


J'adore c'que j'fais.

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Échec Scolaire homme
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Bonjour,

J’ai pris de la méthadone en traitement de substitution de 1995 à 2020.
Dans cette période, j’ai eu de très nombreux problèmes de santé et j’ai souvent du être hospitalisé.

J’ai été sondé, prélevé, rafistolé, anesthésié, opéré, ré-opéré, dans le coma quelques jours, en réa, en soins intensifs,...bref.

A une seule exception, et encore, je n’ai pas ressenti de ressentiment envers moi  de la part du personnel parceque j'étais usager, et parfois même au contraire.
Je ne dis pas qu'il n'existe pas quelques remarques ou regards en coin, mais à mon avis pas plus qu’ailleurs si ailleurs venait à être au courant de notre consommation.
Car voilà donc la différence, à l'hôpital, ils sont presque automatiquement au courant de ta conso, et globalement ça s'est bien passé  pour moi. Ça ne serait peut-être pas pareil si l’on affichait ma conso en bas de mon immeuble, là je m’attendrais à des problèmes.

De plus, j’imagine que ce sont les mêmes êtres humains qui vont aussi te stigmatiser dans la vie en dehors de l’hosto, et qu'il n'y a rien de spécifique à l'hôpital en tant qu’institution. A moins d’en avoir des attentes naïves et irréalistes, ou de s’avérer être particulièrement exigeant en tant que PUD.
Je dirais même qu’on a plus de chances de tomber sur des gens empathiques au vu des activités de soins qui s’y déroulent.
Sans nul doute il y aura des incompréhensions, des ratés et même des maltraitances aussi, et soit dit en passant, je trouve remarquable que l’ensemble de l'équipe en ait fait les frais, sans plus d’explications, tandis que moi jamais. Mais par ailleurs je n’en suis pas vraiment surpris.

Dans mon cas, j’ai toujours été correctement pris en charge et pourtant dans des états lamentables. L'hôpital m’a sauvé la vie et je m’y suis jamais senti essentialisé (”vous êtes parceque vous consommez”), encore moins deshumanisé (”vous n’êtes plus une personne”) comme le dit OP en préambule.

Dernière modification par Échec Scolaire (14 février 2023 à  14:14)

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Unposcaille femme
Laying down with golden brown
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Chez mon psychiatre.
Quand je commence ma conso, je l'en informe car je suis inquiète et qu'on a une bonne relation. Pas de refus de soin, mais refus d'écoute et de conseil "ne prenez que ce qui vous est prescrit" et basta.

8 mois après je frolais l'od aux opiacés car à part ma psycho je n'avais personne à qui en parler alors que ma conso est nettement liée à un mal-être maintenant je ne suis pas prise en charge car je mens systématiquement dessus de peur de refus de soin.

Avec moi en hp, y'avait une meuf qui avait fait une ts parce que son psy avait tellement diabolisé sa conso qu'elle préférait en finir que rechuter....

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Marco 68 homme
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Opéré des ménisque 2fois en clinique à Paris pendant que je shootais du sken et aucune remarque ou commentaire déplacé, au contraire.
Par contre on m'as traité comme une merde dans 3labo d'analyse puisque n'arrivaient pas à me prendre du sang.
En Italie accueille demmerde même dans le Ser D (service dépendance).
Remarque la différence entre marmottan où on t'accueille avec café et biscuits et le Ser D italien où il  y as gardien armé et grillage en fer..

Calcio Storico Fiorentino :  azzurri di S. Croce

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cependant
Modo bougeotte
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Salut,

alors, malheureusement, j'ai quelques exemples (pas trop non plus, car j'ai systématiquement tu mes consos avec la plupart des soignants et je ne le regrette pas !).

Il y a très longtemps, lors d'un premier entretien avec un psy, il m'avait questionné sur ma conso de "toxiques" (bon, voilà, déjà le ton est donné). C'était une période où je n'allais vraiment pas bien, j'étais au fond du trou (ce n'est pas plus rien que j'avais entrepris cette démarche qui ne m'enchantais pas spécialement). Son regard et son discours a radicalement changé quand j'ai commencé à dire que je fumais du cannabis quotidiennement. Et puis, encore pire, je prenais de façon occasionnelle des opiacés (de l'héro !), de la coke (du crack !!), du MD, du speed, de la , des champis..."et puis quoi d'autre encore ?!" parce que "quand même là, vous y allez fort".

Son discours c'était que, clairement c'était normal que je souffre d'angoisse généralisée et de dépression avec un peu de parano avec tout ce que je consommais ! Il ne pouvait rien faire pour moi. Alors qu'il n'a même pas pris le temps de voir que finalement je fumais deux joints par jour et je consommais tout ce que j'avais dit dans des contextes festifs, genre une fois tous les deux mois.

Il a clairement profité de ma vulnérabilité pour me culpabiliser et pour me rabaisser (à partir de là, il m'a rabaissée dans tous les domaines, par exemple les choix de vie...à la place de fumer des joints et choisir un M2 dans une discipline qui "ne sert à rien", j'aurais dû faire comme mon frère ainé et faire droit (alors que c'est un sujet dur à niveau familial et de mon histoire perso) mur --de quoi tu te mêles connard ??! il n'aurait surement pas dû faire psy !

Et je m'en arrête là dans les exemples, car malheureusement ça allait plus loin que ça (me culpabiliser par rapport à mes consos dans des trucs affectifs trop perso pour les expliquer, mais pas moins violents !).

Le pire du pire du pire, c'est que finalement tout ce qu'il m'a dit d'extrêmement blessant était né du fait qu'il jugeait mes consos la source de tous les problèmes. Et il m'a clairement dit qu'on pourra commencer à bosser quand j'aurais changé ça. Et le pire comme je disais c'est que finalement j'ai eu envie de faire une pause de cannabis pour lui démontrer que finalement ça ne changeait rien à mon malêtre (pire, je me posais vraiment la question si finalement ça avait une influence).

Bref, j'allais tellement mal à ce moment que je n'avais même pas la force pour décider d'arrêter de le voir sad Mais heureusement pour moi, il a été muté après 3 séances (dont j'ai subi les conséquences pendant longtemps).

Sinon j'ai d'autres exemples. À un moment, j'avais des symptômes qui pouvaient être ceux du manque, même si c'était un peu déproportionné par rapport à ma conso. Pour la première fois, je vais voir un addicto pour avoir une prescription, car je ne suis vraiment pas bien. L'addicto que j'ai vu, m'a dit que j'avais qu'à arrêter de me plaindre (et de consommer !), que de "manque n'était mort personne". Que vu ma conso, j'étais juste une chochotte et je n'avais qu'à serrer les dents et me sevrer pour que tout aille mieux.
Sauf que, par un autre médecin avec lequel je n'avais pas parlé de mes consos, j'avais fait des analyses et des examens qui ont trouvé une maladie qui expliquait tous les symptômes !

Bon je m'arrête là, car je n'ai pas trop envie de me remémorer de ces moments vraiment pas agréables.

Ce que je remarque c'est que souvent, les médecins "profitent" d'un enjeu de pouvoir/savoir. Les fois où j'ai été les plus rabaissée c'était justement les premières fois auxquelles je m'adressais à des médecins, et les premières fois où je parlais de mes consos à des soignants.

J'ai l'impression qu'avec le temps, mais surtout grâce aux réflexions collectives qu'on construit au sujet de la stigmatisation, j'ai les outils pour ne pas me faire marcher sur les pieds, pour délégitimer directement des telles affirmations, sans les prendre au personnel et me laisser détruire !!

Et que parfois ce n'est pas forcément de la grosse violence, mais "juste" de petites remarques ou regards que finalement j'ai l'impression de m'être dite que "je méritait ça", que finalement c'était normal car je faisais un peu de la merde au fond. Et du coup, tout ça ça amène à sous-estimer, à même pas apercevoir cette violence surnoise qu'on nous inflige. Mais ça fait bien longtemps que maintenaint je sais que c'est juste inaceptable et pire que ça, ça contribue à détruire les PUDs...en les assignant exactement là d'où on voudrait les extraire.

J'estime que c'est vraiment fondamental le travail que nous faisons car c'est justement à travers le fait d'en parler, de mettre le doigt sur les formes de violences qu'on subit qu'on peut réaliser que ce n'est pas notre "faute" individuelle de tox qui n'ont qu'à arrêter et se taire, mais que c'est une violence systèmique que nous méritons pas de subir.

Dernière modification par cependant (14 février 2023 à  14:52)

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Brava, ca reflet ma pensé aussi. Marco

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pierre
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Bonjour,

je raconterais plus tard ce qu'il m'est arrivé avec une psychologue, avec un médecin généraliste, avec un urologue.... ce qui fait que maintenant je ne dit plus que je consomme...  et que j'ai extrêmement peut d'avoir une intervention à l’hôpital.

Je pense aussi que c'est la manière dont tu te voies qui change beaucoup comment tu ressens les choses. Si tu pense que l'usage de drogue c'est mal, tu ne verras pas la maltraitance, voire tu trouveras cela normal : c'est normal que ce médecin me traite comme cela, qu'il fasse la personne ecoeurée, car ce que je fais est mal, je suis une merde.

Il n'y a pas que la violence, le sentiment de pitié opère de la meme manière. Et c'est pas mieux. C'est normal que ces infirmiers aient pitié de moi car je sui une merde... Pareil pour la honte et la culpabilité : C'est normal qu'ils me fassent sentir de la honte et de la culpabilité car je suis une merde.

Je ne veux ni violence, ni maltraitance, ni honte, ni culbalité, ni pitié, parce que je suis un PUD. Et je ne trouve cela absolument pas normal d'une ressentir ni de subir cela. C'est tout le sens de notre combat.
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Échec Scolaire homme
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pierre a écrit

Bonjour,

ce qui fait que maintenant je ne dit plus que je consomme...  et que j'ai extrêmement peut d'avoir une intervention à l’hôpital.

Pour la PUD sous substitution, le problème c'est pas la prise en charge ni l’opération mais la gestion de la douleur.
Sur le papier tout devrait bien se passer, j’ai toujours bien signalé mon traitement, que je suis tolérant aux opiacés. Bref j’ai prévenu. Pas de problème Monsieur, m'a-t-on dit.

Au réveil, après plusieurs heures d’opération, ce n’est plus la même chanson car tu te retrouves avec une infirmière qui n’est au courant de rien, et qui ira quand elle aura le temps chercher l’anesthésiste, qui s'est barré.
Après plusieurs heures d’intenses douleurs quelqu'un s'est pointé, a regardé le pouse-seringue et m’a dit : ” vous avez déjà le maximum, je ne donnerai rien de plus ”. Vrai ou non, j’ai jamais su.

Après ça, impossible de négocier, implicitement à cause du traitement de substitution.
J’ai pas pu discuter, j'avais super mal partout, j’ai fini par hurler en appellant ma mère comme un petit enfant, tellement j’avais mal. Véridique, je gemissais ”Maman Maman”, eh ben ils ont rien fait.

Donc je comprends tes appréhensions, sois vigilant.
Mais cependant je pense que les opérations se passent pas trop mal de manière générale, c'est juste que pour moi c'était une très grosse opération, et en plus j'étais déjà algique avant.
C'est quand même inquiétant cet histoire de maximum. Il faut bien qu'il y en ait un, rapport aux OD, et on doit vite l'atteindre metha ou non, mais lorsqu'on est sous metha on sent moins les opiacés, voire pas du tout vu qu'on est dépendant. N'importe qui peut comprendre qu'il y a là un problème difficile à résoudre.

Pour finir, on n’entre pas à l’hôpital en terrain conquis et l’on peut facilement s’y retrouver comme un canari sur une planche à clous. On n’y est maître de rien et c'est une réalité à bien appréhender, ça fait caisse de résonance lorsqu’on est usager, c'est juste angoissant.  C’est pas pour ça que le personnel nous méprise.

Je ne pense pas que la drogue c’est mal, je ne ressens pas de honte et si la majorité du personnel soignant a été correct avec moi, ce n’est sûrement pas par pitié comme tu le dis, mais je pense simplement par humanisme et professionnalisme, c'est plutôt ce que j’ai ressenti. J’ai d'ailleurs dans l’ensemble été soigné comme les autres patients.


J’ai eu des relations très fortes (et encore aujourd'hui) avec quelques personnes, généralement des professeurs, des gens parmi les plus humains que j’ai jamais rencontré. J’ai souvent bien rigolé avec le petit personnel.

Pour finir, je crois qu'ils ne voient simplement pas les choses de la même façon, ils sont dans le soin, et parfois il peut même leur arriver d’avoir raison.
Parallèlement, ils ne connaissent rien aux drogues et disent des énormités quand ils en parlent.

Dernière modification par Échec Scolaire (14 février 2023 à  19:46)

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Bon je me lance ? Je me lance.

Il y 3 ans à l'hôpital, dans un service spécialisé contre la dépression résistante à Lyon.

On me dit exactement ça "cessez les drogues on en parle après, c'est ça votre problème. Allez voir un addictologue
-- J'en ai vu trois récemment ! Ils sont d'accord avec moi sur le fait que je compense ma dépression en me droguant!
-- Retournez voir un autre addictologue."

Alors que j'ai énormément appuyé sur le fait qu'à l'époque je n'étais pas encore ADDICTE. Si on supprimait ma dépression, on supprimait mes excès de conso. Et c'était très clair pour mes addictos aussi!

Le ton est monté. Dialogue de sourds. Le gars m'a presque insultée en mode "vous êtes vraiment bouchée vous".

C'est la seule fois de ma VIE que je suis partie (en pleurs) en plein milieu d'un rendez-vous. Plus suicidaire que jamais, je l'ai traité d'enfoiré, suis partie comme un robot et j'ai vraiment vraiment vraiment failli passer à l'acte. Je louchais sur la pharmacie dans la rue d'en face en me disant "une boite d'antihemetique, tout le reste de mon sac..." Un ami m'a sauvée in extremis en me disant "ne rentre pas chez toi monte chez moi". J'étais dans un état pitoyable, il a dû me ramasser à la petite cuillère.


Non mais. Un pôle psychiatrie spécialisé dans la dépression résistante, avec mon dossier béton de dépressive pendant une décennie complète, mes explications pour... Ressortir et quasi passer à l'acte?! C'était une HORREUR.

Et aujourd'hui ba je m'en suis sortie... Avec une polyaddiction effectivement, faute de soins sur ma dépression. Merci à eux pour leur grand soutien et leurs soins de qualité, top. Pas prête de les oublier.

Dernière modification par Morning Glory (14 février 2023 à  19:01)

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Μόρνηνγγ Γλωρύ
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Le problème dans notre médecine c'est que la sacro sainte abstinence reste le seul modèle "viable"; même si les chiffres montrent qu'un faible %age de personnes passées par diverses cures reste vraiment abstinent.
De + c'est seulement la morale qui régit ce mode de pensée (abstinence). Et dans la médecine, même si les grands pontes se disent "hommes de science" il n'en est RIEN.
Au + vous montez dans la hiérarchie, au + ces gens sont catholiques croyants et pratiquants d'un catholicisme rigoriste.
Une connaissance qui est dans un groupe de travail sur l'euthanasie avec des politiques des religieux (représentants des grandes religions monotheisme: chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes) des juristes me l'a confirmé.
Donc leur discours sur l'abstinence ne repose que sur des fondements moraux; en aucun cas sur quelquechose de pratique.

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Acid Test homme
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pierre a écrit

Bonjour,

je raconterais plus tard ce qu'il m'est arrivé avec une psychologue, avec un médecin généraliste, avec un urologue.... ce qui fait que maintenant je ne dit plus que je consomme...  et que j'ai extrêmement peut d'avoir une intervention à l’hôpital.

Je pense aussi que c'est la manière dont tu te voies qui change beaucoup comment tu ressens les choses. Si tu pense que l'usage de drogue c'est mal, tu ne verras pas la maltraitance, voire tu trouveras cela normal : c'est normal que ce médecin me traite comme cela, qu'il fasse la personne ecoeurée, car ce que je fais est mal, je suis une merde.

Il n'y a pas que la violence, le sentiment de pitié opère de la meme manière. Et c'est pas mieux. C'est normal que ces infirmiers aient pitié de moi car je sui une merde... Pareil pour la honte et la culpabilité : C'est normal qu'ils me fassent sentir de la honte et de la culpabilité car je suis une merde.

Je ne veux ni violence, ni maltraitance, ni honte, ni culbalité, ni pitié, parce que je suis un PUD. Et je ne trouve cela absolument pas normal d'une ressentir ni de subir cela. C'est tout le sens de notre combat.

Tout comme  toi Pierre , me retrouver à l'hopital ( pour plus de quelques heures je veux dire , que ce soit de une à  plusieurs nuits,  à plusieurs semaines ou mois ) est devenu une de mes plus grandes hantises du fait de ma dépendance de longue date aux opiacés et à haute dose !
Je le redoutais et mon experience après un accident de moto il y a quelques mois a confirmé mes appréhensions ( je ne vais pas réécrire cela ici mais pour ceux que ça interesse j'en parle dans certains de mes derniers posts et j'ai fait un topic  sur la prise en charge  de la douleur  chez les usagers dépendants d'un  traitement de maintenance aux opis ou de substitution ) !
Je ne gueulais pas " maman , maman " comme quelqu'un ( Echec scolaire ) le dit plus haut mais plutôt " achevez moi, achevez moi  " , tellement je n'en pouvais plus  de la douleur ( due à une  fracture du coude , une fracture du bassin et j'avais en plus le thorax enfoncé,  fracturé et déplacé au niveau du sternum , donc , pas juste une petite fracture mais de multiples fractures après etre passé sous un véhicule de,plus de 25 tonnes !) et d'etre en plus ( de la douleur )  en manque d'opiacés et j'étais en meme temps énervè que l'on ne me donne pas ce qu'il fallait pour calmer ma douleur , justement parce que j'étais déjà dèpendant à haute dose et que malgré la loi qui stipule qu'une personne ayant un traitement de substitution ou de maintenance aux opiacés , doit vour sa douleur traitée comme il se,doit , tout comme une personne lambda !
Car comme le dit Echec scolaire , sur le,papier c'est une chose,mais dans la,pratique , comme il l'évoque , c'en est une autre !


Autant a journée aux urgence , ils m'avaient donné une dose suffisante ( sous perfu de morphine , puis  ensuite une partie de mon traitement de maintenance à l'oxy en plus car ils avaoent pu contacter mon médecin dont je leur avais donné le contacte ).
Donc conjuguée avec le reste d'opiacés que j'avais dans le sang ( ayant pris mon traitement de maintenance  et autre dosage d'opiacés ,  tard dans la nuit d'avant )  , ça m'a permis de passer la journée jusqu'à 22h-00h00 , dans un ètat correcte vis à vis de la douleur et de ma dépendance mais arrivé vers 2h du matin , oû j'aurais eu besoin d'une autre grosse dose pour rester au niveau du dosage dont j'avais besoin , là c'est devenu beaucoup plus dur !
Je n'avais plus assez d'opiacés dans le  sang pour traiter la douleur et le manque et la seule chose à quoi j'ai eu droit , c'est  un acupan dans ma perf , puis une heure après un valium 10 et ensuite , un doliprane ( là je me suis vraimét demandé si ils se,doutaient de ma gueule ou quoi !) .
Car le problème , c'est que les infirmières ne sont pas formées ( et la plupart des medecins non plus !) , pour traiter la douleur chez les  personnes dépendantes aux opiacés de longue date et à haute dose , sachant que la dose normale pour un patient naif aux opiacés , doit etre de 30 à 60 mg par jour à l'orale il me semble et surement un peu moins en perfu  , alors quand vous en etes à un dosage qui est en gros l'équivalent de plus de 3000 mg par jour de morphine ( donc 50 à , voir meme 100 fois plus qu'une personne lambda , là ils ne savent plus quoi  faire ! ) .
Ils doivent donc faire appel à des,spécialistes de l
.adsixtion à haute dose , qui déja ne sont pas les addictos les plus  courants mais en plus de ça , ils ne sont pas dispos la nuit , donc si pendant la  journée , un traitement suffisant n'a pas été mis en place et validé , vous devez passer la nuit sans et attendre le lendemain qu'un médecin qualifié vous'prescrive ce dont vous avez besoin !

Tout ça , tout comme Pierre , commence à me faire me demander si finalement , c'est une si bonne idée que ça d'etre franc et sincère avec les medecins et infirmières sur notre consommation et si en fait il ne vaut pas mieux leur cacher dans une certaine mesures ( je ne parle pas en cas d'opération etd'anesthésie générale mais dans les autres cas !) , lorsqu'il n'est pas indispensable de leur en parler , ce que je finis par faire alors que pendant des années j'ètais super sincère à ce sujet avec les médecins
Et ce médecin me dit " ah mais moi , je ne fais pas de diffèrence entre les patients , je ne juge pas là dessus !" .
J'avais envie de lui répondre " vous peut etre pas mais beaucouo d'autres si !" , rout en me demandant si elle était naive , si elle s'en foutait ou si elle be se rendait vraiment pas compte a quel point il y a encore enormement de préjuges vis a vis de la consommation et des usagers de drogues dans le personnel soignant ( médecins et infirmières entre autres)   !
Le problème et je m'en6 suis aperçu récemment c'est que vu que tout est informatisé maintenant dans les hopitaux ( et notamment ceux de l'APHP) , un médecin peut consulter notre dossier et avoir accès à tout un tas d'informations meme si nous n'avons pas  jugé nécessaire à un moment donné , de tout lui dire au sujet de notre vie et de notre addiction par exemple, surtout quand il n'y a pas de rapport directe avec le problème pour lequel on vient voir le  médecin !
Résultat , vu que l'on est obligé par la sécu de choisir un médecin traitant , j'ai laissé le meme depuis  des années ( plutot que d'en changer à chaque fois que je déménageait ou tout simplment  et ce médecin a envoyé une lettre en racontant ma vie ( addiction et tout ça y compris !) depuis plus de 15 à 20 ans à un médecin que je ne vois plus depuis le milieu des années 2000 alors que j'estime que tout ça ne le regarde pas , d'autant plus qu'il m'avait très mal assissté lorsque j'avais voulu arrêter la methadine il y a plus de 15 ans , en étant incapable de me donner un protocole de diminution et quelques médicaments qui auraiznt pu m'aiser à ce moment là ( à croyrz que je devais selon lui , passer ma vie sous methadone ).
Et lorsque je l'ai contacte vers 2010 pour essayer de me faure prescrire un traitement de maintenance aux opis à base de morphine, ça avait étè un non catégirique , du genre , je ne vous prescrirai pas un produit qui vous aidera à  vous driguer, car on n'arrete pas un traitement à la morphine ( encore la sacro sainte abstinance , dont par contre il n'etait pas question bizarrement , lorsque je voulais arreter la methadone !)  !
Alors je n'avais pas particulièrement envie qu'il soit mis au courant de ma vie alors que je ne le vois plus depuis des lustres , d'autant plus qu'elle lui a envoyé ce courrier , sans meme m'en parler avant !
Vis à vis du secret mêdical , je trouve cela plus que limite meme si malheureusement , avec l'informatisation de pkus en plus de nos dossiers médicaux  , ça va etre de plus en plus courant et dévellopé !

Concernant le fait d'avoir honte de soi , de se dévaloriser parce que l'on est dépendant ou usager de drogues ...etc , j'ai cettaine choses à dire ( et botamment que ce n'est vraiment pas mon cas , depuis le temps ça fait un moment que j'ai accepté ce que et qui  je suis , vis à vis de ça et ne pense pas  etre moins " valable " que n'importe quel etre humain a cause de cela .
Mais je reviendrai dessus dans un post suivant car là ce soir je n'ai pas le courage vu l'heure !

Dernière modification par Acid Test (15 février 2023 à  04:15)

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Acid Test homme
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sud 2 france a écrit

Le problème dans notre médecine c'est que la sacro sainte abstinence reste le seul modèle "viable"; même si les chiffres montrent qu'un faible %age de personnes passées par diverses cures reste vraiment abstinent.
De + c'est seulement la morale qui régit ce mode de pensée (abstinence). Et dans la médecine, même si les grands pontes se disent "hommes de science" il n'en est RIEN.
Au + vous montez dans la hiérarchie, au + ces gens sont catholiques croyants et pratiquants d'un catholicisme rigoriste.
Une connaissance qui est dans un groupe de travail sur l'euthanasie avec des politiques des religieux (représentants des grandes religions monotheisme: chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes) des juristes me l'a confirmé.
Donc leur discours sur l'abstinence ne repose que sur des fondements moraux; en aucun cas sur quelquechose de pratique.

Je suis entièrement d'accord là dessus ,  la morale religieuse et notamment vis à vis des questions de drogues dans notre société soit disant laïque , est encore beaucouo trop présente et c'est bien là où se trouve une bonne partie du problème !
Là dessus aussi j'ai un certain nombre de dhoses à dire mais vu l'heure , je continuerai ma réponse demain dans un autre post , ètant trop crevé ce soir vu  l'heure !

Dernière modification par Acid Test (15 février 2023 à  04:22)

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Échec Scolaire homme
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Acid Test a écrit

sud 2 france a écrit

Le problème dans notre médecine c'est que la sacro sainte abstinence reste le seul modèle "viable"; même si les chiffres montrent qu'un faible %age de personnes passées par diverses cures reste vraiment abstinent.
De + c'est seulement la morale qui régit ce mode de pensée (abstinence). Et dans la médecine, même si les grands pontes se disent "hommes de science" il n'en est RIEN.
Au + vous montez dans la hiérarchie, au + ces gens sont catholiques croyants et pratiquants d'un catholicisme rigoriste.
Une connaissance qui est dans un groupe de travail sur l'euthanasie avec des politiques des religieux (représentants des grandes religions monotheisme: chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes) des juristes me l'a confirmé.
Donc leur discours sur l'abstinence ne repose que sur des fondements moraux; en aucun cas sur quelquechose de pratique.

Je suis entièrement d'accord là dessus ,  la morale religieuse et notamment vis à vis des questions de drogues dans notre société soit disant laïque , est encore beaucouo trop présente et c'est bien là où se trouve une bonne partie du problème !
Là dessus aussi j'ai un certain nombre de dhoses à dire mais vu l'heure , je continuerai ma réponse demain dans un autre post , ètant trop crevé ce soir vu  l'heure !

J’ai bien aimé ton post précédent Acid, il y a de bonnes infos.
Je comprends ce que tu as enduré.

Pour la religion...hum...

Je dirais plutôt qu’elle a tendance, heureusement, à se dissocier de la médecine depuis belle lurette, même si historiquement il y a des accointances.
De mon côté, en cas de mauvais traitements, j’évoquerai aussi l’incompétence, la dilution de la responsabilité, la réglementation, la hiérarchie, le surmenage ou le laisser-aller plutôt que la foi, dont il est difficile de connaître la preuve de l’existence chez le soignant.

La morale pratiquée est-elle uniquement une dérivée de l’ancienne foi ou bien le résultat d'une composante à causes multiples, liée en particulier aux croyances sociales, représentations personnelles et parcours de vie ?

Je précise en passant que je suis moi-même furieusement athée, depuis toujours.
Pour la petite histoire, le médecin qui m’a convaincu, il y a plus de 25 ans, de m’initier à la méthadone était catholique pratiquant.
Inversement, comme dis Sud, ceux qui s’opposent à de nouvelles lois sur la fin de vie ou à l’avortement sont souvent aussi des catholiques ou du moins des croyants.
Il y a donc déjà plusieurs idéologies chez les catholiques, et on peut aussi se demander à juste titre si le catholique qui entretient un rapport avec la foi le projette forcément dans sa pratique médicale, car après tout ça ne coule pas de source.
D’ailleurs tu dis en substance, corrige moi si je me trompe, que les pontes de la médecine sont tous des intégristes. Ça m’étonnerait fortement, la charge de la preuve t’incombe et si tu as des sources fiables je serais ravi de les consulter afin de revoir mon avis. On va bien sûr trouver des cas, mais on peut certainement pas généraliser à toute la tête de l'institution.
Pour moi c'est un peu parano de croire ça.

Personnellement, j’ai passé des mois dans les hopitaux et en dehors d’un aumônier qui m’a rendu visite  un jour où on ne devait pas parier cher sur mon avenir, je n’ai eu aucune allusion à la religion. Je l’ai envoyé bouillir et il m’a quand-même donné une icône, ça s'est arrêté là.
Après, c'est possible qu'il y ait des structures qui en soient encore marquées, mais ça serait faire une généralité que de dire que c’est pareil partout.
Plus qu’un cliché, la religion devient pour certains PUD le bouc émissaire, c’est pour eux une explication simpliste mais efficace car inversement corrélée à leurs valeurs, ça fait rapidement l’affaire mais ça reste réducteur pour parler de tout un système.

Je dis à nouveau que mon propos n’est pas de défendre la religion, c’est vraiment pas mon genre, mais plutôt la tolérance et l’ouverture d’esprit, qui devraient après tout marcher dans les 2 sens.
A mon avis, si on ne veut pas être stigmatisé, il faudrait commencer à ne pas le faire aveuglément à la moindre occasion, et surtout sans preuve.
Et ne pas faire de raccourcis: ”on ne m’a pas donné mon oxy=religion”, c'est plutôt pour moi ”on ne m’a pas donné mon oxy=connard plein de certitudes et mal formé ”.

La colère et la révolte sont légitimes pour les cas de maltraitances, mais par contre accabler les croyants et rendre la religion responsable de la plupart des maux des usagers rendus à l’hôpital, c’est comme planter un arbre au milieu de la route, ça empêche d’avancer et d’avoir une vision plus générale du problème. On arrivera à rien comme ça, et en plus ça finit par ressembler à du circlejerk, la religion étant souvent l’ennemi automatiquement désigné sans autre forme de procès.

PS:
Pour ceux qui aiment lire, je vous joint 2 bouquins qui ne sont ABSOLUMENT PAS tendres avec dieu, je dirais même que ce sont de véritables brulots contre la religion.
pour-en-finir-avec-dieu-richard-dawkins12.epub
dieu-nest-pas-grand-christopher-hitchens.epub

Les auteurs sont réputés et les bouquins bien connus.
Cela donnera à quiconque voulant se former à la lutte un vernis de connaissances bien pratique qui remet à plus tard la tentation de balancer OKLM des arguments claqués au sol au moment de critiquer la religion. C’est du .epub, ça s’ouvre facilement sur Android avec un lecteur. Sur Windows je sais pas.

Dernière modification par Échec Scolaire (15 février 2023 à  11:44)

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Acid Test homme
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Échec Scolaire a écrit

Acid Test a écrit

Je suis entièrement d'accord là dessus ,  la morale religieuse et notamment vis à vis des questions de drogues dans notre société soit disant laïque , est encore beaucouo trop présente et c'est bien là où se trouve une bonne partie du problème !
Là dessus aussi j'ai un certain nombre de dhoses à dire mais vu l'heure , je continuerai ma réponse demain dans un autre post , ètant trop crevé ce soir vu  l'heure !

J’ai bien aimé ton post précédent Acid, il y a de bonnes infos.
Je comprends ce que tu as enduré.

Pour la religion...hum...

Je dirais plutôt qu’elle a tendance, heureusement, à se dissocier de la médecine depuis belle lurette, même si historiquement il y a des accointances.
De mon côté, en cas de mauvais traitements, j’évoquerai aussi l’incompétence, la dilution de la responsabilité, la réglementation, la hiérarchie, le surmenage ou le laisser-aller plutôt que la foi, dont il est difficile de connaître la preuve de l’existence chez le soignant.

La morale pratiquée est-elle uniquement une dérivée de l’ancienne foi ou bien le résultat d'une composante à causes multiples, liée en particulier aux croyances sociales, représentations personnelles et parcours de vie ?

Je précise en passant que je suis moi-même furieusement athée, depuis toujours.
Pour la petite histoire, le médecin qui m’a convaincu, il y a plus de 25 ans, de m’initier à la méthadone était catholique pratiquant.
Inversement, comme dis Sud, ceux qui s’opposent à de nouvelles lois sur la fin de vie ou à l’avortement sont souvent aussi des catholiques ou du moins des croyants.
Il y a donc déjà plusieurs idéologies chez les catholiques, et on peut aussi se demander à juste titre si le catholique qui entretient un rapport avec la foi le projette forcément dans sa pratique médicale, car après tout ça ne coule pas de source.
D’ailleurs tu dis en substance, corrige moi si je me trompe, que les pontes de la médecine sont tous des intégristes. Ça m’étonnerait fortement, la charge de la preuve t’incombe et si tu as des sources fiables je serais ravi de les consulter afin de revoir mon avis. On va bien sûr trouver des cas, mais on peut certainement pas généraliser à toute la tête de l'institution.
Pour moi c'est un peu parano de croire ça.

Personnellement, j’ai passé des mois dans les hopitaux et en dehors d’un aumônier qui m’a rendu visite  un jour où on ne devait pas parier cher sur mon avenir, je n’ai eu aucune allusion à la religion. Je l’ai envoyé bouillir et il m’a quand-même donné une icône, ça s'est arrêté là.
Après, c'est possible qu'il y ait des structures qui en soient encore marquées, mais ça serait faire une généralité que de dire que c’est pareil partout.
Plus qu’un cliché, la religion devient pour certains PUD le bouc émissaire, c’est pour eux une explication simpliste mais efficace car inversement corrélée à leurs valeurs, ça fait rapidement l’affaire mais ça reste réducteur pour parler de tout un système.

Je dis à nouveau que mon propos n’est pas de défendre la religion, c’est vraiment pas mon genre, mais plutôt la tolérance et l’ouverture d’esprit, qui devraient après tout marcher dans les 2 sens.
A mon avis, si on ne veut pas être stigmatisé, il faudrait commencer à ne pas le faire aveuglément à la moindre occasion, et surtout sans preuve.
Et ne pas faire de raccourcis: ”on ne m’a pas donné mon oxy=religion”, c'est plutôt pour moi ”on ne m’a pas donné mon oxy=connard plein de certitudes et mal formé ”.

La colère et la révolte sont légitimes pour les cas de maltraitances, mais par contre accabler les croyants et rendre la religion responsable de la plupart des maux des usagers rendus à l’hôpital, c’est comme planter un arbre au milieu de la route, ça empêche d’avancer et d’avoir une vision plus générale du problème. On arrivera à rien comme ça, et en plus ça finit par ressembler à du circlejerk, la religion étant souvent l’ennemi automatiquement désigné sans autre forme de procès.

PS:
Pour ceux qui aiment lire, je vous joint 2 bouquins qui ne sont ABSOLUMENT PAS tendres avec dieu, je dirais même que ce sont de véritables brulots contre la religion.
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Les auteurs sont réputés et les bouquins bien connus.
Cela donnera à quiconque voulant se former à la lutte un vernis de connaissances bien pratique qui remet à plus tard la tentation de balancer OKLM des arguments claqués au sol au moment de critiquer la religion. C’est du .epub, ça s’ouvre facilement sur Android avec un lecteur. Sur Windows je sais pas.

Je n'ai malheureusement pas le temps d'écrire tout ce que j'aurais aimè avoir le temps de répondre   pour l'instant , je le ferai plus tard mais je veux d'une part corriger une chose et en dire  une autre vite fait .
La première c'est que ce n'est pas moi qui ai dit que tous les grands pontes sont catholiques pratiquants et rigoristes , c'est Sud de France .
Je n'ai pas d'infos à ce sujet là donc je ne peux pas m'exprimer là dessus .

Par contre l'autre chose que je voulais dire c'est que les lois prohibitionnistes â la base ont été largement soutenus par les ligues de tempérance aux USA ( fervents croyants et pratiquants )  , qui étaient contre l'alcool et les drogues et c'est en grande partie â cause  d' elles que la prohibition a été instaurée et les lois contre les drogues également .
De plus à l'époque Roosvelt avait comme   ami l' archèvéque des Philippines et qui l'a aussi convaincu du bien fondé du changement de politique vis à vis des drogues, qui à l'époque étaient en vente libre dans toutes les pharmacies .
Je n'ai pas le temps de dévelloper autant que j'aurais aimé le faire pour l'instant mais la morale religieuse au moment où les lois ont èvolué pour aller vers une approche répressive , où l'abstinance était la seule solution à leurs yeux concernant l'usage  de drogue , avait une énorme influence sur la socièté et les lois qui régissent la société sur ce sujet   aujourd'hui , ont en grande partie été mise en place pour une question de morale et notamment largement influencée par la morale religieuse .
Et meme si de nos jours , surtout en France ( plus qu'aux USA , qui est encore un pays où il y a énormémét de croyants/ pratiquants  ) , il y a beaucoup moins d'influence de l'église sur la société , la morale qui en est issue est encore en grande partie la raison pour laquelle les lois sur les drogues ont autant de mal à évoluer,  car il y a eu une telle diabolisation de l'utilisation de drogue que chez beaucoup de gens , d'autant plus , chez une partie significative des croyants , la consommation de drogue reste encore le synonyme de dépravation .
Je ne sais  pas quelle peut etre la proportion de personnes croyantes dans le personnel soignant ( medecins et infirmières notamment ) mais il est clair que certains médecins sont encore influencés par la morale  religieuse et pour beaucoup d'autres ( ainsi que pour beaucoup de gens dans notre société)   , l'influence est tout simplement morale mais cette  morale prend ses racines dans la morale religieuse qui a fortement imprégné la morale dans notre société et notamment pour ce l'on considère etre la norme.
Et tant que les mentalités n'évolueront pas pour que la morale ne soit pas un des prismes , si ce n'est le risme principale â travers lequel on considère la consommation / l'usage de drogues , les lois sur le sujet auront beaucoup de mal à évoluer dans le bon sens !
J'ai écrit ça vite fait , alors je n'ai pas pu prendre le temps d'expliquer ce point de vue le plus clairement possible mais ça donne une idée de ce que je voulais dire.
Ceci dit , je ne dis pas que tous les médecins , y compris les croyants ,sont des personnes qui ne sont pas ouvertes d'esprit mais pour les plus extrémistes ,il est évident qu'ils ont beaucoup de préjugés sur le sujet et ce ne sont malheureusement pas les seuls , par manque de connaissance de celui ci entre autres et parce qu'on rabache le meme discours dans la société sur cette  question  depuis des décennies.

Il est intéressant de voir les différences d'experiences que les personnes qui ont posté ont pu vivre et je suppose que ça dépend aussi de ce que l'on considère  normale ou pas dans la manière d'etre traité par le personnel hospitalier , les attentes que l'on peut avoir ou pas et le point de vue que l'on a sur les drogues , les lois à ce sujet et comment on considère les a priori et préjugés des gens sur cette question , notamment dans le milieu médicale et hospitalier puisque c'est le sujet.

Personnelement j'estime qu'en 2023 non seulement on devrait avoir le droit de choisir les substances que l'on souhaite consommer ou pas et ne pas etre criminalisé ni stigmatisé/ discriminé  pour autant , en fonction de ce que l'on consomme et que si on doit etre traité d'une certaine façon lorsqu'on est dépendant , ce n'est certainement pas comme un criminel ou un moins que rien mais au pire , comme quelqu'un ayant une pathologie qui est l'addiction lorsqu'on est dépendant d'une substance mais ne pas subir de préjugés pour autant , surtout  si on est poli et que l'on n'est ni violent ni nuisible pour autrui et dans ce cas précis, avec le personnel soignant ;  le respect doit etre mutuel.

On ne devrait pas redouter d'aller à l'hopital ou chez le médecin du fait d'une addiction et avoir peur d'etre mal pris en charge ( notamment au niveau  de la gestion de la douleur) , ou de se sentir jugé ,  à cause de préjugés sur l' addiction, de  la part d'une partie au moins du personnel soignant  ( d'autant plus lorsqu'on est majeur ) , que ce soit pour un effet  secondaire indésirable ,
Apparemment toutes les personnes qui ont posté ici n'ont pas souffert ou eu à subir ce genre de choses et tant mieux mais pour ceux et celles pour qui ça a été le cas, ce n'est pas normale.

Dernière modification par Acid Test (16 février 2023 à  11:07)

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Moi j'ai une anecdote un peu moins gravissime que les témoignages de ce fil.

Je suis allé de moi même aux urgences psychiatriques il y a quelques années, j'allais très mal et je suis arrivé ivre. Après la prise d'alcoolémie, l'infirmier m'a refilé un diazepam 10 et s'est mis à m'appeler 1 gramme 6, soit le chiffre de mon alcoolémie.

Je me suis retrouvé dans une salle avec plein de lits et d'occupants en tenue hospitalière. De mon lit j'ai posé une question à l'infirmier qui m'a répondu "toi 1gramme6, tu ne bouges pas, on repasse plus tard".

Je commence à me demander alors ce que je suis venu faire dans cette galère avec un c.... qui m'appelle 1 gramme 6. Le type à côté de moi dans son lit me dit alors en substance que je ferais mieux de me barrer car avec eux on sait quand on entre mais pas quand on sort...

Il s'avère que les infirmiers avaient oublié de me filer une blouse et que j'étais encore habillé dans mon lit. ll s'avère aussi que j'ai une bonne tolérance au Valium et que je n'étais absolument pas dans les choux.
Je me suis donc levé, je suis passé devant tous les infirmiers qui ne m'ont pas calculé et je suis sorti.

Ils m'ont réclamé 50 euros par courrier pendant quelques mois puis ils ont laissé tomber.

1 gramme 6 vous salue bien bas :)
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Ca reste grave amha. MG ~
 
Ça fait chère pour un valium lol

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randobag homme
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@MG Oui ça reste grave
Je disais moins gravissime dans le sens où cette petite expérience ne m'a pas traumatisé du tout et plutôt fait marrer, mais de la part d'un infirmier en psychiatrie, c'est grave effectivement...

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joel92 homme
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De mon côté j'ai vu beaucoup de psychiatres, certains en avaient pas grand chose à foutre de ma conso de drogues, mais j'en ai eu un qui était en boucle sur mes consos. Genre selon lui toutes mes problèmes venaient de la drogue..

A chaque RDV il phasait là dessus, sans jamais prendre en compte le fait que la drogue m'apportait aussi de bonnes choses.. J'ai fini par lui dire "écoutez je suis polytoxicomane et ça ne changera pas" (je ne suis pas à l'aise avec le terme "polytoxicomane" mais c'était pour que le propos soit clair..), sur le coup il m'a sorti une dinguerie genre "oui et je ne vais pas envoyer un policier vous surveiller chez vous" ....

Ca m'a prouvé qu'il avait une conception de la psychiatrie assez répressive... Enfin j'imagine que vous percevez la lourdeur du sens de son propos (?).

Après il était toujours en boucle la dessus jusqu'a ce que je fasse une cure pour arrêter l'alcool et que je lui dise que j'avais arrêté le reste pour qu'on puisse parler d'autres choses.

Ces stéréotypes ont des fondements malhonnêtes et ont même des incidences négatives sur notre perception de nous-mêmes.
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Oui on le perçoit parfaitement :) randobag

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filousky homme
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J'en ai un bon sac plein d'anecdotes violentes, vécues après des hospitalisations avec passage en réanimation suite à des overdoses sensées me soulager définitivement des difficultés cauchemardesques de mon vécu quotidien.

Pour cela, je dois travailler à les écrire. Sinon, j'ai aussi des anecdotes plus courtes mais très parlantes.

Vers 22 ans, défoncé visible (alcool + cannabis), je m'écrase la dernière phalange de mon majeur droit dans la charnière de la portière de ma voiture (porte claqué par la passagère arrière. Côté douleur, je suis tombé dans le caniveau en pleurant et en appelant ma mère. Une fois cette première phase de rencontre avec les douleurs violentes, il était minuit, mes pote m'emmènent aux urgences de l'hôpital le plus proche. Chaque battement de cœur m'envoyait une décharge de douleur dans le bout du doigt, un gros hématome s'étant créé sous l'ongle.

Personne aux urgences, juste moi et mes potes mais quand même trois heures d'attente avant que l'interne de garde arrive, demande une radio qui montre aucune fracture. Je vois alors l'infirmière dérouler un trombone métallique et commencer à chauffer un bout sur un bec bunsen. L'interne la voit, ne m'adresse pas la parole, juste des regards pas cool, et lui dit :"arrêtez ça, il ne souffre pas assez ! SIC 

L'infirmière m'a glissé un clin d'œil me faisant comprendre d'attendre qu'il soit parti. Elle a chauffé au rouge le bout de trombone et l'a posé sur le dessus de l'ongle. Ça a senti l'ongle cramé et d'un coup un jet vertical de 2 cm de haut est sorti du trou fait par le trombone. C'était la surpression de l'hématome qui trouvait une sortie. Douleur passée de suite de 9 à 2. C'était ma première leçon de maltraitance médicale sur personne défoncée.

La deuxième anecdote s'est déroulée pendant une série d'examens dont un IRM. Le problème d'un IRM est l'injection intraveineuse du liquide qui rend l'IRM cérébral lisible. Je préviens le radiologue que sur le bras droit, pas moyen, ayant bousillé mes veines et qu'il faut sur le bras gauche quelqu'un de très bon pour m'injecter cette énorme seringue de liquide opacifiant. Il s'étonne que je sois un Pud au vu de ma bonne mine. Il me questionne un peu et je lui avoue ma substitution méthadone. Je passe par le vestiaire et entre dans la salle de l'IRM accueilli par une infirmière hyper pet sec qui refuse de parler avec moi de l'injection en me disant : "mais, ce n'est pas de suite, je vous le ferai au moment du passage cérébral et plus un mot sur mes veines."
La première partie se passe et je sens un coton passer à l'emplacement de ma plus grosse cicatrice (personne n'a jamais retrouvé la veine sous cette vieille cicatrice). Elle pique en me faisant bien mal et injecte tout le liquide bien à côté de toute veine. J'ai gueulé comme un veau tellement ça me brulait les chairs. Elle ne s'est pas arrêté, jusqu'au bout ... Je suis sorti de l'examen couvert de sueur, blanc comme un linge et avec un bras droit devenu rouge vif et bien gonflé au lieu d'injection. J'ai commencé à râler mais la sorcière avait disparu. Personne n'a voulu écouter ma réclamation et on m'a remis un compte rendu d'IRM avec la mention : IRM cérébral non interprétable, le patient s'étant montré non coopérant !

Voilà deux exemples clairs et nets de maltraitance. Celles vécues après les réveils en réanimation suite à des O.D. volontaires feront l'objet d'un autre post.

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Bonjour, il est possible que des médecins aient une attitude dictée par leur appartenance relgieuse mais je crois plus prosaiquement que l'attitude vis à vis de la drogue est expliquée par un déplacement vers la foi en la Médecine. Notamment avec l'observance therapeutique, qui pour beaucoup de medecins est plutot définie comme l'obeissance therapeutique.

https://www.sfmg.org/data/generateur/ge … f7af07.pdf

Fiche n°25 : OBSERVANCE
Eléments de définition
Le mot observance trouve son origine au XIIIe siècle. Il est emprunté du
latin observantia, « action d'observer ». Il est défini par le Larousse comme « l’action de pratiquer fidèlement une règle en matière de religion : Observance des préceptesdu Coran » mais aussi « Action d'obéir à une habitude, de se conformer à un modèle, une coutume ; la règle de conduite elle-même, convention : l'observance des règles de la versification ». Pour l’Académie française, il n'est usité qu'en matière de religion« Respect de ce que prescrit une loi, un précepte religieux ». Il en est de même pour le TLFi « Pratique habituelle d'une règle, soumission à une loi. L'observance de la règle dans les maisons religieuses ».
D’un point de vue médical, on retrouve une définition du mot « observance » dans le dictionnaire de l’Académie de médecine. Il s’agit de la « manière qu’a une personne de se conformer aux prescriptions médicales ou aux règles d’un programme thérapeutique. Le terme compliance (anglicisme) est utilisé en français dans un autre sens par les physiologistes, mais n’est pas justifié dans le sens d’observance, sauf si l’on précise observance du traitement ». Les académiciens ont tout de même rédigé une définition dans ce sens « Respect par le patient des règles d'utilisation d'un médicament qui doivent avoir été exposées clairement par le médecin afin que le patient puisse bénéficier au mieux du médicament.
On insiste actuellement sur l’importance du « taux de maintien thérapeutique » qui souligne que c'est la durée thérapeutique et pas seulement l’observance du nombre de médicaments ou de la quantité prescrite qui est importante ». Dans le Garnier Delamare, on retrouve une définition d’observance thérapeutique : « respect des prescriptions médicales par les patients ».
Ces définitions sont précisées dans un rapport de l’Académie de pharmacie de 20151 où elle relie chaque définition qu’elle donne. Ainsi, l’observance est initialement le terme utilisé pour définir l’action de pratiquer fidèlement une règle en matière religieuse et, plus littérairement, l’action d’obéir à une habitude, de se conformer à un modèle, à une coutume.

Or, pour beaucoup de médecins, la "drogue" est considérée comme la pire et la plus dangereuse des désobéissances (avant même toute prescription. C'est quasiment une déclaration d'intention de désobeissance) , "justifiant" méfiance et position de retrait, mais ne justifiant evidemment pas la violence physique ou symbolique.
Cette vision est créée par la "culture" anti-drogue inculquée notamment dans les études médicales.
Une bonne image est celle de la pratique des Lois anti-juives en Allemagne nazi, qui s'accompagnait de toute une campagne de dénigrement des juifs, allant même jusqu'à suggérer que ce qui leur arrivait était de leur faute.
On peut même dire que la campagne de dénigrement doit être d'autant plus violente qu'elle est injustifiée. cf les campagnes de dénigrement, souvent d'inspiration raciste, du début de la "guerre à la drogue" avec les viols, assassinats, cannibalisme "dus à la drogue".

Amicalement

Dernière modification par prescripteur (17 février 2023 à  10:11)

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merci randobag

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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randobag homme
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Merci Prescripteur pour ce message fort intéressant.

Ce qui est ironique est que souvent ce sont les médecins eux-mêmes qui par méconnaissance ou irresponsabilité je ne sais pas, nous plongent dans certains dépendances. Dans mon cas ce fut les benzodiazépines qu'à l'époque je connaissais mal et qu'on m'a prescrit sur une durée longue en me disant qu'il n'y aurait pas de problèmes à l'arrêt. Résultat, je bataille depuis dix ans après à me sevrer du valium...

Il y a souvent chez les médecins cette dichotomie entre drogues prescrites dans le cadre de l'exercice de la médecine (benzos, opioides etc) et les drogues consommées par le patient en dehors du cadre médical si je puis dire.

Pour tempérer tout cela, j'ajouterai qu'heureusement il y aussi beaucoup de praticiens tolérants, intelligents et ouverts à la problématique des addictions.

Mais de façon générale, j'ai constaté que les médecins sont peu formés à la problématique des addictions ainsi qu'au traitement de la douleur et ce encore plus avec les personnes dépendantes.

Bonne journée à tous

Dernière modification par randobag (17 février 2023 à  12:20)

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Nils1984 homme
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Salut

Alors pour ma part je prends le cas inverse : dès que tu leurs dis (aux toubibs, aux psys, au pharmaciens/pharmaciennes) que t'as décroché (du genre : "je prends des anxio car la méthadone c'est fini, elle avait un double effet, apaisant et anxiolytique etc") ils/elles t'applaudissent comme si tu venais de remporter la coupe du monde. "c'est bieeen ça, c'est TRÈEES bien même, z'êtes un champion mon vieux, the show must go on..."
Bref, à chaque fois j'ai ressenti au fond de moi "mais de quoi je peux être fier ? Ils/elles pigent pas, stopper les drogues ne fait pas de moi un star-system, pu*ain." C'est juste qu'à un moment donné je piquais trop du zen sur les échafaudages, ça rendait dingue mes collègues, à ces moments là (déjà lointain, je me disais qu'il fallait stopper la métha). Ils/elles me félicitent pour un truc que je ne prends pas au sérieux, ok c'est pas super gratifiant de stopper la défonce, mais de là à sentir qu'on te fasse une standing ovation carrément à côté de la plaque pour des clous... va comprendre toi, y'a une forme de paternalisme assez pénible.
" C'est bien monsieur X, continuez comme ça, z'êtes sur la bonne voie là... "
Et comme je cherches avant tout à avoir ma prescription de xanax, bah je joues le jeu : "oh vous savez c'est peu de choses hein. Ok j'en ai bavé mais bon, c'était pas une lutte contre le cancer non plus..."

Je ne veux pas être surestimé pour un truc qui OUI m'a coûté cher, mais surtout par respect pour certaines personnes de mon entourage que j'aime qui continues les consos en toutes connaissances de causes. Rien ne me dit que la rechute n'est pas loin. A partir de là il me faudra trouver un nouveau CSAPA, car je suis banni des anciens, trop de R.D.V loupés (parfois volontairement).

C'est l'effet kiss-cool comme dirait un pote...

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Mais gare au double effet kiss-cool si reconso !

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Nineta femme
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Nils1984 a écrit

Salut

Alors pour ma part je prends le cas inverse : dès que tu leurs dis (aux toubibs, aux psys, au pharmaciens/pharmaciennes) que t'as décroché (du genre : "je prends des anxio car la méthadone c'est fini, elle avait un double effet, apaisant et anxiolytique etc") ils/elles t'applaudissent comme si tu venais de remporter la coupe du monde. "c'est bieeen ça, c'est TRÈEES bien même, z'êtes un champion mon vieux, the show must go on..."
Bref, à chaque fois j'ai ressenti au fond de moi "mais de quoi je peux être fier ? Ils/elles pigent pas, stopper les drogues ne fait pas de moi un star-system, pu*ain." C'est juste qu'à un moment donné je piquais trop du zen sur les échafaudages, ça rendait dingue mes collègues, à ces moments là (déjà lointain, je me disais qu'il fallait stopper la métha). Ils/elles me félicitent pour un truc que je ne prends pas au sérieux, ok c'est pas super gratifiant de stopper la défonce, mais de là à sentir qu'on te fasse une standing ovation carrément à côté de la plaque pour des clous... va comprendre toi, y'a une forme de paternalisme assez pénible.
" C'est bien monsieur X, continuez comme ça, z'êtes sur la bonne voie là... "
Et comme je cherches avant tout à avoir ma prescription de xanax, bah je joues le jeu : "oh vous savez c'est peu de choses hein. Ok j'en ai bavé mais bon, c'était pas une lutte contre le cancer non plus..."

Je ne veux pas être surestimé pour un truc qui OUI m'a coûté cher, mais surtout par respect pour certaines personnes de mon entourage que j'aime qui continues les consos en toutes connaissances de causes. Rien ne me dit que la rechute n'est pas loin. A partir de là il me faudra trouver un nouveau CSAPA, car je suis banni des anciens, trop de R.D.V loupés (parfois volontairement).

C'est l'effet kiss-cool comme dirait un pote...

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Complètement d'accord avec toi Nils1984 ! J'ai arrêté la methadone il ya plusieurs mois et j'ose même plus en parler car tout le monde me traite comme une star alors que je n'en retire aucune fierté. J'en chie et je n'ai aucun suivi car mon CMP manque de psychiatre et que d'après eux j'ai besoin d'un addicto et au CSAPA de ma ville ils ne veulent pas me prendre non plus car je n'ai plus de consommation d'opiaces et que mes consos festives (LSD, cocaïne...) ne posent pas de problème (c'est vrai). Le médecin addicto dit que je n'ai plus besoin de suivi en CSAPA et les psychiatres disent que j'ai besoin d'un addicto. Donc je suis à poil !  Du coup je me suis rendue au CAUMP de l'hôpital le plus proche et on m'a filé du zoloft et de l'abilify j'ai eu 2 rdvs et vu que je n'ai pas de psychose, ils ne peuvent pas me suivre non plus... Mon médecin traitant ne peut rien faire pour moi car il a selon lui pas les compétences et ne veut pas toucher à mon nouveau traitement. Les psychiatres de villes sont débordés (parfois jusqu'à 1 an d'attente) et partout où je vais on me dit qu'est ce que tu fous là ce n'est pas de notre ressort. Du coup je paye 60 euros de psychologue à raison d'une fois par mois alors que je suis en fin de droit de chômage et qu'elle non plus ne peut pas m'accompagner par rapport à mon traitement. Je n'ai bientôt plus les moyens de payer mes consultations du coup je vais devoir arrêter le seul suivi qui me reste. La question que ça souleve est qu'est ce qu'il en est pour un usagers sevré de son TSO ? On sait pertinemment qu'un suivi est plus que nécessaire dans cette période de transition mais jai l'impression qu'ils partent du principe que si on arrête la methadone c'est qu'on a plus de problème (LOL). En vivant ça aujourd'hui je comprends mieux pourquoi il y a beaucoup de rechutes et pourquoi il est nécessaire pour beaucoup d'entre nous de retrouver le confort du TSO. Si j'avais jamais consommé je suis quasiment sûre que j'aurais déjà un  suivi pour ma dépression. Aujourd'hui les médecins se renvoient la balle et on me dit que la cause de mon mal être est due à mes années de consommation. J'ai eu une enfance chaotique, j'ai subie des violences pendant l'adolescence mais mon seul problème c'est que j'ai consommé et qu'il faut laisser à mon cerveau le temps de s'en remettre? Que je n'ai qu'à faire du yoga et de la méditation pour m'apaiser et traiter mon TAG ? Je ne sais pas si je suis hors sujet mais je trouve personnellement que cette situation répond au thème du refus de l'accès aux soins pour les Pud et du coup aussi anciens pud.

j'ai bien qqs anecdotes sur des situations concrètes que j'ai vécu notamment lors de demandes d'hospitalisations quand j'étais à fond dans les consos pour des problèmes qui n'avaient aucun lien. Une fois j'ai fait une intoxication alimentaire assez costaud, je vivais en communauté et on faisait les poubelles pour se nourrir. J'étais littéralement entrain de me vider et j'avais des méchantes douleurs au ventre, mes amis ont commencés à s'inquiéter de mon état et ils m'ont conseillé d'appeler une ambulance. Ce que j'ai fait et j'ai directement été transparente lorsqu'ils m'ont demandé tout ce que j'avais consommé ces dernières 24h. Bon j'avais mangé des aliments périmés (gros indice !) et j'avais tapé du speed. À partir du moment où j'ai donné cette information ce fût la fin de la conversation. Ah ben ne cherchait pas mademoiselle vous n'avez pas besoin de nous, il ne faut plus prendre de drogue et ça ira mieux, bonne soirée à vous.  J'ai essayé de défendre le truc en disant que j'étais une grosse consommatrice et que ça ne me faisait jamais cet effet là en fait je ne faisais que m'enfoncer.. J'ai donc rappelé 1h après avec un autre téléphone en disant simplement que j'avais mangé des aliments périmés et là on m'a envoyé une ambulance. J'ai encore une fois été honnête en arrivant à l'hôpital (la meuf qui comprend pas la leçon) et là pas vraiment de remarques mais un comportement distant et agacé de la part de l'équipe soignante, on m'a laissé dans le couloir une grande partie de la nuit alors qu'il y avait plein de chambres de libres. J'étais perfusée pour une sérieuse déshydratation et à 4h du matin une infirmière me demande ce que je fais dans le couloir avec ma perf. Je lui réponds que mon cas n'est pas sérieux et que je dois sûrement laisser la place à des personnes avec de réels problèmes de santé (culpabilité).Elle était offusquée par ma remarque et elle m'a rassurée sur le fait que j'avais bien fait de venir à l'hôpital puis m'a installée dans une chambre jusqu'au lendemain.  Après cette expérience je me suis promis de ne plus parler de mes consos lors de mes entrées à l'hôpital... voilà pour moi, j'ai voulu parler de ces deux expériences complètement différentes mais qui pour moi reflètent bien la vision de certains soignants à l'égard des Puds.. Nartrouv

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Buckasky non binaire
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Effective dans la société la drogue est très mal vue et justifie aux yeux des gens des comportements méchant et totalement irrespectueux. Personnellement, ayant eu un très grave accident (une chute de 30 mètres).
J'étais donc en fauteuil et ne connaissait pas encore les raisons de ma présence à l'hôpital. Un jour, je fut envoyé au bloc pour me faire retirer des fixateurs externes, ou des tiges de métal placé dans mes pied pour réparer tout ça. Il s'avère que ce jour là mon dossier médical, qui avait été demandé par ma famille d'être caché pour moi, était oublié dans mon lit, j'ai pus lire defenestration, ce qui me coca quelque peut. Ensuite, arrivant dans la salle d'opération, la chirurgienne, parceque il était marqué que je consommajs de la drogue, à décidé de ne pas l'anesthésier pour ne pas me provoquer de manque ce qui était impossible puisque mes addictions n'avait jamais été pour de l'héroïne seule substance pour laquelle les opioides sont déconseillés. La douleur de sentir une personne tirer sur une tige étant dans mon pied depuis 2 mois fut inssuportable. Pourtant, étant un toxicomane avéré, le produit m'ayant causé le plus de problèmes reste la drogue légale ou l'alcool. En effet d'un point de vue médicale c'est la plus dangereuse, au point de vue sociale inutile de préciser.
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elle voulait te faire souffrir, car il y a l'anesthésie locale qui marche !

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Acid Test homme
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Buckasky a écrit

Effective dans la société la drogue est très mal vue et justifie aux yeux des gens des comportements méchant et totalement irrespectueux. Personnellement, ayant eu un très grave accident (une chute de 30 mètres).
J'étais donc en fauteuil et ne connaissait pas encore les raisons de ma présence à l'hôpital. Un jour, je fut envoyé au bloc pour me faire retirer des fixateurs externes, ou des tiges de métal placé dans mes pied pour réparer tout ça. Il s'avère que ce jour là mon dossier médical, qui avait été demandé par ma famille d'être caché pour moi, était oublié dans mon lit, j'ai pus lire defenestration, ce qui me coca quelque peut. Ensuite, arrivant dans la salle d'opération, la chirurgienne, parceque il était marqué que je consommajs de la drogue, à décidé de ne pas l'anesthésier pour ne pas me provoquer de manque ce qui était impossible puisque mes addictions n'avait jamais été pour de l'héroïne seule substance pour laquelle les opioides sont déconseillés. La douleur de sentir une personne tirer sur une tige étant dans mon pied depuis 2 mois fut inssuportable. Pourtant, étant un toxicomane avéré, le produit m'ayant causé le plus de problèmes reste la drogue légale ou l'alcool. En effet d'un point de vue médicale c'est la plus dangereuse, au point de vue sociale inutile de préciser.

Je voudrais réagir aux deux derniers témoignages ( par contre je ne crois pas pouvoir citer deux posts en meme temps alors je ne " quote //cite " que le dernier mais je vais répondre aux deux.

Pour moi , ces deux situations reflètent tout à fait ce que j'ai pu vivre comme situations et ressentir de la part d'une grande partie ( malheureusement ! Meme si je ne dis pas tout le personnel soignant , il y en a heureusement qui ne sont pas comme ça mais de mon point de vue, ils sont loin d'etre une majoritè du personnel soignant , encore en 2023  ) du personnel soignant à l'hôpital au cours des années et de beaucoup de  médecins de ville / généralistes également .

Pour la première situation,je trouve la réponse des urgences ( si j'ai bien compris ) tout à fait honteuse !
Une grave intoxication alimentaire peut etre dangereuse et bien que je n'ai pas d'experience avec le speed / les amphets car je n'en ai quasiment jamais pris ( ça ne m'a jamais attiré contrairement aux autres drogues dites " traditionnelles " ) ,  je doute qu'un surdosage de speed donne la diarhée et fasse vomir comme une intoxication alimentaire ( corrigez moi si je me trompe mais je ne crois pas que ce soit le cas ) !
De ce que je connais au sujet des amphetes / metamph , le surdosage doit plutot gènérer de la tachycardie , tension , stresse et angoisses mais de la diarrhée, et des vomissement , ça me semble plutot lié à une intoxication alimentaire , qui encore une fois pour certaines, peuvent etre graves, alors si vraiment tu te sentais mal , je ne vois pas pourquoi tu n'aurais pas eu le droit  d'etre amenée à l'hosto .
J'ai déjà eu des intox alimentaires , qui heureusement , n'étaient pas trop graves, donc je n'ai pas ressenti le besoin d'aller à l'hosto mais dans certains cas , je comprend que l'on puisse ressentir la nécéssité d'y aller .
Et tout mettre sur le dos de ta consommation de speed est frachement facile de la part de l'urgentiste et un cas typique de préjugés !

Concernant le second témoignage  , ke trouve cela tout aussi honteux ( le fait de ne pas t'avoir anesthésié,  pour ce type d'opération en plus !) car le fait est que les personnes dépendantes aux opiacés, quelle qu'en soit la raison , ont tout autant le droit que les autres, de voir leur douleur prise en charge ( bien que malheureusement dans la pratique , c'est loin d'etre aussi simple que ça !) et d'etre anesthésiées correctement  pendant une opération si cela est nécéssaire et ça devrait etre à l'anesthésiste de se renseigner sur le type de  consommation de drogues ( types de drogues , quantititées , depuis combien de temps, dépendance ou pas , à quel dosage ...etc )  de la personne qu'il va avoir à anesthésier et à adapter son anesthésie en fonction des consommations de drogue(s) de la personne !
Sachant qu'en plus apparemment , si je comprend bien ce que tu dis dans ton post , tu n'étais meme pas dépendant aux opiacés , donc le risque de manque après une anesthésie est inexistant !
Et quand bien meme tu aurais été dépendant aux opiacés , il aurait comme je le dis , tout à fait pu t'anesthésier ,en adaptant son anesthésie à son patient , sachant qu'à ma connaissance , il n'y a pas d'antagoniste opiacés utilisés  lors d'une opération et étant dépendant aux ooiacés  de longue date , j'ai moi meme subis une anesthésie génèrale il y a quelques années et ça n'a posé aucun problème insoluble â l'anesthésiste , qui a juste du me donner une plus grosse dose qu'à un patient lambda .
Si je me souviens bien , il y avait plusieurs ( 3)  substances administrées , dont une sorte de benzo ou je ne sais plus quoi ( comme " calmant" ou hypnotique  dans le genre)  , ainsi que du fentanyl comme opiacé si ma mémoire est bonne  et une troisième substance aussi il me semble  !
Je me souviens que j'avais demandé â savoir exactement ce qui allait m'être administré comme produits pour cette anesthésie générale et dans quelles quantités .
Pour en revenir au second témoignage ( le  post juste avant le mien ) , le  seul cas où ça aurait éventuellement pu poser problème , aurait pu etre si tu ètais sous Buprenorphine ( Subutex ) .
Et  encore , dans le sens opiacés sur buprénorphine , si je me souviens bien , ça ne pose pas de problème de manque précipité ( c'est dans l'autre sens que ça pose problème , buprenorphine  apres prise d'opiacés agonistes et c'est notamment comme ça que fonctionne l'antidote pour l'OD d'opiacés , en utilisant du Narcan ou l'autre nom que j'ai oublié , qui est un opiacé antagoniste, qui déloge les opiacés agonistes des récepteurs opiacés , les empêchant ainsi d'agir sur les récepteurs opiaces de la personne    ) , si ce n'est que les opiacés ont du mal à se fixer sur les récepteurs opiacés si il y a déjà un opiacé antagoniste de type subutex / buprémorphine sur les récepteurs, voir , ne peuvent pas s'y fixer  ) .

Et si tu avais été dépendant aux opiacés dans le passé et qu'au moment de l'opération , tu ne l'avais plus été , le pretexte de vouloir ne pas te rendre accro â nouveau ou ne pas te mettre dans une situation de manque n'est pas valable car ce n'est pas avec une seule prise d'opiacés ( meme quand on a déjà èté dépendant aux opiacés ) que l'on redecient dépendant aux opiacés ou que l'on a une crise de manque après !
Ça c'est du grand n'importe quoi et montre bien l'ignorange de ce mèdecin par rapport aux deogues et notammét aux opiacés !
Pour que ça ait une incidence de ce type , il aurait vraiment fallu que tu aies été dépendant aux opiacés pendant un certain temps et que tu viennes seulement de les arrêter sans prendre de substitution ( méthadone ou traitement de maintenance aux opiacés avec de la morphine ou de l'oxy par exemple )   , disons quelques jours , voir une semaine avant , pour qu'il y ait une rèaction de ce genre .

Dernière modification par Acid Test (19 février 2023 à  01:14)

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Rapsodie femme
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Ce que certains ont vécu est terrifiant.. vraiment affreux d'être traité pareillement. Et c'est complètement injuste. Honte à ces praticiens.
J'habite dans le sud de la France est je n'ai pas noté de tels comportements. Après oui..il y a de la stigmatisation..mais tout le monde n'a t'il pas une étiquette sur le front ? C la société qui est comme ça. On cherche toujours une case où te mettre. Je trouve ça INSUPPORTABLE.
Par contre, une étiquette, une case c pour pareil que la stigmatisation. La stigmatisation ça veut dire un regard dévalorisant, forcément, sur toi. Qq te connait pas et te juge mal.
Comme gitan=voleur.
Tox=? quoi ?
C tellement réducteur et infondé...
Avec les docteurs, ça me fait rire, car beaucoup de tox ont + de connaissances qu'eux (en tout cas sur les produits, et les pratiques qui les intéressent). C pas cas perso et j'admire les mecs qui te parle comme un Vidal. Ils ont des compétences immenses!  C fascinant. Un ex. j'ai un pote qui demande à ce faire lui même la prise de sang pour pas être charcuté..
Stigmatisation oui : moi j'en parle pas pcq je sais qu'on est mal perçu. Après si il y a une relation qui est déjà établi pourquoi pas à ce moment là en parler.. mais pourquoi le faire ? Moi je suis plutôt vivons cachés..
Après il y a des cas où c obligé et à ce moment là, perso je n'ai pas été mal considéré... mais quand même c perceptible..tu sais que dans ton dos on va te casser, te juger. Mais c dans toute la société pas que dans le médical. Après tout, a t'on envie d'être comme tout le monde ?!
Dans le sud, petite ville (avec sa féria sa précise un peu + le coin wink je ne note pas de mauvais traitements..au contraire même. Mon mec  a eu plusieurs hospitalisations dernièrement. J'ai dû signaler dans son intérêt qu'il est alcoolique (il était dans le coltar lui et j'appréhendais son réveil en sevrage forcé.. c pour qu'il ne souffre pas justement que j'ai préféré qu'ils sachent. Et lui s'en cache pas, rien ne peut l'arrêter pour picoler, fumer, etc surtout pas les règles D1 hôpital. Sérieux il est grave) et vraiment on l'a BICHONNÉ.. alors que vraiment il est in-su-por-ta-ble MDR
A noter aussi : il y a les comportements méchants dont certains ont parlé ici ET il y a , et je déteste !!!, le comportement faux (ou pas des fois c vrai) gentil, CONDESCENDANT. Style : '' oh ma poooovre dadame nia nia nia'' comme si tu étais débile ou un bébé...
Perso enfin je voulais aussi dire qu'il y a pas mal de faux culs dans les centres de soins en addicto.. je cherche un autre terme que faux culs...je trouve pas.
Ex perso. Je suis de ce milieu, je suis  assistante sociale, avant d'être leur public j'étais une collègue ( pas dans la même boîte mais le même réseau santé/ social) uf... pas facile... Le psychiatre au premier rdv (il ne le connaissais pas dans le monde pro dont je parle) il me dit : '' ah?!  Bonjour.. (mec étonné)Vous ne correspondez pas à l'image de nos usagers ''
Tu vois : les fameuses cases à cocher.. même s'il y pas de formulaire et de stylo : c dans le cerveau des gens. Dans quelle case va cette nana ? Pour les professionnels dont je parle, et qui sont CHARMANTS y a pas de problème, MAIS... j'ai changé de case. Peut-être que c que la couleur qui a changé MDR...ma case pour ces collègues n'est plus blanche (comme les blanches colombes qu'elles sont), ma case est passée noire peut être, noir corbeau, noir clodo...
Voilà ce que j'avais à dire dans cette discussion : sujet que j'ai trouvé fort intéressant ! ( certains témoignages m'ont glacé. ** ça me fait penser au film REQUIEM FOR A DREAM... quand le médecin appelle la police, le soigne pas et le fait mettre en prison où on va l'amputer sans sevrage. J'adore ce film mais qu'est-ce qu'il est dur ... Ce film dit chacun ces additions moi c ça ok, tox oui ok, et l'autre ? Le chocolat ? Internet ? Boulot ? Sport? la liste est longue des choses dont on peut être dépendant ! On est tous tarés - je plaisante..c pour me relaxer car ce sujet m'a ému, certains témoignages sont tristes et douloureux..- je disais : oui la liste est longue des choses dont on peut être dépendant ! Rare les sages qui pratiquent la voie du milieu..la fameuse voie wink
Voilà là c la vraie fin.

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