PsychoACTIF / Rechercher
Recherche dans les commentaires de blogs

Le blog de arlonne » sur les 3 je garderai la cocaine, et vous? aucun ? » 04 août 2020 à  11:29

je dirai qu'on peut vivre toute une vie dans un confort opiacé mais que trente ans dans la base, ou l'iv de C rend fou, la moyenne de conso étant de 5 ans.
Si tu consommes un gramme par mois en gardant le guidon pourquoi pas, mais sans la métha?
Et puis se passer du goût du vin, de la convivialité de l'alcool, je suis sorti de la dépendance à l'alcool (physique et mentale) avec pour objectif de pouvoir continuer à savourer un bon verre de temps en temps, chose 'impossible' pour la plupart des anciens (qui se disent jusqu'à la fin:) malades alcooliques.
J'ai arrêté l'héro à cause de la repression et son coût prohibitif social et la vie délinquante qui est de fait celle d'un consommateur qui en prend pour ne pas être malade.
Mais le cannabis, à petites doses adaptées à son but, conscient (moi c'est le shit, pour se poser), non, je ne souhaite pas m'en passer, car...je peux!

Avec la Coke, bien malins sont ceux qui, je n'en connais pas, maîtrisent la bête, le ver solitaire insatiable.
15 ans d'héro (à la louche et à la cuiller..) et c'est la coco qui a détruit ma vie, que j'avais mis tant d'effort et de courage à reconstruire.
Ce n'est que mon cas. Et mon regard.
Bon voyage dans ta vie! …

Le blog de Johan89 » 1P-LSD 200ug, "When the Rain Begins to Fall" » 23 juin 2020 à  23:12

[quote=Johan89]Tyrosine.[/quote]
[quote=Johan89]que tout le monde dans sa vie devrait avoir au moins une fois le droit de vivre ce genre d’expériences.[/quote]
[quote=Johan89]Si vous avez poursuivi votre lecture jusqu’ici, je pense que cela est soit par respect pour mon récit (dans ce cas je vous en remercie grandement), ou que vous êtes intéressé par le sujet des psychédéliques.[/quote]
Non, c'est juste que ton report est excellent et très prenant, précis et précieux car tu te souviens de tout.

Pour ma part j'avais décidé d'attendre d'avoir 18 ans pour en prendre, bien que j'ai consommé de i'héro er moult substances mais je me souvenais de la scène du LSD dans [u]Easy rider[/u], dans le cimetière, flippant...

Je voyais mes potes emprunter des barques dans le port en Bretagne comme en Galice, et faire un smoke on the water sea bad trip...

Et puis j'ai décidé que j'étais assez mur pour être "experienced", et j'ai pris un bart Simpsons avec, Rennes oblige, un pack de 24 à deux, ou 10 8,6...
J'étais hilare!
Mais j'ai mis une droite à mon meilleur ami, puis nous sommes rentrés à la ZUP à pied depuis la rue St Michel dite rue de la soif.
On riait et étions speed, mais mon ami frappé s'est endormi 2 minutes, alors qu"on parlait avec un type à vélo et là, mon ami ouvre un œil et dit au cycliste
"eh tu vas vers la ZUP, tu peux nous déposer, s'teuplais?"
Après ayant constaté l'euphorie et l'absence de bad trip, en plus niveau hallucinogène j'avais expérimenté le mercalm avec ses hallus tactiles, visuelles, et auditives, impossibles à différencier du réel.
Là rien de si total,
il est impossible de ne pas croire à quelque heures passées, avec des personnes, qui vous parlent et sont là devant vous, qui vous touchent :
impossible de ne pas croire ses sens,
surtout quand les hallucinations sont banales, et longues, du style t'es tout seul et tu te crois avec tes potes...
Rien de si profond, dans l'acide,
mais comme les psylos,
ont a une conscience altérée, qui nous fait voir, par exemple un mur comme pour la première fois sans le concept qui va avec, un regard neuf...

Après il m'est arrivé plein de trucs,
dont une fois où le seul abstinent, pour nous ramener en ZUP, a pris un cul de sac après qu'un ami, ait fait un doigt à ceux qu'il ne fallait pas, et on s'est fait braquer et frappés, sur la rocksteady Aïe aïe monkzy man...sur l'autoradio...

Il y en a un qui a chié de peur, avec un flingue (factice?) sur la tempe....

UNE autre fois j'ai partagé un buvard avec ma meuf, et on a fait l'amour out door, j'adore, au théâtre du vieux St Etienne, à Rennes, dans les buissons, pour ceux qui connaissent.
Et puis cette fille n'en est jamais revenu, elle est resté ailleurs, et cela a fait ressortir une pathologie, et puis elle est devenue de plus en plus confuse...

Un ami lui a vécu une révélation, donc je regrette pour la première et pas pour l'ami.
Tout ça pour dire qu'il faut faire attention, on ne sait jamais...

Merci, bon billet! …

Le blog de ismael77 » Substances addictives, usage ou abus, plaisir, manque ou conséquences » 23 juin 2020 à  22:15

[quote=ismael77]Pfiou.. Oui, et bien bon courage, je te souhaite du meilleur par la suite. MR[/quote]
merci ça va être dur! mais bon pas le choix !

Le blog de ismael77 » La livraison de cocaïne, à quand l’application Androïd? » 23 juin 2020 à  08:22

J'ai pas fait exprès d'envoyer mon commentaire sans corriger...
Mais il y a de quoi déjà, lire et surtout faire des liens avec d'autres sources, dont ce film dont je parle et le podcast qu'on devrait faire.
Là j'attends une place en cure...
Je prie pour qu'un lit se libère aujourd"hui. Je n'ai plus rien. Il faut que je retrouve la santé pour écrire, un vrai livre, et rencontrer des gens.
La came en général, en tant qu'addiction, je fais la différence avec l'usage, de produits addictifs (par exemple je bois quand je veux, aors que j'ai été alcoolique et d'ailleurs in utero et avant un an..., pour un prématuré c'est être prédestiné à un manque de stabilité émotionnelle, selon les derniers travaux de neurologie ([u]Le[/u] [u]cerveau en lumière[/u] livre assez sérieux! et récent) c'est quasi miraculeux, où alors je suis un surdoué qui avait un hyper haut potentiel, et qui se retrouve avec un haut potentiel...de souffrance émotionnelle, intelligence oui, comment est-ce possible avec l'amiante, la cage en verre des préma, pas de maman dans les premiers mois puis une alcoolisation précoce, aux moments les pires (premiers mois de la grossesse, et premiers mois de la vie).
Avec cette solitude qui me colle, je ne pourrais jamais m'épanouir, pourtant j'ai tout ce qu'il faut, je suis encore jeune (et presque beau) en forme malgré mes maladies diverses...
C'est ce que je cherche là, reprendre la main sur ma vie, recréer du lien (on a le cerveau qui s'atrophie si l'on n'a pas de relations physiques, sans même parler de tendresse ou de contact juste d'échange, et moi à part écrire...je ne connais que des gens comme moi, mais qui eux ont des enfants et des parents, ou un compagnon enfin ce que j'ai perdu ou jamais eu...).
Alors si j'ai la force de montrer ma faiblesse, malgré tout, ces 30 cures passées qui selon les docteurs auraient du me voir mourir plusieurs fois de remettre ça, c'est pas pour écrire, même si ans cela, je n'aurais qu'à retourner en cuisine, où je n'ai plus rien à prouver.
C'est vrai, que j'ai une réelle ambition créative désormais, suite au succès de certains de mes écrits, mais la vie n'est pas le travail, ce n'est qu'un moyen de s'épanouir, ) la tache. Aussi l'espoir est de rencontrer des gens, et peut-être aimer qui sait, si je laisse tomber, même sije ne retouverai jamais une femme comme celle que j'ai épousé, et qu'aucune partie de sexe ne me comblera autant qu'un shoot, c'est mieux à deux, la vie, on est pas fait pour être collé, mais certainement que pour moi la solitude pourrais me conduire au pire, ça a déjà pris trop de place dans ma vie, au moins je sais pourquoi je me suis drogué, ce que je dois savoir c'est pourquoi je suis encore capable, c'est qu'il y a du bon ou au moins une mission pour moi, de l'amour, ou quelque chose comme ça...sinon autant repartir dans la fonsdé.
MERCI pour le champi et le commentaire je vais devoir passer à des longs formats, car j'ai tellement de souvenirs pour un gars qui a passé 14 ans dans la solitude totale, et 9 ans marié, avec des très hauts et des très bas.
Si je n'ai que ça, des trucs à raconter, (et je n'ai pas que ça) c'est déjà une sacrée richesse.
J'aimerais la partager, plutôt que de vivre du ou dans le passé, ou même dans le présent de la minute anticipé non pas de shoot, ni de chute,une phase de plateau entre désir et fin, enfin... …

Le blog de ismael77 » La livraison de cocaïne, à quand l’application Androïd? » 23 juin 2020 à  07:59

[quote=]la galette des reines sur[/quote]
lls ont trouvé le même jeu de mot que moi! avec mon billet sur "c'est quoi le crack à la base? (dont j'espère tous ont compris le premier jeu de mot Base=Crack) sauf que moi c'était pas la prostitution mais le biz, alors ça donnait, "la galette des rois et des mendiants".
Sinon merci pour l'info, je ne l'ai pas écouté.

Ce sont des témoignages enregistrés par des journalistes, qui boivent les paroles, des témoins, c'est super, mais il y a des erreurs qu'ils relayent, sur la nature du crack, sur les Maudous, qui ne sont pas tous des vendeurs "cracheurs de boulettes".
Keske c'est chiant à ouvrir les galettes emballées...
J'ai pas la patience, par contre t'
Mieux vaut acheter le crack pas emballé, en général moi je dépensais 50e pour 3 X 20e achetés d'un coup, et j'en avait pour 12 heures non stop de fume. Et la meilleure inhalation était la dernière, celle après que j'ai récupéré toute l'huile avec un bout en fer, ou un outil genre tournevis...Tu peux récolter trois jours à 50e soit 30 heures à fumer, en ne gardant que le restant accumuler.
C'est pour ça qu'à NY ils me disaient 'never give your pipe' parce que moi, comme j'étais poursuivi (en parano, mais aussi en vrai) je payais un mec pour surveiller mes arrières, dans le nouveau Brooklyn gentryfié, il n'y a plus un seul terrain non clos, interstice, plus un interstice dans cette ville et etat policier, ici c'est rien à côté. Je suis banni pour felony pour une suspicion de possession immatérielle de crack cocaine, ça veut dire, que, ne m'étant pas présenté au tribunal, mon visa ayant expiré, si je remet les pieds là-bas, aux USA, c'est direct JFK-Rikers, comme DSK mais pas de VIP. Ou si j'arrive à entrer en clandestinité, le moindre citoyen ou ou marshall, et surtout bounty hunter à droit de me livrer aux feds, il touche un billet. J'ai vérifié ils n'ont pas mis ma photo (mug shot) prise en GAV sur le net, car ils ont oublié, ou pour une fois, car ils ont le droit, ils ont tous les droits depuis 'stop and freeze'.
Je regarde les événement à la télé en me disant que cela touche aussi ceux qui sont pire que les noirs, pour les flics noirs, qui sont nombreux, les amis des noirs, comme moi. J'ai été harcelé et recherché alors que j'étais innocent, mais je n'aurais pas fini comme Kalief (la série netflix, a voir sur cet innocent refusant de plaider coupable, mis à l'isolement, révélé par Jay Z et finalement libéré avant de se suicider deux ans après, et sa mère en est morte de chagrin, tout ça, pour rien...
Le meilleur documentaire sur le racisme et les prisons, la guerre à la drogue aux états unis, où les prisonniers représentent 25% de la population carcérale MONDIALE (pour 5% d'américains dur terre...ils en prennent de l'air libre à la planète...et mettent des vies en miette!).
C'est révoltant, le film à voir absolument dit tout, et le dit bien, et commence par une citation des chiffres par Obamah, pour finir sur Trump qui incte au meurtre raciste. Mais comme en France ce n'est pas que racial c'est contre les femmes, les migrants, pour un pays d'immigrés..., les gays, et surtout la gauche qui a été décapité chez les Noirs, dont les leaders ont été emprisonnés pour de faux motifs comme un joint dans la poche en 1970 (John Sainclair, un blanc, ou Hurricane Carter champion de boxe innocent, défendu par Dylan), et aujourd'hui avoir été pris ou vu avec une pipe dans la main suffit, et deux fois un 10s de crack, ou même une, a envoyé plus d'une personne en prison à Vie! (je pense à un cas précis, une femme qui a transporté de la came, seul délit de sa vie, condamnée à vie...).
Les prisons américaines sont privées et ont des accointances avec ALEC une société républicaine qui rédige des lois clefs en mains pour le sénat ou je ne sais qui vote le congrès? Enfin ils ont obligation de remplir toutes les prisons construites.
VOIR LE FILM SUR NETFLIX il est dur à trouver et pas mis en valeur, il faut aller dans rechercher et taper le titre LE 13ème amendement, celui qui abolit l'esclavage, sauf...pour ceux qui enfreindraient la moindre loi, et qui sont condamnés au free work (nom moderne d'un salariat enchainé non payé, donc l'esclavage qui touche c'est vrai potentiellement, et réellement les blancs également, mais ces lois sont appliqués aux noirs en priorités et encore plus quand ce sont des noirs sherrifs, ou DA, procureurs (ils sont élus là-bas et c'est la surenchère à qui va être me plusinflexible sur le sujet des peines, à effectuer, leur durée, la condition, plus de 'parole', ni de réhabilitation, non on t'enferme ad vitam eternam parce que tu es noir, et qu'on fait de toi le coupable, en faisant en sorte que tu fasses de toi le coupable. Pour survivre il faudrait ne commetre aucun délit de toute sa vie. Mais même Martin Luther King en commettait un chaque jour, en se levant et marchant. Ou en se fasisant arrêter. On le voit comme une figure rassembleuse, mais non à l'époque c'était l'ennemi public niméro un di FBI (qui niait l'existence de la mafia impliquée dans le meurtre de Kennedy qui a trahi les amis de son père qui l'ont placé en position de gagner l'élection grâce à Sam Giancana qui avait la même maitresse que lui (John F) et des photos compromettantes de J Edgar Hoover habillé en femme et en 'scène de sexe' homosexuelle. On comprend meux comme, ça, vu les intérêts, la mafia voulait Cuba, ils avaient déjà tous les droits avec Hoover dans leur poche. Kennedy a échoué, et son frère s'est retourné contre la mafia (alors que son père a fait fortune exactement comme ces italiens et juifs, mais version irish).
Ca fait beaucoup d'info. Voyez le documentaire LE 13ème (amendement) …

Le blog de ismael77 » La livraison de cocaïne, à quand l’application Androïd? » 18 juin 2020 à  23:16

A écouter sur [b]arte radio[/b] "[u]la cabine[/u]", témoignage d'un livreur, ils m'enlèvent tous mes sujets!
Après "[u]crackopolis[/u]" (très bon malgré quelques erreurs dans le témoignage, dit par un acteur je crois, par exemple sur les Maudous).
Une très bonne radio, à quand le Podcast PsychoActif?

Le blog de ismael77 » La dope et l'argent, et l'argent de la dope... » 17 juin 2020 à  21:53

Je crois que le format n'est pas adapté...faut que je passe au livre de 100 ou 500 pages...

Le blog de ismael77 » Stigmatisation des fumeurs de crack et phénomènes liés au COVID » 27 avril 2020 à  08:09

[b]thanks brothers![/b]


je ferais bien un hommage à un Paris rempli, et sauvage, qui s'est aseptisé et est un froid décors de cinéma, en plus d'être co-vidé, heureusement je ne suis pas là pour voir ça.
J'étais à une réunion de famille (anniversaire de ma grand-mère et sa jumelle, survivantes de la 'shoah' j'aime pas ce mot, ça fait titre de film, disons qu'elles ont échappé à la mort, grace à des Français (qui les ont caché) et à un flic qui les a laissé partir le jour du vel d'hiv).
Nous étions dans un bus loué, un vieux 75 avec balcon arrière, on traversait le Paris de leur jeunesse apatride et à l'étoile, puis de la vie, en paix. Sans s'embrasser. Ca fait bizarre de pas se toucher.

Et des quartiers chics à Vincennes, en passant par la rue du Temple, on a vu des loyers 48 au XIXème et XXe arrdt 'juifs'. Et je voyais ce Paris s'agiter, en plein coronavirus, encore minoré...caché.
En me disant que j'aimais cette ville.
J'aimais cette ville, vile, mais là avec la fin de la colline, et moi qui essayait de résister au sirènes du crack, y était confronté à chaque station de métro, et on se reconnaît facilement.
Moi je suis le touriste maintenant, et je préfère vivre à Paris (banlieue) que d'aller à Paris, voir les deux avenirs que j'ai manqué de peu, fonder une famille, et finir dans le caniveau, j'y étais presque un pied dans chaque...

Paris, le lendemain des attentats j'étais dans un bar kabyle de la rue de Ménilmontant, après avoir dormi rue Marie Louise, à côté du Carillon où j'allais tout le temps, pour le brassage social.
Dans le quartier du canal, ou ma famille habitait, ceux qui sont arrivés avant la montée des prix (acheté 100 000e, ou un million de francs, un appart qui en vaut 600 0000...). J'avais rencontré une italienne qui m'a jeté pour un autrichien...Les boules...
Depuis j'ai arrêté de draguer, et je suis seul, depuis 2015, aucun ami, sauf ceux qui ont des familles, les autres sont morts ou perdus de vue, plus une famille suspicieuse...plus personne t'invite, on a peur de toi...de quoi?

Je ne suis plus chez moi, c'est trop propre trop bien sous tous rapports, et Paris bourgeois ce n'est pas mon Paris c'est celui du travail!

Je me suis retrouvé écrasé sous la foule en panique le 15 novembre, lors de la bousculade, devant le petit Cambodge (découvert pour celui rue Richerand, en 1998) chacun pour soi, dites donc, alors que j'essayais de faire passer les enfants je me suis fait écrasé, par trois couches de gens. Et j'ai eu peur.

Puis je suis passé en boucle sur LCI comme témoin.

Pourtant le lendemain au bar, habituel, rue de Ménilmuche, les patrons nous ont fait la ronde des assiettes offertes, je n'ai même pas pensé à ne pas sortir, ce n'était pas 'que' pour les soutenir, mais boire un verre. Si Paris s'arrête de faire la fête et d'avoir ces spots de deals, ce n'est plus qu'un paris de riches avec des désaxés stigmatisés par leur présence partout, atomisés les fumeurs de crk.
Je connais les bobos il va y avoir un grand ménage qui ne servira à rien.

L'usage de drogue est une liberté individuelle,
l'addiction une maladie, dans les deux cas, que viendraient faire loi et police dans tes poumons, ton slip ou ton nez?

Dans les 90's on avait un sticker "ne laissons pas Paris au riches'. Pari perdu.

Rappelez vous des gens qui achètent à bas prix à la Chapelle, avant de vouloir faire virer les pauvres, qui eux squattent mais n'habitent que de moins en moins sont les même que les bobo de la rue Beaurepaire qui ont 'lutté' ces anciens 68ards contre 'la boutique' (aussi quelle idée ce nom de boutique, centre social sanitaire ok, mais boutique...).
Ce n'est plus qu'un décor et le voir vide me donnerait limpression d'une ville sous l'occupation...Et déserté par les riches, les pauvres sont repérés illico, et doivent être en sueur à chaque fois qu'ils vont pécho du pain ou de la galette.
Pourquoi ajouter le mal au mal.
Le jour où la banlieue se joindra aux gilets jaunes, Macron rira jaune, ira à Baden Baden, et moi, trop vulnérable (une gav, sevré de force, et je balance ma mère pour le casse de Nice) je serais dépendant de la loi sur les TSO, tout est fini bientôt, et dire que les militants m'avaient prévenu, la drogue endort les masses, et la révolte.
Oui mais moi je suis le fruit de cette société, pourri, et je ne suis pas en mesure de me battre contre personne, moi même c'est déjà dur, surtout quand ça fume de partout.
J'ai arrêté mais s'il y en avait en bas de chez moi.....
Du PAF prêt à fumer, cela m'éviterais (au passé) m'aurait évité toutes ces IV qui scarifient mes bras plus que les tatouages de premiers de la classe qui veulent faire plus 'j'ai du vécu'?
Même plus, c'est esthétique comme les prénoms...
Non les dessins et les lettres racontent des histoires,
et sinon, c'est de l'esbroufe : ta peau, contrairement au champs de bataille qu'est la mienne, est trop propre, trop 'clean' alors pour se distinguer, on se conforme, ça forme des cons tous pareil avec marqué Saké en japonais sur le bras, je trouve qu'une croix gammée même en tant que juif, a plus de panache qu'un numéro de camps de concentration[spoiler] (interdit le tatouage chez les Juifs les Israéliens se font tatouer celui du grand père, non mais ça va pas? Déjà que j'ai eu du mal à ne pas fixer ceux des vieux de ma famille et entourage alors qu'on en parlais et ne parle jamais des camps chez nous JAMAIS, ils n'aimeraient pas que j'en parle et c'est le Tabou, mon père a préféré être brûlé comme son grand père, au crématoire, et pas de Kaddish...communiste! Ca m'a choqué de le voir sortir par une cheminée...je m'égare un peu là...)[/spoiler] alors un dragon chinois...Provoc, appartenance à une marge, pour la vie non? alors un petit tatouage...vide comme la ville. …

Le blog de cependant » Vin rouge rien ne bouge » 27 avril 2020 à  06:56

dès les premières lettres tu m'a chopé direct, je suis ton fan!

Le blog de cependant » Vin rouge rien ne bouge » 27 avril 2020 à  06:55

que tu ailles bien ou pas, pour le moment ça profite à la littérature, ça fait longtemps que je t'avais pas lu. You are the best!

Le blog de Luciferdubled » Prise de Xanax et les dosage » 21 avril 2020 à  08:35

le xanax est aussi dangereux que la coke ou l'héroine, tout dépend, syndrome de sevrage horrible, accoutumance, t'es même pas forcément mieux, en tout cas si ça te fais quelque chose de positif c'est que tu vas mal. On prend pas ça pour s'amuser. Ou une fois et on passe. Il y en a plein les services addicto des gens qui n'ont pris que des benzo...Et le traitement en addicto c'est soit benzo soit antipsychotiques etc...
Franchement vas-y mais si ça te plait t'es dans la merde et sinon à quoi bon/ morale : t'as pas envie de réussir à t'épargner 40 ans de dépendance, c'est Le cachet qui rend accro, c'est bientôt interdit ou disons on évite d'en prescrire. Manque d'héro n'est que pire, mais celui là est pas mal, et pas de remède...
A la limite demande toi pourquoi tu veux en prendre et si tu es pret à en faire ta galère quotidienne, ça vient en deux semaine, t'es accro. Enfin regardes qui se soigne et de quoi, 97% alcool et benzo 1% drogue interdite, 2 % détournée. voilà comment on fini, pas comment on commence!
amicalement, je prend des benzo et des opiacés du shit, de l'alcool chaque jour depuis 1992 alors je sais de quoi je parle, je vis dans l'angoisse d'une boite à pharmacie vide. Le manque de benzo je ne le supporterai pas mieux que d'héro, après 30 sevrages c'est jusqu'à ma mort que je suis sous ces trucs, comme ma mère et 10 millions de français. Si t'as une seule autre chose à faire fais la, sinon, pense qu'une fois commencé la conso tu vas pas forcément la contrôler. Ce n'est même pas une question de produit, mais celui ci est anodin, alors que c'est le problème addictif numéro 3 après alcool et tabac, avec le shit derrière en conséquences moins terribles, m'enfin il y a beaucoup d'addict au shit. L'héroïne est au même ou moins dangereuse! j'espère que tu as plus peur de tes relations avec les prods que des prods. Tu peux être en manque à cause de ça ou avoir un accident pour quel plaisir? Meme pour les angoissés, c'est pas forcément le meilleur traitement ni même parmi les benzo c'est un des pires. Parce que facile d'accès et entouré d'ignorance. C'est une drogue hyper addictive. Ce matin je vais prendre mon 18000ème benzo depuis l'an 2000 ou plus peut être...juste pour ne pas être en manque! Passe t'en! Sans parler du premier, accident de la route, surdose, chute, tes amis qui te laissent, travail nul...Rien que du bonheur! …

Le blog de Courtecuisse » Façade » 18 avril 2020 à  19:18

[quote=Courtecuisse]Je suis dépendant de ce que les autres pensent de moi. Le réfèrent pédagogique, ma mère, un patron…personne ne voudra d’un petit con de toxico, un moins-que-rien en somme. Vais-je devoir changer l’avis de tous sur moi ou me résigner moi sur ce que je suis pour rentrer dans les rangs, que s’ouvrent des portes ? Quel paradoxe et quelle idiotie ce monde ![/quote]
et oui...Ils ne comprendrons pas, voudrons savoir, mais en fait non.
Bravo pour ton texte il est super, j'ai cité ça parce que cela me parle là, mais tout est bien. Bien écrit, fin, c'est bien, merci.
Honnête, intelligent et sensible. Construit. Parfait.

Le blog de Sik » Travail et drogue » 18 avril 2020 à  13:01

parfois le premier jour marche pas le lendemain, oui
apres il y a besoin de graisse pour stocker la métha, et tu peux l'éliminer très vite, ou être complètement défoncé, dormir, vu que t'es fatigué, moi ça m'a fait tout ça la première fois et puis maintenant ça me speede.

Le blog de ismael77 » Murder Inc » 14 avril 2020 à  08:41

[quote=]merci Ismael !!!! c'est juste super !!!!![/quote]
Merci à toi bro'!

Le blog de Katër romanë » Yeux dilaté à la C en iv » 14 avril 2020 à  08:39

Si tu te regardes dans la glace une heure après avec de la lumière, si tu as les yeux très grands ouverts c'est que t'es fonsdé. Les pupilles doivent être un peu rondes et grosses, tu es en éveil, à l'affut, tes sens snt comme ceux d'un chat, froussard, mais pas deux heures après, pas souvent.
Enfin, je ne me suis jamais fait grillé pour ça mais pour mes yeux écarquillés et mon débit et comportement.

Jamais les keufs. Qui te repèrent à d'autres choses ils n'y connaissent pas grand chose y compris les stups (leur formation consiste à distinguer les prods de vue, supposition, et à connaître le mot "résine" ou 'cocaïne' peu savent qu'on le shoote...Alors s'ils trouvent un stéri je disais 'c'est du sub' ou attendais qu'il le disent les sherlosk Holmes!

Par contre quand je me suis marié (c'est loin et fini) j'ai appris (quelle idée en matière de drogue on ne peut se comprendre qu'entre personnes qui connaissent l'addiction, pas seulement le produit, ou au même niveau d'expérience et de connaissance du produit°.

J'ai donc dit à ma future, si tu vois un myosis (petites pupilles) c'est l'héro, la métha ne fait pas ça. Pour être franc.

Elle m'a grillé une fois (pas eu d'autres occases j'étais plus dedans) j'ai dit que c'était autre chose.

En fait je venais à Porto, en pleine lune de miel de prendre du brown et plein de crack j'étais censé être hyper dilaté si on pense comme ça. Mais non, au contraire et je sentais la coke comme rarement (qualité) sans pour autant avoir des pupilles plus grosses que des têtes d'épingle.

Par contre, dans l'obscurité même avec l'héro les pupilles se dilatent quand même, en même temps c'est pas le plus gros problème. L'IV de c est terrible si répétée quotidiennement.
Injections multipliées, qui abîment les veines, insomnies, parano, 'folie' passagère...ET après, t'es pas sorti de l'auberge surtout si tu as le sniff triste et le flash gravé dans la teuté, cela est bon, mais plus d'une fois n'est pas deux fois mieux, c'est une fois de plus (ou de trop). C'est chaud. BON COURAGE! …

Le blog de Katër romanë » Yeux dilaté à la C en iv » 14 avril 2020 à  08:20

oui un opiacé mais déconseillé, très dangereux mélange
et c'est vrai que sa dilate surtout parce qu'on en prend dans des endroits sombres, en pleine journée et dehors, tu vas avoir ça, mais moins, il faut ben voir!
Par contre à haute dose tu peux pleurer.

Le blog de ismael77 » Murder Inc » 13 avril 2020 à  20:00

[quote=]En lisant "Rolling Stones magazine" je suis tombé la dessus[/quote]
Super, je connais pas, en plus, je suis abonné au new yorker j'adore ce magazine.

Et c'est très intéressant. Merci, je vais regarder ça de plus près.

Joyeuses pas que...confinés.

Le blog de ismael77 » L’addiction, qu’est-ce à dire? » 11 avril 2020 à  12:01

Tu peux retrouver cet article dans la liste de mes billets de blog. Avec un dessin d'animal plein de fléchettes...

Merci pour ta lecture et intervention, éclairée et éclairante.

Le blog de ismael77 » L’addiction, qu’est-ce à dire? » 11 avril 2020 à  11:59

[quote=]néologismes. Le verbe ne suffit pas à donner un sens à la phrase.[/quote]
Le verbe est à la fin dans l'allemand, quand il y a une préposition subordonnée, on est donc obligé d'attendre la fin de la phrase. On s'écoute, jusqu'au bout, tandis qu'en français, l'habitude de se couper et de la discussion contradictoire à bâtons rompus, nous a formaté à ne pas finir nos développement, et c'est dans l'échange qu'on a la discussion, plutôt que dans l'alternance, germanique, polie et respectueuse, mais aussi, froide, de points de vue.

Pour les néologismes, la fabrication de noms en 'légo' c'est une langue formidable, qui, à mon avis, à fait beaucoup pour l'expression scientifique, et biensur, philosophique.

[quote=]st-ce la rencontre d’un produit et d’un usager prédisposé, biologiquement différent de ses pairs, qui déclenche[/quote]
L'addiction n'est pas seulement dans la substance même addictive, que l'on peut consommer en récréatif, sans addiction (enfin certains non prédisposés, socialement autant que génétiquement, épigénétiquement (expression d'un gène ou non, et modification par le milieu.
L'eau, n'est pas addictive mais a son addiction.

Manger peut en être une, comme ne pas manger. Anorexie, classée dans les addictions.
Il s'agit de la relation à un comportement, qui devient une addiction, pathologique, quand celui-ci a des conséquences plus néfastes que les bénéfices, attendus, ou perdus, ou jamais eu. Et qu'on ne peut s'en défaire, seul ou pas, sans aide ou action.
Pour certains, c'est 10 joints par jour, d'autres avec une murge par semaine le vivent mal. Donc ce n'est pas non plus qu'une question de quantité ni même d'excès, même si cela en fait partie, mais de son rapport à un comportement.
Par exemple on peut avoir une grosse libido, et avoir beaucoup des partenaires, être assoiffé de rencontres et de sexe, sans que ce soit un problème. Et en cédant à une pulsion, en désaccord avec soi, même peu, peut rendre un vécu douloureux.

[quote=] maladie de l’âme » avant d’être une maladie du corps.[/quote]
Le psychologique est physiologique, du moins chimique, préssenti, on sait aujourd'hui qu'il y a le circuit (chimique et donc physique, matériel et observé) de la récompense. Vu cliniquement, et théorisé à partir des sciences, neurologiques.

[quote=]C’est-à-dire, n’importe qui devient « addict » s’il utilise un opiacé assez longtemps.[/quote]
Addict oui et non, dépendant, accoutumé. Par exemple mon TSO n'est pas une addiction puisque je suis en accord avec la prise, et ne souffre pas de cette dépendance, en tout cas, pas comme d'une addiction à la cocaïne, ou au sucre, ou quoi que ce soit. C'est différent pour chaque cas, puisque chaque personne établit une relation, avec le comportement, naturel, d'addiction, auquel nous sommes confronté dans notre besoin de manger, boire, et vivre en société. On peut aussi être un ours, tant qu'on en souffre pas ce n'est pas pathologique.
[quote=]Ce cobaye sortira dépendant physiquement, mais pas forcément addict.[/quote]
comme tu dis!
[quote=]pour ne rien dire.[/quote]
Non au contraire, merci, tu dis beaucoup![quote=]« pharmakon » signifie à la fois le poison et le remède [/quote]
J'ai écrit un billet sur le sujet, de ce concept, qui vient d'un rituel hébreux, le jour du Yom Kippour, on charge un bouc, des péchés, de Jérusalem, avant d'aller perdre l'animal, qui n'est pas vil, mais propre à transporter le mal, au delà de la cité …

Le blog de ismael77 » Comment j'ai passé 24h chez les flics avec 10 grammes de came! » 11 avril 2020 à  11:35

[quote=]Récit trop bien écrit on s'y croirait bravo , 3 étoiles là tu m'étonnes ce pied ![/quote]
Merci!

Le blog de ismael77 » Comment j'ai passé 24h chez les flics avec 10 grammes de came! » 11 avril 2020 à  01:01

[quote=]Sinon, j'ai plusieurs potes qui n'ont jamais manqués de came même en 5 années de taule[/quote]
respect! déjà le bédo, c'est chaud!

Le blog de ismael77 » Murder Inc » 10 avril 2020 à  22:15

Désolé pour la mise en images, j'ai eu une attaque de Hacking et je corrige demain!
et les doublons ou fautes, je n'ai pas pu fignoler...

Le blog de ismael77 » Traitement de la douleur chez les patients en TSO » 06 avril 2020 à  10:58

Pour appuyer sur le fait que le problème est plus dans la non prescription et son mode d'usage, préconisé, contre un mésusage parfois créé par une insuffisance de prise en charge de la douleur.

Et ce pour des raisons, certes en théorie fondées, mais qui sont des risques faibles avec des patient et praticiens ayant une relation de confiance.

Qui peut être mise à mal, justement, par la négation d'une souffrance, ou la peur de la surdose, même dans des cas de patients comme moi, où celui-là est faible, et le pallier II ou même un dosage faible de morphinique ou opiacé, opioïde, hors TSO peut être inefficace, la dose qui le serait, faisant 'peur'.

J'ai des dizaines de cas comme ça, renseignés, tandis que les surdoses, sont plus liées à la non prise en charge et à l'automédication ou mésusage.

En attendant qu'on trouve d'autres molécules, prenne d'autres habitudes, comme l'usage de non opioïdes, qui reste l'étalon et le seul recours pour bien des pharmaciens et médecins. Faute de mieux. Et les échos des USA, n'améliorent pas les préjugés et les réticences fondées qui peuvent entrainer les non réponses auquelles j'ai été si souvent confronté. On m'a même dit que je n'avais qu'à prendre de la came, puisque ça marchait mais qu'eux ne me prescriraient rien (au moins 6 dentistes, et pour les fractures, en fait tous ont refusé l'idée d'ajouter un agoniste puissant, ce qui se comprend, mais moins quand on a la connaissance du patient, médecin traitant addictologue, et des renseignements sur les retours des prescriptions et chiffres concernés, public, milieu, ancienneté, etc) et surtout de la donnée, subjective, de personnes facilement vues comme mythomanes, de l'intensité de la douleur.

Le panel et son utilisation n'est pas très vaste, il faut faire avec. Jouer sur les différents médicaments et s'il le faut ne pas hésiter à donner la dose qui est efficace. Sous peine de mal soigner son patient. Ne rien généraliser pour autant.

Je n'ai, dans toute ma vie, 30 ans de produits, jamais fait d'OD d'opiacé, ou opioïde, même à des doses élevées, surtout depuis le TSO, et l'arrêt de l'héroïne, par contre à la cocaïne, deux.


Voici le lien suivi d'un bref passage qui m'intéresse particulièrement.

Aussi, je pense à contacter, sur le conseil de mon infirmier, qui vient deux fois par jour, le centre anti douleur, dont j'ignorais, et ignore encore la compétence.
Mais je vois qu'en quelques années il y a une tentative de changer de braquet, qui n'empêche pas de me prescrire du tramadol 50, sur 160mg de métha, ce qui ne doit pas, en équivalent morphine, niveau antalgique, dépasser le centième de ce que ferait un skénan 100mg...

Enfin ce n'est pas très précis ce que je dis, mais on voit bien la réaction qui n'est pas celle de quelqu'un ayant lu les études publiées.
Dosage, qui en comparant avec les mêmes qualités recherchées, mais tenant compte de la méthadone, reste une dose peu forte en comparaison de l'opioïde, qui malgré sa qualité antalgique, n'est pas prescrit pour la douleur, mais pour la substitution.

Faisant de moi un patient, déjà trop passif, plus facilement en souffrance, au contraire de ce qu'on pourrait imaginer, et plus tolérant, donc nécessitant, le cas échéant les doses, à effet rapides, ponctuelles, en gardant deux opioïdes à usages différenciés, pas sans tenir compte de leur potentiels additionnés, mais non sans oublier, que l'antalgie et la substitution doivent être maintenue comme pour l'antalgie d'une personne sans TSO, tout simplement à un seuil efficace, le temps de la douleur, qui n'est pas forcément appelé à durer plus de 4h ou 3 mois, tandis que le TSO est là depuis 1 ou 20 ans. Et appelé à rester un bon moment.

Attention je ne parle pas de personnes qui sont soulagées par de la codéine, du propofan,ou du tramadol même par 300mg ou répondant aux paliers 2, facilement.

Il faut évaluer la douleur, comme avec n'importe quel autre patient sans préjuger d'un vice de la part du patient, à moins de le connaitre.

Car, et même connu, c'est plutôt l'inverse qui arrive, moins on est connu, plus le docteur va être prudent, et on le comprend, si c'est par raison et non par crainte, il faut donner la possibilité au patient de s'administrer le traitement au bon moment, comme pour les pompes à morphine, dont l'utilisation en self, a montré son bénéfice, [i]moins de quantité consommée[/i], et oui, car au bon moment et à la bonne dose et rapidité d'action, plus on a mal, plus la courbe de la douleur peut devenir verticale.

Je pense aussi au préjugé quand, les substitués à l'héroïne (comme en Suisse) finissent par en prendre moins, curieusement, quand ils sont honnêtes ou ne revendent ni n'exagèrent leur besoin, ce qui ne peut, la fraude, être considérée à priori, comme comportement attendu, relevant de la personne en demande, parce qu'elle est sous TSO. Discriminons mais pour le bon. Pas pour ne pas traiter.

La kétamine est un médicament, qui d'expérience, ne m'a jamais été proposé, et pourtant on l'utilise également pour la dépression (vaporisation je crois).

Bref, lisez Mickey, euh Plutôt :
https://www.rvh-synergie.org/images/stories/pdf/douleur_et_TSO_flyer_60.pdf

Extrait :
2ème idée reçue – La prescription d’un antalgique opiacé peut entrainer des rechutes dans la
consommation d’héroïne
Une fois substitué, un patient dépendant des opiacés doit être tenu à l’écart de tout morphinique,
sous peine de redevenir « addict ». Il n’existe pour l’heure aucune preuve selon laquelle la
prescription d’un antalgique de pallier 3 à un patient sous méthadone ou BHD puisse entrainer une
rechute des consommations d’opiacés illicites.
A l’opposé, le lien entre prise en charge insuffisante de la douleur et rupture du suivi est
particulièrement bien documenté. L’étude et Bounes et al. dont les résultats ont déjà été évoqués
dans le Flyer n°58 montrent clairement que le risque de rechute est multiplié par 2,3 lorsque la
douleur du patient est négligée6
.
3ème idée reçue – L’association TSO et antalgique opiacé est contre-indiquée car elle peut
entraîner des dépressions respiratoires sévères
En théorie, l’association de multiples opiacés entre eux peut effectivement aggraver le risque de
dépression respiratoire. Les données publiées chaque année par le dispositif DRAMES nous
rappellent d’ailleurs que ce risque est particulièrement présent dans un contexte de mésusage (en
2012, le dispositif a comptabilisé 187 décès par BHD ou méthadone, principalement peut-on
supposer, dans un contexte de mésusage : baisse de la consommation d’héroïne et hausse de l’usage
de TSO hors-cadre de soin, mélanges, etc.).
Lorsqu’un patient prend régulièrement son TSO dans le cadre d’un suivi, ce risque est faible,
notamment du fait d’une tolérance croisée entre BHD/méthadone et les autres opiacés.
La possibilité d’une association à un antalgique morphinique sera cependant fonction de la
substitution employée :
- S’il s’agit de méthadone, le cadre légal nous rappelle que son association à un antalgique de pallier 3 n’est
pas contre-indiquée9
. Le niveau d’interaction est une association « à prendre en compte » avec toutefois un risque
réel. Mais lorsque la prescription respecte les règle de précaution (surveillance clinique, adaptation progressive des
posologies, etc.), la co-prescription d’un antalgique opiacé n’est nullement interdite si son usage s’avère nécessaire
et souhaitable pour la prise en charge de douleurs sévères.
- S’il s’agit de BHD, son association à un antalgique de pallier 3 est contre-indiquée, le Résumé des
Caractéristiques Produits est par ailleurs parfaitement clair à ce sujet10. Certains auteurs évoquent qu’en
théorie, il est possible d’augmenter très fortement la posologie d’antalgique morphinique associé. En pratique,
l’analgésie procurée est rarement satisfaisante, avec un risque grave de dépression respiratoire si la BHD est
diminuée ou stoppée.
Fin de l'extrait.
Tous les patients en TSO risquent de connaître des douleurs, et pour les brûlures, fractures et abcès dentaires, on ne m'a jamais rien prescrit d'autre que de l'ibuprophène et du doliprane. Ah si, de l'accupan, oui, déjà c'est pas un opioïde, sur un sucre, pour les dents.
Mais c'est très dur à chaque fois, souvent insupportable à se jeter par la fenêtre, et c'est toujours au dimanche matin 4h que c'est le pire, et que vous n'avez rien à vous mettre sous la dent, la langue, ou dans le corps, pour résiter, souffler, face à la souffrance, physique, et psychique, qui replonge dans le scéma freudien initial de la dépendance qu'il nomme 'hillosigkeit' (état initial de l'addiction, être sans aide, en besoin hilflos, du nourrisson déjà), et ce, tout viril ou courageux qu'on qu'on puisse être!

Le mal ne se soigne pas par le mal, et celui, ressenti est néfaste à long terme, comme à l'immédiat au traitement de l'addiction, alternant souffrance et soulagement, qui la renforce.

On doit donc chercher à agir sur la douleur, avant qu'elle prenne trop de place, et efface le bénéfice du traitement initialement mis en place, en TSO, et en triatement de la douleur, si inadéquat.

[b] Personnaliser[/b] est le mot à garder en tête, tous les substitués ne sont pas les mêmes, et l'on peut faire mal son travail de praticien avec les meilleurs intentions. D'où l'intérêt d'avoir une voix, en tant qu'usagers, et soignés, et que celle-ci soit prise au sérieux,ce qui n'est jamais gagné.

Dur aussi, à demander, ce soulagement, et à être écouté puis encore plus, efficacement traité (après tout c'est sa faute, ça lui fera les pieds, et la douleur finit par passé, sauf que le passé du patient, lui, qui même au présent, sans traumatisme physique, est souvent déjà dans un inconfort, au minimum psychologique, tout en étant parfois très bien jusqu'à ce que, et c'est inévitable, il connaisse sa douleur!

Alors, il semblera plus facile, de passer par le marché noir, ce qui est justement le plus gros risque, rupture de soin, automédication, et là oui, surdose ou autres complications psycho-sociales peuvent dégénérer très vite.
C'est pourquoi c'est un sujet très important que les usagers doivent s'approprier, dans la RDR.
Merci, la lutte pour nos droits continue! …

Le blog de Equipe de PsychoACTIF » Pendant le confinement, formez vous gratuitement sur les addictions » 06 avril 2020 à  06:35

super idée, merci! [quote=Equipe de PsychoACTIF]pourquoi n'avons tous pas les meme expériences[/quote]
[quote=Equipe de PsychoACTIF]pour une fois on parle de réduction des risques et de plaisir dans une formation sur les addictions ![/quote]
yes!

Remonter

Pied de page des forums