Cocaine, effets, risques, témoignages

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La cocaïne est un produit psychoactif de la classe des stimulants du système nerveux central. Sa formule chimique est methyl 3-(benzoyloxy)-8-methyl-8-azabicyclo[3.2.1]octane-2-carboxylate. Elle est issue de la feuille du cocaïer (un arbuste d’Amérique du Sud) et il faut plusieurs centaines de kg de feuilles de coca pour produire 1 kg de cocaïne.

Le crack ou free-base, c'est l'ajout d'une base (ammoniac ou bicarbonate de soude) à de la cocaïne pour la rendre fumable.

En France, la cocaïne a été expérimentée par 3,2% des jeunes de 17 ans en 2014 [1]. Dans les dispositifs spécialisés CAARUD, le crack constitue le premier produit consommé par les usagers, principalement en Ile de France.[2] La cocaïne est classé comme stupéfiant.


Histoire brève

Le conquistador Pizarro découvre l'usage de la feuille de coca par les Amérindiens en 1533. En 1862, A. Nieman, un scientifique autrichien découvre l'alcaloïde cocaïne. En 1871, Angelo Mariani, un chimiste d'origine corse, commercialise le fameux " Vin Mariani " à base de feuilles de coca. Des papes aux plus grands écrivains, sa consommation est banalisée. En 1885, Pemberton, un pharmacien américain met au point une nouvelle boisson à base de cocaïne: le Coca-Cola.

En 1910, début d'une grande vague de cocaïnomanie en occident. Jusqu'à 80 000 cocaïnomanes à Paris ! En 1916, en France une loi est votée pour tenter d'enrayer le déferlement de cocaïne allemande sur le territoire.

Entre 1970 et 1980, début d'une nouvelle vague de cocaïnomanie aux USA, puis en Europe. En 1980 on estime à 25 millions le nombre d'américains ayant déjà consommé de la cocaïne. En 1974, on parle de "free-base" en Californie, et en 1983, apparition du "crack" aux Bahamas.

En 1984, la coke sort des appartements de la jet-set et descend dans la rue à Paris. A l'Ilot Chalon, qualifié de "supermarché de la drogue" , les dealers proposent héroïne et cocaïne. En 1992, un un marché ouvert du crack ou " caillou " s'installe place Stalingrad à Paris. Chaque nuit plusieurs centaines d'usagers se rassemblent. La répression déplace le problème dans les ruelles du XVIIIe, puis à Saint-Denis, avant de revenir à Stalingrad en 2012 ! A la fin des années 90, la consommation de cocaïne explose en France et dans les pays européens. A partir des années 2000, la consommation de free-base (les usagers transforment eux même leur cocaïne en crack pour le fumer) augmente.


Qu'est ce que c'est ?

Un pochon de cocaine
Un sachet de cocaine

Aspect

La cocaïne est une poudre de couleur blanche scintillante. Le crack ou free-base à la forme d'un caillou de couleur blanche.

Les autres noms et surnoms

Pour la cocaïne en poudre : coke, poudre, C, cc, caroline, neige, Calvin Klein

Pour le crack ou free-base : le caillou, rocks

Le prix

A l'unité, un gramme de cocaïne est vendu entre 50 et 90 euros avec un prix moyen en 2011 de 60 euros. En 2011, le prix d’une galette est de l’ordre de 20 euros, pour un poids variant de 50 à 200 mg

Les produits de coupe

En 2011, lorsque la cocaïne arrive du pays producteur sur le territoire français, sa pureté n’est jamais complète. Elle est en effet comprise entre 50 % et 80 % avant même d’être coupée pour la revente. En bout de chaîne, la pureté proposée au consommateur oscille entre 20 % et 30 % pour un prix moyen du gramme de cocaïne de 60 euros. S’agissant du crack, les rares échantillons qui ont pu être collectés et analysés par le dispositif SINTES au cours de l’année 2011 ont une pureté globalement supérieure à la cocaïne sous sa forme de poudre, même si elle varie beaucoup d’un échantillon à l’autre (de 48 % à 72 %).[3]

La phénacétine (précurseur du paracétamol) est depuis plusieurs années de plus en plus utilisée comme produit de coupe de la cocaïne. En 2006, dans le cadre du dispositif SINTES autour de 9 agglomérations françaises, la phénacétine a été retrouvée associée à la cocaïne dans 51% des échantillons analysés.[4]. Le reste des produits de coupes utilisé sont le diltiazem, caféine, hydroxyzine, levamisole (en augmentation importante), lidocaïne, procaïne, paracétamol... et sucres divers. Les produits de coupe comme la phénacétine, le lévamisole ou la lidocaine peuvent faire des dommages[5]

Tests de dépistage

La métabolisation de la cocaïne produit un métabolite principal, la benzoylecgonine, détectable dans les urines durant 48 à 72h et un métabolite actif mineur, la norcocaïne. La cocaïne peut être détectée jusqu’à 24 voire 48 h après consommation dans le sang ou la salive et jusqu’à 72 après consommation dans les urines.

Mythes et légendes

Cocaïne synthétique ou végétale

Le mythe d'une cocaïne synthétique sur le marché des drogues est un leurre. La fabrication de cocaïne synthétique est théoriquement possible mais techniquement très compliquée et hors de prix. L’analyse scientifique démontre que toute la cocaïne disponible sur le marché illégal ainsi que celle destinée aux usages pharmaceutiques est faite avec la plante coca, donc d’origine naturelle.

Crack ou free-base

Les usagers appellent souvent free-base la cocaïne qu'ils ont fait eux-même. Mais il n'y a pas de différences chimique entre le crack ou la free base. Ce sont les mêmes produits, fabriqués soit avec du bicarbonate de soude, soit avec de l'ammoniac.

Modes de consommation

La cocaïne est principalement consommé en sniff, mais aussi de plus en plus en inhalation (voir inhalation sous forme de crack avec une pipe ou une feuille d'aluminium. Elle peut être parfois consommé en injection, notamment pour son flash puissant (voir Comment faire une injection intraveineuse à moindre risque), ou en plug (injection annale).

Sur les modes de consommation, notamment alternatifs voir

https://www.psychoactif.org/forum/t9363-p1-facon-consommer-cocaine.html#p139498


Pharmacocinétique de la cocaine
Voie d'administration Début de l'effet Effet maximal Durée de l'effet

fumé

3-5 s 1-3mn 5-15mn
intraveineux 10-60 s 3-5 mn 20-60 mn
sniff 1-5 mn 10-20mn 60-90 mn

Effet recherchés

Comme tous les produits psychoactif, les effets sont variables selon les individus, le contexte et la qualité du produit : ils peuvent être euphorie, désinhibition, sentiments de puissance, speed, coupe la fatigue.

En sniff

« moi, ma premiere trace de CC, ca a été Ze Revelation! et oui, juste une trace....

j'ai kiffé me liberer de mes propres chaines, la tcatche, ne plus voir ni penser au regard des autres, cette sensation d'etre parée a faire tout et n'importe quoi en assurant grave, toucher du bout des doigts la Connaissance Ultime, etc.....sans me sentir completement chlag ni a l'ouest......au contraire!! bref, j'ai kiffé, ce qui m'a donné envie de retaper, j'ai re kiffé, et.....on connait tous la suite.....toute "tracée"

 »
-(Source, snoppy, Psychoactif)
« Perso, je ne fixe ni ne fume la coke, et je comprends ce que dit @lex sur le snif : ça fout la pêche, ça rend confiant, ça donne la tchatche mais ça explose pas tant que ça. Je comprends qu'on trouve que c'est une drogue très chère par rapport aux effets qu'elle procure EN SNIFF. Tu compares avec l'alcool : sache que la coke EN SNIFF ne m'a jamais déchiré autant qu'une grosse cuite d'alcool. Ah, et tant qu'à parler d'alcool et de coke : sous coke sniffée, tu encaisses l'alcool bien mieux - par contre, la coke ne te préserve pas de la gueule de bois des quantités bien plus conséquentes d'alcool que tu peux t'envoyer sous coke.  »
-(Source, craiz, Psychoactif)
« Alors pour revenir a ma premiere fois avec la coke, je l'ai tappais d'abord en trace, j'ai apréciée, je me sentais bien, je parlais et parlais et parlais et encore parlais, j'etais un peu plus speed que d'habitude, et voila c'est tout! Rien d'extravagent! Sympa mais c'est pas superman quoi!

Je l'ai aussi fumée, mais j'ai moins aimé a cause du gout, cela dit comme j'en ai pas pris beaucoup, j'ai guerre ressenti plus d'effet qu'en sniff...

 »
-(Source, DeadCanDance, Psychoactif)


« Sinon ma première fois à la C s'est faite en soirée..., première trace ok, coup de chaud progressif qui détend et désinhibe le bonhomme, meilleure attention et spontanéité facilité... Le mec parle, il me raconte sa vie de tox, c'est un vrai de vrai, j'entre dans une nouvelle dimension, je l'écoute avec attention, il me propose une nouvelle trace, et de fil en aiguille on a tapé jusqu'à 4h du matin des traces de plus en plus grosses. La dernière faisait une dizaine de cm, j'ai du m'y prendre à deux fois.

Au final je suis rentré chez moi sans me sentir plus défoncé que ça, je marchais à donf et j'étais juste extra lucide, aussi ma langue se baladait comme pas permis dans ma bouche, ensuite j'ai mis une bonne heure à trouver le sommeil.

Le lendemain j'étais encore un peu au taquet mais sans plus, par contre la descente m'est tombée dessus le soir alors que j'étais à un concert, j'ai cru que j'allais m'évanouir dans le pogo, c'était hard core de ouf, pas de déprime ou autre, juste un énorme coup de barre...en rentrant chez moi j'ai pris la meilleure douche de ma vie, j'étais au bout de mon rouleau.

 »
-(Source, Laura Zerty, Psychoactif)

En injection

« Ca dépends le mode de conso.
  • En la sniffant : peu d'effets, pas de montée rééle. Juste la tchatche, envie de bouger.
  • En injection : grosse montée (j'ai rarement le temps de sortir la pompe du bras avant que la montée commence !), la/les premiére(s) fois, j'ai vomi direct, puis hallus sonores (le son se "déforme"), la musique parrait incroyable, perte de l'equilibre un peu (genre la tete qui tourne un peu), le coeur qui s'accélére assez fort.
  • En fumant (aprés avoir basé) : Mêmes effets qu'en injection en moins puissant, en fait, y'a un "flash" lors de la montée aussi, mais moins fort.
 »
-(Source, @lex, Psychoactif)

En la basant

« J'ai goûté la coke en soirée de temps à autre mais rarement. Un petit rail offert par des amis pas très proches mais je n'en avais jamais acheté, jusque là je ne connaissais que les effets stimulants, c'était assez sympa en soirée, mais ça ne m'a jamais laissé un goût inoubliable, pas non plus d'effet négatif (comme la fatigue du lendemain par exemple). Donc jusqu'en 2012 je considérais presque la coke comme une drogue douce, grave erreur.

Décembre 2012, après avoir entendu certains amis parler du caillou (coke basée ou crack) j'ai été faire un tour à Stalingrad et j'ai goûté ça, juste pour ma culture personnelle ;-)

Bang, le flash. Et bang je suis devenu accro (dés la deuxième ou troisième pipe)

C'est juste un accrochage psychologique, mais ça ne te lâche plus. Ca parait stupide mais tu vas bien dés que tu arrêtes d'en prendre et pourtant tu y retournes.

Il y a eu des périodes où la première pensée en me réveillant le matin c'était "hmm je me fumerais bien un petit caillou".

Et j'ai sombré dans les pires choses :surconsommation de caillou en fumette et de coke en sniff, ruine financière, perte du boulot, parano (hélicoptères, les flics et les voisins qui t'espionnent, le moindre bruit te fait trembler ...)

[...]Il y a aussi le plaisir d'aller fumer à Stal, c'est dangereux, plein de flics, mais c'est l'aventure et la chaleur humaine entre fumeurs.

Il y a la bouffée de plaisir quand tu viens d'acheter ton caillou que tu serres dans ta main comme un trésor, puis quand tu le glisses dans ta bouche pour le planquer et que le goût de la galette commence à te paralyser gentiment la gencive.

Il y a le plaisir jubilatoire de la préparation du caillou quand tu le fais toi-même avec du bica ou de l'amoniac, tout un rituel.

Le plaisir de la préparation de ta pipe quand tu n'as pas eu le temps d'aller au STEP, avec un vieux kit et un peu de fil électrique.

Mais tous ces plaisirs sont bien trop cher payés. Donc un conseil : ne goûtez pas au caillou.

 »
-(Source, oldjunkie1375, Psychoactif)

Le flash... et la descente

Quand elle est injectée ou inhalée, la cocaïne provoque un flash puissant (mais pas quand elle est sniffée). Le flash est une montée rapide du produit, qui entraîne une sentiment de bien être puissant. Ce flash ne dure pas longtemps (10mn à 20mn), et entraîne une dépression, une sensation oppressantes, des angoisses. Pour contrer la dépression, l'usager est tenté d'en reprendre (c'est ce qu'on appelle le craving), ce qui peut entraîner dans une consommation sans fin....


« J'ai connu les shoots répétés de coke, et je pouvais me faire 20 a 30 trous par soirée, pour éviter de trop niquer mes veine j'utilisais un papillon , que je fixais avec un sparadrap et quand je voulais envoyer j'avais juste à placer la pompe dans l'embout, ouvrir le petit robinet et envoyer. Par contre faut éviter les tirettes sinon t'as du sang qui reste dans le petit bout de tuyaux, et qui coagule.  »
-(Source, samgamgi, Psychoactif)

Les risques liés à la consommation de cocaïne

Dangerosité et dommages du produit selon différents classements

Les facteurs de dangerosité selon le rapport Roques (1998)
Dépendance physique Dépendance psychique Neurotoxicité Toxicité générale Dangerosité sociale

faible

forte, mais intermittente

forte

forte

très forte

Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 [6]



Effets secondaires

Effets à court terme

Contraction des vaisseaux sanguins, une irrégularité du rythme cardiaque et de l’hypertension artérielle, crise de parano, accélèration de la fréquence respiratoire et des battements du cœur, augmentation de la température du corps.

Les complications dues à la consommation de cocaïne

Il n’existe pas de seuil prédictible de sécurité pour l’usage de la cocaïne, les complications pouvant survenir de manière très différente suivant les individus du fait de nombreux facteurs. Pour plus de détails sur les complications aigues de l'usage de cocaine, voir ici.

Complications les plus fréquentes de la consommation de cocaïne [7]
Complications Evènements
Cardio-vasculaires
  • Syndrome coronarien aigu
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Dysfonction ventriculaire gauche
  • Dissection aortique
  • Thromboses artérielle et veineuse
Neurologiques
  • Accident vasculaire cérébral ischémique ou hémorragique
  • Abaissement du seuil épileptogène
Infectieuses en lien avec des comportements à risque
  • Infections virales (VIH, VHB et VHC)
  • Infections bactériennes (abcès locaux, endocardites, pneumopathies, septicémies)
  • Infections sexuellement transmissibles, notamment syphilis
Respiratoires (lors de la consommation de cocaïne base (crack, free base) inhalée
  • Bronchospasme
  • Pneumothorax
  • Hémorragies
  • Crack lung
ORL lors d’usage chronique par voie nasale
  • Lésions de la cloison nasale
  • Infections naso-sinusiennes liées aux lésions de la cloison nasale
« D'après mon ORL le problème a été la consommation quotidienne sur plusieurs années. Je me suis vraiment acharnée sur mon nez, (session gore attention) à arracher les croûtes de sang qui tapissaient l'intérieur chaque matin pour pouvoir retaper parce que sinon...ça bouchait et donc rien ne montait. Ca aura eu pour effet de sensibiliser et de nécroser les parois du septum qui a fini par se percer, ce qui a engendré une hypersensibilisation. Je ne peux pas retaper une seule trace (je le sais j'ai tapé 2-3 traits le 31 décembre) sans pisser le sang pendant de longues minutes et sentir une sorte de clapet qui s'ouvre et se referme au milieu de ma cloison nasale -désolage pour le glamour- ce qui est non seulement gênant mais surtout bien dégueulasse car tout ce que contient une narine, l'autre va bien sur le recevoir. Moi je pense vraiment que les produits de coupe en France y sont pour quelque chose. Même si chez nous, au Venezuela, il était ultra courant de croiser des chefs d'entreprise, des hommes politiques et autres gros cokés finir par avoir une plaque en métal dans le nez à cause de leurs excès (c'est même le cas de notre président actuel d'après les dires populaires d'ailleurs). En fait c'est comme si j'avais décoloré mes cheveux à sec tellement de fois que ma fibre capillaire avait carrément grillé et que je commençais à perdre mes tifs par touffe entière. J'aurais tout intérêt à plus faire aucune couleur dessus pour ne pas terminer chauve. C'est terrible parce que ça signifie que je ne pourrais plus m'autoriser des écarts festifs sans m'inquiéter de la perforation de mon septum réparé ou pas.  »
-(Source, Flo080245, Psychoactif)
Dermatologiques
  • Lésions pieds-mains chez des consommateurs de crack
Psychiatriques
  • Pharmacopsychose (état délirant induit par la cocaïne)
  • Paranoïa induite par la cocaïne
  • Dépression et tentatives de suicide
  • Attaques de panique
Obstétricales et périnatales Complications maternelles :
  • cardio-vasculaires : HTA, arythmie, AVC, cardiopathie ischémique
  • hémorragiques
  • risque accru d’éclampsie
  • hématome rétroplacentaire
  • avortements spontanés

Complications fœtales :

  • retard de croissance intra-utérin dose-dépendant, touchant poids, taille et périmètre crânien
  • prématurité

le craving / dépendance psychologique

Le craving est le besoin irrésistible ou irrépressible de consommer. Il est important dans l’addiction à la cocaïne et est parfois assimilé à la dépendance psychologique. C’est une étape déplaisante, qui est rapidement soulagée par la prise de cocaïne. Le craving peut être décrit comme des pensées obsédantes autour du produit pouvant durer de quelques minutes à quelques heures. C’est un facteur de reprise même après un long temps d’abstinence.

Différentes situations peuvent déclencher un craving : la consommation de cocaïne, des facteurs environnementaux habituellement associés à la consommation, la cocaïne paraphernalia (matériel servant à l’usage de drogue) et les émotions positives ou négatives.

« Mais avec la coke quand on commence c'est compulsif. Dans une soirée de conso je peux faire 2 à 3 gramme mais non stop, je me fait un fix aussitôt que le flash est passé environ 2 minute je m'en prépare un autre et je le fais aussitôt.  »
-(Source, nancyleo, Psychoactif)
« Pour la free base, la seule solution pour moi ça a été de s'éloigner de tous ceux qui consommaient autour de moi, et de tous ceux qui dealent autour de moi. La tentation de la coke.... bien plus dure que la came pour moi...  »
-(Source, Kesak, Psychoactif)

Accoutumance

La cocaïne entraîne une forte accoutumance. C'est à dire que vous ressentirez de moins en moins les effets avec le même dosage au cours d'une même soirée.

« Là, Je viens de faire le dernier (shoot). J'ai choppé 4 grames hier, il devait y avoir 0.4 au moins, je l'ai a peine senti.. alors que le meme hier m'a tarté.. l’accoutumance.. une belle saloperie!! c'est aussi pour ça que je tape pas plus de deux jours... si je la sens moins au bout de deux jours je veux meme pas imaginer au bout de dix ... et au bout de 100..  »
-(Source, clemz, Psychoactif)



Overdose de cocaïne

L’overdose à la cocaïne peut survenir dès la première prise et quelle que soit la dose et le mode d’administration. L’implication de la cocaïne, au moins en partie, dans les décès par surdose atteint 12 % en 2012, chiffre stable depuis 3 ans.[8]

Les overdoses de cocaine peuvent se terminer par un infractus, accident vasculaire cérébral, un oedeme pulmonaire et la mort. Si la prise de cocaïne provoque hallucinations, impression d'oppression cardiaque, chute, confusion, tétanies, douleurs dans la poitrine ou dans la tete, il faut impérativement se rendre au urgences ou appeler le SAMU ! Il n’existe aucun antidote médicamenteux spécifique en cas de surdosage (overdose) de cocaïne !

« Une OD j'en ai fait une seule à la coke (elle était terrible)et pourtant au bout de 3 grammes de conso et l'habitude de la bonne coke... je suis parti en vrille, hallus effrayantes de passage vers la mort, coeur qui s'enballe comme jamais ça n'a été, paralysée tout en étant mi consciente, raide comme une morte, plus d'étincelles de vie dans les yeux. Je me suis tellement accroché, je n'avais pas envie de crever : j'ai repris conscience bien flippé (ce qui ne m'a pas empêcher de reprendre de la coke en faisant plus attention 1 heure après J'ai eu des remontés pendant 20 min après avec perte d'équilibre même assise et changement d'intensité des couleurs comme lors d'une montée.  »
-(Source, Ortesse, Psychoactif)
« j'ai vecu la meme experience avec mon meilleur pote mais avec de la coke... on avais ete chercher 10g de coke a maastricht ( elle etait vraiment forte) est on a passer la soirée a enchainer les shoots , moi je lui faisai car il ne voulais pas ce le faire seul. tout ce passer bien apart qu'on etait completement defoncer , sauf qua un moment , je prepare un shoot et je lui en ai mis beaucoup plus que les precedent en me disant tien celui la il va te surprendre mon ami et juste apres lui avoir fait son shoot il me dit waouw je decole la , des grosses goutes aparaissent instantanement sur tout son visage , il devien pale , les yeux qui parte en lair et la , assis sur son lit il se raidi et commence a convulser de partout tout son corp cest mis a trembler super fort , cest bras partait dans tout les sens ... jai flipper je vous dit pas comment . je lui disais sa va gros ? sa va gros ? il me disais en tremblant sa va tkt tkt mais vraiment jai cru quil allais clamser ce jour la en plus sa va tellement vite que jai meme pas apeler les pompiers ... bref sa a durée un bon moment ou il convulser et apres cest passer mais impossible pour lui de bouger cest membre etait comme paraliser. meme le lendemain il ne savais plus marcher il a du attendre qq jours...  »
-(Source, coluche, Psychoactif)
« j'ai aussi vécu un OD de coke alors que l'on étais trois copain et qu'on a pris quasiment la même quantité. le pote est devenu tout blanc dans la figure et les lèvres toutes bleues. On l'a mis en position latérale et on lui a fait boire de l'eau du robinet avec du sucre et deux aspirines, c'est allé tout de suite mieux mais on a encore du le surveillez à cause du délire qui a duré des heures . Les aspirines peuvent aussi être remplacés par des sédergine, paracetamol, etc  »
-(Source, seba59, Psychoactif)

Mélanges et interactions avec la cocaïne

La cocaine a de nombreuses interactions medicamenteuses[9]. La majorité des décès par cocaine en association a été en association avec l'alcool , l'héroine et les anti-depresseurs[10].

cocaïne + alcool

L'alcool prolonge les effets de la cocaine et amortit la descente. Plusieurs études indiquent que l’usage concomitant de l’alcool et la cocaïne chez les usagers présentant une dépendance à l’une ou l’autre est très élevé. Le mélange de cocaïne et d’alcool forme un produit dérivé, le cocaethylene, qui est éliminé du corps plus doucement que la cocaïne. Des usagers reportent que cela crée un sentiment d'euphorie plus forte, mais le cocaethylene aurait une plus grande toxicité cardio-vasculaire (c'est à dire qu'il conduit à des attaques cardiaques), le risque de décès brutal serait majoré, et sa rémanence augmenterait les risques d'accidents neurologiques, d'atteintes hépatiques ainsi que la perturbation du système immunitaire.

cocaine + cannabis

Lorsqu'elle est consommée avec du cannabis, la cocaïne a une meilleure biodisponibilité. Son action est plus rapide et l'effet subjectif d'euphorie de la cocaïne est plus important[11].

cocaïne + héroïne = le speed ball

Prise après la cocaïne, ou en même temps (« speedball »), l’héroïne atténue les effets de la descente de cocaïne. La cocaïne par ses effets stimulant peut empecher une overdose d'héroïne. Seulement, la cocaïne a des effets plus courts que l'héroïne, et quand son effet s'arrête, l'overdose d'héroïne peut surgir.

cocaïne + antidépresseurs
  • Avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)(Le Moclobemide, la Passiflore...) : très dangereux, risque de syndrome sérotoninergique danger de mort.
  • Avec les Les antidépresseurs tricycliques (ATC) (Le Prothiaden, le Laroxyl, le Tofranil…), les effets de la cocaïne seront moins puissants.
  • Avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA)(L’Effexor, l’Ixel le Cymbalta…), certains augmentent les effets (Mianserine), d’autres les diminuent, d’autres ne font rien de particulier (Mirtazapine, Nefazodone, Tianeptine, Trazodone) et d’autres provoquent des effets secondaires très indésirables (Bupropione).
« Depuis mai 2010, je suis sous traitement AD : Venlafaxine Lp 75mg, à raison de 150mg/ jours .(générigue d'effexor).... il se trouve que je ne sens plus la C. Je compte 2 flashs en 1 an ! Toujours en IV (dans de bonnes conditions de la RDR), je n'ai pas testé à + de 0,5g/ shoot ce qui est notre dose habituelle en fait....Au début, je pensais à 1 pbme de qualité du prod. Mais en 1 an, ttes les semaines, ça a eu le temps de changer...Enfin mon mec lui la sent trés bien, et c'est dur d'être à côté pleine de frustration....  »
-(Source, Zapeline, Psychoactif)


Cocaine et stimulants

L'association avec d'autres stimulants peut entraîner une potentialisation des effets secondaires, et aussi notamment un syndrome serotoninergique

Cocaine + café

L'association avec le café[12] et le tabac peut potentialiser les complications cardiovasculaires et neurologiques.

Cocaine et grossesse

  • L’usage de cocaïne peut entraîner des complications obstétricales et périnatales.[13]. Les complications maternelles comprennent une hypertension artérielle, accident ischémique, avortements spontanés (les contractions de l’utérus durant la grossesse, pouvant déclencher un accouchement prématuré), placenta prævia, hématome rétro-placentaire. L'hématome rétro placentaire représente un risque vital pour la mère et le fœtus. Il se traduit par un décollement du placenta qui entraîne une diminution des apports en oxygène au fœtus qui peut entraîner sa mort in utero. Le décollement du placenta peut également être la cause d’une hémorragie mettant en danger la mère et l’enfant. L’hématome rétro placentaire est un risque majeur de prématurité.[14]
  • Les complications foetales incluent : retard de croissance intra-utérin (La cocaïne a un effet vasoconstricteur, c’est-à-dire qu’elle provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins, réduisant ainsi la circulation des nutriments entre la mère et l’enfant), souffrance foetale chronique ou mort foetale in utero.
  • Evitez également de consommer en cas d’allaitement car la cocaïne passe dans le lait maternel.

Contre-indication

Les personnes qui ont une maladie cardiaque, qui sont hypertendues, ou sujettes aux crises d’épilepsie et aux crises d’hyperventilation devraient s’abstenir de prendre de la cocaïne. De même que les femmes enceintes.

Le sevrage de cocaïne

A l’arrêt de la consommation chronique, un syndrome de sevrage peut être observé. Les symptômes apparaissent quelques jours après l’arrêt de la cocaïne et peuvent persister pendant 1 à 10 semaines. Le syndrome de sevrage à la cocaïne peut comprendre dysphorie, ralentissement psychomoteur, irritabilité, léthargie, asthénie, désintérêt sexuel, bradypsychie, altérations cognitives, baisse de l’estime de soi, hyperphagie, hypersomnie, bradycardie et des signes physiques non spécifiques (sueurs, tremblements, polyalgies, etc.). Rarement, il s’agit d’un état dépressif grave avec idées suicidaires nécessitant une hospitalisation.

« Je sais que pour beaucoup, il y a pas de sevrage physique au crack. Moi, quand j'arrête, je suis épuisée et me sens en manque dans ma tête. C'est un sorte de sevrage, pas physique comme l'héro mais un sevrage psychologique...  »
-(Source, Miatcp, Psychoactif)

Certains patients après le sevrage de la Cocaïne ont une prescription d'antidépresseurs (type IRS) qui ne semblent pas avoir d'effet sur le craving mais qui sont utiles pour le traitement de la dépression associée, si elle existe.

« J'ai été aussi salement accro au crack/caillou/base (pour moi c'est kif kif c'est de la cocaïne prête à fumer) et même après des mois d'arrêt quand ça me remontait dans la tête, c'était foutu fallait que j'aille pécho même si je devais des centaines de km pour ça. Ce qui m'a aidé, c'est déjà de déménager dans 1 coin paumé (j' habitais alors à Paris à coté de Stalingrad...) et puis comme je déprimais méchant mon doc m'a prescrit du zoloft et je dois que cet antidépresseur m'a beaucoup aidé à me libérer de cette irrésistible envie de coke qui me pourrissait la vie, paske même à la campagne y'en a d'la coke.  »
-(Source, baddog, Psychoactif)

Aucun agent pharmacologique n’a d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France dans le traitement des symptômes et complications liés à l’usage de cocaïne. Cependant, de nombreux essais cliniques ont permis d’identifier des agents pharmacologiques qui peuvent être utilisés dans certaines phases de la prise en charge des consommateurs de cocaïne (euphorie, symptômes de sevrage, craving, maintien d’abstinence).

  • pour contrecarrer les effets d’une intoxication aiguë à la cocaïne : En cas de symptomatologie psychiatrique, les benzodiazépines de demi-vie longue peuvent être utilisées sur une courte durée (moins de 2 semaines) et sous contrôle médical strict. Des antipsychotiques peuvent également être proposés en cas de symptômes hallucinatoires ou délirants (mais non en première intention).
  • pour la gestion du sevrage : N-acétylcystéine (NAC, Mucomyst®), traitement mucolytique, antidote du paracétamol, agirait sur la diminution des symptômes de sevrage et sur le craving ;
« On m'a prescrit du Mucomyst a fort dosage, et je crois que c'est relativement efficace a en croire la chute de mes consommations! Je prend 4 sachets 3 fois par jour, a part quelques ennui gastrique ca va je supporte bien le traitement.  »
-(Source, Deltagonist, Psychoactif)
  • pour la prévention de la rechute et du craving, le dernier rapport de l'HAS cite deux molécules :
    • le topiramate (Epitomax®) médicament anti-épileptique et antimigraineux peut être utilisé dans le cadre de la prévention de la rechute chez le patient dépendant à cocaïne
    • le disulfirame (Espéral®) peut être utilisé en prévention de rechute chez les patients ayant une double dépendance à l’alcool et la cocaïne
« Bref, comme tu dis, y'a pas de pilule miracle MAIS, depuis un mois que je prends l'epitomax, je constate que les prises sont beaucoup plus espacées et que le craving diminue et est beaucoup moins fort. ça avance, petit à petit...Je vais au CSAPA tous les jours, ça aide une équipe pluri-disciplinaire et j'ai un taf, ça aide aussi  »
-(Source, Initiativedharman, Psychoactif)

D'autres molécules sont à l'étude, avec plus ou moins de succès :

  • le baclofène aurait des effets sur le craving [15] [16]
  • Le modafinil (Modiodal®) du fait de ses propriétés psychostimulantes, pourrait réduire le syndrome de sevrage en cocaïne [15][16].
  • Le modafinil est actuellement étudiée au même titre que le méthylphénidate (Ritaline®/Concerta®) comme approche substitutive de la dépendance aux psychostimulants [16].
« Je prends du Concerta sur ordo depuis plusieurs années. Au début on me l'avait prescrit pour une conso importante de cocaïne ! D'ailleurs je dois dire que depuis je n'ai JAMAIS, jamais repris de cc alors que j'étais vraiment a donf de coke...et que ça ma coûté cher...trèèèèèèèèèès cher...Au début je l'ai pris régulièrement puis j'ai arrêté après quelques semaines... mais j'ai conservé ma prescription pour un usage plus "festif" et je dois dire que je m'en porte très bien... quand je prends, je prends grave sur une courte période et je sent rapidement quant je dois stopper ...  »
-(Source, Filipe, Psychoactif)
  • L’aripiprazole (Abilify®) est une piste intéressante pour la dépendance à la cocaïne via son activité de régulation dopaminergique et sa diminution potentielle du craving [15].

Conseil de réduction des risques

  • Comme toute drogue illicite, on ne sait pas ce qu'il y a dans la cocaïne vendue au marché noir. Elle peut être plus ou moins coupée avec des produits nocifs, plus ou moins pure. A chaque fois que vous avez une nouvelle poudre, il faut la tester en petite dose, prioritairement en sniff.
  • Il vaut mieux toujours consommer avec des personnes de confiances et expérimentées, qui sauront vous conseiller et orienter.
  • Si vous injectez la cocaïne, attention au VIH et hépatites, voir Comment faire une injection a moindre risque
  • Si vous basez la cocaïne-crack-free-base, l’utilisation de cutters et de pipes en verre pour préparer et fumer du crack peut provoquer des micro-coupures aux mains et aux lèvres qui favorisent le risque de transmission des hépatites et du VIH/Sida. Voir Comment baser la cocaine avec du bicarbonate de soude
  • Si vous sniffez de la cocaïne, il ne faut pas partager les pailles, vecteurs de contamination de l'hépatite C ou B. De plus, cela peut endommager les cloisons nasales et sinus. Il est donc utile de rincer les fosses nasales avec du sérum physiologique ou de l’eau en fin de consommation.
« Moi, lorsque je consommais presque tous les jours de la coke en sniff, je suis allé chez l'O.R.L. (médecin nez-gorge-oreilles) qui m'a dit que j'avais un ulcère (trou) de + de 1cm entre les deux narines (il n'avait plus vu ça depuis des années)  »
-(Source, seb59, Psychoactif)
  • La consommation de la cocaïne par injection ou du crack-freebase fumé entraîne un craving important (envie de reconsommer) qui peut vous ruiner et produire des dommages sanitaires importants. Si vous êtes dans une session cocaïne, le mieux est de s'approvisionner en petite quantité, de ne pas avoir l'argent ou la carte bleue sous la main pour aller en racheter immédiatement après le dernier flash. Certains usagers utilisent des médicaments (benzodiazépine style Valium) pour pouvoir redescendre avec moins de difficultés.
« J'ai vu mon "pote",je lui ai pris 1 gramme de coke, et bien sûr,je me suis empressé de me chercher un steribox. Ça fait des années que je m'envoie des taquets, période d'abstinence plus ou moins longue mais c'est plus fort que moi,je pense au flash que ça va me procurer !!! bref,j'ai calé le meuge en trois fois et pour gérer mon "craving", irrésistible envie d'en racheter, je me fais un peu de valium 5 mg sous la langue et un autre que j'avale. Ça me prend bien une heure et deux joints de weed de northern d'Hollande pour être no-stress et basta les angoisses.  »
-(Source, Allstarweed, Psychoactif)
« L'injection de la coke c'est très dur à gérer... une fois qu'on à commencé c'est foutu... donc à mon avis le mieux est de s’approvisionner avec de petites quantité , de toute manière quelque soi la quantité que tu ira choper (enfin jusqu'à 5 gr) tu finiras invariablement par TOUT shooter ... et souvent les veines en prennent un sacré coup ....  »
-(Source, sativa67, Psychoactif)
  • Un abus de cocaïne peut entraîner des pertes importantes de poids et des insomnies, un effondrement nécessitant du repos pendant quelques semaines et éventuellement un accompagnement médico-psychologique.
  • La cocaïne stimule parfois le désir sexuel et peut diminuer la vigilance : pensez à vous munir d’un préservatif.

Références

  1. ESCAPAD 2014 : ESTIMATIONS 2014 DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS À 17 ANS - OFDT
  2. Enquête Coquelicot, Jauffret Roustide et al., 2009
  3. OFDT http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/codescomp.pdf
  4. PHENACETINE - Produit de coupe de la cocaïne en augmentation - Note d’information SINTES du 21 décembre 2007, OFDT
  5. https://www.psychoactif.org/forum/t8644-p1-Infos-sur-coupe-cocaine.html
  6. Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 "Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse" The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)
  7. HAS / Prise en charge des consommateurs de cocaïne / Recommandation / Février 2010
  8. CEIP de Grenoble, Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances (DRAMES) 2012, Compte rendu de la séance n°6 du 20 mars 2014 de la Commission des stupéfiants et psychotropes, Saint-Denis, ANSM, 2014
  9. http://www.erowid.org/psychoactives/health/health_article1.pdf
  10. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21394957
  11. Lukas S, Sholar M, Kouri E, Fukuzako H, Mendelson J. Marihuana smoking increases plasma cocaine levels and subjective reports of euphoria in male volunteers. Pharmacol Biochem Behav 1994;48(3):715-21.
  12. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2798526
  13. https://www.sante-centre.fr/portail/gallery_files/site/133/1040/1075/1483.pdf
  14. http://www.drogues-info-service.fr/?Cocaine-et-autres-stimulants-crack
  15. 15,0, 15,1 et 15,2 KARILA L., WEINSTEIN A., BENYAMINA A., COSCAS S., LEROY C., NOBLE F., LOWENSTEIN W., AUBIN H.J., LEPINE J.P. et REYNAUD M., « Pharmacothérapies actuelles et immunothérapie dans l’addiction à la cocaïne », La Presse Médicale, Vol.37, n°4 Pt 2, 2008, pp. 689-698.
  16. 16,0, 16,1 et 16,2 KARILA L., LÉPINE J.P. et REYNAUD M., « Les traitements pharmacologiques dans l’addiction à la cocaïne », dans KARILA L. et REYNAUD M., Addiction à la cocaïne, Paris, Flammarion Médecine-Sciences, 2009, pp. 95-102.


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